La Vidéo du Pape : les gens de la mer

La nouvelle " Vidéo du Pape " se focalise sur la vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles

Notre société dépend, probablement plus que beaucoup d’entre nous ne l’imaginent, du travail acharné des marins et de leurs familles qui doivent faire face non seulement aux dangers de la nature – tempêtes, ouragans,… – mais aussi à des menaces, comme la piraterie. Le Pape François résume très clairement l’importance du travail des marins et des pêcheurs : “Sans les marins, l’économie mondiale s’arrêterait.

" Prions pour les personnes qui travaillent et vivent du monde de la mer, parmi eux les marins, les pêcheurs et leurs familles. ”

Pape François

La vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles est excessivement dure.
Il leur arrive parfois de connaître le travail forcé ou d’être abandonnés dans des ports lointains.
Leur travail est encore compliqué par la concurrence de la pêche industrielle et par la pollution.
Sans les pêcheurs, de nombreuses régions du monde souffriraient de la faim.
Prions pour les personnes qui travaillent et vivent du monde de la mer, parmi eux les marins, les pêcheurs et leurs familles.

Le pape François dénonce la dure condition des gens de mer
À l’occasion du centenaire de l’Apostolat de la Mer/Stella Maris, la nouvelle Vidéo du Pape se focalise sur la vie des marins, des pêcheurs et de leurs familles, marquées par nombre de difficultés et de défis.

(Cité du Vatican, le 4 août 2020) – La Vidéo du Pape d’août vient de paraître, faisant connaître l’intention de prière que le Saint-Père confie à toute l’Église catholique, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape (incluant le Mouvement Eucharistique des Jeunes – MEJ). Le Saint-Père s’adresse tout particulièrement à “tous ceux qui travaillent et vivent de la mer” et nous demande de prier pour eux et pour leurs familles.

Ces dernières années, divers rapports parus dans les médias internationaux ont révélé les conditions de travail difficiles qui existent dans l’industrie maritime. Le livre Fishers and Plunderers (pêcheurs et pilleurs) – Vol, esclavage et violence en mer (2015) a révélé que les pêcheurs et les marins exercent le métier le plus dangereux au monde et sont particulièrement vulnérables à l’exploitation et aux abus. Dans des cas extrêmes, ils sont victimes de la traite et vivent dans des conditions proches de l’esclavage. L’Agence Européenne pour la Sécurité Maritime a indiqué dans un rapport qu’entre 2011 et 2020, 745 décès de marins et près de 9 000 blessés étaient à déplorer, entre autres statistiques tragiques enregistrées dans ce secteur.

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19e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Dieu nous rejoint dans les tempêtes de ce monde et dans la nuit de la foi.

Vénuste

1re 1 R 19, 9a.11-13a
Ps : 84, 9ab.10, 11-12, 13-14
2e lect. : Rm 9, 1-5
Évangile : Mt 14, 22-33

1 Rois 19, 9… 13 : Dieu se manifestait, dans l’A.T. (comme sur le Sinaï lors du don de la Loi), dans l’ouragan, le tonnerre, le tremblement de terre, le feu, bref dans des signes terrifiants. Notre Dieu ne veut pas nous faire peur, la peur de Dieu n’est pas la foi et fausse la relation avec Dieu). Elie découvre que Dieu se manifeste plutôt dans la douceur, dans le silence, dans l’intimité. Si nous cherchons Dieu dans le merveilleux et le sensationnel, nous ne le trouverons pas !

Romains 9, 1-5 : pourquoi les Juifs ont-ils rejeté Jésus le Messie alors que c’est le peuple qui avait été préparé pour le recevoir et le présenter aux autres nations ? Tout le peuple d’Israël aurait dû se convertir avec ses chefs et ses institutions.
Paul exprime ici avec amertume sa grande déception devant le refus de croire, opposé par ses frères de race… mais il garde espoir.

