Laudato Si’ : Saison de la création

Laudato Si’ : Saison de la création

Pour les chrétiens, la rentrée est l’occasion de prier pour la Création. Le 1er septembre, la Journée de prière pour la Création ouvre la Saison de la Création qui se poursuit jusqu’au 4 octobre, fête de la Saint François d’Assise, cet amoureux de la nature déclaré saint patron de l’écologie en 1979 par le pape Jean-Paul II.

Initiée par le Patriarche Dimitri Ier en 1989, la Journée mondiale de prière pour la Création s’est peu à peu élargie à l’ensemble des Églises chrétiennes. En 2015, à l’occasion de la publication de l’Encyclique « Laudato Si’ », le pape François a invité tous les catholiques du monde à se joindre à cette journée de prière. En 2020, la Saison de la Création s’inscrit d’ailleurs pour les catholiques dans le cadre plus large de l’Année Laudato Si‘, ouverte par le pape François le 24 mai 2020.

Du 1er septembre au 4 octobre, les communautés chrétiennes sont donc invitées à célébrer la Saison de la création, temps œcuménique durant lequel l’ensemble des chrétiens du monde se mobilisent pour la sauvegarde de la Création. Cette année, elle a pour thème « Un jubilé pour la Terre ».

Source : Eglise catholique en France

Pour cette deuxième semaine de Laudato Si’, Thierry Claessens, responsable du Temporel pour Bruxelles nous parle d’écologie au quotidien.

Retrouvez chaque mercredi une nouvelle capsule sur leur chaîne YouTube.

La “Vidéo du Pape”

La nouvelle " Vidéo du Pape " : sur le respect des ressources de la planète.

L’intention de prière du Pape François pour le mois de septembre 2020 porte sur le respect des ressources de la planète. Elle est en lien avec la Journée mondiale pour la sauvegarde de la Création, organisée ce 1er septembre, et le Jubilé de la Terre qui durera jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise.

" Prions pour que les ressources de la planète ne soient pas pillées, mais soient partagées de manière équitable et respectueuse. Non au pillage, oui au partage. ”

Pape François

Nous sommes en train de presser les biens de la planète. De les presser, comme s’il s’agissait d’une orange.

Certains pays et entreprises du Nord se sont enrichis en exploitant les ressources naturelles du Sud et ont généré une “dette écologique”.

Qui va payer cette dette?

Par ailleurs, cette “dette écologique” grandit quand des multinationales font en dehors de leurs pays ce qu’on ne leur permet pas de faire chez elles. C’est révoltant. Aujourd’hui, pas demain, aujourd’hui, nous devons prendre soin de la Création de manière responsable.


Prions pour que les ressources de la planète ne soient pas pillées, mais soient partagées de manière équitable et respectueuse.

Non au pillage, oui au partage.

C’est à la veille de la Journée Mondiale de Prière pour la sauvegarde de la Création que paraît la nouvelle Vidéo du Pape qui à travers son Réseau Mondial de Prière du Pape (comprenant le Mouvement Eucharistique des jeunes – MEJ) confie l’intention de prière du Pape François à l’ensemble de l’Église catholique.

Pour septembre, il s’agit de prendre soin des ressources de la planète. Dans le cadre de la Saison de la Création célébrée du 1er septembre au 4 octobre, et à l’occasion du 5ème anniversaire de l’encyclique Laudato si’, le Saint-Père exprime sa préoccupation par rapport à la «dette écologique» générée par la pression et l’exploitation des ressources naturelles et appelle à «les partager de manière équitable et respectueuse».

Plusieurs ONG s’associent à cette campagne pour la sauvegarde de la Création. Parmi elles, GasMuHa, une organisation active à Haïti où elle vient en aide aux petites communautés, en promouvant leurs projets sociaux de développement.

