8ème dimanche de Pentecôte

Viens, Esprit Saint, emplis le cœur de tes fidèles...

Vénuste

1re lect. : Ac 2, 1-11
Ps : 103, 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34
2e lect. : 1 Co 12, 3b-7.12-13
Séquence
Évangile :
Jn 20, 19-23

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Jean 20, 19-23 : le Souffle divin, l’Esprit de Jésus-Christ, vient ranimer le corps mort des disciples : morts de peur, ils avaient
fait de leur refuge un tombeau en se claquemurant dedans. L’effet est immédiat, le Souffle créateur les fait sortir pour répandre
à leur tour ce souffle reçu, si puissant qu’il est venu jusqu’à nous, plus de 2000 ans après. Le pardon est le don pascal par
excellence

Pentecôte – du grec : pentecostè, cinquante – le cinquantième jour après Pâques, était, chez les Juifs,
avec la Pâque et la fête des Tentes, une des trois grandes fêtes de pèlerinage. Une fête de la récolte du blé, devenue plus tard commémoration de l’Alliance du Sinaï. Car au départ c’était la fête de la moisson : on offrait les prémices de la récolte au Dieu qui donne semences, soleil, pluies et tout ce qui favorise la fécondité de la terre nourricière. C’était la fête de l’abondance et elle se célébrait 50 jours après la Pâque juive (50 étant le chiffre du jubilé : 7 x 7= 49 + 1 ; donc c’est la première année d’un nouveau cycle, comme il y a un lendemain du sabbat qui lance une nouvelle semaine ; c’est donc comme une nouvelle création, une nouvelle humanité). Et si Pâques célèbre la sortie de l’Egypte, on en vint à donner à cette fête de Pentecôte le
sens de la commémoration du don de la loi sur le Sinaï, quand Dieu fit de ces fuyards un peuple, son peuple, à
qui il donna la loi (une constitution pour une nation qui prend naissance).
Certains éléments de la fête juive ont été retenus par la liturgie chrétienne ; ainsi le thème de l’Alliance. Pâques et Pentecôte n’avaient pas de rapport direct dans le culte juif, la liturgie chrétienne les a unies. Pendant les premiers siècles, on n’a jamais considéré le jour de la Pentecôte comme une fête à part, mais comme le dernier jour de la grande fête de Pâques, un grand dimanche qui dure 50 jours. Plus tard, la Pentecôte se détacha du cycle pascal pour constituer un cycle particulier de huit jours, en imitation de l’octave de Pâques dont elle avait repris certains traits.

Homélie de Vénuste :

Alléluia : Le mot de la joie!

Il avait disparu pendant le Carême. L’Alléluia est revenu le jour de Pâques.

Il est le cri par excellence du temps pascal, temps de jubilation où l’on célèbre le Christ ressuscité.

Le jour de Pâques, il est de tradition de se saluer entre chrétiens en échangeant : « Christ est ressuscité, alléluia ! / Il est vraiment ressuscité, alléluia ! »

Une suggestion : profiter de l’octave de Pâques (les huit jours qui suivent le dimanche de la résurrection) pour passer en boucle l’Alléluia de Haendel, véritable trésor du patrimoine musical. Un moyen, parmi d’autres, de prolonger la joie de Pâques.

Succès de l'Alléluia de Haendel dans un fast-food !

confinés chez œufs

Le français n’est pas ma langue maternelle, excusez la faute d’orthographe.

Je pensais aux œufs de Pâques…

Bon octave de Pâques !

Vénuste

Chœur virtuel confinement - Alléluia Haendel

En cette fête de Pâques 2020, les Petits Chanteurs de la Fédération Française des Pueri Cantores  se sont rassemblés virtuellement pour chanter l’Alléluia de Haendel.

