La Pentecôte : Histoire et coloriage pour les enfants

La Pentecôte

Bonjour les enfants,

Nous voilà à la fête de la Pentecôte, 50 jours après Pâques et 10 jours après l’Ascension…

J’espère vous avez bien aimé les petits films sur la vie de Jésus? Aujourd’hui c’est le dernier car dans quelques jours/ semaines l’église rouvrira ses portes.

Peut-être que nous nous y retrouvons?

A bientôt je l’espère,

Quand arrive la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), les apôtres se trouvent réunis tous ensemble. Soudain il vient du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison en est remplie. Les apôtres voient apparaître comme une sorte de feu qui se partage en langues et qui se pose sur chacun d’eux. Alors ils sont tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mettent à parler en d’autres langues selon le don de l’Esprit Saint.


Or, il y avait à Jérusalem des Juifs issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendent le bruit, ils se rassemblent. Ils sont dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entend parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disent : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens?

Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?


Parthes, Mèdes et Élamites,  habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Égypte et de la Libye proche de Cyrène,  Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis,  Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

Livre des Actes des apôtres chapitre 2, versets 1 à 11

La Pentecôte
Ac 2, 1-11

tu peux visionner le film sur le site de théobule  en

 

Ci-dessous, quelques jeux pour les plus grands à imprimer

Roseline pour la Liturgie des Enfants

Jeux pour les plus grands :

8ème dimanche de Pentecôte

Viens, Esprit Saint, emplis le cœur de tes fidèles...

Vénuste

1re lect. : Ac 2, 1-11
Ps : 103, 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34
2e lect. : 1 Co 12, 3b-7.12-13
Séquence
Évangile :
Jn 20, 19-23

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Jean 20, 19-23 : le Souffle divin, l’Esprit de Jésus-Christ, vient ranimer le corps mort des disciples : morts de peur, ils avaient
fait de leur refuge un tombeau en se claquemurant dedans. L’effet est immédiat, le Souffle créateur les fait sortir pour répandre
à leur tour ce souffle reçu, si puissant qu’il est venu jusqu’à nous, plus de 2000 ans après. Le pardon est le don pascal par
excellence

Pentecôte – du grec : pentecostè, cinquante – le cinquantième jour après Pâques, était, chez les Juifs,
avec la Pâque et la fête des Tentes, une des trois grandes fêtes de pèlerinage. Une fête de la récolte du blé, devenue plus tard commémoration de l’Alliance du Sinaï. Car au départ c’était la fête de la moisson : on offrait les prémices de la récolte au Dieu qui donne semences, soleil, pluies et tout ce qui favorise la fécondité de la terre nourricière. C’était la fête de l’abondance et elle se célébrait 50 jours après la Pâque juive (50 étant le chiffre du jubilé : 7 x 7= 49 + 1 ; donc c’est la première année d’un nouveau cycle, comme il y a un lendemain du sabbat qui lance une nouvelle semaine ; c’est donc comme une nouvelle création, une nouvelle humanité). Et si Pâques célèbre la sortie de l’Egypte, on en vint à donner à cette fête de Pentecôte le
sens de la commémoration du don de la loi sur le Sinaï, quand Dieu fit de ces fuyards un peuple, son peuple, à
qui il donna la loi (une constitution pour une nation qui prend naissance).
Certains éléments de la fête juive ont été retenus par la liturgie chrétienne ; ainsi le thème de l’Alliance. Pâques et Pentecôte n’avaient pas de rapport direct dans le culte juif, la liturgie chrétienne les a unies. Pendant les premiers siècles, on n’a jamais considéré le jour de la Pentecôte comme une fête à part, mais comme le dernier jour de la grande fête de Pâques, un grand dimanche qui dure 50 jours. Plus tard, la Pentecôte se détacha du cycle pascal pour constituer un cycle particulier de huit jours, en imitation de l’octave de Pâques dont elle avait repris certains traits.

Homélie de Vénuste :

Méditation pour ce 8ème dimanche de Pentecôte

Pentecôte 8ième dimanche de Pâques

Pentecôte : en grec 50. Le cinquantième jour de Pâques. Pour rappel : le temps pascal se décline en trois mouvements : Résurrection– Jésus Vivant se fait voir à ses apôtres-, Ascension – Jésus Vivant dans la gloire de son Père- Pentecôte  Le Père et le Fils envoient  l’Esprit Saint sur les apôtres pour les seconder dans leur  mission.

La fête de la Pentecôte était connue en Canaan comme la fête de la première moisson, alors que la fête des semailles se  situait 50 jours plus tôt. Les hébreux gardèrent ces fêtes tout en leur donnant une nouvelle signification : les semailles devinrent l’Exode, appelé pâque, la libération de l’esclavage en Egypte et 50 jours après la moisson devint l’alliance sur le Sinaï avec le décalogue, fruit de l’Exode. Pour les chrétiens la pâque juive devint les Pâques, la Passion-Résurrection  et la Pentecôte la nouvelle alliance avec le don de l’Esprit qui se raconte dans les lectures d’aujourd’hui où il s’agit de l’histoire de l’Eglise-communauté mais aussi de  l’histoire de chacun de nous.

