Vivez en directe toutes les célébrations de Pâques

Il est vivant ! Il est vivant ! Même s'il y a deux mille ans Qu'Il est mort pour nous !

Une bonne nouvelle qui se chante, qui se danse et fait déborder de joie l’Eglise tout entière ! Résurrection ! … Lumière, paix, couleurs, élan, beauté, abondance, recueillement aussi !

Vivez la Messe de la Résurrection en direct de la grotte de Lourdes, présidée par le père Marco Marcis, chapelain du Sanctuaire, ce dimanche 12 avril 2020 à partir de 10H.

Vivez la Messe de la Résurrection, célébrée par le pape François, en direct de Rome, ce dimanche 12 avril 2020, à partir de 11H.o.

«A la ville et au monde » : La Bénédiction Urbi et Orbi est donnée par le pape François. En ce jour de Pâques, où une partie de l’humanité se trouve confinée face à la pandémie de coronavirus, cette bénédiction prend à nouveau un caractère très particulier. Le pape François avait choisi de donner une Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle le vendredi 27 mars dernier. En ce dimanche 12 avril, cette nouvelle bénédiction peut également être vécue à travers la télévision, à partir de 12h en direct de la Basilique Saint-Pierre.

Vivez la Messe de la Résurrection célébrée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, en direct de Saint-Germain-l’Auxerrois, ce dimanche 12 avril 2020, à partir de 18h30.

Voici en cadeau 😉 : 1 HEURE de chants Chrétiens d’adoration au Saint-Esprit pour clôturer cette belle journée pascale!

Samedi Saint Virtuel

Samedi Saint Virtuel

les paroissiens de Saint Paul ont vécu,

un temps de prière exceptionnel à l'occasion de la veillée pascale

Bonjour à toutes et à tous,

En ce temps de confinement, la communauté de Saint Paul vous a proposé de participer  à un temps de  prière en ligne.

Merci pour vos encouragements et  votre présence à nos côtés durant ce temps de prière.

Cette célébration était animée par Wilfrid avec l’aide de la communauté de Saint Paul.


Au plaisir de vous retrouver,

L’équipe des MDJ/F encadré par quelques paroissiens motivés

Vous désirez  nous rejoindre ?

N’hésitez pas à nous contacter

Le triduum pascal filmé à Saint Paul

Malgré la pandémie de coronavirus, les offices de la Semaine sainte ont bien été maintenus à huis clos au sein de notre  paroisse, Wilfrid nous a donné la possibilité de les retransmettre sur le site.

Dimanche des rameaux

Triduum Pascal

Jeudi Saint

Vénération de la Sainte Croix

Vendredi Saint : Le tabernacle est vide

vendredi saint le tabernacle est vide

Méditation sur Pâques : la Résurrection de Jésus

Commentaire méditatif du père Jean pour le Dimanche de Pâques

Pâques : la Résurrection de Jésus Saint Jean 20, 1 – 18

Christ est vraiment ressuscité. C’est le cri de joie et de foi en ce jour de Pâques.

Résurrection en grec Anastasia : la ‘ remise debout une nouvelle fois, avec la force d’en haut’. Aujourd’hui le Christ le gisant est remis debout. Les évangiles ne disent pas comment il est remis debout, mais bien pourquoi il est remis debout. Il s’agit de la signification de sa résurrection Les évangélistes ne donnent pas de définition, mais bien racontent des histoires. Pour Luc ce sera l’histoire des pèlerins d’Emmaüs, pour Matthieu l’envoi des apôtres : ‘je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps’, Marc (même si il y a un ajout qui n’est pas de sa main), n’en dit rien parce que pour lui la résurrection est de faire l’expérience de Jésus vivant dans la  communauté : tout le monde peut l’expérimenter.  . Pour Jean il y a outre la scène au tombeau avec Marie Madeleine que je commenterai, la rencontre de Jésus avec ses apôtres le soir de Pâques et encore huit jours plus tard avec Thomas, aussi la rencontre avec Jésus au bord du lac avec la pêche miraculeuse. Même foi, divers récits.

