Dieu a-t-il raté sa création ?

« Et il vit que cela était bon… »

Dans le livre de la Genèse, à plusieurs reprises, Dieu admire son œuvre. Il ne doute pas de la beauté de sa Création.

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Le mal n’est pas prévu dans cette œuvre divine, est-il sous-entendu? Pourtant, voilà que non seulement sa créature lui désobéit mais, pire encore, commet un crime : voilà que Caïn tue son frère.

Dès lors, la question se pose :

Dieu a-t-il raté sa création ?

Est-il responsable du chaos dans lequel baignent les hommes de tout temps ? D’octobre à décembre 2017, le Père David Sendrez, enseignant aux Bernardins, donnera un cours en ligne (MOOC) qui aborde ce mystère du mal et du péché.

Qu’est-ce que le péché originel ? Pourquoi l’Eglise catholique interprète-t-elle le récit d’Adam & Eve en termes de chute et de péché ? La doctrine catholique serait-elle misanthrope ?


Une histoire biblique des origines from Collège des Bernardins

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Ce MOOC s’adresse à tous ceux qui perçoivent le récit d’Adam et Eve comme l’un des plus grands récits fondateurs de l’histoire de la culture. Que l’on soit croyant ou pas, que l’on soit juif, chrétien ou musulman, le livre de la Genèse est un texte source. Son influence considérable est abondamment illustrée par l’histoire de l’art. Le mythe d’un âge d’or révolu traverse un très grand nombre de cultures et peut-être même toutes ; c’est un thème universel, pris en charge par la Bible d’une manière spécifique. L’envie de sonder les origines mystérieuses de l’humanité et les profondeurs de la sagesse biblique est un prérequis nécessaire au suivi de ce MOOC. Avoir une idée générale de l’organisation des livres qui constituent la Bible (en particulier l’articulation Ancien Testament – Nouveau Testament) peut être un avantage sans être une condition.

Le dogme du péché originel est une spécificité

catholique. L’expression « péché originel » n’est pas dénuée d’ambiguïté. Ce thème est révélateur d’enjeux importants, puisqu’il engage une vision du monde, de l’histoire, de

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l’être humain et même de Dieu. Il nous fait parcourir deux mille ans de théologie chrétienne, émaillés de rebondissements et porteurs en même temps d’un message cohérent. Ce MOOC intéressera ceux qui s’interrogent sur la manière dont l’Eglise interprète la Bible. Le texte de la Genèse, témoin d’une sagesse ancestrale, appartient au patrimoine de l’humanité. Il ne peut néanmoins pas être lu sans que soient prises en considération les traditions qui ont produit ce texte et ses interprétations.

Contenu du cours

Le cours se déroulera sur dix semaines suivies d’une évaluation finale et d’une séance de conclusion. Il explique l’histoire de la doctrine du péché originel tout en honorant les thèmes essentiels relatifs à cette question (historicité, mort, révélation, problème du mal, salut…). La thèse principale est la centralité du Christ ; la construction du cours n’est donc pas strictement linéaire mais elle implique des reprises.

En effet, un va et vient est nécessaire entre les données bibliques, l’histoire de leur interprétation et l’évolution de notre compréhension du monde. La Révélation n’est pas un texte figé mais un dévoilement jamais achevé de Dieu et de notre vocation ultime. Le péché originel, parce qu’il engage la question du salut et de son rapport à l’histoire, est un thème appelé à être fréquemment repris pour être compris à nouveau.

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Source : SINOD

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Premier septembre 2017 : 60 ans déjà !

_00021Voici bientôt le premier septembre, le jour anniversaire de mon ordination sacerdotale : soixante ans déjà ! Souvent je dis que le jour de l’anniversaire est un jour comme un autre, mais qu’il donne l’occasion de dire notre reconnaissance : « tu représentes quelque chose pour moi, je suis heureux de te connaître ». Reconnaissance à Dieu Père Fils et Esprit bien sûr, mais aussi à tous ceux que j’ai connus et qui me sont proches, comme vous d’ailleurs : sans vous je ne serais pas celui que je veux être, car j’ai besoin de vous.

