Une semaine de prière pour l’unité?

Chaque année, du 18 au 25 janvier, tous les chrétiens, quel que soit leur Eglise, sont invités à se mettre ensemble sous le regard de Dieu et à lui demander que se réalise la demande du Christ la veille de sa mort: «Que tous soient un». Lors de chaque célébration eucharistique, nous prions pour l’unité des chrétiens, alors pourquoi y consacrer une semaine spécifique ?

Rappelons-nous que le désir de l’unité entre chrétiens n’est pas issu d’une volonté humaine, mais du Christ lui-même : il a demandé à Dieu son Père que tous ceux qui croiraient en lui soient unis entre eux aussi fortement que lui était uni à son Père.

Or c’est loin d’être le cas. Dès le début du christianisme le diviseur fit son œuvre: l’orgueil, la certitude de posséder la vérité, l’incompréhension culturelle, le tout aggravé par des questions politiques partisanes égoïstes, ont provoqué des divisions. Et avec le temps, celle-ci se sont aggravées.

Qu’avons nous fait de l’appel du Christ ?

C’est à partir du milieu du 19ème siècle, d’abord dans des milieux protestants qu’est né le désir de prier ensemble le Seigneur de nous rendre l’unité. Il y eut ensuite une encyclique du patriarche de Constantinople il y aura bientôt cent ans. Enfin l’Eglise catholique rejoignit le mouvement avec des personnalités comme Don Lambert Beaudoin et l’abbé Couturier pour prendre une position officielle lors du Concile de Vatican II.

L’unité se manifeste aujourd’hui dans le témoignage du martyr : les chrétiens, quelque soient leur Eglise, sont victimes de la persécution dans de nombreux endroits; mais pour nous en Belgique, elle se manifeste dans le service commun des pauvres et dans la prière.

Ce sont ces deux aspects qui nous sont proposés cette année: lorsque l’apôtre Paul échappa à un naufrage, il fut recueilli à l’île de Malte ou les habitants lui témoignèrent “une humanité peu ordinaire” (Actes 28,2).

Aujourd’hui, à travers une brochure diffusée dans les paroisses, les chrétiens de Malte proposent à tous les chrétiens de méditer une partie des chapitres 27 et 28 du livre des actes et de faire nôtre leur prière.

Ce sera pour tous l’occasion de se laisser interpeller par l’apôtre Paul et par la communauté de Malte (protestants, catholiques, orthodoxes), l’occasion d’écouter résonner en nous l’appel du Seigneur : “Que tous soient un”.

SOURCE : Luc MAHIELS

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Sainte Marie, Mère de Dieu

Sainte Marie, Mère de Dieu

Luc 2, 16-21 : la Nativité ne révèle pas tout sur l’Enfant-Dieu et sur l’amour infini de Dieu, il faudra attendre notamment la Croix et Pâques pour éclairer l’événement de Noël dont les bergers sont les témoins. Ce sont des bergers, des personnes « impures », des « petits », des « pauvres » qui reçoivent la Bonne Nouvelle et se transforment en missionnaires. Et Marie médite tous ces événements dans son cœur, comme devrait le faire tout disciple.

En Israël, huit jours après la naissance, quand il s’agit d’un petit garçon, c’est le jour de la circoncision qui le fait entrer dans la communauté des fils d’Israël, signe de l’alliance avec Yahvé : « Mon Alliance deviendra dans votre chair une alliance perpétuelle », avait dit Dieu à Abraham (Gn 17). C’est au huitième jour aussi qu’on impose un nom au nouveau-né. Pour l’homme de la Bible, le nom exprime le rôle et la fonction de la personne, c’est déjà ce que sera la vie de la personne qui naît à la vie. Le nom « Jésus », Yeshoua, signifie Dieu sauve : Jésus sauvera l’humanité entière.

 

Comment transmettre aujourd’hui cette mémoire vivante qui remonte à la Mère de Dieu ? Nous avons l’excuse facile d’affirmer que nos contemporains n’ont « rien à cirer » avec la religion, que même nos enfants et notre entourage familial sont complètement désintéressés de ce sujet. Ne serait-ce pas parce que nous ne leur servons que du déjà entendu, du « réchauffé », du « par cœur », au lieu de leur transmettre l’expérience spirituelle personnelle qui nous a retournés, qui nous apporte épanouissement et espérance ? Bref un témoignage fort, personnel, convaincant. Seul ce témoignage passe et séduit.

