Paroisse Saint-Paul

Waterloo - Belgique

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14e dimanche du temps ordinaire

Trouver, dans la vie, des raisons de rendre grâces.

Vénuste

1re lect. : Za 9, 9-10
Ps : 144, 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14
2e lect. : Rm 8, 9.11-13
Évangile : Mt 11, 25-30

 

(Mt 11, 25-30) : modèle de prière pour les chrétiens. Jésus nous apprend comment nommer Dieu et lui rendre grâce, comment trouver le repos dans nos assemblées dominicales. Jésus propose (sans imposer) la vie qu’il veut partager avec nous, qui n’est pas un fardeau écrasant : sa parole d’amour est propre à décupler les forces. Révélation loin d’une connaissance cérébrale : elle touche « les tout-petits » qui ne sont pas barricadés dans leurs connaissances, mais ouverts à
la vie, à l’émerveillement.

Jésus priait souvent, en intimité avec le Père. Ce n’est pas souvent que l’Evangile nous donne le contenu de sa prière. Les rares fois que nous savons ce qu’il a dit dans sa prière, c’est par exemple quand il enseignait le Notre Père, ou encore lors de la prière sacerdotale après la Cène. Ou ici où nous avons un modèle de prière : si nous cherchons à savoir comment prier, voici une leçon du Maître à appliquer dans la
prière individuelle et dans la liturgie communautaire. La prière de Jésus est une prière de louange. La prière juive est essentiellement louange et action de grâces, même quand ils veulent demander quelque chose à Dieu, les Juifs tournent la demande en louange (p.e. béni sois-tu de nous accorder…).

Ce qu’il faut souligner dans l’évangile d’aujourd’hui, c’est le fait que le contexte n’était pas à
l’exultation : Jésus venait d’essuyer de gros échecs dans sa mission, les pharisiens et les scribes l’ont carrément rejeté. Mais il ne sombre pas dans la déception et le découragement. Il se réjouit de voir venir à lui les malades, les handicapés (c’est dur à admettre mais le moindre handicap éloignait de la synagogue et du temple, de la prière du peuple de Dieu, et donc de la religion), les découragés, les éprouvés, les pauvres, les publicains, les prostituées, les sans diplômes, les rejetés de la société, les enfants… ceux-là que les chefs religieux méprisaient parce qu’ils ne pratiquaient pas scrupuleusement la loi. Tout ce « petit monde » retrouve leur dignité et leur espérance auprès de Jésus, s’ouvre à son enseignement et à son salut. On les oppressait sous une religion tatillonne de prescriptions pesantes, Jésus les libère par une loi d’amour, plus exigeante mais plus intérieure, loi qui est joie et liberté, car l’amour demande l’effort sans écraser, elle donne des ailes et les forces s’en trouvent décuplées. Les rabbins parlaient de la loi comme d’un joug, le Christ ne rejette pas le mot, mais son joug est léger. Le joug, c’est cet attirail que les bœufs de labour portent sur la nuque. Le joug se porte à deux (le mot est présent dans « conjugal » pour dire que la vie conjugale est un joug que les partenaires portent à deux, le bonheur conjugal étant justement d’être à deux pour porter joies et épreuves) : il faut mettre les forces ensemble pour tirer au même rythme, dans le même sens, pour le même but. C’est cette image que Jésus utilise pour dire qu’il partage nos misères : il n’éloigne pas de nous la condition humaine et ses malheurs, il ne nous dispense pas de la souffrance (ce que nous demandons toujours dans la prière), mais il n’est pas indifférent à notre sort puisqu’il vient porter la croix avec nous, il se charge même de nos fautes et de notre mort. C’est merveilleux de découvrir que quelqu’un nous aide à porter l’existence, que quelqu’un nous porte, comme le dit la parabole du brésilien Adémas De Borros. Sur lui nous pouvons déposer tout ce qui nous pèse et grâce à lui trouver le repos. Joug qui est liberté et repos.