A cette occasion je voudrais vous entretenir de quelques regards qui, en parcourant ma vie de prêtre, ont pris une intensité et coloration différente par rapport au temps de ma jeunesse. Non pas pour parler du ‘bon vieux temps’ qui serait meilleur que maintenant, ni pour le ‘fustiger’ comme totalement dépassé, non loin de là : je respecte ce qu’étaient ces temps d’autrefois, les temps de la chrétienté comme on dit, tout en me réjouissant des acquis depuis mon enfance.

Je commence par la foi. La question que je me pose aujourd’hui : comment ma foi a-t-elle évolué ? Intensifiée ? Dans ma Flandre natale la foi m’apparaissait évidente, elle faisait partie de ma culture et de mon éducation : je ne me posais pas de questions, les questions étant posées dans le catéchisme, questions qu’on devait connaître par cœur (en flamand cela se disait : ‘ van buiten’, ce qui se traduit : ‘du dehors’ !) et les réponses données l’étaient tout autant, par cœur. Questions et réponses du catéchisme se posaient très peu (un euphémisme) en référence avec la Bible. Fort heureusement il y avait les histoires, racontées comme de vraies histoires et que je pouvais contempler sur des ‘posters’ déroulés au tableau : quelque paroissien disait il y a deux semaines : Jean aime les histoires, et c’est vrai. Certes il y avait beaucoup de sens chrétien s’exprimant dans la prière familiale chaque soir, dans les eucharisties qu’on appelait les messes mais sans songer un instant que messe veut dire : envoi en mission, non la messe étant la répétition non sanglante du sacrifice de Jésus à laquelle il fallait assister. A côté de cela il y avait bien sûr l’enseignement et l’éducation dans un collège à la discipline très stricte. Je n’oublie pas la formation dans le scoutisme qui a tellement marqué ma jeunesse : je me souviens de ma promesse, je récite encore la prière des scouts (en traduisant) : « Seigneur Jésus, toi qui as dit à tes apôtres : « Soyez toujours prêts » et m’as donné la grâce de choisir cette parole pour devise… » ; je pense à l’entraide solidaire en patrouille et à la BA (bonne action journalière)… Bref une foi évidente, se traduisant essentiellement dans le respect de « rites » dites obligatoires, dans le respect des « commandements » et certes dans une façon de vivre en chrétien. La Mission très appréciée alors était celle de l’aide aux missionnaires dans les pays lointains, allés convertir les indigènes.

Aujourd’hui comment est-ce que je parle, pense et tâche de vivre ma foi ? Je n’aime plus de dire que j’ai la foi, comme une doctrine que je possède, mais je tâche d’être croyant…même de devenir croyant, confiant en Quelqu’un que je puis appeler Dieu et surtout Père, ce Père tel que révélé en Jésus venu manifester dans le dynamisme de l’Esprit, que Lui le Père, le premier, a confiance en moi, en nous. Toutefois je ne puis plus penser que Dieu a confiance en moi, sans me dire qu’il a confiance en tout être humain, qu’il a même confiance dans l’Univers qu’il a créé. Une image forte de cela je la retrouve dans le récit de la Création : l’homme façonné par Dieu, qui lui confie le monde afin de le garder et le cultiver et surtout qui lui confie les autres, différents de lui, mais avec qui il trouve sa joie à pouvoir faire œuvre ensemble pour le bien-être de tous. Le Seigneur est avec moi, non pas à côté de moi mais en moi, demeurant en moi. Tout homme est dépositaire de l’Esprit de Dieu : je pense à l’image de Saint Paul : l’Esprit Saint vient rejoindre l’esprit de tout homme, quel qu’il soit, de quelque religion à laquelle il adhère. Mais nous chrétiens avons la chance non pas de « savoir » que Jésus l’homme de Nazareth est le Fils de Dieu montrant par ses faits et gestes jusque dans le don total de sa vie, qui Dieu veut être pour les hommes, mais d’y croire, sans preuves matérielles, dans l’expérience que le croyant peut expérimenter dans son vécu concret. La mission de tout homme est d’être image de Dieu, la mission de tout chrétien est de faire voir qui est Jésus vivant en lui. Ce qui est devenu important en moi, c’est de vivre ces quatre dimensions – la relation à Dieu, à l’environnement, aux autres et à soi-même dans une symbiose unanime. Nous sommes créés pour vivre sous l’impulsion de son Esprit cette solidarité au jour le jour, chacun avec les circonstances concrètes de sa vie. Vivre c’est aimer et la définition que je donne à l’amour : faire vivre l’autre et ainsi vivre soi-même. Voilà pour la foi.