* Dans les Actes 50 jours après Pâques, les Douze étaient réunis tous ensemble assis (ayant retrouvé leur propre assise après la fuite du vendredi saint)  priant comme Jésus le leur avait demandé dans l’attente de la venue de l’Esprit promis par le Père. Soudain survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie. Le vent -en grec pneuma signifie non seulement le souffle-vent, mais aussi l’esprit-. Le vent qu’on ne peut voir même si on en ressent le ‘dynamisme’, comme  l’esprit (de Dieu) invisible dont on sent  le dynamisme (en grec dunamis : dynamique est dans le NT le ‘quali’ de l’Esprit de Dieu : Dieu à l’œuvre en son Esprit dynamique. La maison où ils se tenaient remplie toute entière par le dynamisme du vent, n’est-ce pas là où les disciples de Jésus se réunissent ? La communauté.

Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Apparurent (en grec se firent voir’)…des langues qu’on aurait dites de feu – De nouveau des signes : la langue nous permet de parler comme notre Dieu qui nous parle, les langues réunies comme un faisceau, unité dans la parole, mais diversité aussi comme les flammes se partageant  sur chacun d’eux avec sa propre identité. Les langues sont de feu : feu symbole de l’ardeur dont on perçoit l’effet dans les flammes mais feu qu’on ne peut capter pas plus que le vent, pas plus que la source.

Tous furent remplis d’Esprit Saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. –Le signe par excellence : être rempli d’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu comme lors de la Création de l’univers : l’Esprit qui pénètre les flots du chaos, lors de la Création de l’homme : le Créateur insuffle son souffle dans les narines de l’homme façonné par Dieu à partir de la terre glaise et l’homme devint un être vivant , lors de l’Esprit venant comme une ombre sur la Vierge Marie et Jésus fut conçu, lors du baptême de Jésus, l’Esprit venant comme une colombe sur Jésus pour lui faire entendre la parole du Père :  «Tu es mon Fils, en toi je me suis senti bien manifesté », voix qu’avec le dynamisme de l’Esprit Saint nous avons entendu lors de notre baptême. Mais il faut se mettre à parler en d’autres langues : miracle ? peut-être,  mais plutôt miracle que cette parole touchera le cœur de tous ceux qui l’entendront. Chacun s’exprime selon le don de l’Esprit :voilà le don que le Père donne à chacun de nous avec le but que nous puissions révéler que Dieu est le Dieu pour tous, dans l’unité de la foi et la diversité de nos talents

Or il y avait là des juifs religieux venant de toutes les nations sous le ciel. Ils entendent la voix qui retentissait. Ils se rassemblent et entendent chacun d’eux dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Stupéfaction et émerveillement : eux tous galiléens et chacun de nous entendons leurs paroles dans notre langue maternelle. Ils nous parlent et nous tous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. Déjà une allusion à la révélation de Dieu pour toutes les nations. Ici aussi l’attention de la foule porte sur le miracle des langues perçues par chacun, alors que les merveilles de Dieu sont que toutes les nations sont appelées par le Père à être enfants de Dieu. La Pentecôte dans les Actes est la naissance de l’Eglise, communauté des disciples de Jésus en tant qu’ouverte à tous les hommes.

Vient alors le premier discours de Pierre qui dira quelle est l’origine decette merveille : Jésus mort sur la croix et ressuscité par Dieu,  nous en sommes témoins. La foule répond à Pierre : que devons-nous faire ? (toujours la croyance en un Dieu exigeant de nous de ce que nous devons faire pour mériter le salut) Pierre de répondre : se convertir (se tourner vers Dieu tel qu’il s’est fait voir en Jésus), recevoir le baptême au nom de Jésus Christ (donc un don gratuit) et recevoir (encore un don) le don de l’Esprit Saint. Conclusion : trois mille personnes ce jour-là accueillent cette parole, reçoivent le baptême et l’Eglise est née !

** Dans Saint Jean au soir de Pâques le don de l’Esprit, le premier jour de la semaine. Les Dix sont réunis au Cénacle, les portes verrouillées par peur des Juifs. Et Jésus  vint et il était là au milieu d’euxBelle image de l’Eglise. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! ». Pas même évocation de leur fuite le vendredi saint ni du reniement de Pierre, mais la main tendue de la paix, la réconciliation. Jésus leur montre ses mains et son côté : pour bien dire notre foi en Jésus Crucifié et VivantLes disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau le message de paix et ajoute : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : «Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ». Paix, joie, envoi et souffle, toutes des qualités essentielles pour le disciple de Jésus. Comment vivre de ses qualités ? De nos propres dynamismes ? C’est pourquoi Jésus fait le don de l’Esprit  de Dieu dont la qualité est toujours d’être dynamique avec ce que ce mot comporte d’élan, joie, paix, se savoir envoyé, souffle : Lui le premier a ces qualités manifestées dans la vie de Jésus, le premier homme à être inspiré de l’Esprit Saint. Vos péchés seront remis, vos échecs à vivre en envoyés de Dieu : cela me fait penser que lors de l’absolution au sacrement de la réconciliation le prêtre dit : ‘Il nous a envoyé son Esprit pour la rémission des péchés’.