Pour donner un exemple de l’utilisation disproportionnée des ressources, selon des rapports internationaux, près d’un milliard d’êtres humains se couchent le ventre vide chaque soir. Non parce qu’il n’y a pas assez de nourriture pour tout le monde, mais à cause de l’injustice profonde qui entoure la production des aliments et leur disponibilité. Parmi les causes, citons la mainmise des entreprises sur la production alimentaire, la crise climatique et l’accès injuste aux ressources naturelles, qui ont toutes un impact sur la capacité des populations à cultiver et à acheter de la nourriture. Les conséquences sont particulièrement pénibles pour les femmes, qui travaillent dans l’agriculture plus que dans tout autre secteur et produisent une grande partie des aliments consommés dans le monde. D’autre part, dans un rapport sur les industries minières, l’ONU a indiqué que ces dernières posent des défis particuliers pour les États fragiles et les pays en développement. L’exploitation des ressources naturelles non renouvelables, notamment le pétrole, le gaz, les minéraux et le bois, a souvent été identifiée comme l’un des facteurs alimentant ou entretenant des conflits violents dans différentes parties du monde.

P. Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape (incluant le MEJ – Mouvement Eucharistique des Jeunes), a déclaré : « En ces temps de pandémie, nous sommes encore plus conscients, comme l’a plusieurs fois rappelé le Saint-Père, de l’urgence de prendre soin de notre maison commune, ce qui signifie aussi de toutes les ressources de notre planète. En mai de cette année, son message vidéo pour la Semaine Laudato si’, nous invitait tous à ‘’répondre à la crise écologique, au cri de la terre et au cri des pauvres’’. L’année 2020 voit le cinquième anniversaire de cette encyclique consacrée à la protection de la maison commune : aujourd’hui plus que jamais, nous devons écouter ce cri et promouvoir concrètement, par un style de vie personnel et communautaire sobre et solidaire, une écologie intégrale. Prions pour cela, car c’est un chemin de conversion ».

Voici le guide 2020 #TempsdelaCréation où vous retrouverez des activités et des ressources pour célébrer le Temps de la Création.  ce guide  a été réalisé par un Comité d’organisation œcuménique qui s’est réuni pour fournir des ressources permettant aux chrétiens de répondre à notre foi, chacun dans le sens de sa propre dénomination, au cours de ce temps partagée de réflexion et d’action.

La Vidéo du Pape : les gens de la mer

La nouvelle " Vidéo du Pape " se focalise sur la vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles

Notre société dépend, probablement plus que beaucoup d’entre nous ne l’imaginent, du travail acharné des marins et de leurs familles qui doivent faire face non seulement aux dangers de la nature – tempêtes, ouragans,… – mais aussi à des menaces, comme la piraterie. Le Pape François résume très clairement l’importance du travail des marins et des pêcheurs : “Sans les marins, l’économie mondiale s’arrêterait.

" Prions pour les personnes qui travaillent et vivent du monde de la mer, parmi eux les marins, les pêcheurs et leurs familles. ”

Pape François

La vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles est excessivement dure.
Il leur arrive parfois de connaître le travail forcé ou d’être abandonnés dans des ports lointains.
Leur travail est encore compliqué par la concurrence de la pêche industrielle et par la pollution.
Sans les pêcheurs, de nombreuses régions du monde souffriraient de la faim.
Prions pour les personnes qui travaillent et vivent du monde de la mer, parmi eux les marins, les pêcheurs et leurs familles.

Le pape François dénonce la dure condition des gens de mer
À l’occasion du centenaire de l’Apostolat de la Mer/Stella Maris, la nouvelle Vidéo du Pape se focalise sur la vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles, marquées par nombre de difficultés et de défis.

(Cité du Vatican, le 4 août 2020) – La Vidéo du Pape d’août vient de paraître, faisant connaître l’intention de prière que le Saint-Père confie à toute l’Église catholique, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape (incluant le Mouvement Eucharistique des Jeunes – MEJ). Le Saint-Père s’adresse tout particulièrement à “tous ceux qui travaillent et vivent de la mer” et nous demande de prier pour eux et pour leurs familles.

Ces dernières années, divers rapports parus dans les médias internationaux ont révélé les conditions de travail difficiles qui existent dans l’industrie maritime. Le livre Fishers and Plunderers (pêcheurs et pilleurs) – Vol, esclavage et violence en mer (2015) a révélé que les pêcheurs et les marins exercent le métier le plus dangereux au monde et sont particulièrement vulnérables à l’exploitation et aux abus. Dans des cas extrêmes, ils sont victimes de la traite et vivent dans des conditions proches de l’esclavage. L’Agence Européenne pour la Sécurité Maritime a indiqué dans un rapport qu’entre 2011 et 2020, 745 décès de marins et près de 9 000 blessés étaient à déplorer, entre autres statistiques tragiques enregistrées dans ce secteur.