J’en viens à la Parole de Dieu. J’entends des gens dire : ce que nous lisons dans la Bible ce sont des paroles d’hommes, ce que nous lisons dans les évangiles ce sont des écrits selon Matthieu, Marc, Luc, Jean ou même Paul. J’acquiesce à ce regard, tout en précisant que l’Esprit est à l’œuvre dans les écrits de ces hommes. J’entends aussi dire que les écrits de l’Ancien Testament racontent des violences qui seraient voulues par Dieu, je pense aux cavaliers égyptiens noyés dans la Mer Rouge : inaudible aujourd’hui, pourquoi lit-on cela dans la nuit de Pâques ? La Bible est pour moi un livre d’histoires, l’histoire sainte en sachant que le mot histoire n’a rien à voir avec le sens actuel de la « science historique » : cela s’est passé comme cela ! Non l’histoire a tout à voir avec l’étymologie du mot histoire : un tissu d’événements : c’est notre histoire, notre vie qu’on tisse à travers ces narrations. Non pas que tout soit inventé, mais tout a été, à un moment donné, perçu : le Dieu violent n’est-il pas encore dans la perception de beaucoup : qu’ai-je fait au bon Dieu pour que… ? Fausse image de Dieu. Dans le passé cela a été aussi perçu par ce qui nous est raconté, mais pour faire émerger la vraie image de Dieu, le Dieu de l’Alliance : j’aime bien le mot : un Dieu qui se lie aux hommes, veut avoir besoin des hommes, qui fait de nous ses alliés. Tout cela est encore plus clair dans les évangiles qui ne sont pas des biographies de Jésus, mais en puisant dans le souvenir de Jésus on y perçoit les réponses de Jésus ressuscité aux problèmes qui se posent dans les premières communautés chrétiennes, tout autant que les réponses que Jésus nous suggère aux questionnements que nous nous posons. Lire l’histoire sainte, lire les évangiles et les lettres des apôtres, c’est lire notre histoire. Une approche du Pape François m’interpelle quant à l’homélie : « la préoccupation, la première occupation du prêtre ou du diacre qui prêche doit être : non pas se dire que vais-je leur dire, mais avant tout s’entendre personnellement interpellé par le récit de l’Ecriture et ensuite traduire ce qu’il a perçu dans la prière sous l’inspiration de l’Esprit, pour la nourriture de la communauté ».

L’Eucharistie a été et est toujours essentielle dans ma vie, pour autant que l’on comprenne bien qu’il s’agit d’y communier. Communier c’est, selon l’étymologie, recevoir une mission ensemble. Communier d’abord à la Parole de Dieu que je suis appelé à vivre. Etre pratiquant selon Jésus : c’est écouter la Parole et la mettre en pratique. Ensuite communier au corps donné pour nous et au sang versé pour nous pour que nous, en communauté et individuellement, devenions le Corps du Christ. Communier enfin à la mission du Christ : nous entendre dire : « allons dans la paix et la joie du Christ ». Les autres sacrements, baptême, malades et mariage, toujours des rencontres avant d’être des rites à respecter, les rites sont les signes pour qu’ils soient porteurs de signification et ainsi vécus dans notre vie.

Et l’Eglise ? Autrefois dans ma jeunesse elle était perçue comme une institution dirigée par la hiérarchie qui a le dernier mot. Grâce au Concile elle est devenue pour notre temps la communauté des disciples de Jésus, l’Eglise Peuple de Dieu : son objectif est de faire communauté en ayant le souci ensemble du bien-être des humains à tous les niveaux. Universel d’abord, pensons aux migrants, car Dieu aime tous les hommes quels qu’ils soient ; niveau chrétien ensuite, tous marqués par la confiance mutuelle entre Jésus et les siens, niveau d’une communauté à taille humaine, telle que la famille, la paroisse et tant d’autres initiatives créées pour assurer le ‘bien-être’ avec l’accent sur l’être de tous, car tous ont la dignité humaine.

