7ème Dimanche de Pâques

Élevons notre cœur, nous le tournons vers le Seigneur. Bonne neuvaine.

Vénuste

1re lect. : Ac 1, 12-14
Ps : 26, 1, 4, 7-8
2e lect. : 1 P 4, 13-16
Évangile : Jn 17, 1b-11a

 

Vous trouverez ci-dessous le feuillet des lectures et des demande de pardon et prières universelles de la messe en format PDF que vous pouvez télécharger et ou imprimer

Jean 17, 1-11 : le discours d’adieux devient prière. Nous avons ici un extrait de « la prière sacerdotale » : Jésus ne fait pas seulement des recommandations à ses disciples, il prie pour eux, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter pour retrouver la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. Son œuvre a glorifié le Père auprès des siens, puisqu’il leur a donné la vie, car la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

Il s’agit de prière dans les lectures de ce dimanche. Bonne coïncidence, car nous sommes dans la neuvaine qui prépare la Pentecôte : ce sont les 9 jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte qui ont donné origine à ce terme « neuvaine ». Il est dit dans la première lecture que les apôtres avaient pratiquement la prière comme première occupation (à côté du ministère de la Parole). Dans l’évangile, c’est le Christ qui prie intensément : après les recommandations qu’il vient de donner à ses amis, comme saisi d’angoisse pour eux au moment où il va les quitter, il prie pour eux. Si nous voulons savoir prier (et comment prier pour les autres, pour l’Eglise), mettons-nous à l’école du Maître, allons souvent lire ce chapitre 17 de St Jean : ce qu’on a appelé « la prière sacerdotale » de Jésus car le Prêtre « sacerdos » Jésus prie pour les siens.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Jésus priait. Qu’est-ce qu’il disait dans sa prière ? On se le demande. Car nous, quand nous prions, c’est pour demander, pour supplier ; nous prions parce que nous avons besoin de Dieu, de son secours, de sa force, de son intervention quand nous n’y pouvons plus rien, quand aucun humain ne nous est d’aucun secours ; nous prions parce que nous avons des doléances… De quoi Jésus avait-il besoin pour se recommander à son Père, puisqu’il est lui-même Dieu ? Concentrons-nous sur ce texte de ce dimanche, parce qu’il y a une autre page où Jésus a enseigné le Notre Père, quand les disciples, le voyant aller souvent prier et passer des nuits en prière, lui ont demandé comment prier.

La prière de Jésus est plus une prière d’action de grâces qu’une prière de demande. Il sait qu’il se conforme à la volonté du Père, il sait qu’il a été dans la ligne du dessein du Père. Il remercie le Père de ce que « l’heure » approche où tout sera accompli : mission accomplie à la perfection. L’heure de la passion est l’heure de l’exaltation. Que ta volonté soit faite ! Ce fut la prière de Jésus, ce fut la prière de Marie. Une prière qui colle à la vie. Telle doit être notre prière aussi.

Homélie de Vénuste :

VIENS, ESPRIT SAINT

(Prière attribuée à l’archevêque de Cantorbéry 12ème siècle)

Viens Esprit Saint,
envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière !
Viens en nous, Père des pauvres,
viens donateur de tout bien, viens Lumière des cœurs.
Tu es le Consolateur très bon,
l’Hôte très doux de nos âmes, la rafraîchissante douceur.
Tu es le repos dans le labeur, Tu es la tiédeur dans la canicule,
Tu es la consolation dans les larmes.
Ô bienheureuse lumière, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tes fidèles.
Sans ta divine puissance il n’y a rien dans l’homme, rien qui soit saint.
Lave ce qui est souillé, arrose ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est faussé.
Donne à tes fidèles qui se confient en Toi l’esprit de sagesse, d’intelligence,
De conseil, de force, de science, de piété et de crainte de Dieu.
Donne‐leur la joie éternelle !
Amen