Lire la suite

Le Pape François appelle à prier pour nos familles

En juillet, prions pour que les familles d’aujourd’hui soient accompagnées avec amour, respect et conseil

Dans une nouvelle Vidéo du Pape, le Saint-Père insiste sur les moments difficiles que traversent les familles aujourd’hui, marquées par le stress d’un monde en crise, et demande
qu’elles soient “accompagnées avec amour, respect et conseil”.


(Cité du Vatican, 2 juillet 2020) – La Vidéo du Pape du mois de juillet vient d’être publiée, faisant connaître l’intention de prière que le Saint-Père confie au Réseau Mondial de Prière du Pape (incluant le Mouvement Eucharistique des Jeunes – MEJ). Il met à l’honneur les familles, qui ont besoin d’être protégées en ces temps difficiles. Avec ce souci à l’esprit, François demande que les États les protègent et que « dans le monde d’aujourd’hui, elles soient accompagnées avec amour, respect et conseil ».

Les réalités familiales aujourd’hui sont différentes d’avant. Immergées dans une culture où le temps est compté, où l’excès de travail empêche parfois de créer un espace de coexistence et où
la connexion numérique déplace, dans certains cas, les liens affectifs, de nombreuses familles se sentent seules et souffrent en silence. En ces temps de crise, où nous continuons à voir les
conséquences socio-économiques de la pandémie – comme la perte d’un emploi ou la difficulté de payer un logement – il devient encore plus évident que ni les individus ni la société ne peuvent se
passer des familles. C’est pourquoi les États doivent promouvoir des politiques qui les entourent et les protègent.

La Vidéo du Pape ce mois-ci souligne que la famille « est confrontée à de nombreux dangers ». Il ajoute également les questions fondamentales qui touchent à la vie quotidienne : « Les parents oublient parfois de jouer avec leurs enfants ». C’est pourquoi François insiste sur la nécessité pour l’Eglise « d’encourager les familles et d’être à leur côté afin qu’elles découvrent des chemins leur permettant de surmonter toutes ces difficultés. »

P. Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape fait observer : « Nous savons que dans de nombreuses régions du monde, les effets de la pandémie
se font encore sentir. De nombreuses familles sont dans le besoin et dans l’incertitude quant à leur emploi actuel et futur. Face à tous les maux et maladies de notre monde, comment ces familles
sont-elles accompagnées ? Le Pape rappelle que « la famille est le fondement de la société et la structure la plus adéquate pour garantir aux personnes le bien intégral nécessaire à leur développement permanent ». Dans son dernier appel aux États pour qu’ils les protègent, il souligne une fois de plus que la famille n’est pas seulement une affaire privée, mais un fait de société.
En
cette période, les familles ont besoin d’être soutenues, affermies, “accompagnées avec amour, respect et conseil”. Prier pour cette intention nous pousse à nous rendre proche au service de nos familles, en soutenant les associations qui les aident à faire face à leurs défis, car la prière véritable s’incarne dans nos vies. En ce mois de juillet, consacrons chaque jour du temps libre à nos familles ; chacun sait concrètement ce que cela veut dire ».

Communiqué de presse

Journée Mondiale de Prière pour les Vocations

Journée Mondiale de Prière pour les Vocations

Ce dimanche 3 mai, le pape François nous invite à prier pour les vocations à l’occasion de la 57ème journée mondiale de prière pour les vocations. www.vocations.be vous propose un article, le signet, confectionné pour cette Journée Mondiale et une veillée de prière, sous format PDF. Le message du pape François est téléchargeable ici

Message du Pape pour la 57ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations

Comme chaque année depuis 1964, le 4ème dimanche de Pâques, lors duquel est proclamé l’Evangile du Bon Pasteur, a lieu la journée mondiale de prière pour les vocations. En 2020, ce sera donc le dimanche 3 mai. A cette occasion, le Pape François nous adresse un message intitulé « Les Paroles de la Vocation » que vous trouverez ci-après. Le Service National pour l’Evangélisation des Jeunes et pour les Vocations propose un certain nombre d’outils pour animer cette journée mais aussi permettre l’éveil vocationnel tout au long de l’année.