Un dernier mot sur le prêtre : je me souviens toujours que le jour où je suis entré au Séminaire le 25 septembre 1950, le Président, responsable du Séminaire a dit aux nouveaux venus dont j’étais : « Désormais vous êtes des « segregati » ce qui signifie : « hors du troupeau » Quelle image du prêtre ! Je préfère de loin l’image que le pape François donne du pasteur dans son exhortation apostolique : « Avec le troupeau, parfois en tête certes pour veiller au chemin conduisant aux pâturages, parfois au milieu du troupeau – je pense à la devise de notre archevêque le Cardinal De Kesel : « Chrétien avec vous » – aussi parfois à l’arrière du troupeau pour manifester le souci des retardataires. Non, le prêtre n’est pas l’homme du « sacré », mais avec les siens l’homme de Dieu comme le Fils de l’homme l’a été et l’est. Ainsi je tâche de porter mon regard sur Jésus, pour le voir à l’œuvre dans la foi des évangélistes afin qu’il soit aussi à l’œuvre dans ma vie. Jésus est celui qui appelle, nous sommes tous appelés, tous nous avons la vocation mais chacun selon son charisme qu’il a reçu du Seigneur. Ma prière pour les vocations : que le Seigneur donne accès au pastorat à de nombreux candidats qu’il appelle à son service.

Voilà j’en termine en rappelant que j’ai voulu dire en toute franchise les préoccupations qui sont les miennes. Avec toute la reconnaissance pour tant d’entre vous parce qu’ils m’ont révélé la bonté et le souci du don de soi que le Seigneur vous inspire.

Père Jean

Vive les cadeaux des écoliers !

C’est une tradition bien établie. En Belgique, fete-meresles mamans ont été fêtées le deuxième dimanche du mois de mai. Un mois plus tard, viendra le tour des pères. Le monde commercial s’est emparé de cette double habitude lucrative et la décline à toutes les sauces du marketing. Vêtements, chocolats, parfums… Tournevis et scies sauteuses se retrouvent au programme des réjouissances dominicales. Les emballages ont souvent pris le pas sur les créations artisanales.

e4f2feef545c44db7d28f3ab68dde1e4Pourtant, dans de nombreuses familles, les armoires regorgent de présents confectionnés en classe par des enfants, fiers de leur savoir-faire. Parmi ceux-ci, se retrouvent les colliers de coquillettes, porte-serviettes en pinces à linges, gants de toilette personnalisés, pots de confiture, dessins et objets multiples, quelquefois ravissants, d’autres fois plus maladroits… Certains enseignants patients font preuve d’adresse et d’un zèle créatif louable, tandis que d’autres remplissent leur fonction dans les limites administratives qui leur échoient en maternelle ou en primaire. Avec ceux-là, les bricolages sont vite rangés aux oubliettes! Mais, peu importe. Car, au-delà de la valeur réelle ou subjective d’un présent, ce qui compte, ce sont les préparatifs et l’attention dont il est l’objet. Qui n’a été ému en voyant un enfant cacher son cadeau sous son lit, avant de le remettre en mains propres le matin du jour J?

Ces cadeaux traduisent l’attachement d’un enfant; ils lui permettent de réaliser sa capacité à étonner et réjouir les adultes, loin des monnaies et des usages pécuniaires. Ils valorisent la gratuité et sont un éloge du don, une manière de remercier pour toutes les attentions répétées dont les enfants sont l’objet. Mais, dans notre monde qui prône une égalité absolue, la crainte des différences l’emporte. A Bruxelles, certains ont même imaginé de supprimer la confection des cadeaux à l’école, par respect de la diversité des compositions familiales et des cultures. Est-ce à dire que la journée des grands-parents sera aussi éliminée des fêtes scolaires, sous prétexte que des enfants n’ont plus de contact avec eux? Dans leur classe, les enseignants sont capables d’adapter la réalité aux contingences personnelles. Cessons d’avoir peur! Les particularités sont le fondement de notre humanité…