Homélie de Vénuste :

Méditation du Père Jean :

« Je t’exalte ô roi mon Dieu », chante le psaume. Donne à tous tes amis, Jésus, la joie de te louer en tout temps et toute circonstance. Ainsi nos proches sauront que tu es le Seigneur de la vie. Seigneur nous te prions.

« Voici ton roi qui vient à toi … il est pauvre », nous affirme le prophète Zacharie. Merci Seigneur de nous donner de te reconnaitre vivant aujourd’hui avec les plus pauvres qui sont au milieu de nous ; viens en aide, en particulier, à tous les « sans papiers », dont les conditions de vie sont inhumaines. Seigneur nous te prions.

« Venez à moi », crie Jésus. Donne à ton Eglise de transmettre ton appel à tout homme ; que ton Esprit Saint fasse de tous les chrétiens, par la vérité de leur vie et par l’audace de leurs paroles, des porteurs de ta bonne nouvelle. Seigneur nous te prions.

Nous te prions, Seigneur, pour les jeunes. Avec la pandémie et la crise économique qui menace, leur avenir semble sombre. Que ton Esprit Saint leur donne la force d’aller de l’avant avec courage et confiance. Seigneur nous te prions.

13e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Qui veut sauver sa peau...

Vénuste

De l’Évangile de ce dimanche, deux thèmes distincts affleurent : l’attachement à Jésus qui doit dépasser toutes les affections dont nous vivons ici-bas, y compris l’amour que nous vouons à notre famille  ; la pratique de l’hospitalité.

1re lect. : 2 R 4, 8-11.14-16a
Ps : 88, 2-3, 16-17, 18-19
2e lect. : Rm 6, 3-4.8-11
Évangile : Mt 10, 37-42

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Matthieu 28, 16-20 : Jésus est exigeant, il nous demande de le préférer à tout, le préférer aux liens de sang, à sa propre famille,
à sa propre vie. Mais avec lui, qui perd gagne ! Il nous exhorte aussi à l’accueil. Tout cela par amour, comme il nous a aimés
sans mesure (l’amour ne compte pas).

Jésus continue à nous parler des difficultés de la mission, tout en nous parlant de récompense ! Or le
mot « récompense », comme le mot « mérite » sont très ambigus, dans ce sens où ils peuvent sous-entendre un calcul à la base, un marchandage : je donne ma vie, je quitte ma famille, je fais bon accueil à ton messager, mais toi, en retour, tu me donnes le paradis, marché conclu, tu me dois ça ! Comme du donnant donnant ! Or nous suivons le Seigneur parce qu’il nous a séduits, nous donnons notre vie pour lui parce qu’il a donné sa vie pour nous, nous l’aimons parce que lui le premier nous a aimés, parce que ses dons (grâces), c’est de la pure gratuité. Si nous agissons par calcul et intérêt, nous perdrons au change. Autre chose si c’est par amour.

L’extrait de l’évangile d’aujourd’hui peut comporter une autre ambiguïté : une certaine interprétation, basée d’ailleurs sur certaines traductions de textes parallèles, peut laisser croire que Jésus demande de couper les liens avec la famille, avec les proches, ou bien qu’il demande de négliger nos obligations envers la famille. Or la loi exige d’honorer son père et sa mère ainsi que de subvenir à leurs besoins dans la vieillesse.
Jésus ne demande pas renier ses proches, il demande que le disciple le préfère à toute relation, qu’il le mette à la base de toute relation, qui en retour, sera plus vraie et plus profonde. Il est évident qu’il ne peut y avoir d’opposition ni même de tension entre l’amour de Dieu et l’amour des parents (de la famille), celui-ci n’étant en fait qu’une expression de celui-là. On aimera mieux les proches dans le cœur de Dieu, le premier aimé.