En cette fête de Marie, mère de Dieu, en cette fête de Nouvel An, nous échangeons les vœux et demandons, pour ceux qui nous sont chers, la paix, le bonheur, la bonne santé. Marie est bénie de Dieu et comblée de grâces. Plus que sur quelqu’un d’autre, « Dieu s’est penché sur son humble servante ». Mais Marie n’est pas jalouse de cette bénédiction, au contraire elle implore la bénédiction divine pour tous ses enfants dont elle est la mère puisqu’elle est la Mère du Grand Frère Jésus. Dieu lui non plus n’est pas avare de ses inépuisables bénédictions qu’il déverse en abondance sur tous les hommes qu’il aime. Prononçons donc sa formule de bénédiction dictée à Moïse, sur nous-mêmes, sur nos familles, sur notre monde, sur toute l’humanité… Que Dieu se penche sur tous et sur chacun comme il a comblé Marie.

Vénuste

Vénuste

Soutien au Père Néné pour le Venezuela

Soutien au Père Néné

Ce 17 novembre, nous avons eu la chance d’accueillir au cours de
l’Eucharistie de 11h Père Néné qui a pu nous parler de son importante action au Venezuela. Et de l’aide dont ce pays a tant besoin.

Pour comprendre ses demandes, lors de son homélie, Néné nous explique: Le système politique du gouvernement de Maduro fut d’abord géré comme un socialisme communiste, puis s’est transformé en un paternalisme manipulateur, autoritaire, corrompu, diviseur et conflictuel dominant. Dans les services publics, les responsabilités sont confiées à l’armée. Le gouvernement met la pression sur les plus vulnérables, leur proposant des cartes de parti permettant de payer des articles économiques dans les magasins de celui-ci. S’ils n’acceptent pas cette idéologie ces pauvres gens termineront leur vie en prison. Pays de pétrole et de tourisme, le Venezuela a perdu son pouvoir d’achat sur le marché mondial. Il a également perdu ses relations diplomatiques avec de nombreux pays d’Amérique Latine et du monde entier. Quant au salaire réel il ne représente qu’un pouvoir d’achat de 2,4% du panier familial… Face à cette situation politique et économique, ce pays a connu une migration massive au cours de cette même année. D’autre part, il existe aujourd’hui une sérieuse pénurie de produits tels que le lait, les préparations pour nourrissons, le riz, les pâtes alimentaires, la farine… Et puis le Venezuela connait une crise profonde du point de vue de la santé : pas de services de base ( eau, électricité, toilettes ) : fournitures médicales et chirurgicales, médicaments de premières nécessités, services hygiéniques… sans parler des infrastructures précaires pour recevoir des patients.  

L’Eglise quant à elle renouvelle jour après jour son engagement de
participer avec d’autres ONG à la réception et à la distribution de
cette aide humanitaire.

Ce fut un réel plaisir de recevoir Néné ce dimanche 17 novembre.

Nous pouvons déjà vous annoncer que la collecte de ce même
dimanche a pu permettre à Néné de repartir avec cette belle somme
de 1300 € à rajouter au don de la Paroisse de 4000 €.

Immense merci pour votre générosité ainsi que pour les 2 valises
pleines de médicaments dont une remplie par l’un des paroissiens de Saint-Paul…

MERCI A TOUS ET PLEIN DE COURAGE A NOTRE AMI NENE…
ET PUISSENT NOS PRIERES L’ACCOMPAGNER DANS CETTE VIE
AU VENEZUELA…

Nous avons reçu ce petit mot du père Néné

Mes chers Frères et Sœurs de la communauté de Saint-Paul.

La tentation qui dérange mon cœur en ce moment est de rester avec vous dans cette communauté de St Paul. Mais je n’aurais pas la conscience tranquille à cause de ces enfants de Venezuela (à Guaira) qui ont besoin de moi pour les accompagner dans ce moment difficile. On reconnaît des vrais amis à des moment durs.

Surtout j’ai reçu de vous la communauté de St Paul deux valises pleines de médicaments et de l’argent (5.540€) pour la soupe des enfants. Je n’oublie pas un ordinateur qui m’a été donné aussi. De tout cœur je voudrais remercier cette communauté de St Paul pour sa disponibilité et surtout son esprit de Charité.

Que Dieu bénisse chacun de vous, chaque famille et bénisse vos projets.

Amen.
P.Néné.