*** Pour nous, la Pentecôte se trouve résumé dans le Credo de Nicée-Constantinople : «Croire en l’Esprit Saint qui est Seigneur et donne la vie ». L’Esprit le vivifiant !  La Pentecôte : voir l’Esprit de Dieu pénétrer notre esprit humain afin qu’ensemble avec lui nous puissions discerner comment dans le concret de notre vie faire advenir le Règne de Dieu en nous sachant envoyés pour mettre en pratique notre découverte.

*Jean Baptiste : J’ai vu l’Esprit  tel une colombe descendre du ciel et demeurer sur lui : c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint. J’ai vu et j’atteste qu’il est lui le Fils de Dieu (Jo, 13,2)

**Comme l’a dit l’Ecriture :’De son sein couleront des fleuves d’eau vive’ Jésus désignait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Il n’y avait pas encore d’Esprit parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. (Jo7,38)

***Moi, je prierai mon Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité…Vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous (Jo 14, 17)

****Le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit (Jo 14,26)

*****Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi ; et à votre tour vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement (Jo, 15,26)

******Cependant je vous ai dit la vérité : c’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire , je pars, je vous l’enverrai…J’ai encore beaucoup de choses à vous dire , mais actuellement vous n ‘êtes pas à même de les supporter ; lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière , car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il me glorifiera car il  recevra de ce qui est à moi et il vous le communiquera (Jo16, 7 13-14

*******Jésus dit : « tout est accompli » en grec « le but est atteint » et inclinant la tête il remit son esprit (Jo19, 30)

Préparation de la reprise des célébrations eucharistiques

Message de Mgr Jean-Luc Hudsyn du 25 mai 2020

Concernant la préparation pour la reprise des célébrations eucharistiques (le dimanche et en semaine)

Chers amis,

Nous ne savons pas vous dire à cette heure ce qu’il en sera exactement de la date autorisant la reprise des célébrations eucharistiques dominicales et de semaine. Les responsables des cultes ont demandé que ce soit le week-end de Pentecôte. Il faut pouvoir accepter que cela soit peut-être plus tard. Il n’empêche que nos protocoles et règles internes sont à l’étude. Il n’est pas exclu qu’un accord puisse être obtenu sans tarder. De toute façon, il faut tous nous préparer à cette reprise qui demandera une organisation minutieuse. Voici quelques premières consignes que je vous demande de lire et de mettre en œuvre.

Il ne s’agit pas encore des règles officielles qui vous parviendront, bien sûr, dès que l’accord et le feu vert seront obtenus. Mais les consignes générales qui suivent vont dans le sens de ce qui a été envisagé, y compris avec certains experts. Elles vous permettront de ne pas être pris au dépourvu si cet accord que nous attendons tous devait arriver un peu en dernière minute.

Consignes générales pour préparer la reprise des eucharisties dominicales et de semaine – la plupart seront aussi valables pour les funérailles et les mariages qu’on pourra refaire avec eucharistie dès cet accord donné pour la reprise des « célébrations publiques »

Préalables :

  1. La visée de toutes les décisions est la sécurité et la non-contamination par le virus de tous ceux qui se rendent à l’église et de tout faire pour qu’ils soient non contaminants pour ceux qu’ils rencontreront ensuite.
  2. Le responsable ou le coordinateur d’UP prévoit très rapidement une réunion des permanents nommés au sein des Unités pastorales (prêtres, diacres, AP, coordinateur) là où
    les UP sont en place ; là où il n’y a pas encore d’UP, chaque curé réunit l’équipe pastorale de sa ou de ses paroisses
    . Objectifs de cette réunion : examiner tout ce qui suit, discuter des applications concrètes des présentes consignes et prendre les décisions qui s’imposent. L’option prise par les évêques c’est que ce sont les équipes locales qui sont le mieux à même de prendre les bonnes décisions.
  3. Seront concertés et informés les membres des Conseils d’UP ainsi que les fabriques d’église. Les évêques ont tenu à préciser que les frais d’aménagement, entre autres au sujet de l’achat des produits nécessaires, relèvent de la responsabilité des fabriques.
  4. En cas de doute ou de difficulté d’interprétation, on passe d’abord par les doyens.
  5. On ne reprendra pas les messes dans les lieux où ces consignes ne peuvent pas être mises en
    œuvre.