Prenons l’histoire de Marie-Madeleine avec Jésus et faisons en notre histoire avec Jésus.

Qui est-elle ? Marc dit que Jésus a expulsé sept démons d’elle. Une pécheresse publique !  Serait-ce elle qui un jour a rencontré le regard ou écouté une parole de Jésus : cela lui donne l’audace de témoigner de son affection en lavant  avec ses larmes les pieds de Jésus, les séchant avec ses cheveux et les couvrant de baisers. C’est de cette femme que Jésus témoignera : « Il lui sera beaucoup pardonné, parce qu’elle a beaucoup aimé ». De toute façon on la retrouve au pied de la croix et lors de l’ensevelissement elle observe l’endroit où le corps de Jésus et déposé dans le tombeau. Sommes-nous ces pécheurs et pécheresses qui avons beaucoup aimé Jésus et ainsi recevons le pardon de nos échecs ?

Dans le récit de Jean « de grand matin alors qu’il est encore les ténèbres, elle se rend au tombeau de Jésus ». L’aurore annonce déjà le jour mais les ténèbres persistent. Elle par piété filiale veut aller vers le tombeau, lieu de mort,  pour se souvenir du passé avec Jésus aujourd’hui mort, et non le lieu où on fait mémoire, la mémoire étant cette capacité de se tourner vers le passé pour en faire le présent. Le mort qui a annoncé être le vivant .Et  nous en nos ténèbres,  avons-nous la foi éclairée : nous rencontrons Jésus le Vivant au jour le jour et non pas pour vivre dans les ténèbres de nos habitudes ‘traditionnelles’ ?

Mais voilà la pierre tombale a été enlevée hors du mémorial.  Cette pierre selon le regard du croyant juif est la réplique de la pierre qui sépare le séjour des morts du séjour des vivants le Messie à la fin des temps l’enlèvera. Dans le signe de cette pierre enlevée Marie-Madeleine n’y voit pas un signe qui dise que la mort est vaincue et la vie en émerge. Elle y voit que le corps de Jésus a été volé par des inconnus et qu’elle ne peut le prendre pour se souvenir. Sans regarder elle court trouver Pierre et Jean pour leur dire :  « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » Elle qui a vu le soir de la mort où on a déposé le corps inanimé de Jésus , se sent privé de la présence du mort, qu’elle cherchait pour se souvenir du passé. Où avons-nous déposé Jésus ? Dans le passé ? Avons-nous conscience que toute rencontre avec Jésus se fait maintenant, lui qui nous adresse la parole en lisant l’évangile du jour, en le reconnaissant dans l’étranger, l’affamé ?i

  Les deux apôtres partent pour se rendre au tombeau. Jean tout en étant le premier n’entre pas mais voit les linges à plat :ils ne couvrent plus le corps subtilisé. Pierre entre et voit le suaire à une autre place que le linceul, tous deux bien rangés, mais ne sait quoi en penser. Jean entre à son tour et voit les linges de la mort, linceul et suaire bien à leur place, le suaire là où la tête reposa et le linceul séparé. Il voit et il croit. Il voit que la mort symbolisée par ces linges de mort est vaincue, donc il est vivant, Jean le premier à croire. Voir et croire : où est-ce que je vois Jésus vivant ? Dans les sacrements ? Dans la solidarité ?

Marie-Madeleine reste seule près du tombeau,  elle pleure navrée que le corps dont elle était venue chercher la présence pour se souvenir du passé, ne soit plus là. En pleurant elle se penche vers le tombeau et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à l’endroit même où le corps de Jésus avait été déposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds. « Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l’ont mis. » Sa préoccupation est de savoir où ils l’ont mis, alors qu’elle sans bien s’en rendre compte  le met dans la mort, dans le souvenir. Et nous, obstinons-nous à ne pas le rencontrer dans vie de tous les jours, alors que être chrétien c’est être en relation avec Dieu, avec le prochain, avec la terre qui nous et donnée pour que nous la cultivions et la gardions

Tout en parlant elle se retourne et voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était lui. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Mais elle croyant qu’elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’a enlevé, dis-moi où tu l’as mis, j’irai le prendre ». Jésus lui dit : « Marie ». Elle se retourna et dit en hébreu : « Rabbouni » ce qui signifie Maître. Ici Marie-Madeleine se trahit : le prendre, être possessive. On ne prend pas Jésus en lui disant où il faut aller. Et nous ?

Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. » Tentation que de retenir Jésus, d’oublier qu’il est chez son Père, c’est aussi découvrir que le Père de Jésus est notre Père, le Dieu de Jésus notre Dieu et découvrir que nous sommes tous frères : c’est la toute première fois que Jésus nous considère  frères et sœurs

Marie de Magdala vint donc annoncer aux disciples « J’ai vu le Seigneur et voici ce qu’il m’a dit.»  C’est cela croire en Jésus Vivant. Voir le Seigneur dans notre maintenant et l’annoncer

Samedi Saint

A 17h00

Samedi Saint, ostension exceptionnelle du suaire de Turin

« Samedi Saint, le Saint-Suaire sera exposé à la vénération des fidèles lors d’une prière en direct sur les réseaux sociaux et à la télévision » a annoncé Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Turin et évêque de Suse (Italie). Dans son message pour l’ostension de 2013, le pape François avait écrit que, dans le suaire, « c’est le Christ qui nous regarde pour nous faire comprendre quel grand amour il a eu pour nous, en nous libérant du péché et de la mort« , nous invitant à avoir confiance, à « ne pas perdre l’espérance« . Mgr Nosiglia, dirigera la liturgie dans la chapelle de la cathédrale où est conservée la précieuse relique pour demander la grâce de vaincre l’épidémie de . Production CTV.

Source: CP KTO

S’unir au Corps du Christ sans pouvoir aller à la messe : la communion spirituelle

Un texte de l’abbé Eric Mattheeuws.

Les règles du confinement imposent bien des contraintes en ce temps d’épidémie. Entre autres, les croyants ne peuvent plus se rassembler pour célébrer leur culte ; les chrétiens sont empêchés d’aller à la messe. Comment vivre cet éloignement ?

Pour beaucoup, l’Eucharistie est un aliment dont ils ont de la peine à se passer. Elle est notre Pain de Vie, elle est le sacrement même de l’union au Christ. Alors que nous sommes nombreux à investir toutes sortes de moyens de communication virtuelle, se pose la question : peut-on « communier à distance » au Christ présent dans l’Eucharistie ?

Les circonstances que nous vivons peuvent nous mettre sur la voie. Car dans une mesure tout à fait inhabituelle, nous souffrons tous de la distanciation des corps qui nous est imposée. Surtout pour les grandes joies et les fortes peines, nous aimerions tellement embrasser, serrer dans nos bras ceux qui nous sont chers. Pour compenser ce manque, nous imaginons bien des stratagèmes pour malgré tout garder nos liens bien vivants, à distance. Et l’imagination est fertile ! Nous comprenons que, si la communication est « virtuelle », nos relations ne sont pas pour autant devenues imaginaires, pures pensées. Au contraire même, il peut arriver que les liens se trouvent renforcés, car notre désir de l’autre est attisé par l’éloignement. Irions-nous pour autant jusqu’à dire que tous ces échanges relativiseraient, voire remplaceraient la rencontre en chair et en os ? Qu’à l’avenir nous nous contenterions d’un téléphone et d’un ordinateur pour recevoir et donner de l’affection ? Jamais de la vie ! En fait la distanciation nous conduit à une double perception : d’une part elle n’empêche pas les liens d’être réellement entretenus, d’autre part elle nous fait éprouver plus fort, en creux, le caractère unique de la rencontre par les corps.