Matthieu 14, 22-23 : après nous avoir nourri, Jésus nous renvoie. Invitation à la liberté adulte, à traverser la mer du monde ensemble en « équipage ». Invitation à la confiance en Jésus dont le silence n’est pas absence : lorsque la vie nous secoue par toutes sortes de tempêtes, Jésus nous tend une main secourable, il vient au secours de l’humanité qui autrement s’enfoncerait dans les flots du mal et de la mort. N’ayons pas peur d’avoir peur, ni de douter, mais que notre peur et notre doute deviennent prière : « Seigneur, sauve-moi ! … Seigneur, augmente en moi la foi ! »

Jésus vient de donner la Cène, le repas du soir, en multipliant les cinq pains et les deux poissons.
Nous pouvons nous imaginer l’émotion de la foule qui va l’acclamer (dans un récit parallèle, il est dit qu’on veut le faire roi). Mais Jésus n’est pas homme à se laisser griser par le succès : il ne va pas faire le bain de foule et signer des autographes ; il oblige les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant que lui-même congédie les foules. Jésus a voulu gérer lui-même une certaine exaltation qui a suivi le miracle des pains, encore une fois pour ne pas être pris pour un messie terrestre (un boulanger qui nourrit gratis). Peut-être que même les disciples étaient survoltés : il fallait qu’ils passent sur l’autre rive pour purifier leur foi. Jésus leur a permis de discuter entre eux en son absence.

Passer à l’autre rive ! Faire du progrès spirituel, ne pas rester à ce que nous savons ou croyons savoir, accepter de traverser nos doutes, nos turbulences intérieures, faire face à notre fragilité et à notre foi vacillante… sous la conduite de l’Esprit et de la Parole.

Au lieu de savourer l’instant magique, Jésus tient à être seul, dans la prière, toute la nuit. Il fait l’ascension de la montagne pour prier à l’écart. Nous savons que, chez l’évangéliste Matthieu, la montagne, sans précision géographique, est le lieu de la rencontre, de la proximité avec Dieu (lieu du sermon sur la montagne, de la transfiguration, de l’Ascension). Il est à noter le contraste entre le calme sur la montagne où se tient Jésus et la mer particulièrement déchaînée où se démènent les disciples toute la nuit, car ce n’est que vers la fin de la nuit que Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.

Homélie de Vénuste :

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu , il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent :
« C’est un
fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonnemoi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Méditation du Père Jean :

Prière universelle

1. Seigneur, « la barque de saint Pierre », ton Église, traverse des
tempêtes. Vois ses difficultés et ses obscurités, les persécutions qu’elle subit mais aussi ses propres infidélités ou scandales. Ne la laisse pas sans ton secours et apporte-lui le souffle qui lui permettra de témoigner de ton
amour et de ton aide indéfectible pour tous les vivants.

Seigneur, nous Te prions.

2. Seigneur, la terre, notre maison commune, subit ouragan, tremblement de terre, feu, pandémie…

Ouvre les yeux et le cœur de nos décideurs pour qu’ils choisissent de partager équitablement les ressources naturelles et de protéger la vie ; qu’ils n’abandonnent jamais les personnes les plus vulnérables et les plus menacées.

Seigneur, nous Te prions.

3. Seigneur, nombreux sont nos frères qui souffrent de maladie, de pauvreté, de solitude, d’indifférence. Nous Te prions également pour les migrants qui risquent les dangers de la mer pour fuir la misère ou les violences. Apporte-leur le soutien de ton amour à travers une main secourable,un sourire bienveillant, une aide bienfaisante.

Seigneur, nous Te prions.

4. Seigneur, notre communauté cherche ton visage et son chemin vers Toi. Éclaire-nous sur ta volonté et ton désir pour que nous devenions le signe de ton amour dans notre société et dans notre monde. Fais qu’en ces mois d’été, nous sachions goûter le silence, la prière, l’écoute de ta Parole.

Seigneur, nous Te prions.

17e dimanche du temps ordinaire

Là où est ton trésor, là est ton cœur !

Vénuste

1re lect. : 1 R 3, 5.7-12
Ps : 118, 57.72, 76-77, 127-128, 129-130
2e lect. : Rm 8, 28-30
Évangile : Mt 13, 44-52 (ou brève : 44-46)

 

Matthieu 28, 16-20 : trois autres paraboles qui parlent du Royaume. Qu’est-ce qui peut être plus précieux que l’amitié avec Dieu ? L’important n’est pas de la trouver, par hasard comme le trésor caché dans le champ ou après une recherche assidue comme la perle de grande valeur : l’important c’est de vendre tout ce qu’on possède, de tout donner jusqu’à sa propre vie pour l’acquérir.

La série des sept paraboles se conclue ici avec trois autres. Le Royaume de Dieu est ce qu’il y a de plus précieux, d’inestimable. Jésus nous le fait comprendre par des paraboles qui sont comme des contes de fée qui finissent toujours en décrivant des gens comblés de richesses et de bonheur.