Consignes générales :

  1. Peut-être s’avèrera-t-il nécessaire de procéder à un grand nettoyage de l’église.
  2. Prévoir rapidement la quantité nécessaire de gel hydroalcoolique : une désinfection des mains sera obligatoire à l’entrée pour chaque participant – ainsi que pour le célébrant ou toute personne apportant quelque chose à l’autel en cours d’eucharistie. Prévoir un ou plusieurs points où quelqu’un verse du gel sur les mains des entrants (et non pas déposer sur une table une bouteille à laquelle chacun se sert…)
  3. Aménager l’intérieur de l’église de telle sorte que les participants soient clairement à 1m50 de distance les uns des autres et dans tous les sens. Seuls les petits enfants vivant dans le même espace familial pourront être près de leurs parents (prévoir des chaises qu’on peut approcher uniquement dans ce cas, en veillant à ce que les autres participants restent à 1m50 de ce groupe). Voir comment faire si l’église dispose de bancs et non de chaises afin que les personnes ne passent pas l’une devant ou derrière l’autre pour rejoindre leur place.
  4. Il est prévu qu’on ne puisse accueillir qu’un maximum de 100 personnes par messe. Mais avec les distances imposées, toutes les églises ne pourront pas accueillir un tel nombre de participants. Il faudra voir, dans certaines paroisses, si des messes ne devront pas être réparties dans plusieurs lieux de culte ou s’il ne faudra pas multiplier les heures de messe (en prévoyant dans les deux cas une possibilité d’inscription). On voit de toute façon, que ce n’est pas encore le moment de faire de ces premières messes post-confinement des moment de grandes retrouvailles de toute la communauté !
  5. Mettre des repères de distance (1m50) dans l’allée centrale pour le moment de la communion.
  6. Retirer les livres, les livrets, les prospectus se trouvant actuellement dans l’église – on pourra tout au plus emporter un feuillet déjà disposé à la place de chacun et qui sera non réutilisable par d’autres aux messes suivantes.
  7. Vider les bénitiers.
  8. Les installations sanitaires ne pourront être utilisées que si quelqu’un est chargé d’en assurer la désinfection systématique après chaque usage.
  9. Examiner minutieusement où et comment les gens peuvent entrer dans l’église (l’accès comme la sortie ne se font que par une seule porte) ; comment ils peuvent se rendre à leur chaise sans ‘embouteillage’ ; comment se déroulera la circulation en vue de recevoir la communion (voir plus bas); comment organiser la sortie pour qu’on y garde les mesures de distanciement alors même que c’est un moment spontanément convivial.
    Penser à d’éventuels ‘panneaux de signalisation’, flèches, autocollants ; à la délimitation des
    allées… tout en prenant soin d’une certaine esthétique…
  10. Réfléchir à la gestion éventuelle d’une chorale (pas trop nombreuse) : les personnes qui chantent doivent respecter une distance plus importante qu’entre les participants (3 mètres entre eux minimum – certains disent : beaucoup plus encore) – idem pour la distance entre le chantre et les participants de la première rangée.
  11. Le lectionnaire et l’ambon (et le micro) ne peuvent être touchés. S’il y a plusieurs lecteurs, prévoir que chacun apporte à l’ambon le texte de la lecture qu’il doit faire.
  12. Désigner un responsable qui va gérer toutes les mesures et à chaque messe dominicale une équipe d’accueil repérable et vigilante.

Consignes pour la célébration elle-même

    1. La question du port du masque par les participants n’est pas encore définie mais sûrement souhaitable, voire sans doute obligatoire.
      Le prêtre qui préside ne doit pas le porter.
    2. On ne serre pas les mains, ni ne se donne les mains au Notre Père.
    3. Un même objet n’est touché que par une personne (calice, patène, burettes, lectionnaire,
      évangéliaire…).
    4. La collecte se fera en déposant son obole en fin de messe dans une boîte qui accueillera ces
      dons au fond de l’église (à mentionner donc en fin de messe).
    5. Pour la communion :

*le prêtre et les éventuels ministres de la communion se désinfecte les mains avant et après avoir donné la communion

*le prêtre qui préside est le seul à communier au calice

*le prêtre dira à tous, depuis l’autel et une seule fois : « Le Corps du Christ » et reste en silence lorsqu’il donne l’hostie consacrée – on réduit au minimum le nombre de ministres de la communion (ils ne disent pas non plus : « Le Corps du Christ »)

*on ne communie que dans la main et en évitant de toucher la main de ceux qui viennent communier

*on ne fait pas de bénédiction sur le front des enfants ou des catéchumènes qui se présenteront devant les prêtres et les diacres qui leur feront le geste de la bénédiction, à distance.

6. Le pasteur saluera bien sûr les participants en fin de messe, avec le sourire mais… à distance ! En évitant des apartés qui empêcheraient la fluidité de la sortie de tous. Il n’y aura donc pas – hélas !!! – de moment de convivialité organisé dans le fond de l’église… ni à l’extérieur.