250 Petits Chanteurs de toute la France ont répondu à l’appel et vous offrent ce chant de joie en ce jour très saint !

Hallelujah confiné - Pâques 2020

Adaptation : Laurent Grzybowski

Louange à Dieu ! Tel est le sens du mot hébreu « Hallelujah ». Durant les semaines éprouvantes que nous sommes en train de vivre, cet Hallelujah résonne comme un cri de victoire : la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie plus forte que la mort. Y-a-t-il une plus belle manière de célébrer Pâques et de vivre le temps pascal que de laisser retentir cette prière d’espérance qui monte vers le ciel ? Les vingt musiciens et choristes confinés qui ont enregistré cette vidéo l’ont fait avec leur foi et avec leur cœur. Artistes, étudiant(e)s, infirmières, enseignants, leurs voix proviennent de toute la France et même du Liban. Malgré les rigueurs du temps présent, malgré ce confinement qui n’en finit pas, ils ont voulu unir leurs talents pour apporter un peu de joie, un peu d’espoir, à celles et ceux qui aujourd’hui souffrent de la solitude ou de la maladie. Avec eux, nous pouvons chanter et nous laisser entraîner par ce souffle de vie qui nous permet de rester debout. Heureux ! Vivants ! Joyeuse fête de Pâques ! Pessah sameach ! 12 avril 2020

Semaine Sainte : les célébrations sont annulées

Semaine Sainte : toutes les célébrations religieuses publiques sont annulées

Directives des évêques de Belgique

La propagation du coronavirus contraint toutes les autorités et institutions publiques de notre pays à une extrême prudence. L’Église veut, elle aussi, endiguer la propagation de ce virus. Les évêques de Belgique ont dès lors décidé de prolonger la suspension de toutes les célébrations religieuses publiques et ce jusqu’au 19 avril inclus. Ces dernières reprendront lorsque les autorités tant civiles et qu’ecclésiastiques l’auront autorisé. Les évêques prennent ces mesures conformément aux adaptations possibles pour la célébration du temps pascal, telles que le Pape François les a proposées et données en exemple.

Tous les services liturgiques de la Semaine Sainte (5-12 avril 2020) sont suspendus. Chaque évêque peut établir une exception pour quelques lieux afin que les fidèles puissent suivre ces services à la radio, à la télévision ou en livestream. Seuls les collaborateurs nécessaires pour l’enregistrement de la célébration pourront se trouver dans l’église. Ils respecteront avec soin les règles de la ‘distance sociale’.

Cette suspension s’applique à toutes les églises et chapelles où se célèbre publiquement le culte, y compris les chapelles ou lieux de prière des monastères, des institutions catholiques ou des lieux de pèlerinage. Elle s’applique également aux communautés non-catholiques qui font usage des églises ou des chapelles catholiques. Les communautés contemplatives ou monastiques célèbreront la prière des heures et les offices de la Semaine Sainte en cercle fermé, sans hôtes, ni visiteurs.

L’information sur les services liturgiques diffusés à la radio, à la télévision ou en livestream pendant la Semaine Sainte sera disponible sur le site de Cathobel et de Kerknet ainsi que sur les sites diocésains ou vicariaux.

1. Dimanche des Rameaux

Bien qu’il n’y ait pas de célébrations publiques, quelques célébrations avec seulement quelques personnes sont prévues en vue des diffusions à la radio, à la télévision ou en livestream.

Elles se dérouleront en cercle fermé et dans le respect de la distance de sécurité prescrite. Les rameaux bénits ne seront mis à disposition ni à l’intérieur ni à l’extérieur de l’église.

 Il y a pour cela une double raison. Une raison liturgique : ces rameaux font partie de la liturgie du dimanche des Rameaux. Une raison préventive : éviter tout rassemblement.