Ainsi un homme qui découvre un trésor caché dans un champ. A l’époque où il n’y avait pas de coffres de banque, on mettait sa richesse en sécurité par exemple en l’enfouissant dans le sol, dans une cruche qu’on cachait dans un champ. Il est bien clair, dans la parabole, que l’homme qui trouve le trésor n’est pas le propriétaire du champ ; c’est un ouvrier qui est payé pour retourner la terre de son patron. Il tombe sur le trésor par un pur hasard. Il le cache de nouveau, vend tout ce qu’il possède pour acheter le champ et avoir droit ainsi à ce qui se trouve dans le champ. On peut discuter de son honnêteté, mais n’oublions pas que dans la parabole, ce qui importe c’est la « pointe ». Ce que Jésus veut nous faire constater pour en suivre l’exemple, c’est la joie qui envahit le cœur de l’homme qui trouve le gros lot, surtout son empressement à tout vendre pour acheter le champ et acquérir le titre de propriétaire. Il a décidé très vite, il a agi très vite… dans la joie. Il n’a pas hésité pour tout, tout, vendre (pas un peu).

Dans la deuxième parabole, ce n’est plus par pur hasard que l’homme trouve le bien le plus précieux. Il s’agit d’un négociant qui, sa vie durant, recherche des perles rares, qui sait les évaluer et en apprécier la valeur. Sitôt qu’il trouve la plus fine, lui aussi décide vite de tout vendre pour acquérir la perle qui vaut plus que tout ce qu’il a eu en main jusque là (une aubaine au-delà de toute espérance). Mais lui, il a fait une recherche longue et tenace, il savait (plus ou moins) ce qu’il cherchait. Désormais, il tient l’objet de sa recherche : dès lors, il faut tout de suite tout vendre pour l’acquérir.

Homélie de Vénuste :

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète ce champ »Ou encore : « Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète la perle »« Le Royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il  à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents »

Voilà trois paraboles qu’il faut écouter avec foi en Jésus dont nous croyons qu’il vient nous révéler qui est Dieu pour nous et nous pour lui. Alors nous pouvons voir ce qu’il veut nous dire, et pour cela notre cœur doit être attentif et plein d’attente de cette bonne nouvelle. Par trois fois Jésus nous parle du Royaume des Cieux ou autrement dit ‘comment Dieu règne’ : Il ne règne pas à la façon des hommes qui croient que régner est dominer, écraser, mais pour lui dominer c’est être proche des hommes, se mettre à leur service. Ce Royaume par trois fois il nous dit qu’il est semblable : les trois petites histoires nous révéleront comment nous sommes concernés par sa façon de régner, puisque nous sommes faits à son image et ressemblance.

Méditation du Père Jean :

Prière universelle

1. Prions pour notre Église, qu’elle soit en ces temps difficiles, le reflet sans exclusive de l’amour de Dieu pour tous ses enfants. Et que nous, ses membres, par notre façon de nous comporter et de réagir face à la pandémie, soyons les témoins de cet amour.

Prions le Seigneur.

2. Prions pour les responsables politiques de notre monde et de notre pays en particulier. Que le Seigneur les aide à prendre les décisions, nécessaires et adéquates, afin de guider les citoyens dont ils ont la charge et, avec eux, revenir à une société fraternelle et viable pour chacun.

Prions le Seigneur.

3. Prions pour les plus démunis, les plus fragiles de nos sociétés. Que le
Seigneur mette sur leur route celui ou celle qui pourra leur rendre courage et espoir. Prions aussi pour les chercheurs qui s’efforcent de trouver le vaccin qui pourra mettre fin aux ravages de la pandémie et ainsi sauver un grand nombre de vies. Que le Seigneur les aide dans leur combat.

Prions le Seigneur.

4. Prions pour notre communauté, que l’Esprit Saint nous aide à mettre à profit ces jours parfois difficiles pour rentrer en
nous-mêmes et réfléchir à nos priorités, à l’importance que nous accordons, bien souvent, à la matérialité des choses, et à ce
que le Seigneur attend et espère de nous.

Prions le Seigneur.

Dimanche 26 juillet sur FR2 « Le Jour du Seigneur et « La Une »

17e dimanche du Temps Ordinaire A depuis la Chapelle Sainte-Thérèse à Paris 16e

Prédicateur: Frère Camille de Belloy, dominicain

La peinture intuitive

Hommage aux victimes du covid-19 et aux métiers de première ligne le 21 juillet

Un hommage sera rendu, ce 21 juillet, aux malades et victimes du covid-19, à leurs familles ainsi qu’aux personnes âgées ainsi qu'aux métiers de première ligne, a annoncé la Première ministre, Sophie Wilmès, mercredi, à l'issue de la réunion du Conseil national de Sécurité (CNS).