Que ces célébrations eucharistiques puissent reprendre le plus rapidement possible, c’est bien
évidemment notre désir à tous. Quitte à devoir encore attendre… Tout comme une grande amoureuse
de l’eucharistie qui a connu cela elle aussi, en quarantaine dans l’infirmerie d’un carmel pour soigner
ses sœurs en période d’épidémie et ne pouvant recevoir la communion. Elle s’appelait… Sr Thérèse de
l’Enfant-Jésus. Ce qui lui a fait dire : « Sans doute c’est une grande grâce de recevoir les Sacrements,
mais quand le bon Dieu ne le permet pas, c’est bien quand même : tout est grâce ! » (CJ, 5.6.4)

Dans l’attente de l’Esprit-saint, avec vous tous : rien ne peut le confiner pour qui le désire.

Wavre, le 25 mai 2020
+ Jean-Luc Hudsyn

Mesures en prévision de la reprise du culte en Belgique

En prévision d’une prochaine reprise des liturgiques, la a dressé une liste des mesures sanitaires à suivre par l’ensemble des lieux de culte.

Lesdites mesures devront être communiquées à tous ceux qui participent au service religieux au moyen d’affiches placardées à l’entrée de l’église (à l’extérieur et à l’intérieur). Les symboles clairs seront préférés aux longs textes. Les mesures pourront être également publiées en temps voulu dans le journal paroissial.

Eviter les contacts

La réouverture des églises sera aussi l’occasion idéale pour un nettoyage en profondeur à l’eau et au savon.

Afin d’éviter un maximum de contact, la distribution de livres de chants, de prospectus, de dépliants ou autres, sera interdite de même que leur transmission de main en main. Les évêques conseillent même de les retirer de l’église. A noter aussi que les bénitiers restent inutilisables jusqu’à nouvel ordre.

Plan de circulation

Concernant les installations sanitaires dans l’église, il est conseillé de les fermer complètement. En cas d’impossibilité, une personne sera chargée de la désinfection systématique des toilettes, robinets et poignées de portes. Le matériel adéquat sera prévu.

Les UP et paroisses devront également réfléchir à un plan de circulation dans l’église: où et comment faire entrer les fidèles dans l’église, comment se rendent-ils à leur chaise, déroulement de la circulation lors de la communion, où et comment se déroule la sortie. Pour un respect de la distance sociale, il est préférable de différencier porte d’entrée et porte de sortie. Lors de la distribution de la communion, dans certaines églises, seule une file sera possible pour respecter les mesures de distanciation. A cet effet, une signalisation claire devra être établie: panneaux de signalisation, fléchage, autocollants, délimitation des allées…

Impliquer les fidèles

En matière d’hygiène, il faudra prévoir à chaque entrée de l’église des lieux de désinfection bien visibles ainsi qu’un équipement de désinfection supplémentaire au cas où, par exemple, les fidèles qui vont à la communion doivent se désinfecter les mains. Prêtre, enfants de chœur et lecteurs devront aussi se désinfecter les mains.

 

Le respect d’une distance d’1,5 m dans tous les sens entres les personnes restera sans doute encore obligatoire pendant un certain temps. Les chaises devront donc être placées en fonction.

La conférence des évêques estime également que, dans un premier temps, il sera préférable de « se passer » de chorale. Le recours à un chantre restant néanmoins envisageable. Pas de contact ni d’échange lors du signe de paix.

Les évêques soulignent également l’importance d’impliquer la communauté des fidèles dans le processus.

Lire l’intégralité des Mesures d’hygiène. Préparation de reprise des célébrations.