2. Messe chrismale

La bénédiction des Saintes Huiles et la consécration du Saint Chrême (pour le baptême, la confirmation, l’ordination presbytérale et l’onction des malades) aura lieu en cercle fermé et sera présidée par l’évêque et quelques prêtres. Chaque évêque a également la possibilité de reporter la célébration de la messe chrismale jusqu’à l’autorisation de reprise des célébrations liturgiques publiques. Les Saintes Huiles seront distribuées après la pandémie selon les directives de chaque diocèse.

saintes huiles

3. Jeudi Saint, Vendredi Saint, Veillée pascale et Pâques

Seules les célébrations avec quelques personnes en vue de leur diffusion à la radio, à la télévision ou en streaming pourront avoir lieu. Elles se dérouleront cercle fermé, dans le respect de la distance de sécurité prescrite.

En raison des mesures actuelles, le sacrement de réconciliation individuel ne pourra être conféré. Les évêques de Belgique autorisent les fidèles à reporter leur confession pascale à une date ultérieure.

jesus porte sa croix

Ou, comme l’a récemment déclaré le Pape François au vu des circonstances exceptionnelles de cette année : Oui, il est possible de recevoir le pardon de Dieu sans prêtre. Si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : ‘Seigneur, j’ai commis le mal en ceci, en cela, …” Demande-lui pardon de tout ton cœur avec l’acte de contrition et promets-lui : “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu.


Comment célébrer Pâques sans confession ni communion, ou ‘faire ses Pâques’ cette année ?

En faisant ce qui est possible : prier à la maison, seul ou en famille ; lire et méditer les lectures et les prières prévues pour la Semaine Sainte ; suivre une célébration liturgique à la radio, à la télévision ou en livestream.

4. Baptêmes d’adultes

Cette année, les baptêmes d’adultes ne pourront avoir lieu ni la nuit, ni le jour de Pâques. Les évêques sont unis à tous ceux qui se préparent de longue date à leur baptême pour Pâques. Ils comprennent leur déception et leur demandent de la patience. Ils leur proposeront dès que possible une autre date ou une autre période pour leur baptême.

5. Baptêmes et mariages religieux

Tous les baptêmes et mariages religieux sont reportés jusqu’à ce que ces célébrations soient à nouveau possibles. Les évêques prennent cette décision difficile, tout en partageant la déception de tous ceux qui avaient préparé avec soin et attendaient intensément leur mariage ou le baptême de leur enfant.

6. Confirmations et premières communions

Les célébrations de la confirmation et de la première communion prévues jusqu’au 19 avril ne pourront malheureusement pas avoir lieu. C’est une décision grave dont nous mesurons pleinement l’impact pour les enfants et les jeunes concernés, pour leurs familles et pour la paroisse. En ce qui concerne les confirmations et premières communions prévues après le 19 avril, il est trop tôt en ce moment de prendre des décisions définitives. Les évêques communiqueront le plus tôt possible et dès que les mesures du gouvernement le permettront, les informations nécessaires.

carnet célébration 1ere communion

7. Ouverture des églises

Sauf décision contraire de la commune, les églises restent ouvertes pour la prière individuelle et le recueillement quand c’est possible. L’église, en tant qu’espace public, est bien évidemment soumise aux mesures gouvernementales, dont la distance de sécurité.

eglise saint paul fleurie

8. Campagnes de Carême Entraide et Fraternité et Broederlijk Delen

Les campagnes annuelles de Carême des deux organisations liées à l’Eglise ne sont quant à elles pas suspendues. Seules les collectes ecclésiales en liquide ne pourront avoir lieu. Les évêques appellent les fidèles à poursuivre la solidarité avec les populations et les pays dans le besoin et à effectuer leur don annuel par virement bancaire.

Pour Entraide et Fraternité via le compte BE68 0000 0000 3434 et pour Broederlijk Delen via le compte BE12 0000 0000 9292.

9. Les cloches de remerciement et d’espérance

Les évêques s’associent à toutes les marques de gratitude et d’estime de la population envers ceux qui s’investissent dans la lutte contre le coronavirus : médecins, infirmières et infirmiers, services de police et d’urgence, décideurs politiques et leurs administrations. Les paroisses qui le souhaitent peuvent bien sûr s’associer à ceux qui applaudissent le soir les personnes engagées dans la lutte contre le coronavirus.