L’hymne (Te Deum laudamus – Dieu, nous te louons) est chanté en deux occasions en Belgique : le et à la fête du Roi. Cette année, en raison de la crise sanitaire que nous traversons, le Te Deum à l’occasion de la Fête nationale rendra honneur aux victimes de la pandémie de coronavirus.

La famille royale sera présente en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles. Comme partout dans le pays, les personnes rassemblées entendront le bel hymne du 21 juillet, avec un accent spécifique. À la demande du Palais, le Te Deum de cette année rendra honneur aux victimes de la pandémie de coronavirus en commençant par trois minutes de silence. Le ministère de l’intérieur a aussi demandé qu’à 10 heures précises, les églises fassent sonner les cloches durant trois minutes en hommage aux victimes du Covid-19.

La suite du programme de cette journée sera également modifiée par rapport à un 21 juillet habituel. Le Palais informe en effet : « exceptionnellement cette année, la traditionnelle parade militaire n’aura pas lieu. » Une cérémonie aura lieu sur la place des Palais à Bruxelles en présence des différents membres de la famille royale. Cette cérémonie s’articulera autour de deux thèmes : un hommage aux héros de la crise COVID-19 et le 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Plus tard dans la journée, le Roi, la Reine et leurs quatre enfants ont prévu de se rendre dans deux maisons de repos et de soins. Les personnes convalescentes, ou atteintes de démences, ont été lourdement affectées par la période de confinement que la Belgique a connu au printemps.

Source : 

AF dB (sur base de Sipi, la Libre, monarchie.be)

 
 

16ième dimanche ordinaire

Ivraie ou bon grain, qui es-tu ?

Vénuste

Le Tout-Miséricordieux. De la première lecture à l’évangile, et en passant par le psaume, il est question d’un Dieu dont l’amour et la puissance se manifestent à leur mieux par une patience et une miséricorde infinies envers tous.

1re lect. : Sg 12, 13.16-19
Ps : 85, 5-6, 9ab-10, 15-16ab
2e lect. : Rm 8, 26-27
Évangile : Mt 13, 24-43 (ou brève : 24-30)

 

Matthieu 13, 24-43 : trois autres paraboles qui parlent du Royaume. Une force interne irrésistible, quoique invisible et insignifiante pour les humains, travaille lentement mais sûrement à l’avènement du Royaume, elle triomphera du mal qui lutte pour la contrecarrer. Il faut la patience de Dieu pour un résultat si éclatant, nous avons à lui faire confiance : même l’ivraie peut devenir du bon blé. Car Dieu veut la conversion du pécheur, il lui accorde le temps qu’il faut. Nous n’avons donc pas à chercher à « purifier » le monde de ceux que nous avons classé « méchants » : le jugement n’appartient qu’à Dieu seul, car nous pouvons prendre le blé pour l’ivraie et inversement, autant les laisser croître ensemble.

Dimanche dernier, nous avons médité la parabole du semeur qui parlait de la qualité du terrain où la semence de la Parole de Jésus est semée et exhortait à nous débarrasser des ronces, des épines et de la pierre. Aujourd’hui nous avons trois autres paraboles dont deux inspirées du monde agricole encore une fois, et dont une est expliquée par Jésus lui-même au cours d’un approfondissement « à la maison », à l’adresse de ceux qui cherchent à comprendre davantage (comme quoi il y a une première annonce aux foules – kérygme – à la volée, mais ensuite une catéchèse pour ceux qui veulent entrer plus en profondeur).

Dans la première des trois paraboles, il s’agit d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ de blé. Mais il a un ennemi décidé à compromettre la moisson, qui se cache pour accomplir ses méfaits et, de nuit, semer de l’ivraie (le terme grec pour traduire l’ivraie, a donné en français le mot zizanie). Les serviteurs du maître qui connaissent bien l’ivraie et qui ont sarclé en temps opportun (la pratique agricole veut qu’on soit souvent dans le champ à la chasse de mauvaises herbes), vont la remarquer au moment où la tige produit l’épi. Ils proposent à leur maître d’arracher l’ivraie tout de suite (c’est ainsi qu’on fait habituellement), mais celui-ci a sa méthode et ses convictions : les laisser pousser ensemble, de peur qu’en enlevant l’ivraie, on n’arrache aussi le blé (ils se ressemblent fort) ; après tout, la moisson se fera et à ce moment on pourra les séparer. La parabole du semeur montrait Dieu déjà déraisonnable selon la soi-disant sagesse humaine ! Mais en voulant écarter un pécheur, ne risque-t-on pas d’arracher un fils de Dieu ? Il arrive que pour être sûr d’avoir atteint tous les coupables, des innocents soient sacrifiés en même temps.