Méditation pour ce 7ème dimanche de Pâques

La prière sacerdotale de Jésus Jo 17, 1b – 11a

La Prière Sacerdotale de Jésus tout au long du 17ième chapitre de Saint Jean relate la prière que Jésus adresse à son Père juste avant son arrestation : elle est dite sacerdotale (sacré en latin est sacer séparé, consacré ) parce qu’elle consacre toute sa personne à sa relation avec son Père. Ce dimanche en est le début essentiellement axé sur la relation directe avec son Père, même si il est question de ses apôtres. Que la prière de Jésus inspire la nôtre. Texte de l’évangile : En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. “Alinéa a” Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai. Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. “Alinéa b” Moi je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donné à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. “Alinéa c” J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. “Alinéa d” Moi, je prie pour eux : ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » “Alinéa e” En alinéa a. Il s’agit bien d’une prière les yeux levés au ciel et le premier mot est une adresse : Père, Père du Fils que Jésus est. L’heure est venue, cette heure déjà annoncée lors des noces de Cana en Jean 2, qui, à l’heure de son passage vers le Père a son apogée. Il est question de gloire et de glorification. Dans la langue du Christ l’hébreu, la gloire représente ce qui a du poids, de la valeur, ici la valeur suprême. ‘Glorifie ton Fils’ devient donc : fais que la valeur suprême soit ton Fils…. Afin que (il s’agit du but, de la finalité) le Fils te glorifie : le but est donc que par tout son être le Fils manifeste que la valeur suprême est toi, Père.(C’est le moment de se rappeler le mot de S.Irénée : ‘la Gloire de Dieu est que l’homme vive’. Nous sommes les enfants du même Père : notre prière la prière de Jésus ! ) En alinéa b.Tu lui as donné pouvoir (en grec exousia :’ l’autorité qui marque’) sur tout être de chair, (la chair étant tout ce qui est vulnérable, fragile : ici donc de ‘guérir’. La conséquence en est qu’il donnera la vie éternelle (la vie de l’Eternel) à tous ceux que tu lui as donnés. (quelle est cette vie ?le don de la vie même de Dieu) Te connaître (naître avec toi, pour te fréquenter) toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ (le don de pouvoir marquer tous ceux qui souffrent de leur faiblesse en leur révélant ce que c’est vivre, vivre de ta vie : naître avec toi, le seul vrai Dieu face à toutes les idoles que notre monde nous présente, et cela nous ne pouvons le faire en laissant ton envoyé vivre en nous) En alinéa c. J’ai montré la vraie valeur qui est la tienne en accomplissant l’œuvre que tu m’as donné à faire (révéler au monde ton vrai visage de Père miséricordieux par toute sa vie). Maintenant montre la vraie valeur que je suis pour toi, la valeur que j’avais auprès de toi avant que le monde existe, la valeur de Fils de toute éternité. (A nous aussi notre œuvre missionnaire est de révéler qui tu veux être pour les hommes en étant des enfants joyeux du pardon reçu au baptême. A toi de nous faire prendre conscience combien tu attaches de la valeur à chacun de nous. Cette valeur nous l’avons reçu de toi gratuitement. Merci, Père) En alinéa d.Père c’est toi qui prends tes hommes dans le monde pour les donner à Jésus et lui Jésus a manifesté qui est le Père Voilà ce que Jésus confie le nom du Père dans sa prière. Comme nous avons la même mission depuis notre baptême de manifester aux hommes qu’Il nous donne : c’est toute la mission de la Bonne Nouvelle : Dieu est un Dieu qui veut partager son bonheur d’aimer. Tout vient de lui gratuitement. Jésus toujours dans sa prière reconnaît que tout est don, tout est grâce. Les paroles lui sont donnés par le Père, ce qui fait penser à la réponse de Jésus à Philippe : les paroles que je vous ai annoncées ne viennent pas de moi, mais du Père : celui qui a vu Jésus par la foi, a vu le Père et nous sommes les envoyés de Jésus pour dire ses paroles . Quand les gens reçoivent ces paroles, ils ont reconnu que nous aussi sommes envoyés par le Père. Suis-je conscient que le Père a une telle confiance aussi en moi, en nous, qu’il nous donne ces paroles de révélations ? En alinéa e.Jésus dans sa prière se tourne aussi vers nous les hommes. Nous entrons dans ce partage et sommes partie prenante de ce dialogue qui nous concerne. Nous sommes l’objet de sa prière qu’il adresse à son Père ; il ne prie pas pour le monde (le monde dans saint Jean est l’univers de tous ceux qui n’écoutent pas cette parole et ne la mettent pas en pratique). Jésus prie pour ceux qui le suivent, ses disciples qui lui sont donnés par le Père. Et Jésus insiste : ils sont à toi. Tout en reprenant que tout ce qui est à toi Père est aussi à moi. Le Père ne retient rien pour lui, Jésus et ses disciples sont les alliés du Père qui compte sur nous. La force d’une alliance est aussi grande que le maillon le plus faible. Le thème de la gloire réapparait : je suis glorifié en eux. La valeur de Jésus apparait dans la solidité de chacun de nous. Désormais, Jésus ne sera plus de ce monde, mais les disciples seront dans ce monde et devront faire les œuvres que le Père envisage pour nous tout en comptant sur les disciples que nous sommes. dans le concret de ma vie l’accomplissement de sa parole ?

7ème Dimanche de Pâques

Élevons notre cœur, nous le tournons vers le Seigneur. Bonne neuvaine.

Vénuste

1re lect. : Ac 1, 12-14
Ps : 26, 1, 4, 7-8
2e lect. : 1 P 4, 13-16
Évangile : Jn 17, 1b-11a

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Jean 17, 1-11 : le discours d’adieux devient prière. Nous avons ici un extrait de « la prière sacerdotale » : Jésus ne fait pas seulement des recommandations à ses disciples, il prie pour eux, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter pour retrouver la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. Son œuvre a glorifié le Père auprès des siens, puisqu’il leur a donné la vie, car la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