Source : 16 mai 2017 par Angélique Tasiaux

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Mohamed el Bachiri :

« l’amour plus fort que la haine »

Voici un très beau témoignage de Mohamed el Bachiri qui est l’époux de Loubna, l’une des victimes du 22 mars 2016. (cfr nos anciens articles)

Mohamed est Belgo-marocain, musulman et habite Molenbeek. Mohamed a perdu sa femme dans l’explosion d’un kamikaze à la station de métro Maelbeek, le laissant avec leurs trois fils âgés de 10, 8 et 3 ans. Son épouse lui manque cruellement, mais il refuse de se tourner vers la haine, parce que cela signifierait la victoire du terrorisme.

« Avec ce prénom, ces convictions religieuses et la réputation de la ville dans laquelle je vis, je suis considéré par une partie de la population et du monde comme un terroriste potentiel et cela m’affecte beaucoup » témoigne Mohamed el Bachiri lors d’une rencontre publique durant laquelle il prône un « jihad d’amour ». Après les événements du 22 mars 2016, Mohamed refuse toujours l’idée de toute haine envers les musulmans, les terroristes ou le monde occidental. Il est convaincu que la haine mène à la catastrophe et que l’amour est la seule voie à suivre pour ceux qui ont survécu et pour chacun : « L’amour que j’ai pour ma femme, pour mes enfants, pour la vie et pour l’humanité m’a inspiré cet appel, un soir, dans une église, où musulmans, chrétiens et autres avaient partagé un repas comme des frères. »

Découvrez son témoignage en vidéo

Source : 22 mars 2017 par Manu Van Lier

Carême de Partage 2017 : Pays Phare : Le Guatemala

arton2119Cette année le Carême de Partage s’articulera autour des projets d’Entraide et Fraternité au Guatemala. Dans ce pays de 15 millions d’habitants 50% de la population est d’origine maya, la population indigène. Cependant, alors que 64% de la population souffrent de pauvreté, 80% des pauvres sont Mayas, victimes encore aujourd’hui d’une importante discrimination de la part des descendants des colons espagnols.

L’économie est caractéristique de nombreux pays d’Amérique centrale : 2% de la population détient la plupart des riches terres des plaines fertiles tandis que les communautés paysannes mayas ont été repoussées vers les zones montagneuses difficiles à cultiver.

guatemalaLes projets d’Entraide et Fraternité visent à lutter aux côtés de ces petits paysans défavorisés et discriminés afin de leur apporter un appui logistique ainsi que des formations à l’agroécologie et à la reconnaissance de leurs droits. Ces communautés ont heureusement conservé un système de fonctionnement traditionnel, le “Buen Vivir”, qui assure leur survie : une gestion communautaire des ressources, une entraide entre petits paysans, dont l’échange de semences indigènes est un exemple, une lutte et une mobilisation permanentes afin de faire reconnaître leur identité et leurs droits face à l’avidité de sociétés d’exploitation de gisements de minerais précisément dans ces zones montagneuses. Le “Buen Vivir” revendique une vie en équilibre avec la terre-mère et le cosmos afin d’atteindre l’harmonie. Tout est en tout et l’homme n’est qu’un chaînon du tout. Ne pourrions-nous pas nous aussi nous inspirer de cette philosophie de la sagesse afin de mettre un frein à l’épuisement de la planète comme des hommes ?

Nous comptons comme chaque année sur votre générosité lors des deux collectes du Carême de Partage les week-ends des 25 et 26 mars et des 8 et 9 avril prochains.

Tout versement est également le bienvenu sur le compte d’Entraide et Fraternité BE68 0000 0000 3434. Une attestation fiscale vous sera délivrée pour tout don de 40€ minimum par an.

Pour information, sachez que 10€ offrent un kit de semences indigènes, que 25€ permettent la construction d’une serre ainsi qu’une formation à l’agroécologie, et que 50€ permettent de former une paysanne à la commercialisation de ses produits.