Dans la Bible, la moisson signifie le jugement dernier. Mais ici la pointe de la parabole est sur la phrase : laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson. Parce que nos méthodes, à nous les humains, sont expéditives, radicales et impitoyables, nos jugements sans appel : nous avons vite fait de coller des étiquettes aux « mauvais », nous nous donnons la noble mission de les éliminer puisque Dieu ne s’en charge pas (le djihadiste se croit en mission de tuer aveuglément et abondamment pour « venger » Dieu). Malheureusement nous voulons toujours enlever la paille dans l’œil du prochain avant d’avoir enlevé la poutre qui est dans le nôtre ! Et c’est ainsi que nous sommes aveuglés, nous manquons de discernement et nous arrachons le blé en croyant enlever l’ivraie. Nous voulons purifier le temple, le monde et l’Eglise. Nous voulons une communauté de « purs » (le mot « pharisien » signifie le pur ; de même « cathare »). Jean Baptiste avait prédit un Messie de cette trempe (« la hache est déjà à la cognée de l’arbre », disait-il), et quand il verra que Jésus fait bon accueil aux pécheurs (au lieu de les exclure impitoyablement comme faisaient les chefs religieux), il enverra des messagers lui demander si c’est bien lui le Messie attendu. Les Zélotes se croyaient autorisés d’utiliser les grands moyens, même la violence… comme plus tard l’inquisition, les croisades, les excommunications, la chasse aux sorcières, ou tout terrorisme (fanatisme) qui manipule la religion. Vous avez certainement déjà reçu, à partir des lieux d’apparitions, des messages pleins de menaces incroyables pour ceux qui ne croient pas aux apparitions et à leurs « révélations ».

Homélie de Vénuste :

Méditation du Père Jean :

  Dieu de patience et de miséricorde,
                        tu as semé en nous quelque chose que l’œil ne peut voir.
                Nous te rendons grâce d’être ainsi à l’œuvre dans notre existence.
                Fais grandir en nos cœurs la foi en la puissance cachée de ta Parole,
                        au travail invisible de ton Esprit.
                Que la semence du Royaume soit plus forte en nous que toute herbe mauvaise.
                Exauce-nous par Jésus-Christ
                        en qui tu nous aimes pour les siècles des siècles. Amen !

Le Pape François appelle à prier pour nos familles

En juillet, prions pour que les familles d’aujourd’hui soient accompagnées avec amour, respect et conseil

Dans une nouvelle Vidéo du Pape, le Saint-Père insiste sur les moments difficiles que traversent les familles aujourd’hui, marquées par le stress d’un monde en crise, et demande
qu’elles soient “accompagnées avec amour, respect et conseil”.


(Cité du Vatican, 2 juillet 2020) – La Vidéo du Pape du mois de juillet vient d’être publiée, faisant connaître l’intention de prière que le Saint-Père confie au Réseau Mondial de Prière du Pape (incluant le Mouvement Eucharistique des Jeunes – MEJ). Il met à l’honneur les familles, qui ont besoin d’être protégées en ces temps difficiles. Avec ce souci à l’esprit, François demande que les États les protègent et que « dans le monde d’aujourd’hui, elles soient accompagnées avec amour, respect et conseil ».

Les réalités familiales aujourd’hui sont différentes d’avant. Immergées dans une culture où le temps est compté, où l’excès de travail empêche parfois de créer un espace de coexistence et où
la connexion numérique déplace, dans certains cas, les liens affectifs, de nombreuses familles se sentent seules et souffrent en silence. En ces temps de crise, où nous continuons à voir les
conséquences socio-économiques de la pandémie – comme la perte d’un emploi ou la difficulté de payer un logement – il devient encore plus évident que ni les individus ni la société ne peuvent se
passer des familles. C’est pourquoi les États doivent promouvoir des politiques qui les entourent et les protègent.