Il s’agit de prière dans les lectures de ce dimanche. Bonne coïncidence, car nous sommes dans la neuvaine qui prépare la Pentecôte : ce sont les 9 jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte qui ont donné origine à ce terme « neuvaine ». Il est dit dans la première lecture que les apôtres avaient pratiquement la prière comme première occupation (à côté du ministère de la Parole). Dans l’évangile, c’est le Christ qui prie intensément : après les recommandations qu’il vient de donner à ses amis, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter, il prie pour eux. Si nous voulons savoir prier (et comment prier pour les autres, pour l’Eglise), mettons-nous à l’école du Maître, allons souvent lire ce chapitre 17 de St Jean : ce qu’on a appelé « la prière sacerdotale » de Jésus car le Prêtre « sacerdos » Jésus prie pour les siens.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Jésus priait. Qu’est-ce qu’il disait dans sa prière ? On se le demande. Car nous, quand nous prions, c’est pour demander, pour supplier ; nous prions parce que nous avons besoin de Dieu, de son secours, de sa force, de son intervention quand nous n’y pouvons plus rien, quand aucun humain ne nous est d’aucun secours ; nous prions parce que nous avons des doléances… De quoi Jésus avait-il besoin pour se recommander à son Père, puisqu’il est lui-même Dieu ? Concentrons-nous sur ce texte de ce dimanche, parce qu’il y a une autre page où Jésus a enseigné le Notre Père, quand les disciples, le voyant aller souvent prier et passer des nuits en prière, lui ont demandé comment prier.

La prière de Jésus est plus une prière d’action de grâces qu’une prière de demande. Il sait qu’il se conforme à la volonté du Père, il sait qu’il a été dans la ligne du dessein du Père. Il remercie le Père de ce que « l’heure » approche où tout sera accompli : mission accomplie à la perfection. L’heure de la passion est l’heure de l’exaltation. Que ta volonté soit faite ! Ce fut la prière de Jésus, ce fut la prière de Marie. Une prière qui colle à la vie. Telle doit être notre prière aussi.

Homélie de Vénuste :

VIENS, ESPRIT SAINT

(Prière attribuée à l’archevêque de Cantorbéry 12ème siècle)

Viens Esprit Saint,
envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière !
Viens en nous, Père des pauvres,
viens donateur de tout bien, viens Lumière des cœurs.
Tu es le Consolateur très bon,
l’Hôte très doux de nos âmes, la rafraîchissante douceur.
Tu es le repos dans le labeur, Tu es la tiédeur dans la canicule,
Tu es la consolation dans les larmes.
Ô bienheureuse lumière, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tes fidèles.
Sans ta divine puissance il n’y a rien dans l’homme, rien qui soit saint.
Lave ce qui est souillé, arrose ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est faussé.
Donne à tes fidèles qui se confient en Toi l’esprit de sagesse, d’intelligence,
De conseil, de force, de science, de piété et de crainte de Dieu.
Donne‐leur la joie éternelle !
Amen

Méditation en ce jour de l’Ascension

Jeudi de l’Ascension du Seigneur 21 mai

Il est bon de situer cette fête dans le cadre du mystère pascal dont elle est un joyau. Tout d’abord un mot sur le nom de Pâques. Le mot vient d’un mot hébreu qui signifie passage.

Pour le peuple juif la pâque au singulier – il n’y a qu’un seul passage -est toujours une grande fête. On fête le passage par voie de libération de l’esclavage du peuple en Egypte vers la liberté de la Terre Promise lors de l’exode sous la guidance de Moïse. C’est la naissance du peuple libéré en route vers sa terre. Pour les juifs  ce point d’aboutissement se situe à la fin des temps en Dieu.

Les  Pâques chrétiennes – au pluriel parce que deux  passages- : passage de la vie du Messie en sa mort et ensuite le passage du Messie mort en la vie en Dieu. Ce qui est constitutif pour les chrétiens, c’est de se savoir entrainés gratuitement sur ce parcours de Jésus, par la mort au péché et la vie en Dieu. Le mystère pascal que nous célébrons nous associe aux  Pâques de Jésus. Or ’le passage de la mort à la vie’ pour Jésus, tout comme pour nous, peut se lire en trois étapes qui sont autant de facettes du mystère pascal. Pour l’homme Jésus il y a le passage ‘de la mort à la vie’ évoqué dans les évangiles par les récits de Résurrection au tombeau vide de Jésus et lors de ses apparitions aux disciples pendant 40 jours. Il y a le passage de l’homme Jésus en Dieu évoqué par l’Ascension, l’homme-Dieu membre de notre humanité, passant dans l’intimité divine. Il y a enfin Jésus toujours vivant priant son Père d’envoyer au sein de la communauté des chrétiens l’Esprit Saint, événement que nous célébrons à la Pentecôte 50 jours après Pâques.

Pâques, Ascension et Pentecôte trois aspects d’une même histoire d’amour, histoire qu’on nous relate dans une succession chronologique de trois événements, alors que c’est la même réalité de l’amour de Dieu pour les hommes. Il y a donc interpénétration entre ces trois récits. Le même amour de Dieu préside en ces trois révélations.

En ce jour de l’Ascension du Seigneur auprès du Père nous rendons grâces à Dieu pour la réussite de Ja vie de Jésus modèle pour tous les hommes : ce qu’il a fait de sa vie, nous les hommes appelés à être  images du Christ le Fils de Dieu et le Fils de l’homme. Nous nous savons appelés à suivre ce même parcours, afin  de recevoir gratuitement la même destinée de Jésus : vivre de la vie divine, entrer dans la ronde de l’amour entre Père, Fils et Esprit

Comment les textes du Nouveau Testament nous relatent-ils à la fois le signe et la signification de l’Ascension ?