Dieu est proche et vit parmi nous

Dieu est proche et vit parmi nous

Un Dieu proche qui vit avec nous, qui habite avec nous. Il ne s’impose pas, mais il a le cœur et les bras ouverts, il est accessible, il ne repousse personne, au contraire il attire, il accueille… par son grand amour. Mendiant d’amour, plutôt que le grand « juge » qui sévit et sanctionne sans états d’âme afin d’appliquer la justice dans toute sa rigueur. Notre Dieu est « le tout-puissant prisonnier », selon l’expression de l’Abbé Pierre que j’ai eu la chance rare d’écouter parler de ce sujet… Parce que Amour, Dieu s’est fait faible et vulnérable (comme en tout amour) pour avoir voulu un amour réciproque entre l’homme et lui, un amour libre (encore une fois attirer l’homme par amour plutôt que le ramener à lui par la peur, la force, la contrainte et donc la violence). Puissions-nous, à notre tour, être proches les uns des autres… pour le salut du monde, c’est-à-dire dans l’amour, la solidarité, le bien commun, la vraie joie, le bonheur de tous… bref dans la charité chrétienne (qui est autre chose et bien plus que l’humanisme). Je le dis pour moi-même aussi pour qu’on ne raconte pas de moi cette blague : « Le curé est comme le bon Dieu, dit un paroissien, le dimanche il est inaccessible, et pendant la semaine il est invisible !» Remarquez que justement le Dieu de la blague n’est pas le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est fait proche… jusqu’à être l’un de nous, surtout « l’un des petits qui sont les miens», comme il dit : les pauvres, les oubliés de notre monde, les étrangers, les rejetés de nos sociétés, les victimes de la jungle que sont devenus nos quartiers. « J’étais nu, tu m’as habillé, j’avais faim, tu m’as donné à manger, j’étais prisonnier tu m’as visité… ». Que Noël soit l’occasion de fraterniser, d’être proche de tout un chacun sans discrimination, sans attendre celui qui viendrait vers nous, mais plutôt se bouger pour aller à la rencontre de tout le monde, comme le Fils de Dieu qui est descendu des cieux pour habiter parmi nous… l’occasion de la mondialisation de l’Amour. Vénuste
La solennité de Noël – comme toutes les célébrations de l’année liturgique – nous permet de célébrer ce que nous professons du Fils unique de Dieu dans le Credo : « pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme ». La prière de l’Angélus quant à elle, le dit d’une autre façon : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ».

Des livres ont été publiés sur la question : pourquoi Dieu s’est-il fait homme (« Cur Deus homo ») ? Anselme de Canterbury s’est illustré sur ce terrain.

Pour certaines religions, l’affirmation chrétienne que Dieu puisse se faire homme, c’est tout simplement inadmissible, intolérable : que Dieu se fasse homme, c’est la déchéance ! Passe encore s’il fait semblant d’être homme, comme dans la mythologie grecque où ce n’était pas rare que les divinités prennent l’apparence humaine pour des raisons d’ailleurs pas recommandables.  

Mais dans le cas de l’Enfant de Bethléem, il ne s’agit pas de faire semblant ni de métamorphose, ni de déguisement, ni de camouflage. Il s’est fait vraiment chair réellement, en vérité.

La preuve, ou plutôt les preuves ? Il est né d’une femme et il est mort. Vraiment : pas de mise en scène, pas de comédie.
L’épître aux Philippiens, que nous lirons et méditerons pendant le Temps de Noël, mais aussi le Vendredi Saint, ne parle pas de déchéance, mais reconnaît l’anéantissement : « … ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »

Et pourquoi s’est-il fait chair ? « Pour nous les hommes et pour notre salut ».

Dans la réponse, on fait intervenir le péché dont l’homme s’est
rendu coupable dès le début de l’humanité et dont Dieu seul pouvait le sauver. Qu’en serait-il advenu si l’homme, le premier homme, n’avait pas péché ? La question est posée par des théologiens qui envisagent l’histoire de l’humanité de façon positive. Pas seulement l’histoire de l’Homme, mais aussi la relation Homme-Dieu. Déjà à la création, bien avant même le péché de l’homme, Dieu envisageait et avait fait le plan de se faire homme. Il paraît que c’est ce qui a déclenché la révolte de Satan, le « non serviam » : moi, Satan, je ne servirai pas un Dieu qui se fait homme, pas question !