Elles peuvent mettre par exemple une bougie devant la fenêtre ou faire sonner les cloches (de préférence les cloches de l’angélus à celles des fêtes).

10. Médias

Les diocèses restent autant que possible en contact avec l’ensemble des croyants, aussi bien au plan national qu’au plan diocésain, par le biais de messages vidéo ou en livestream. Vous trouverez les liens utiles et les aperçus sur les pages interdiocésaines et diocésaines de Cathobel ou de Kerknet.

La RTBF et la VRT essayent de poursuivre la diffusion, le dimanche, des célébrations eucharistiques à la radio et à la télévision. RCF, KTO, France 2, Radio Maria et NPO Nederland diffusent également des célébrations religieuses.

Les évêques de Belgique

AVENT

Qu’est-ce que l’Avent?

Le peuple de Dieu a attendu plusieurs siècles pour que se réalise ce que Dieu lui avait promis : la venue d’un Sauveur pour le délivrer du péché et du malheur.
Cette attente s’est réalisée par la naissance de Jésus, Fils de Dieu, fait homme, il y a environ 2000 ans.
L’Église célèbre cette venue le jour de Noël, le 25 décembre.
Noël est précédé par un temps, celui de l’Avent, qui nous prépare et nous met dans l’attente afin de mieux accueillir celui qui vient.

Cette année, l’Avent commence le dimanche 1 décembre.

L’Avent, qui signifie ‘venue’, une période d’attente heureuse

Dieu nous donne son Fils Jésus qui vient au milieu des hommes. C’est l’Incarnation (Dieu prend chair).
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Jn 3, 16
Noël nous rappelle que Dieu vient à notre rencontre dans la simplicité même d’un petit enfant.
Donner, c’est une manière de dire ‘Je t’aime’, d’où la tradition d’échanger des cadeaux à Noël.

Noël hier, aujourd’hui et demain

Noël, c’était il y a environ deux mille ans, quand Jésus est né à Bethléem et a vécu sur la terre d’Israël.
Noël c’est aussi aujourd’hui avec l’avènement, la venue, du Christ à l’intime de chacun par l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et les sacrements dont l’eucharistie et la réconciliation (confession).
Accueillir le Christ, vivre en intimité avec lui rend heureux et donne envie de partager ce bonheur. Le Christ a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).
Noël, c’est encore l’attente de la venue du Christ dans sa gloire ainsi qu’Il l’a annoncé (Mt 25, 31- Lc 21, 27). A Noël, comme à chaque messe, l’Eglise prie pour hâter son retour en lui disant ‘Viens, Seigneur’ (1co 16,22 – Ap 22, 17-20).
Noël célèbre cette triple référence au temps que l’on retrouve dans toute liturgie.

Avec toute l’Eglise, faisons de cette attente un temps d’espérance et de joie, un temps qui nous appelle à rester éveillé à l’écoute de la Parole de Dieu pour accueillir l’amour et la miséricorde de Celui qui vient, Jésus, qui nous invite à aimer comme lui.

Avec Isaïe nous pouvons dire :

“Et ce jour-là, on dira : « Voici votre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! “

Is 25, 9

Source : Paris.catholique

Tous des Saint, tous saints

Le mois de novembre est ponctué des commémorations (la
Toussaint, les fidèles défunts, la fin d l’année liturgique, l’Avent)
qui nous incitent toutes à nous décentrer de nous-mêmes pour l’au-delà de notre humanité. Un appel vers l’ailleurs, « le tout autre »
auquel nous pensons habituellement le moins. Une opportunité pour prendre conscience que nous sommes nés d’un Dieu Saint, et que nous avons la vocation de devenir saints.