Marc le plus ancien des évangélistes n’en dit rien, même que pour lui Pâques se limite au tombeau vide et un message aux femmes : « Jésus n’est pas ici, il est ressuscité ; dites à Pierre qu’ils aillent en Galilée, c’est là qu’ils le trouveront ». Et les femmes ne disent rien. Ceci est de la main de Marc, trop bref pour d’aucuns qui ont longtemps après ont ajouté au texte un résumé de ce qu’on trouve dans les autres évangélistes à propos des apparitions de Jésus, avec une précision qui leur est propre quant à  l’Ascension : « Le Seigneur Jésus après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » relevant ainsi la dignité de Jésus, comme point d’orgue.

Matthieu raconte que ces mêmes femmes reçoivent la mission d’annoncer aux apôtres que Jésus se manifestera en Galilée à ses disciples sur la montagne .Voilà qu’elles courent annoncer aux siens lorsque Jésus vient à leur rencontre avec la même mission : sauf que lui, Jésus parle non pas de disciples mais de frères. Grâce à la Résurrection de disciples nous sommes devenus frère.  Là sur la montagne Jésus leur donnera la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle à toutes les nations et « je serai avec vous jusqu’à la fin des temps »  Cette rencontre sur la montagne en tous cas évocation de l’Ascension !

Luc tant dans son évangile que dans les Actes des Apôtres raconte l’Ascension montée au ciel, celle-ci  dans son évangile au soir de Pâques, dans les Actes 40 jours après, comme prélude à la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte.

Selon l’évangile le soir de Pâques Jésus évoque le parcours de mort  et Résurrection comme annonce de la conversion et du pardon des péchés « dont vous êtes témoins. Et moi je vous enverrai  sur vous ce que mon Père a promis. Demeurez en ville jusqu’à ce que vous soyez d’en haut revêtus de puissance. Puis il les mena jusque vers Béthanie où levant les mains il les bénit. En les bénissant il se sépara d’eux et fut emporté au ciel ».

 Selon les Actes 40 jours après Pâques Jésus réunit ses apôtres : « Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Vous serez mes témoins à Jérusalem, la Judée, la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » A ces mots sous leurs yeux, il s’éleva et une nuée vint les soustraire à leurs regards. Comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se trouvèrent à leur côté et leur dirent : « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel »

Jean ne fait aucun descriptif de la montée au ciel ni ne situe celle-ci comme expression de Jésus ressuscité. Toutefois dans son dernier A Dieu la veille de sa mort Jésus parle de ce qu’il retourne au Père après quoi il reviendra auprès des disciples pour les  emmener là où il sera auprès du Père, partageant sa vie divine. Il y a comme une ascension en deux temps, d’abord lui Jésus, ensuite lui avec ses disciples.

Alors l’Ascension pour le Père ? Un sommet, une réussite pour Lui, une fin d’une belle histoire ? Oui, mais je ne m’imagine pas le Père sur son trône, le Fils à sa droite : tous deux assis. Non, le Père doit toujours à son affaire, être à l’écoute de Jésus et ainsi à chaque instant être  au travail pour envoyer l’Esprit Saint.

L’Ascension pour le Fils une fin de carrière ? Non, certes un merveilleux sommet pas une fin: Jésus est au présent don du Père afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Il a encore beaucoup de pain sur la planche avant que tout homme mette sa confiance en lui et que la Bonne Nouvelle de Jésus soit accueillie.

L’Ascension pour l’Esprit Saint ? Un point de départ, envoyé qu’il est pour rejoindre l’esprit de tout homme afin qu’ensemble, l’Esprit de Dieu  et  l’esprit humain, réalise le but assigné par le Père, l’accès à  la vie éternelle. Mais aussi point d’arrivée puisque l’Esprit créateur a donné vie aux hommes, a assuré le développement de l’ancienne Alliance,  a pris sous son ombre  Marie pour qu’elle conçut Jésus, que lui Jésus reçoive dans le souffle de Dieu sa mission au baptême, que Jésus soit inspiré en gestes et en paroles pour dire le Royaume de Dieu , soit donné à Jésus  la force de remettre son esprit sur la croix, passage obligé pour aller au-delà, pour vivre de la vie de celui qu’on appelle l’Eternel

L’Ascension pour tout homme ? Un grand moment d’espérance : l’homme reçoit la certitude dans la foi qu’au bout de la vie sur terre. ll y a la vie comme partage de vie de Dieu, à condition de discerner le parcours à suivre pour arriver au  but, qui est à la fois réussite  pour Dieu et pour nous. Un présent qui est signe d’avenir. La vie de Jésus devient exemplaire pour la réussite de notre vie. Mais pour nous une mise au travail en reprenant ce que Jésus a fait, que nous puissions donner vie au monde, pour faire savoir que nous ne sommes pas orphelins,

 Mais que Dieu, Père, Fils et Esprit nous est bien présent.

 
Père Jean