La Vidéo du Pape ce mois-ci souligne que la famille « est confrontée à de nombreux dangers ». Il ajoute également les questions fondamentales qui touchent à la vie quotidienne : « Les parents oublient parfois de jouer avec leurs enfants ». C’est pourquoi François insiste sur la nécessité pour l’Eglise « d’encourager les familles et d’être à leur côté afin qu’elles découvrent des chemins leur permettant de surmonter toutes ces difficultés. »

P. Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape fait observer : « Nous savons que dans de nombreuses régions du monde, les effets de la pandémie
se font encore sentir. De nombreuses familles sont dans le besoin et dans l’incertitude quant à leur emploi actuel et futur. Face à tous les maux et maladies de notre monde, comment ces familles
sont-elles accompagnées ? Le Pape rappelle que « la famille est le fondement de la société et la structure la plus adéquate pour garantir aux personnes le bien intégral nécessaire à leur développement permanent ». Dans son dernier appel aux États pour qu’ils les protègent, il souligne une fois de plus que la famille n’est pas seulement une affaire privée, mais un fait de société.
En
cette période, les familles ont besoin d’être soutenues, affermies, “accompagnées avec amour, respect et conseil”. Prier pour cette intention nous pousse à nous rendre proche au service de nos familles, en soutenant les associations qui les aident à faire face à leurs défis, car la prière véritable s’incarne dans nos vies. En ce mois de juillet, consacrons chaque jour du temps libre à nos familles ; chacun sait concrètement ce que cela veut dire ».

Communiqué de presse

15ième dimanche ordinaire

1re lect. : Is 55, 10-11
Ps : 64, 10abcd, 10e-11, 12-13, 14
2e lect. : Rm 8, 18-23
Évangile : Mt 13, 1-23 (ou bien : 1-9)

Matthieu 13, 1-23 :  Jésus nous fait découvrir le Royaume de Dieu par le langage des paraboles. La parabole du semeur met en évidence l’initiative de Dieu qui sème généreusement partout, même là où la graine ne produira rien : à l’homme de refuser ou d’accueillir la Parole semée. Il ne faut pas croire que Dieu la réserve à une élite d’initiés, au contraire il se plaint du manque de foi du peuple qui voit sans voir, qui entend sans entendre et refuse la conversion. Cependant, la Parole portera ses fruits malgré les oppositions : le rendement est excellent, malgré les défauts du terrain et les pertes à déplorer, malgré le rejet pur et simple de l’homme ou son enthousiasme éphémère.

Nous poursuivons la lecture continue de l’évangile selon St Matthieu. Nous arrivons à une étape où Jésus livre son enseignement à travers un langage particulier : les paraboles. Matthieu aligne sept paraboles l’une après l’autre. La parabole du semeur que nous écoutons ce dimanche, Jésus a pris la peine de la décoder pour nous, tout comme il prend la peine de dire pourquoi il parle en paraboles : amener à se convertir ceux qui veulent bien entendre. Le contexte, comme dimanche dernier, est que Jésus essuie un gros échec auprès des grands, mais il continue à semer la parole et il voit même beaucoup de réussite là où le raisonneur verrait un gaspillage, un travail inutile. Dieu est un semeur peu raisonnable ! Et pourtant…

Il ne faut donc pas se tromper sur la citation du prophète Isaïe. Jésus parle aux foules en paraboles. Le soir dans l’intimité, ses apôtres et disciples reçoivent un complément d’explications. On croirait que Dieu se choisit des privilégiés, des initiés qui ont accès à un enseignement ésotérique, tandis qu’il endurcit le cœur des autres… Dieu ne fait pas de différence entre ses enfants, seulement il y en a qui ont des oreilles pour écouter, des yeux pour voir, un cœur pour se convertir… et d’autres non. La vérité de Dieu ne se dévoile que dans l’intimité et la confiance ; la Parole de Dieu reste hermétique et inaudible pour celui qui veut la comprendre en dehors de la foi. Il s’agit de cœurs disposés à écouter ou au contraire de cœurs qui se ferment. Dimanche dernier, Jésus exultait de voir les humbles accueillir sa parole, celle-ci restant cachée pour les savants. Les sages peuvent devenir humbles, question de patience et de volonté.

Homélie de Vénuste :

14e dimanche du temps ordinaire

Trouver, dans la vie, des raisons de rendre grâces.

Vénuste

1re lect. : Za 9, 9-10
Ps : 144, 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14
2e lect. : Rm 8, 9.11-13
Évangile : Mt 11, 25-30

 

(Mt 11, 25-30) : modèle de prière pour les chrétiens. Jésus nous apprend comment nommer Dieu et lui rendre grâce, comment trouver le repos dans nos assemblées dominicales. Jésus propose (sans imposer) la vie qu’il veut partager avec nous, qui n’est pas un fardeau écrasant : sa parole d’amour est propre à décupler les forces. Révélation loin d’une connaissance cérébrale : elle touche « les tout-petits » qui ne sont pas barricadés dans leurs connaissances, mais ouverts à
la vie, à l’émerveillement.