Prière

« Père, tu as façonné notre monde aux couleurs de ton amour. Tu as confié à l’homme et la femme la mission de parachever ta création, dans la liberté et la créativité. Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ton Espérance : fais de nous des collaborateurs de ton œuvre ! Jésus-Christ, notre Seigneur, tu es venu sur notre terre. En partageant nos joies et nos peines, tu as goûté la saveur de notre humanité. Tu as invité des disciples à t’accompagner sur le chemin. Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ta prière : appelle à ta suite de nouveaux apôtres ! Esprit-Saint, foyer d’amour, tu ne cesses de souffler sur notre humanité. Tu suscites des projets de fraternité, des désirs de solidarité, des rêves de paix. Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ta joie : entraîne en ton souffle toutes nos énergies ! Et que des hommes et des femmes aient l’audace de s’engager, joyeux témoins de ta Bonne Nouvelle pour notre monde ! »

Vocations.be

Homélie du pape François prononcée ce vendredi 27/03

Homélie du pape François prononcée ce vendredi soir

Face à la pandémie du coronavirus Covid-19, le pape François a donné une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle ce vendredi 27 mars

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre.

En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères. « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ».

Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands -mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais. Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés.

Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

Pape François

L’appli Click to pray du pape François

Connecte ta prière avec le monde

Les Journées Mondiales de la Jeunesse 2019 auront lieu à Panama en ce mois de janvier du  22 au 27 janvier. Si vous désirez les suivre, le pape François vous invite à télécharger l’appli Click to pray qui peut vous aider à vivre une belle communion avec les JMJ de Panama. Vous pouvez la télécharger et prier!

Actuellement, plus de 1 300 000 personnes utilisent Click To Pray dans tous les réseaux sociaux (en 6 langues). C’est le troisième réseau social officiel du pape François, après Twitter.

“Internet et les réseaux sociaux sont une ressource de notre temps, une occasion pour rester en contact avec les autres, pour partager valeurs et projets, et pour exprimer le désir de former une communauté”, a déclaré le pape lors de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre.

Pour se connecter au profil personnel du Pape (https://www.clicktopray.org/es/user/papafrancisco_fr), il suffit de cliquer sur le bouton «Pape François» dans la section «Prier en réseau».

La terrible photo envoyée par le pape François

voeux du pape : photo nagasaki garcon portant son frère mort

Un enfant après l’explosion de Nagasaki portant sur son dos son petit frère mort: le pape François a choisi la manière forte pour appeler à la paix dans le monde.

En ce 1er janvier, le pape François a voulu marquer nos esprits. Il a choisi cette terrible photo pour appeler à la paix dans le monde.

Pour ces vœux, le souverain pontife a choisi de faire diffuser une photographie de Joseph Roger O’Donnell datée de 1945. Le cliché montre un enfant après l’explosion nucléaire qui a frappé Nagasaki. Il porte son petit frère mort accroché dans le dos et attend, avec un tragique pincement de lèvres, son tour au crématorium.

En commentaire, le pape a simplement inscrit: “Le fruit de la guerre”. C’est bien entendu une manière pour lui de signifier son horreur des conflits armés et son aversion profonde pour les armes nucléaires. A ce titre, il avait récemment salué l’attribution du Nobel de la paix à l’Ican, cette campagne destinée à lutter contre la prolifération des armes atomiques.

“S’engager pour la protection de la dignité de toutes les personnes, en particulier, des plus faibles et défavorisées, signifie travailler avec détermination pour construire un monde sans armes nucléaires”

, avait-il alors déclaré.

Le pape François a invité lundi les fidèles catholiques à prier pour un avenir de paix en 2018, y compris pour les migrants et réfugiés, à l’occasion de sa première bénédiction de l’Angelus cette année.

http://www.bfmtv.com/societe/la-terrible-carte-de-voeux-du-pape-francois-pour-denoncer-la-guerre-1339180.html

Source : BFM TV.