Dates à bloquer dans les agendas :

– le mardi 7 mars à 19h00 à l’International Auditorium, Boulevard du Roi Albert II, 5, 1210 Bruxelles afin d’entendre Mgr Ramazzini, voix de l’Eglise Guatémaltèque pour la défense des populations locales.
– le jeudi 23 mars à 19h45 à la Salle de la Closière à Braine l’Alleud, la responsable d’un des projets guatémaltèques d’Entraide et Fraternité viendra nous parler de son travail auprès des communautés Mayas. Ces personnes ont traversé l’océan pour nous rencontrer. Saurons-nous à notre tour relever le défi de faire quelques petits kilomètres pour les écouter?

Un grand merci d’avance pour votre mobilisation.

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Pierrette

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En route avec le Pape François vers Pâques.

« La Parole est un don. L’autre est un don »

Tel est le thème du message que le pape a adressé aux chrétiens à l’occasion du carême de cette année.

Il s’ouvre le 1er Mars avec l’imposition des cendres pour se clôturer à Pâques le 16 Avril.

Je vous invite à méditer ce percutant message du Pape comme il sait le faire en un langage simple, se situant au niveau concret de la vie de chaque jour.

Vatican press : EPA/OSSERVATORE ROMANO

Dans ce message, Le Pape rappelle à plusieurs reprises ce qu’est le carême : « un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain »; « un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort »; « le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Église nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône ».

L’objectif de ce message, est d’aider les chrétiens à vivre saintement ce temps fort en se recentrant sur la conversion.

Il écrit : « ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur ».

Si le Pape nous rappelle les trois moyens sacrés traditionnels que l’Eglise propose aux fidèles comme œuvres spécifiques de carême, il ne manque pas d’insister cette année sur le moyen des moyens, la parole de Dieu à travers laquelle Dieu lui-même nous parle et nous propose entre autre ces moyens traditionnels.

Il écrit : « A la base de tout il y a la Parole de Dieu, qui est selon le Pape « une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu ».

Il nous invite à l’écouter et à la méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Car estime le Pape, elle « nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible ».

Oui, la parole de Dieu est le don de Dieu lui-même qui nous parle. Et c’est seulement en s’ouvrant à elle que nous pouvons être attentifs à ce qui se passe autour de nous, a nous intéresser aux personnes plus faibles autour de nous.

LazareEt pour être concret, le Pape propose à notre méditation la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31), un « récit important » qui exhorte à une conversion sincère et nous offre « la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle. Un évangile pour nous « aider à bien nous préparer à Pâques qui s’approche ». Une nouvelle occasion saisie par le Pape pour inviter tous les catholiques à ne pas rester indifférent face aux drames vécus par les pauvres.

C’est dans ce récit que le Pape tire la thématique de son message : « l’autre est un don ». « Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour ».

Lazare (un nom évocateur signifiant «Dieu vient en aide» et qui arrache le pauvre de l’anonymat déshumanisant pour le faire devenir un sujet historique vivant) nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie ».

Le riche sans nom propre ici, est plus abordé comme une certaine attitude, que chacun de nous peut adopter face à la parole de Dieu, à l’argent et biens de ce monde et à l’autre, le plus faible surtout. Enfin le rapport à l’avenir est ravalé au temporel. Le problème du riche ce n’est pas tant la richesse, mais une accumulation excessive, injuste et arrogante de la richesse, et le refus d’écouter la parole de Dieu qui donne la force de se tourner vers l’autre, et de découvrir qu’il n’est pas un péril, une menace mais un don. La cupidité rend le riche vaniteux et le plonge dans la déchéance morale. Et le Pape de revenir de nouveau sur ce qu’est le carême par rapport au plus faible : « un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin
et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin ».

Le temps du Carême «nous adresse toujours un appel pressant à la conversion» : le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» pour «ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur». Et l’entrée en Carême est « l’occasion de revenir à l’humilité ».

Le prêtre, en imposant les cendres sur la tête, répète ces paroles : «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière». Le riche et le pauvre, en effet, meurent tous les deux. Les deux personnages découvrent subitement que «nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous n’en pourrons rien emporter».

Le Pape termine son message par un appel et une prière. Appel d’encouragement à tous « les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Et appel à prier « les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale ».