Pour bien comprendre ce message, il faut nous placer encore une fois dans la situation que vivaient les chrétiens du temps de Matthieu, ceux à qui il adresse ce message. Nous sommes à l’époque des persécutions. Les chrétiens sont pourchassés, leur vie ne vaut pas cher, certains vont apostasier pour sauver leur peau en
croyant sauver leur vie. Et leurs familles dans tout ça ? Certains ont renié leur foi chrétienne pour ne pas
avoir de problèmes avec leur famille ou pour ne pas attirer le danger sur leur famille, d’autres ont été repoussés par leur famille qui ne les accueillait plus, d’autres ont même été dénoncés par leur propre famille.
Il faut se rappeler que, à l’époque (aujourd’hui encore dans certaines religions), l’appartenance religieuse
était liée à la race, au clan, à la famille, tant et si bien que se convertir à une autre religion, c’était comme trahir sa famille, renier les siens, qui ne se gênaient pas toujours pour prendre des mesures contre celui qu’ils prenaient pour un traître, un renégat, un maudit, un apostat (d’où le crime d’honneur).

Homélie de Vénuste :

Réflexion du Père Jean :

« Seigneur Jésus, Accueille-nous dans la gloire, Aide-nous à te choisir à chaque instant de notre vie, Donne-nous de te chercher dans tous les recoins de notre vie, Pour que nous naissions vraiment à la vie nouvelle des enfants de Dieu, Et qu’ainsi, nous te découvrions présent dans le prochain que nous accueillons, Toi qui règnes pour les siècles sans fin. »

11ème dimanche T-O : Corps et Sang du Christ – a

« Devenons ce que nous recevons. »

Vénuste

1re lect. : Dt 8, 2-3.14b-16a
Ps : 147, 12-13, 14-15, 19-20
2e lect. : 1 Co 10, 16-17
Séquence
Évangile :
Jn 6, 51-58

 

Jean 6, 51-58 : : « le discours sur le pain de vie ». Pour avoir la vie éternelle, la vraie, la condition sine qua non est de manger la « chair » du Christ et de boire son sang. Référence à l’agneau pascal et à la Cène. S’il faut manger pour vivre, il faut choisir la vraie nourriture pour avoir la vraie vie : non pas nos sandwiches humains ! Il n’y a que Dieu qui peut satisfaire notre faim : le Christ est la vraie nourriture et la vraie boisson. « Ceci est mon corps, prenez et mangez… »

C’est vers 1210 que Julienne, une religieuse augustine de Cornillon (Liège), eut une vision qui demandait d’instaurer une fête spéciale dédiée à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La fête fut introduite à Liège, en 1246, et placée au jeudi après la Sainte Trinité, 60 jours après Pâques. Un confident de la moniale, devenu le pape Urbain IV, étendit la fête à toute l’Eglise, en 1264 par la bulle « Transiturus », extension réalisée, en fait, à partir de 1317. Saint Thomas d’Aquin composa des textes pour cette fête, dont la belle séquence « Lauda Sion ». Il est toujours intéressant d’être informé sur l’origine de nos dévotions, ce qui les a favorisées, ce qu’elles voulaient souligner et – cela se vérifie toujours – ce qu’on a perdu en insistant sur l’un ou l’autre aspect de la spiritualité : ici la naissance et le développement de la dévotion à Jésus Eucharistie.


Tout le monde s’accorde à dire que la dévotion au Saint Sacrement, vient du fait que, à une certaine époque, l’Eglise a rendu difficile la réception de la communion ; alors on a compensé cette privation par la vue de l’hostie, l’élévation de l’hostie, les processions avec « ostensoir », la fréquence du salut du St Sacrement (avec le confinement, on a essayé de compenser par le virtuel). On voulait aussi défendre la présence réelle, une présence permanente parce qu’elle ne se limite pas à la liturgie eucharistique. Le culte de la présence eucharistique prit donc de l’importance, au détriment des aspects de sacrifice, de repas, d’assemblée. On est arrivé jusqu’à exposer le St Sacrement pendant la messe elle-même. Plus tard, la réaction anti-protestante affaiblitencore plus la liturgie de la Parole, tandis que le jansénisme étouffa la communion : il décourageait les gens à recevoir la communion, par respect pour le Christ réellement présent dans l’hostie consacrée qu’on n’ose pas prendre dans la main ni croquer sous la dent. Des idées justes, trop unilatéralement appuyées, avaient ainsi conduit à la mort de l’esprit liturgique… Alors la piété populaire,
privée de la communion, a développé l’adoration : voir l’hostie, rester en prière devant l’ostensoir ou le tabernacle (désormais surchargé d’ornements et même plus en évidence que le maître-autel), après ou en dehors de la messe. Voir… c’est maintenir une distance « là-bas » dans l’ostensoir ou le tabernacle ; contrairement à manger, car ce qu’on mange, on le fait sien physiquement, il y a union, il y a communion.

Homélie de Vénuste :

Méditation sur le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Tel est le nom officiel de la fête d’aujourd’hui. Autrefois elle était appelée Fête Dieu, ensuite Saint Sacrement, et depuis le Concile on a ajouté du corps et du Sang du Christ. Autres noms, autre évolution? La Fête Dieu était-elle vue comme pas assez axée sur le Christ Jésus ? Or je crois que tout événement du Christ dans sa vie humaine est aussi œuvre du Dieu Père, Fils et Esprit, le Dieu trinitaire étant présent à la fête…Jésus ayant parfaitement exprimé l’identité de Dieu, donc Fête Dieu me convient bien. Saint Sacrement : tout court? Certes c’est un sacrement mais le mot me paraît trop ‘notionnel’, trop abstrait : est-ce cela que le Concile a voulu souligner : sacrement (signe) du Corps et du Sang du Christ! Ce que de nos jours nous appelons l’Eucharistie! Ce qui signifie : rendre grâce pour le don de Dieu. Pour tous les dons reçus de Dieu : la vie, l’amour, Dieu Trinitaire, mes frères, la terre, la mission qu’il nous confie…aussi le don de la Vie de ressuscités que nous sommes grâce à la mort et la résurrection du Christ.

Méditation du  Père Jean :

10e dimanche du TO : LA TRÈS SAINTE TRINITÉ

La grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint soient toujours avec vous.

Vénuste

1re lect. : Ex 34, 4b-6.8-9
Cantique : Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56
2e lect. : 2 Co 13, 11-13
Évangile : Jn 3, 16-18

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Jean 3, 16-18 : la bonté et la générosité de Dieu sont infinies, puisqu’il va jusqu’à se donner lui-même en son Fils, venu
nous le révéler, pour nous communiquer ainsi sa propre vie, celle de la résurrection.

Notre Dieu n’est pas un solitaire. Il est amour, il est communion, communauté d’amour. De même qu’il ne fut pas un temps où il n’était pas (puisque éternel), de même il ne fut pas un temps où il ne fut pas amour-communion. Ce n’est pas non plus tout un panthéon : Dieu est un, unique, dans la Trinité des Personnes divines. Dieu qui, tout unique qu’il soit, est une « famille » de trois Personnes qui vivent en « Unité » parfaite. La fête d’aujourd’hui a mis du temps à être reconnue officiellement : le pape Jean XXII va l’imposer à tout l’Occident en 1334 après 5 siècles qu’elle n’était qu’une messe votive.

Le mystère trinitaire de Dieu ne se trouve affirmé ni dans le judaïsme, ni dans l’Islam, ni dans
aucune autre (grande) religion. Cette vérité centrale de notre foi est donc la grande originalité du christianisme. Pourquoi les chrétiens croient-ils en la Trinité, alors qu’il est déjà si difficile de croire en un seul Dieu ! Parce que Dieu est amour. Et qui donc Dieu aime-t-il de toute éternité ? Pas les hommes ni
l’univers puisqu’il fut un temps où ils n’étaient pas encore créés. Pas lui-même car ce serait, non de l’amour, mais de l’égoïsme ou du narcissisme. S’il est amour, cela suppose qu’il a un vis-à-vis.

Un seul Dieu, mais pas un Dieu seul, pas le « célibataire qui s’ennuie derrière les étoiles ». Nous croyons en un Dieu amour. Il y a un toi-et-moi en Dieu. Un seul Dieu, trois Personnes : trinité des Personnes, unité de leur nature. Le mot « trinité » est totalement absent de la Bible, la « définition » du dogme de la Trinité est assez tardive. Cependant il est indéniable que l’Eglise, à sa naissance déjà, croyait en la Trinité sans le moindre équivoque, même si elle n’avait pas encore trouvé les formules pour le dire. La foi trinitaire de l’Eglise est aussi ancienne qu’elle-même, aussi ancienne que le « kérygme » (l’annonce à l’origine de l’Eglise), bien avant les « définitions » théologiques du 4° siècle qui vont inventer le mot « trinité ». On lit cette foi à travers le témoignage des évangiles, on la voit dans la liturgie (lex orandi lex credendi : le rite précède le dogme, le théologien réfléchit à partir de la pratique liturgique).

Homélie de Vénuste :

Adoration de la Sainte Trinité

de saint Maximilien Kolbe
illustration du symbole de la sainte trinité

Je t’adore, ô notre Père céleste, car Tu as déposé dans son sein très pur ton Fils Unique. Je t’adore, ô Fils de Dieu, car Tu as daigné entrer dans le sein de Marie et Tu es véritablement et réellement devenu son Fils. Je t’adore, ô Esprit-Saint, car Tu as daigné former dans son sein immaculé le corps du Fils de Dieu. Je t’adore, ô très sainte Trinité, ô Dieu Un en la sainte Trinité, pour avoir élevé l’Immaculée d’une façon aussi divine. Et je ne cesserai, jamais, chaque jour, à peine éveillé de mon sommeil, de T’adorer très humblement, ô Dieu Trine, la face contre terre, répétant trois fois : Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

La Trinité est un mystère que nous n’aurons jamais fini de comprendre. Mais que cela ne nous empêche pas de chercher à s’en approcher !

Quelle est la signification de Dieu qui est Trinité ?

Prière à la Sainte Trinité

8ème dimanche de Pentecôte

Viens, Esprit Saint, emplis le cœur de tes fidèles...

Vénuste

1re lect. : Ac 2, 1-11
Ps : 103, 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34
2e lect. : 1 Co 12, 3b-7.12-13
Séquence
Évangile :
Jn 20, 19-23

 

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Jean 20, 19-23 : le Souffle divin, l’Esprit de Jésus-Christ, vient ranimer le corps mort des disciples : morts de peur, ils avaient
fait de leur refuge un tombeau en se claquemurant dedans. L’effet est immédiat, le Souffle créateur les fait sortir pour répandre
à leur tour ce souffle reçu, si puissant qu’il est venu jusqu’à nous, plus de 2000 ans après. Le pardon est le don pascal par
excellence

Pentecôte – du grec : pentecostè, cinquante – le cinquantième jour après Pâques, était, chez les Juifs,
avec la Pâque et la fête des Tentes, une des trois grandes fêtes de pèlerinage. Une fête de la récolte du blé, devenue plus tard commémoration de l’Alliance du Sinaï. Car au départ c’était la fête de la moisson : on offrait les prémices de la récolte au Dieu qui donne semences, soleil, pluies et tout ce qui favorise la fécondité de la terre nourricière. C’était la fête de l’abondance et elle se célébrait 50 jours après la Pâque juive (50 étant le chiffre du jubilé : 7 x 7= 49 + 1 ; donc c’est la première année d’un nouveau cycle, comme il y a un lendemain du sabbat qui lance une nouvelle semaine ; c’est donc comme une nouvelle création, une nouvelle humanité). Et si Pâques célèbre la sortie de l’Egypte, on en vint à donner à cette fête de Pentecôte le
sens de la commémoration du don de la loi sur le Sinaï, quand Dieu fit de ces fuyards un peuple, son peuple, à
qui il donna la loi (une constitution pour une nation qui prend naissance).
Certains éléments de la fête juive ont été retenus par la liturgie chrétienne ; ainsi le thème de l’Alliance. Pâques et Pentecôte n’avaient pas de rapport direct dans le culte juif, la liturgie chrétienne les a unies. Pendant les premiers siècles, on n’a jamais considéré le jour de la Pentecôte comme une fête à part, mais comme le dernier jour de la grande fête de Pâques, un grand dimanche qui dure 50 jours. Plus tard, la Pentecôte se détacha du cycle pascal pour constituer un cycle particulier de huit jours, en imitation de l’octave de Pâques dont elle avait repris certains traits.

Homélie de Vénuste :

7ème Dimanche de Pâques

Élevons notre cœur, nous le tournons vers le Seigneur. Bonne neuvaine.

Vénuste

1re lect. : Ac 1, 12-14
Ps : 26, 1, 4, 7-8
2e lect. : 1 P 4, 13-16
Évangile : Jn 17, 1b-11a

 

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Jean 17, 1-11 : le discours d’adieux devient prière. Nous avons ici un extrait de « la prière sacerdotale » : Jésus ne fait pas seulement des recommandations à ses disciples, il prie pour eux, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter pour retrouver la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. Son œuvre a glorifié le Père auprès des siens, puisqu’il leur a donné la vie, car la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

Il s’agit de prière dans les lectures de ce dimanche. Bonne coïncidence, car nous sommes dans la neuvaine qui prépare la Pentecôte : ce sont les 9 jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte qui ont donné origine à ce terme « neuvaine ». Il est dit dans la première lecture que les apôtres avaient pratiquement la prière comme première occupation (à côté du ministère de la Parole). Dans l’évangile, c’est le Christ qui prie intensément : après les recommandations qu’il vient de donner à ses amis, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter, il prie pour eux. Si nous voulons savoir prier (et comment prier pour les autres, pour l’Eglise), mettons-nous à l’école du Maître, allons souvent lire ce chapitre 17 de St Jean : ce qu’on a appelé « la prière sacerdotale » de Jésus car le Prêtre « sacerdos » Jésus prie pour les siens.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Jésus priait. Qu’est-ce qu’il disait dans sa prière ? On se le demande. Car nous, quand nous prions, c’est pour demander, pour supplier ; nous prions parce que nous avons besoin de Dieu, de son secours, de sa force, de son intervention quand nous n’y pouvons plus rien, quand aucun humain ne nous est d’aucun secours ; nous prions parce que nous avons des doléances… De quoi Jésus avait-il besoin pour se recommander à son Père, puisqu’il est lui-même Dieu ? Concentrons-nous sur ce texte de ce dimanche, parce qu’il y a une autre page où Jésus a enseigné le Notre Père, quand les disciples, le voyant aller souvent prier et passer des nuits en prière, lui ont demandé comment prier.

La prière de Jésus est plus une prière d’action de grâces qu’une prière de demande. Il sait qu’il se conforme à la volonté du Père, il sait qu’il a été dans la ligne du dessein du Père. Il remercie le Père de ce que « l’heure » approche où tout sera accompli : mission accomplie à la perfection. L’heure de la passion est l’heure de l’exaltation. Que ta volonté soit faite ! Ce fut la prière de Jésus, ce fut la prière de Marie. Une prière qui colle à la vie. Telle doit être notre prière aussi.

Homélie de Vénuste :

VIENS, ESPRIT SAINT

(Prière attribuée à l’archevêque de Cantorbéry 12ème siècle)

Viens Esprit Saint,
envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière !
Viens en nous, Père des pauvres,
viens donateur de tout bien, viens Lumière des cœurs.
Tu es le Consolateur très bon,
l’Hôte très doux de nos âmes, la rafraîchissante douceur.
Tu es le repos dans le labeur, Tu es la tiédeur dans la canicule,
Tu es la consolation dans les larmes.
Ô bienheureuse lumière, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tes fidèles.
Sans ta divine puissance il n’y a rien dans l’homme, rien qui soit saint.
Lave ce qui est souillé, arrose ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est faussé.
Donne à tes fidèles qui se confient en Toi l’esprit de sagesse, d’intelligence,
De conseil, de force, de science, de piété et de crainte de Dieu.
Donne‐leur la joie éternelle !
Amen

Programme des célébrations religieuses

Voici un programme des émissions religieuses à voir ou à écouter durant ce temps de carême.

Que ce temps de confinement ne soit pas un temps mort et puisse nous permettre de prier en union avec les chrétiens du monde entier.

Que le Seigneur nous protège de ce qu'un enfant appelle "le connard virus", parce qu'il n'arrive pas à dire le coronavirus.