Je me rappelle une sagesse de chez moi qui dit « l’homme n’est pas vraiment humain ; c’est Dieu qui l’est véritablement ». Ceci pour dire que le sens, la vérité et l’accomplissement de l’humain se trouvent en dehors de son humanité, en Dieu qui est Saint, qui l’a créé à son image et qui l’appelle à accueillir ce destin.

Autant le dire sans ambages, nous sommes déjà saints de par notre origine divine, même si cela ne parait pas encore clairement (1Jn 3,2). La parole de Dieu (Lv 20,26 ; Mt 6,20) nous exhorte à cultiver un désir de sainteté, qui au-delà de nos sentiments individuels et collectifs d’échec, de révolte, de colère et de culpabilité, devrait
nous pousser encore toujours à faire un nouveau pas, pour toujours mieux être et mieux faire.

La sainteté est là, dans cet accueil de l’invitation du Père. Elle est possible et à notre portée. La vie sacramentaire que nous propose l’Eglise nous y aide par la grâce de l’Esprit Saint.

Allons-y donc passionnément sur le chemin de cette sainteté.
Aujourd’hui mieux que dans le passé. Chaque minute se fait précieuse. Le devenir se consomme. La fin se rapproche. La rencontre ultime se fait indéniable. L’évidence s’impose : tous du Saint, tous pour la sainteté.

Wilfried IPAKA KEBADIO

Joyeux Noël

Le compte à rebours a commencé :

Noël

est bientôt là. Les rues rivalisent de lumières et de décorations, et au pied du sapin commence à s’accumuler les cadeaux.

Mais au fait, Noël, c’est quoi ?

C’est avant tout une fête chrétienne : la naissance de Jésus.

Ce 25 décembre, tous les chrétiens de la Terre célèbreront, plus que l’anniversaire d’une naissance, la venue sur terre d’un messie, comme le raconte la Bible. Si l’église a choisi de situer Noël au solstice d’hiver, c’est pour mettre fin aux nombreux rites et fêtes païennes ; en effet, avec les nuits qui n’en finissent plus, la lumière qui décroît, la crainte de voir s’installer l’obscurité a été toujours été très forte , même dans les civilisations antiques.

Noël, de fête religieuse est devenue, au fil des siècles, une fête familiale : moment privilégié pour se rassembler en famille.

Cette fête, par toutes ses formes d’expression, crée des souvenirs communs et entretient le sentiment d’appartenance à une famille. Chacun trouve, à sa manière, cette façon de construire ce lien : partager un repas, une veillée, écouter des histoires, se réunir autour de la crèche.

Au XX siècle, nouvelle évolution marquante : avec la place grandissante de l’enfant dans la famille, Noël est devenu une fête pour les enfants : nuit magique où les désirs des enfants sont réalisés, pour le plus grand bonheur des adultes.

Noël, c’est aussi une fête communautaire, qui dépasse le cadre familial : il est de tradition d’échanger des cartes, de se souhaiter un « Joyeux Noël », d’offrir des cadeaux, et de croiser de plus en plus de Pères-Noël. Nos enfants ont tendance à associer la fête de Noël aux cadeaux. Mais, n’oublions pas qu’au-delà de tous les messages de consommation dont nous sommes inondés, il y en a bien d’autres à leur transmettre pour leur expliquer la signification de Noël.

Profitons du bonheur de se retrouver ensemble pour les faire réfléchir sur le sens du cadeau et du don, à la joie de recevoir et au plaisir de faire plaisir…

N’oublions pas que noël est avant tout la fête de l’Esprit.

Toute l’équipe de rédaction vous souhaite une très joyeuse et sainte fête de Noël!

La Toussaint

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Église sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Évangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

Qu’est-ce qu’un saint ou une sainte ?

