Homélies du dimanche

Savoir accueillir et servir les autres avec un cœur d’enfant

floral-vector-element_300

Le Christ pour boussole

Dimanche 23 septembre 2018 : 25e dimanche du temps ordinaire

Jalousies, rivalités, convoitises, conflits, guerres : notre époque n’a rien inventé, rien de nouveau sous le soleil ! Nous savons que ces maux nous menacent toujours. À l’intérieur même des familles et des communautés, ils peuvent anéantir
l’amour, briser les relations amicales et fraternelles, rappelle le pape François dans Amoris Laetitia . La menace est à la fois intime et sociale : en chacun et entre les hommes. Les plus proches de Jésus en font l’expérience au cœur du grand
désarroi déclenché par une annonce incompréhensible. Observons et imaginons : démunis, déboussolés, les disciples sont en état de grande vulnérabilité et ils cèdent à des préoccupations bien humaines, se recentrent sur eux-mêmes. Sans doute cherchent-ils du sens ou sont-ils en quête de réconfort. Dans l’incertitude et l’angoisse, imaginer connaître sa place peut rassurer. Mais le conflit guette — « qui sera le plus grand ? ». Les rivalités reviennent en force lorsqu’on n’est plus « axé sur Dieu qui aime et qui soutient » (Gaudete et Exsultate , 112). Conserver l’axe de sa vie, garder le Christ pour boussole, c’est en définitive croire qu’il interviendra pour nous, ou plutôt croire qu’il est déjà intervenu pour nous. Celui qui croit ainsi est en chemin de sainteté, dont le pape François décrit les caractéristiques pour le monde actuel en termes de béatitudes. Nous les retrouvons dans les textes de ce dimanche, énoncées comme des fruits de sagesse : douceur et patience, miséricorde, justice, paix. C’est avec et dans le Christ mort et ressuscité que le chrétien s’équipe pour demeurer « axé » sur Jésus Christ. Sa Pâque est le passage par lequel il intervient pour nous et nous confère et douceur pour nous transformer en artisan de sa paix.

Source : Marie-Dominique Trébuchet, directrice de l’IER (Institut catholique de Paris)

Téléchargez la liturgie de ce dimanche


Vous trouverez dans cette rubrique plusieurs liens qui vous dirigeront vers l’ homélie de ce dimanche.

Elles vous permettront de prolonger l’évangile dans sa compréhension. Pour ceux et celles qui ne peuvent se déplacer à la messe, elles restent un lien fort entre la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans notre vie de tous les jours.

Homélies Année « B » (2017-2018) : de VénusteJean Compazieu – Charles-André Sohierdes messes radio et TVEvangeli.net

« Si toute souffrance porte sa part de mystère, celle du juste que l’on persécute et, a fortiori, celle du Fils de l’homme, soulèvent une foule de questions. Le juste de la première lecture, du psaume et de l’évangile, gardent toute la certitude que Dieu les délivrera. »

Marc 9, 30-37 :

« pour la seconde fois, Jésus annonce sa passion. Or ses disciples croient encore qu’il sera puissant et qu’il va leur donner des places juteuses. Ils se disputent : à qui la meilleure place ! Jésus les rappelle à l’ordre : le premier, c’est celui qui sert avec un cœur d’enfant. ».

 


L’homélie consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omettra que pour un motif grave.

L’homélie est donnée juste après la lecture des textes bibliques du jour (en clôture de la liturgie de la Parole). Elle est suivie d’un bref temps de recueillement, avant le Credo (s’il y a lieu), et la poursuite de la célébration (par la liturgie eucharistique).

Le pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique postsynodale Sacramentum Caritatis, dit à propos de l’homélie (n° 46) :

« En relation avec l’importance de la Parole de Dieu, il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’homélie. En effet, elle « fait partie de l’action liturgique » (139) ; elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C’est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l’homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture » (140). On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l’homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l’Église (142). Que l’on garde donc présent à l’esprit le but catéchétique et exhortatif de l’homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l’année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l’Église catholique et dans le récent Abrégé : la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne (143). »

 

Save

Save

Save

Save

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer