17e dimanche du temps ordinaire

Là où est ton trésor, là est ton cœur !

Vénuste

1re lect. : 1 R 3, 5.7-12
Ps : 118, 57.72, 76-77, 127-128, 129-130
2e lect. : Rm 8, 28-30
Évangile : Mt 13, 44-52 (ou brève : 44-46)

 

Matthieu 28, 16-20 : trois autres paraboles qui parlent du Royaume. Qu’est-ce qui peut être plus précieux que l’amitié avec Dieu ? L’important n’est pas de la trouver, par hasard comme le trésor caché dans le champ ou après une recherche assidue comme la perle de grande valeur : l’important c’est de vendre tout ce qu’on possède, de tout donner jusqu’à sa propre vie pour l’acquérir.

La série des sept paraboles se conclue ici avec trois autres. Le Royaume de Dieu est ce qu’il y a de plus précieux, d’inestimable. Jésus nous le fait comprendre par des paraboles qui sont comme des contes de fée qui finissent toujours en décrivant des gens comblés de richesses et de bonheur.

Ainsi un homme qui découvre un trésor caché dans un champ. A l’époque où il n’y avait pas de coffres de banque, on mettait sa richesse en sécurité par exemple en l’enfouissant dans le sol, dans une cruche qu’on cachait dans un champ. Il est bien clair, dans la parabole, que l’homme qui trouve le trésor n’est pas le propriétaire du champ ; c’est un ouvrier qui est payé pour retourner la terre de son patron. Il tombe sur le trésor par un pur hasard. Il le cache de nouveau, vend tout ce qu’il possède pour acheter le champ et avoir droit ainsi à ce qui se trouve dans le champ. On peut discuter de son honnêteté, mais n’oublions pas que dans la parabole, ce qui importe c’est la « pointe ». Ce que Jésus veut nous faire constater pour en suivre l’exemple, c’est la joie qui envahit le cœur de l’homme qui trouve le gros lot, surtout son empressement à tout vendre pour acheter le champ et acquérir le titre de propriétaire. Il a décidé très vite, il a agi très vite… dans la joie. Il n’a pas hésité pour tout, tout, vendre (pas un peu).

Dans la deuxième parabole, ce n’est plus par pur hasard que l’homme trouve le bien le plus précieux. Il s’agit d’un négociant qui, sa vie durant, recherche des perles rares, qui sait les évaluer et en apprécier la valeur. Sitôt qu’il trouve la plus fine, lui aussi décide vite de tout vendre pour acquérir la perle qui vaut plus que tout ce qu’il a eu en main jusque là (une aubaine au-delà de toute espérance). Mais lui, il a fait une recherche longue et tenace, il savait (plus ou moins) ce qu’il cherchait. Désormais, il tient l’objet de sa recherche : dès lors, il faut tout de suite tout vendre pour l’acquérir.

Homélie de Vénuste :

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète ce champ »Ou encore : « Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète la perle »« Le Royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il  à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents »

Voilà trois paraboles qu’il faut écouter avec foi en Jésus dont nous croyons qu’il vient nous révéler qui est Dieu pour nous et nous pour lui. Alors nous pouvons voir ce qu’il veut nous dire, et pour cela notre cœur doit être attentif et plein d’attente de cette bonne nouvelle. Par trois fois Jésus nous parle du Royaume des Cieux ou autrement dit ‘comment Dieu règne’ : Il ne règne pas à la façon des hommes qui croient que régner est dominer, écraser, mais pour lui dominer c’est être proche des hommes, se mettre à leur service. Ce Royaume par trois fois il nous dit qu’il est semblable : les trois petites histoires nous révéleront comment nous sommes concernés par sa façon de régner, puisque nous sommes faits à son image et ressemblance.

Méditation du Père Jean :

Prière universelle

1. Prions pour notre Église, qu’elle soit en ces temps difficiles, le reflet sans exclusive de l’amour de Dieu pour tous ses enfants. Et que nous, ses membres, par notre façon de nous comporter et de réagir face à la pandémie, soyons les témoins de cet amour.

Prions le Seigneur.

2. Prions pour les responsables politiques de notre monde et de notre pays en particulier. Que le Seigneur les aide à prendre les décisions, nécessaires et adéquates, afin de guider les citoyens dont ils ont la charge et, avec eux, revenir à une société fraternelle et viable pour chacun.

Prions le Seigneur.

3. Prions pour les plus démunis, les plus fragiles de nos sociétés. Que le
Seigneur mette sur leur route celui ou celle qui pourra leur rendre courage et espoir. Prions aussi pour les chercheurs qui s’efforcent de trouver le vaccin qui pourra mettre fin aux ravages de la pandémie et ainsi sauver un grand nombre de vies. Que le Seigneur les aide dans leur combat.

Prions le Seigneur.

4. Prions pour notre communauté, que l’Esprit Saint nous aide à mettre à profit ces jours parfois difficiles pour rentrer en
nous-mêmes et réfléchir à nos priorités, à l’importance que nous accordons, bien souvent, à la matérialité des choses, et à ce
que le Seigneur attend et espère de nous.

Prions le Seigneur.

Dimanche 26 juillet sur FR2 « Le Jour du Seigneur et « La Une »

17e dimanche du Temps Ordinaire A depuis la Chapelle Sainte-Thérèse à Paris 16e

Prédicateur: Frère Camille de Belloy, dominicain

La peinture intuitive