Le point de vue d’envisager le plan de Dieu de se faire homme, bien avant le péché de l’homme, met plus en évidence l’amour de Dieu, un amour éternel et sans condition, un amour fidèle malgré tout. Ce point de vue veut nous présenter et nous prouver que notre Dieu Amour tient à être un Dieu proche de l’homme, même quand ce dernier se met dans de sales draps (si je peux me permettre l’expression), et justement quand l’homme a besoin d’un sauveur.
Et pourquoi alors Dieu ne déploie-t-il pas sa toute-puissance, plutôt
que d’adopter une position d’humilité et de faiblesse ? Pourquoi l’Enfant de la crèche plutôt que le Seigneur des armées, le Dieu du tonnerre et des catastrophes ? Parce que notre Dieu veut que l’homme revienne à lui, non par la peur mais par l’amour. C’est pourquoi notre Dieu, le Dieu de Jésus-Christ se fait proche, proche de tous, pas seulement solidaire des petits et des innocents, mais l’une des victimes qui portent leur croix. Un Dieu proche qui vit avec nous, qui habite avec nous. Il ne s’impose pas, mais il a le cœur et les bras ouverts, il est accessible, il ne repousse personne, au contraire il attire, il accueille… par son grand amour.

Mendiant d’amour, plutôt que le grand « juge » qui sévit et sanctionne sans états d’âme afin d’appliquer la justice dans toute sa rigueur. Notre Dieu est « le tout-puissant prisonnier », selon l’expression de l’Abbé Pierre que j’ai eu la chance rare d’écouter parler de ce sujet… Parce que Amour, Dieu s’est fait faible et vulnérable (comme en tout amour) pour avoir voulu un amour réciproque entre l’homme et lui, un amour libre (encore une fois attirer l’homme par amour plutôt que le ramener à lui par la peur, la force, la contrainte et donc la violence).

Puissions-nous, à notre tour, être proches les uns des autres… pour le salut du monde, c’est-à-dire dans l’amour, la solidarité, le bien commun, la vraie joie, le bonheur de tous… bref dans la charité chrétienne (qui est autre chose et bien plus que l’humanisme). Je le dis pour moi-même aussi pour qu’on ne raconte pas de moi cette blague : « Le curé est comme le bon Dieu, dit un paroissien, le dimanche il est inaccessible, et pendant la semaine il est invisible ! » Remarquez que justement le Dieu de la blague n’est pas le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est fait proche… jusqu’à être l’un de nous, surtout « l’un des petits qui sont les miens », comme il dit : les pauvres, les oubliés de notre monde, les étrangers, les rejetés de nos sociétés, les victimes de la jungle que sont devenus nos quartiers. « J’étais nu, tu m’as habillé, j’avais faim, tu m’as donné à manger, j’étais prisonnier tu m’as visité… » Que Noël soit l’occasion de fraterniser, d’être proche de tout un chacun sans discrimination, sans attendre celui qui viendrait vers nous, mais plutôt se bouger pour aller à la rencontre de tout le monde, comme le Fils de Dieu qui est descendu des cieux pour habiter parmi nous… l’occasion de la mondialisation de l’Amour.

Vénuste

Audace de la foi

Il en faut, de l’audace, pour entrer «en Avent». Au moment où, dans notre hémisphère Nord, le monde s’enfonce dans la nuit, au moment où le jour semble nous échapper, et avec lui tout le bien-être de l’été.
Au moment où, année après année, tous les dangers du siècle paraissent s’aggraver: violence, injustice, arrogance des puissants, délaissement des plus pauvres …
Oui il en faut, de l’enthousiasme, pour oser dire aujourd’hui notre foi en un Dieu qui n’oublie pas ses enfants de la terre, en un Dieu prétendant leur offrir le plus bel avenir, en un Dieu compromis jusqu’au bout dans son Alliance avec l’humanité.
Il faut un cœur disponible à sa miséricorde, il faut des mains ouvertes en toute humilité, il faut des yeux capables de guetter sa Lumière qui pointe à l’horizon. Il nous faut la confiance pour nous mettre en chemin, et de l’émerveillement pour voir en un bébé, semblable à tous les autres, le vrai Visage de la Tendresse.
Il nous faut l’espérance de sa Parole, la certitude d’y puiser chaque jour un signe, un appel, une force. Il nous faut guetter l’aube. Il nous faut toute l’ardeur de l’attente pour accueillir, avec douceur, Celui qui vient.

Bon temps de l’Avent

AVENT

Qu’est-ce que l’Avent?

Le peuple de Dieu a attendu plusieurs siècles pour que se réalise ce que Dieu lui avait promis : la venue d’un Sauveur pour le délivrer du péché et du malheur.
Cette attente s’est réalisée par la naissance de Jésus, Fils de Dieu, fait homme, il y a environ 2000 ans.
L’Église célèbre cette venue le jour de Noël, le 25 décembre.
Noël est précédé par un temps, celui de l’Avent, qui nous prépare et nous met dans l’attente afin de mieux accueillir celui qui vient.