Jésus priait souvent, en intimité avec le Père. Ce n’est pas souvent que l’Evangile nous donne le contenu de sa prière. Les rares fois que nous savons ce qu’il a dit dans sa prière, c’est par exemple quand il enseignait le Notre Père, ou encore lors de la prière sacerdotale après la Cène. Ou ici où nous avons un modèle de prière : si nous cherchons à savoir comment prier, voici une leçon du Maître à appliquer dans la
prière individuelle et dans la liturgie communautaire. La prière de Jésus est une prière de louange. La prière juive est essentiellement louange et action de grâces, même quand ils veulent demander quelque chose à Dieu, les Juifs tournent la demande en louange (p.e. béni sois-tu de nous accorder…).

Ce qu’il faut souligner dans l’évangile d’aujourd’hui, c’est le fait que le contexte n’était pas à
l’exultation : Jésus venait d’essuyer de gros échecs dans sa mission, les pharisiens et les scribes l’ont carrément rejeté. Mais il ne sombre pas dans la déception et le découragement. Il se réjouit de voir venir à lui les malades, les handicapés (c’est dur à admettre mais le moindre handicap éloignait de la synagogue et du temple, de la prière du peuple de Dieu, et donc de la religion), les découragés, les éprouvés, les pauvres, les publicains, les prostituées, les sans diplômes, les rejetés de la société, les enfants… ceux-là que les chefs religieux méprisaient parce qu’ils ne pratiquaient pas scrupuleusement la loi. Tout ce « petit monde » retrouve leur dignité et leur espérance auprès de Jésus, s’ouvre à son enseignement et à son salut. On les oppressait sous une religion tatillonne de prescriptions pesantes, Jésus les libère par une loi d’amour, plus exigeante mais plus intérieure, loi qui est joie et liberté, car l’amour demande l’effort sans écraser, elle donne des ailes et les forces s’en trouvent décuplées. Les rabbins parlaient de la loi comme d’un joug, le Christ ne rejette pas le mot, mais son joug est léger. Le joug, c’est cet attirail que les bœufs de labour portent sur la nuque. Le joug se porte à deux (le mot est présent dans « conjugal » pour dire que la vie conjugale est un joug que les partenaires portent à deux, le bonheur conjugal étant justement d’être à deux pour porter joies et épreuves) : il faut mettre les forces ensemble pour tirer au même rythme, dans le même sens, pour le même but. C’est cette image que Jésus utilise pour dire qu’il partage nos misères : il n’éloigne pas de nous la condition humaine et ses malheurs, il ne nous dispense pas de la souffrance (ce que nous demandons toujours dans la prière), mais il n’est pas indifférent à notre sort puisqu’il vient porter la croix avec nous, il se charge même de nos fautes et de notre mort. C’est merveilleux de découvrir que quelqu’un nous aide à porter l’existence, que quelqu’un nous porte, comme le dit la parabole du brésilien Adémas De Borros. Sur lui nous pouvons déposer tout ce qui nous pèse et grâce à lui trouver le repos. Joug qui est liberté et repos.

Homélie de Vénuste :

Méditation du Père Jean :

« Je t’exalte ô roi mon Dieu », chante le psaume. Donne à tous tes amis, Jésus, la joie de te louer en tout temps et toute circonstance. Ainsi nos proches sauront que tu es le Seigneur de la vie. Seigneur nous te prions.

« Voici ton roi qui vient à toi … il est pauvre », nous affirme le prophète Zacharie. Merci Seigneur de nous donner de te reconnaitre vivant aujourd’hui avec les plus pauvres qui sont au milieu de nous ; viens en aide, en particulier, à tous les « sans papiers », dont les conditions de vie sont inhumaines. Seigneur nous te prions.

« Venez à moi », crie Jésus. Donne à ton Eglise de transmettre ton appel à tout homme ; que ton Esprit Saint fasse de tous les chrétiens, par la vérité de leur vie et par l’audace de leurs paroles, des porteurs de ta bonne nouvelle. Seigneur nous te prions.

Nous te prions, Seigneur, pour les jeunes. Avec la pandémie et la crise économique qui menace, leur avenir semble sombre. Que ton Esprit Saint leur donne la force d’aller de l’avant avec courage et confiance. Seigneur nous te prions.

Vidéo pastorale et lettre des Evêques de Belgique

« Une espérance à offrir »

Tel est l’intitulé de la lettre et de la vidéo publiées par les Evêques de Belgique, ce 29 juin, Fête des Saints Pierre et Paul.

