Homélies du dimanche

1er dimanche de Carême, année B :

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Bon Car-aime !

Vénuste


La première des alliances divines : Création et humanité.
1er dimanche de Carême. C’est la première fois qu’apparaît dans la Bible le mot « alliance » (« berît » en hébreu). Le thème de l’Alliance reviendra, explicitement ou en sourdine, dans les cinq dimanches du Carême. Dieu veut que l’humanité soit partenaire de ses deux grands projets : Création et Salut.

Le récit des tentations de Jésus récapitule l’ensemble de l’aventure biblique, qui n’est autre que l’aventure de toute l’humanité.

1er dimanche de carême. Découvrez le sens des quarante jours de carême avec le Père Marcel Domergue, Jésuite.

Le nombre quarante est symbolique. Il représente la durée d’une existence humaine et même la durée de l’histoire de l’humanité. Ainsi Noé affronte pendant quarante jours les eaux mortelles de l’abîme primitif. Nouvelle naissance, nouvelle création. La première lecture nous dit que nous allons vers un univers en alliance parfaite avec Dieu. Les nuages, menace de nouvelles pluies diluviennes, seront tenus en respect par l’arc de lumière qui signale l’alliance de Dieu avec tous les vivants. La réalité que figure l’arc n’est-elle pas encore à venir, alors que nous cheminons toujours sur les eaux du néant ? Pour les Hébreux, quarante ans au désert. Au bout de la route, la terre promise. Une patrie qui fuit à l’horizon à mesure qu’on s’en approche, dans l’attente de la «patrie meilleure» dont parle Hébreux 11,13-16. Pour Jésus, quarante jours au désert, soumis à la faim et à la soif et en proie à la tentation du pouvoir et de la puissance. Cette tentation ne l’accompagnera-t-elle pas toute sa vie, alors qu’au dernier jour il demandera au Père de lui épargner le calice qu’il doit boire ? On le voit, les quarante jours du Carême ne sont pas sans référence biblique, et nous aurions pu en citer d’autres. Contentons-nous de 1 Rois 19,6-8, où l’on voit Élie marcher quarante jours et quarante nuits vers la montagne de Dieu, l’Horeb.

« Où vont nos chemins ? »
Voilà qui peut enrichir le sens que nous donnons à notre Carême. Certes, il s’agit d’un temps particulier, bien encadré par la liturgie, mais il est significatif de toute notre existence. Il en signale les enjeux, les chemins, les épreuves. Pourquoi le nombre quarante ? Parce que, semble-t-il, quarante ans représente la durée d’une génération : conventionnellement, un être humain engendre quand il a vingt ans ; vingt ans après, son fils arrive en âge de procréer à son tour. Ainsi toute la génération sortie d’Égypte meurt dans les sables du désert, ce sont les enfants nés pendant l’Exode qui entreront en terre promise. De toute façon le Carême nous invite à nous remettre en mémoire ce qui se joue au fil de nos jours. Où allons-nous ? Que cherchons-nous ? Où vont nos préférences ? Notre route est parfois sinueuse, elle peut être semée d’obstacles, de souffrances et d’échecs. Le Carême nous invite à prendre du recul, à nous dégager de l’immédiat pour situer ce que nous avons à vivre dans la trajectoire de notre existence. Au bout du chemin, nous espérons trouver la terre où ruissellent le lait et le miel, un univers en parfaite alliance avec Dieu, donc avec tous. Il est clair que le Carême devrait être pour nous un temps de réflexion, de recentrage. Que cela doive nous conduire au partage et à la prise en charge des problèmes posés à tant d’exclus est-il évident ? Nous en reparlerons.

Rescapés

Ce sous-titre veut faire allusion à l’aventure symbolique de Noé. Non pas une aventure parmi d’autres, mais la parabole de toute existence humaine. C’est bien en effet ce que veut dire la deuxième lecture en établissant un parallèle entre l’arche de Noé et le baptême. «Sauvés à travers l’eau». Paul ira plus loin en expliquant que le baptême nous fait passer par la mort et la résurrection du Christ (Romains 6,3-5 et Colossiens 2,12). Avec Noé, le monde passe bien par une mort pour parvenir à une résurrection. Recréation, renaissance du monde. L’eau et le vent sont là, comme en Genèse 1. Le baptême, celui de Jésus comme le nôtre, retrouve les mêmes éléments. Certes, le baptême ne se reçoit qu’une fois mais c’est justement parce qu’il est à vivre et à revivre en toute chose, jusqu’à l’heure de notre mort qui signalera le passage définitif et couronnera ainsi tout ce que nous aurons signifié au long de nos jours, de nos «quarante jours». Tout cela nous aide à comprendre la cohérence qu’il y a entre le Carême et l’événement pascal dont il prépare la célébration. Encore une fois, le Carême n’est pas un temps parmi d’autres mais la figure de tous les temps, de tout notre temps. Il nous rappelle la Bonne Nouvelle de la résurrection, de la défaite de la mort. Accueillir cette Bonne Nouvelle change la vie et c’est ce changement que l’on appelle conversion. Il s’agit de passer de la tristesse à la joie.

Commentaire de Marcel Domergue, jésuite.

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Vous trouverez dans cette rubrique plusieurs liens qui vous dirigeront vers l’ homélie de ce dimanche.

Elles vous permettront de prolonger l’évangile dans sa compréhension. Pour ceux et celles qui ne peuvent se déplacer à la messe, elles restent un lien fort entre la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans notre vie de tous les jours.

Homélies Année « B » (2017-2018) : de VénusteJean Compazieu – Charles-André Sohierdes messes radio et TV Evangeli.net

« Les anges le servaient. « 

Marc 1, 12-15 :

Jésus assume toute l’humanité, il récapitule en lui-même toute l’histoire, il reprend tout au stade initial. Dans ce passage au désert que nous raconte très sobrement l’évangéliste Marc, nous y retrouvons d’abord l’histoire d’Adam, le jardin d’Eden qui est devenu désert à cause du péché distillé dans le cœur de l’homme par le Satan : ici l’obéissance de Jésus rétablit l’harmonie entre les êtres depuis les bêtes sauvages jusqu’aux créatures célestes ; toute la création est réconciliée. Ensuite l’histoire de Noé car Jésus sort des eaux du Jourdain : les eaux détruisent le mal et l’homme en sort régénéré (comme au baptême) ; Jésus est l’homme nouveau grâce à qui la création repart, reprend à zéro. Son alliance sera éternelle. Enfin l’histoire du peuple hébreux après l’Exode, l’épreuve des 40 ans au désert où il rencontre Dieu, où il reçoit la loi.


L’homélie consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omettra que pour un motif grave.

L’homélie est donnée juste après la lecture des textes bibliques du jour (en clôture de la liturgie de la Parole). Elle est suivie d’un bref temps de recueillement, avant le Credo (s’il y a lieu), et la poursuite de la célébration (par la liturgie eucharistique).

Le pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique postsynodale Sacramentum Caritatis, dit à propos de l’homélie (n° 46) :

« En relation avec l’importance de la Parole de Dieu, il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’homélie. En effet, elle « fait partie de l’action liturgique » (139) ; elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C’est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l’homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture » (140). On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l’homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l’Église (142). Que l’on garde donc présent à l’esprit le but catéchétique et exhortatif de l’homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l’année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l’Église catholique et dans le récent Abrégé : la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne (143). »

 

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