Homélies du dimanche

« Connaissez-vous les « anawim » ? Les pauvres de Yahvé, ceux qui ne comptent que sur Dieu seul… »

Vénuste
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Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres

Dimanche 11 novembre 2018 :

32e dimanche dans l’année B

(Marc 12, 38-44)

les commentaires de la Loi de Moïse avaient grossi le chiffre des prescriptions légales, de sorte qu’on dénombrait plus de 613 commandements. Dès lors, on se préoccupait d’établir une hiérarchie : quel est le premier de tous ces nombreux commandements. Jésus indique le double commandement parce que les deux sont indissociables : aimer Dieu de toute sa personne et aimer le prochain comme on s’aime soi-même. On ne peut pas aimer Dieu sans aimer l’homme, on ne peut pas aimer l’homme sans aimer Dieu. Ce ne peut pas être l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre.

il n’y a que Jésus pour remarquer cette femme dont la pauvreté reflète et aggrave sa condition de veuve (donc sans défense, sans héritage), seul à remarquer que discrètement, elle met deux piécettes dans le tronc du temple. Elle n’a pas compté, elle a tout donné, tout ce qu’elle a pour vivre (pas comme les riches qui comptent pour ne donner, de façon ostentatoire, qu’un tout petit peu de leur superflu). Elle a donné plus que tout le monde, non pas en quantité, mais en générosité, de bon cœur.


Vous trouverez dans cette rubrique plusieurs liens qui vous dirigeront vers l’ homélie de ce dimanche.

Elles vous permettront de prolonger l’évangile dans sa compréhension. Pour ceux et celles qui ne peuvent se déplacer à la messe, elles restent un lien fort entre la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans notre vie de tous les jours.

Homélies Année « B » (2017-2018)  : de Vénuste –  Charles-André Sohierdes messes radio et TVEvangeli.net  – Dimanche dans la ville

Marc 12, 38-44

« L’aumône et l’hospitalité sont des valeurs prescrites aussi bien dans la Torah que dans l’Évangile. Elles se mesurent par la sincérité du don et de l’accueil, et non par les sommes d’argent investies et les ressources déployées ».

Pour les lectures de la messe : cliquez ici

Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

 


L’homélie consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omettra que pour un motif grave.

L’homélie est donnée juste après la lecture des textes bibliques du jour (en clôture de la liturgie de la Parole). Elle est suivie d’un bref temps de recueillement, avant le Credo (s’il y a lieu), et la poursuite de la célébration (par la liturgie eucharistique).

Le pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique postsynodale Sacramentum Caritatis, dit à propos de l’homélie (n° 46) :

« En relation avec l’importance de la Parole de Dieu, il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’homélie. En effet, elle « fait partie de l’action liturgique » (139) ; elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C’est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l’homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture » (140). On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l’homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l’Église (142). Que l’on garde donc présent à l’esprit le but catéchétique et exhortatif de l’homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l’année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l’Église catholique et dans le récent Abrégé : la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne (143). »