Cette année, l’Avent commence le dimanche 1 décembre.

L’Avent, qui signifie ‘venue’, une période d’attente heureuse

Dieu nous donne son Fils Jésus qui vient au milieu des hommes. C’est l’Incarnation (Dieu prend chair).
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Jn 3, 16
Noël nous rappelle que Dieu vient à notre rencontre dans la simplicité même d’un petit enfant.
Donner, c’est une manière de dire ‘Je t’aime’, d’où la tradition d’échanger des cadeaux à Noël.

Noël hier, aujourd’hui et demain

Noël, c’était il y a environ deux mille ans, quand Jésus est né à Bethléem et a vécu sur la terre d’Israël.
Noël c’est aussi aujourd’hui avec l’avènement, la venue, du Christ à l’intime de chacun par l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et les sacrements dont l’eucharistie et la réconciliation (confession).
Accueillir le Christ, vivre en intimité avec lui rend heureux et donne envie de partager ce bonheur. Le Christ a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).
Noël, c’est encore l’attente de la venue du Christ dans sa gloire ainsi qu’Il l’a annoncé (Mt 25, 31- Lc 21, 27). A Noël, comme à chaque messe, l’Eglise prie pour hâter son retour en lui disant ‘Viens, Seigneur’ (1co 16,22 – Ap 22, 17-20).
Noël célèbre cette triple référence au temps que l’on retrouve dans toute liturgie.

Avec toute l’Eglise, faisons de cette attente un temps d’espérance et de joie, un temps qui nous appelle à rester éveillé à l’écoute de la Parole de Dieu pour accueillir l’amour et la miséricorde de Celui qui vient, Jésus, qui nous invite à aimer comme lui.

Avec Isaïe nous pouvons dire :

“Et ce jour-là, on dira : « Voici votre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! “

Is 25, 9

Source : Paris.catholique

Dimanche autrement

Bonjour à toutes et tous,

Vous l’aurez sans doute lu ou entendu, le Dimanche Autrement de ce dimanche offrira aux paroissiens le plaisir d’accueillir le diacre Luc Aerens avec deux comédiens de sa troupe Catécado pour une animation autour du thème “un cadeau de Dieu? chouette alors!” (en lien avec la parabole des talents).

Ce sera une petite mise en scène accrocheuse et en musique suivie d’un temps de réflexion en petits groupes dans l’église, tous âges confondus. Les comédiens animeront également l’homélie.

Comme chaque fois, tous les groupes kt sont conviés, enfants et parents (en plus des paroissiens bien sûr).  

N’hésitez pas à faire suivre le message et l’invitation à vos JEM ou aux familles dans votre entourage qui pourraient être heureuses de participer.

ANNE

Tous des Saint, tous saints

Le mois de novembre est ponctué des commémorations (la
Toussaint, les fidèles défunts, la fin d l’année liturgique, l’Avent)
qui nous incitent toutes à nous décentrer de nous-mêmes pour l’au-delà de notre humanité. Un appel vers l’ailleurs, « le tout autre »
auquel nous pensons habituellement le moins. Une opportunité pour prendre conscience que nous sommes nés d’un Dieu Saint, et que nous avons la vocation de devenir saints.

Je me rappelle une sagesse de chez moi qui dit « l’homme n’est pas vraiment humain ; c’est Dieu qui l’est véritablement ». Ceci pour dire que le sens, la vérité et l’accomplissement de l’humain se trouvent en dehors de son humanité, en Dieu qui est Saint, qui l’a créé à son image et qui l’appelle à accueillir ce destin.

Autant le dire sans ambages, nous sommes déjà saints de par notre origine divine, même si cela ne parait pas encore clairement (1Jn 3,2). La parole de Dieu (Lv 20,26 ; Mt 6,20) nous exhorte à cultiver un désir de sainteté, qui au-delà de nos sentiments individuels et collectifs d’échec, de révolte, de colère et de culpabilité, devrait
nous pousser encore toujours à faire un nouveau pas, pour toujours mieux être et mieux faire.

La sainteté est là, dans cet accueil de l’invitation du Père. Elle est possible et à notre portée. La vie sacramentaire que nous propose l’Eglise nous y aide par la grâce de l’Esprit Saint.

Allons-y donc passionnément sur le chemin de cette sainteté.
Aujourd’hui mieux que dans le passé. Chaque minute se fait précieuse. Le devenir se consomme. La fin se rapproche. La rencontre ultime se fait indéniable. L’évidence s’impose : tous du Saint, tous pour la sainteté.

Wilfried IPAKA KEBADIO