Vénuste

Du lundi au vendredi

HeureCélébrationLien
06h45 07h45 08h45 Prière du matin RCF
07h00 Messe du pape François VaticanNews, KTO, Facebook
12h00 Messe depuis Paris EmmanuelPlay
15h30Chapelet depuis la grotte de Lourdes KTO, RCF
18h15Messe depuis Paris KTO
19h00Messe depuis la Belgique RCF, Facebook
20h00Chapelet depuis la grotte de Lourdes RCF
20h30Prière du soir RCF

Samedi

HeureCélébrationLien
06h45 07h45 08h45 Prière du matin RCF
07h00 Messe du pape François VaticanNews, KTO, Facebook
15h30Chapelet depuis la grotte de Lourdes KTO, RCF
17h00Messe depuis la Belgique RCF
18h15Messe depuis Paris KTO
20h00Chapelet depuis la grotte de Lourdes RCF
20h30Prière du soir RCF

Dimanche

HeureCélébrationLien
06h45 07h45 08h45 Prière du matin RCF
07h00 Messe du pape François VaticanNews, KTO, Facebook
10h30Messe télévisée Le Jour du Seigneur France 2
11h00Messe télévisée/radiodiffusée La Une - TV, La 1ière - Radio
15h30Chapelet depuis la grotte de Lourdes KTO, RCF
18h30Messe KTO
20h00Chapelet depuis la grotte de Lourdes RCF
20h30Prière du soir RCF

KTO

Messe du pape François

RCF

Prière du matin

KTO

Chapelet depuis la grotte de Lourdes

Le Jour du Seigneur France 2

Messe télévisée

La 1ière - Radio

Messe radiodiffusée

VaticanNews

Messe du pape François

EmmanuelPlay

Messe depuis Paris

RCF

Prière du soir

La Une RTBF

Messe télévisée

Suivez la messe dominicale en radio et en télé!

Avec la décision de suspendre la célébration des messes à travers tout le pays, la et la télévision vous proposent différentes manières de participer aux célébrations liturgiques et rester ainsi en union de prière.

A partir de ce week-end, toutes les célébrations liturgiques publiques, donc les messes, sont suspendues. Cette mesure prise par la Conférence épiscopale vise à éviter la propagation du Covid-19.

Mais les fidèles qui souhaitent participer à la dominicale ont à leur disposition trois outils merveilleux: la radio, la télévision et internet

CathoBel qui coordonne la diffusion des messes radiotélévisées, diffusées par la RTBF, invite donc les catholiques à participer via les ondes ou le petit écran, à la célébration dominicale.

Pratiquement:

En radio:

En télévision:

La messe dominicale sera retransmise à 11h à la fois sur La Une (RTBF) et sur France 2 (Le Jour du Seigneur), depuis l’église Saint-Vincent-de-Paul à Clichy, dans le département des Hauts-de-Seine (France).

  • KTO (la radio télé du diocèse de Paris) donne chaque jour la messe et le chapelet.

Profitons de ce service d’Église pour être en union de prière, en pensant aux victimes, aux malades et à leurs proches.

Source : Jean-Jacques Durré via le site cathobel

Pendant ce temps de crise, KTO renforce la prière sur son antenne pour accéder à son programme, KTO TV

KTO est également disponible partout en Belgique via Proximus canal 215, Telenet canal 36 (Bruxelles et Wallonie), VOO canal 147 et sur Orange canal 98. En direct HD sur KTOTV.com.

SUR INTERNET:

  • aelf.org, le site de l’Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones : textes liturgiques du jour, du dimanche prochain ou de la date qu’on veut.
  • L’homélie de Père Jean sur le site paroissial (bientôt en ligne)
  • L’homélie de Vénuste sur le site paroissial http://www.st-francois-waterloo-chenois.be/ à la rubrique homélie.
  • Le site des Dominicains qui donne des méditations spirituelles https://www.retraitedanslaville.org/

Vous trouverez un programme de messes et de prières, encore plus complets, pour la semaine et le weekend sur le site de Vicariat BW