Au fil de la Révélation biblique, Dieu se fait connaître non seulement comme le Dieu créateur, vivant et vrai, auquel il convient de rendre un culte par des sacrifices saints, mais plus encore comme Celui qui aime les hommes, qui les délivre du mal et leur offre de vivre en alliance avec Lui. Au chemin de cette Alliance, apparaissent l’inconstance des hommes et leurs refus d’aimer, leur péché. C’est à ces hommes faibles et parfois rebelles que Dieu offre sa propre sainteté comme chemin de bonheur : « Vous serez saints, parce que moi, je suis saint. » (Lévitique 19,2).

Devenir saint, ce n’est pas tant faire des choses pour Dieu ou en son Nom, qu’être rendus semblables à Lui, et même être faits participants de la vie de Dieu (cf. 2e Lettre de saint Pierre 1,4) qui est Amour et Lumière. Être saint (qadosh en hébreu, haghios en grec, sanctus en latin) est donc une nouvelle manière d’être, enracinée dans l’amour, illuminée par la Parole de Dieu, et qui se traduit par le don de soi-même pour le service de Dieu et du prochain : « Cherchez à imiter Dieu, comme des enfants bien-aimés, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour nous… » (Lettre de saint Paul aux Ephésiens 5,1). Jésus Christ est « le Saint de Dieu » (Évangile selon saint Luc 4,34), parfaite image de Dieu en notre humanité. Il est à la fois le modèle qui nous est proposé et le chemin-même de la sainteté. C’est par lui, unique médiateur entre Dieu et les hommes, que nous communions avec Dieu, le Père, dans l’Esprit d’amour.

Devenir saint, c’est donc faire un chemin de transformation profonde en vivant « la vie nouvelle des enfants de Dieu », par la pratique des vertus chrétiennes et humaines. C’est-à-dire des manières de se comporter habituellement, à partir du cœur, dans la foi en Jésus Sauveur, dans l’espérance en la fidélité de Dieu à ses promesses de vie, dans l’amour de Dieu, de soi-même et du prochain, dans la justice, la franchise, la sobriété, la lutte contre le mal etc.

Le Concile Vatican II a relancé cet appel de Dieu à participer à sa sainteté : c’est l’appel commun à tous les fidèles du Christ et qui les place tous sur un pied d’égalité, hommes et femmes, depuis le Pape jusqu’au plus petit des baptisés. Un unique appel au bonheur d’être saints qui n’est pas réservé aux Chrétiens, mais que ceux-ci ont la mission de faire entendre à tous leurs frères et sœurs humains, car le bonheur se partage, ou il n’est pas complet.

Parmi les Chrétiens, certains – même des enfants – jouissent d’une grande considération pour le témoignage de sainteté qu’ils ont rendu jusqu’au terme de leur vie ici-bas, parfois par leur martyre (la mort subie pour n’avoir rien préféré à l’amour de Dieu et des hommes), le plus souvent par leur fidélité totale au quotidien (héroïcité des vertus). Leur réputation de sainteté se manifeste dans le peuple chrétien par l’estime portée à leur exemple, mais aussi par la prière qui leur est demandée auprès de Dieu et les réponses ou grâces qu’on leur attribue. Leur vie chrétienne est prise en exemple. Ils sont considérés comme des frères et sœurs aînés dans la foi, parvenus à bon port après les difficultés de cette vie, mais qui demeurent proches de nous et nous assistent de leur aide.

Parmi ceux-ci, il en est que le Pape inscrit dans le calendrier des Saints pour que leur soit rendu un culte public de vénération. L’Eglise les donne en exemple et permet – ou demande – qu’ils soient invoqués dans sa prière officielle. Ils sont d’abord déclarés bienheureux au terme d’une béatification. Leur culte est alors limité à une partie du peuple chrétien. S’ils sont ensuite déclarés saints, au terme d’une canonisation, leur culte est étendu à toute l’Église.

Père Luc-Marie Lalanne

Pour aller plus loin :

La vraie vie est sainteté et bonheur
Le sens de la fête de tous les saints

Source : Egliseinfo.be

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