Objectif PâquesTel est l’essentiel du message du Pape François. Une véritable interpellation à l’homme contemporain à revenir à la Parole de Dieu, à résister à cet attrait inconditionnel pour l’argent, l’orgueil, à la vanité, au relativisme, à l’indifférence… une mise en garde contre de nombreuses tentations, et déchéances morales que peut causer l’attachement vicieux à la richesse; un appel à redécouvrir l’homme, le plus faible surtout, et à le replacer au centre de notre totale conversion : religieuse, économique, politique, écologique… Une fois de plus, l’Eglise est constante dans son enseignement, c’est à travers le changement personnel que l’homme va changer ce qui est autour de lui, et ouvrir de nouveaux horizons d’espérance pour toute l’humanité.

Voici donc le chemin qui mène vers Pâques circonscrit et balisé par le Saint Père. Courrons, ainsi que nous conseille saint Paul, en fixant le but, courrons de manière à remporter le prix qui est, au-delà de la Pâques liturgique, la résurrection finale.

Saint et pieux carême à tous

Wilfried

Concert GLORIOUS & FEEL GOD

Ne ratez pas

le concert unique de Glorious

ce vendredi 24 mars 2017 @ Nivelles!

Glorious

Soirée POP – ROCK LOUANGE à la collégiale Sainte Gertrude de Nivelles.

Vous trouverez toutes les infos sur : Glorious 24 mars ou rejoignez la page facebook de cet événement.

Il ne reste plus que  quelques jours pour pouvoir bénéficier du tarif réduit :
profitez-en : ici

Plusieurs jeunes de la paroisse s’y rendent : rejoignez-les 😉
pour cet événement exceptionnel…

glorious

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Chant de l’Epiphanie

Voici un beau chant à écouter à l’occasion de la fête de l’Epiphanie

Étincelo est une équipe jeune et dynamique qui souhaite enrichir votre prière d’un cocktail musical original : la pop-louange franciscaine. Après deux ans d’existence, ils viennent de sortir leur premier album Unis à Ta joie.

Voici un chant pour l’octave de l’Epiphanie. Soyons comme les Rois mages, approchons-nous de la crèche pour adorer le Christ.

Prier l’Angelus

Voici une nouvelle appli pour la prière.

Grâce à cette application, vous pouvez programmer vos rendez-vous prière, confier vos intentions de prière à la Vierge de Lourdes, faire sonner les cloches et personnaliser votre temps de prière avec Marie.

L’Angélus se prie traditionnellement le matin, le midi et le soir au son des cloches.

Grâce à l’application, vous pourrez personnaliser vos rendez-vous de prière, choisir la langue de l’Angélus et celle de votre Appli.

Vos intentions de prières à Notre-Dame de Lourdes seront confiées aux religieuses de l’Assomption qui les porteront à la messe dominicale de 11h00.

Comment ça marche? cliquez ici

Qu’est-ce que l’Avent?

Nous entrons, aujourd’hui, dans le temps de l’Avent. Un temps pour préparer nos cœurs à la joie de Noël.

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Mais, qu’est-ce que l’Avent?

Voici la réponse du père Cédric Burgun

Avant Noël s’ouvre le temps de l’Avent, qui commence cette année le 27 novembre 2016. L’avent (avec un « e ») est certes un temps qui précède Noël. Mais d’où vient ce temps et quel est son but ?

Un temps où l’on prépare son cœur à fêter Noël

Le temps de l’Avent compte quatre dimanches avant Noël. Historiquement, on sait que l’avent avait surtout pour but de tourner notre prière et nos cœurs vers ce que l’on appelle les «fins dernières», autrement dit le retour du Christ, que tous les chrétiens attendent. Aujourd’hui encore, notre Avent honore donc ces deux aspects : méditer sur le retour du Christ (en gros, les 2 premières semaines) et ensuite la préparation de nos cœurs à célébrer Noël, du 16 au 24 décembre, et qui est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ et les divers événements : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste ; l’annonce à la Vierge Marie, à saint Joseph, la nativité de saint Jean-Baptiste, etc.

Pour lire la suite de l’article cliquez ici