Les responsables de l’Église catholique de notre pays posent un regard rétrospectif sur la pandémie de coronavirus. Ils soulèvent également des questions importantes qui se posent à chacun de nous.

Les semaines que nous venons de vivre ont été historiques. A beaucoup d’égards, elles furent aussi éprouvantes. Bien des personnes, des familles et des communautés ont été durement atteintes, que ce soit par le deuil, la maladie, la perte d’un emploi, l’isolement. Nous pensons d’abord à elles, et tenons à leur exprimer toute notre compassion.

Ce temps de confinement nous a aussi permis à tous d’observer de nombreux gestes de solidarité. Tant de gens ont donné de leur temps, de leurs talents. De voisins ou de parfaits inconnus, ils se sont fait le prochain. Nous croyons que Dieu n’a pas été absent : malgré les moments d’obscurité, nous avons pu percevoir sa proximité et sa Pâque plus forte que les ténèbres. Nous rendons grâce pour ces nombreux signes de l’Esprit à l’œuvre.

Pour les chrétiens, l’impossibilité de vivre les sacrements et de se retrouver en communauté a constitué une véritable épreuve. Être éloignés de nos frères et sœurs nous a coûté. Nous tenons à vous
remercier très vivement d’avoir pris soin de respecter les lourdes règles qui nous étaient imposées. C’est avec prudence, mais avec une joie profonde, que nous pouvons, depuis quelques semaines,
goûter à nouveau à la communion communautaire « en présentiel ».

Loin de nous immobiliser, ce temps de confinement nous a aussi permis de faire preuve d’une créativité nouvelle. Dans tant de paroisses, d’unités pastorales, de communautés, des baptisés se sont levés, se sont mis ensemble, ont pris des initiatives. Parfois de façon très humble, dans l’urgence, vous avez inventé de nouvelles manières de faire Eglise. Nous avons été touchés par ces gestes de sollicitude, ces services concrets, cette inventivité pastorale. Sans doute avons-nous aussi découvert – ou redécouvert – certaines dimensions que la routine risque parfois de nous faire oublier : l’écoute des autres et de la Parole, la prière personnelle ou familiale, l’importance d’un rythme de vie apaisé pour la réflexion, la relecture, le dialogue. Parallèlement, nous avons ressenti en creux combien nous étaient essentielles la rencontre, l’affection, l’entraide, la communion entre nous et avec Dieu. Nous vous encourageons à demeurer en éveil, à ne pas cesser de rester créatifs. Ensemble, continuons à rendre nos communautés plus belles parce que plus fraternelles, plus sensibles aux blessures de chacun et aux soifs de ce monde. Continuons de soigner nos célébrations pour qu’elles soient sources d’intériorité et d’engagement.

Voilà que demain pointe déjà le jour. Le monde d’après sera-t-il différent du monde d’hier ? Là où il se trouve, chacun a en tout cas le pouvoir de le rendre meilleur. L’épreuve nous a d’ailleurs permis
d’identifier quelques défis majeurs pour notre temps. Comment apporter notre soutien aux victimes d’une crise sociale dont nous commençons seulement à percevoir les effets ? En particulier, comment accompagner les jeunes et nous montrer solidaires des personnes âgées, si souvent frappées par la solitude ? Comment offrir une place à ceux que notre société tend à laisser de côté
ou aux portes de nos frontières ? Comment donner considération et dignité à ceux qui travaillent au service de tous, trop souvent dans la précarité ? Comment chercher du sens et cultiver l’espérance face aux incertitudes ? Comment accueillir et respecter la vulnérabilité de nos vies ? Comment nous engager face à l’immensité des défis écologiques, sociaux, économiques ?

Sur aucune de ces questions, nous n’avons de formule magique. Mais nous pouvons puiser dans notre foi et nos partages communautaires des ressources pour discerner, et pour agir aux côtés des autres individus et groupes de notre société. Nous invitons les communautés chrétiennes à s’engager, d’un même élan, dans le cœur de Dieu et au cœur du monde. Nous y sommes envoyés par le Christ, par notre baptême. Confronté à cette pandémie, ce monde, capable de grande générosité, est aussi en
proie au doute. Offrons-lui notre solidarité, notre espérance et la joie de l’Evangile.

Que cet été soit un temps propice pour nous reposer et nous connecter à l’essentiel. Qu’il nous offre aussi l’occasion de rechercher activement le désir que Dieu a pour chacun de nous, pour Son Eglise et pour notre monde.

En profonde communion avec vous,

Vos Evêques.
25 juin 2020