Qu’en est-il donc de l’Eucharistie ? Elle est un sacrement, c’est-à-dire un lieu (un geste, une parole, un signe) où, dans l’Eglise, s’exprime et se réalise éminemment et concrètement – corporellement – notre union avec Dieu. L’eau et l’huile sur notre corps, la main sur notre tête, le oui prononcé par notre bouche, le pain et le vin reçus comme aliments : la rencontre est toujours intime et incarnée. Les sacrements ne sont de loin pas la seule façon de vivre l’union à Dieu, mais ils revêtent un caractère unique et irremplaçable : nulle part ailleurs nous ne touchons davantage du doigt l’action de Dieu, sa présence et sa grâce. De là vient l’insistance sur leur importance dans la vie du chrétien. On peut bien le comprendre : Dieu nous aime et si nous l’aimons aussi, combien sont précieux les gestes qui nous permettent de le rencontrer « corporellement ». Que nous soyons empêchés de vivre ces gestes et ces rites, et nous craignons de voir notre lien au Seigneur s’affadir. Perdrions-nous le contact ? Serions-nous privés de sa présence ? Devrions-nous nous résigner dans certains cas à être privés de la grâce de l’Eucharistie, « sacrement des sacrements » (Catéchisme de l’Église catholique, 1210) ? Dans pareilles circonstances, l’Église nous trace une voie sûre et bien balisée : la « communion spirituelle ».

Je ne puis me rendre à la messe, pour des raisons indépendantes de ma volonté ? Je n’ai pas accès à l’Eucharistie mais je désire la recevoir ? Alors, comme en cas de confinement et d’éloignement de ceux que j’aime, une autre voie s’ouvre à moi pour m’unir réellement au Corps du Christ. Car, rappelle l’Église, « Dieu n’est pas lié lui-même par ses sacrements » (Catéchisme de l’Église catholique, 1257), et les circonstances ne peuvent l’empêcher de venir à moi, ni moi d’aller à Lui. Je communierai au Christ non pas virtuellement, mais spirituellement. Comme le formulait déjà le Concile de Trente, je mangerai « en désir le pain céleste », et je pourrai en ressentir à la fois « le fruit et l’utilité » (Décret sur la très sainte Eucharistie, Ch.8). Mon désir, ma pensée, ma prière pourront, puisqu’il le faut, suppléer l’acte que j’aurais posé en allant à la messe. Ainsi la communion est accomplie.

Y a-t-il un mode d’emploi, des consignes ? Oui et non. Puisqu’il s’agit d’une expérience purement intérieure, elle n’est pas liée par des modalités fixées d’avance et communes à tous. Mais nous restons des êtres situés dans l’espace et le temps, et le spirituel a besoin de lieux et de moments. L’idéal pour vivre l’Eucharistie à distance est de se joindre à une messe diffusée, en direct ou non, à la radio ou la télévision ou sur internet. Il faut aussi veiller à un contexte et une attitude qui favorisent la prière et expriment justement notre désir réel de rencontrer le Seigneur et de l’accueillir. Un lieu dédié à cela dans notre maison, une bougie allumée, la méditation de la Parole de Dieu, quelques intentions de prière, un Notre Père récité posément à voix basse… À chacun de voir, pourvu qu’on y mette quelques moyens. Ces actes concrets expriment et font une place à notre désir de communion à l’Eucharistie. Une prière spécifique peut être réservée pour ce moment ; vous verrez ci-dessous celle que propose le pape François ces jours-ci. De plus, les actes concrets et le recours à quelques signes et prières nous rendent davantage conscients que dans l’Eucharistie nous ne communions pas seulement au Christ mais aussi à son Corps qu’est la grande communauté de l’Église.

Il peut arriver que dans l’expérience de la communion spirituelle nos liens avec le Seigneur se trouvent renforcés, car notre désir de Lui est attisé par l’éloignement. Irions-nous pour autant jusqu’à dire que cette démarche relativiserait, voire remplacerait la rencontre corporelle du Seigneur dans l’Eucharistie célébrée au sein de la communauté rassemblée ? Jamais de la vie ! La communion spirituelle n’est réelle qu’à défaut d’être corporelle, et dans l’attente et le désir de la présence pleinement manifestée dans le sacrement.

Merci Seigneur de traverser tous les murs et toutes les distances pour venir à nous. Mais que finisse bientôt ce confinement pour vivre la joie des pleines retrouvailles !

Eric Mattheeuws

À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abandonne dans son néant et en ta sainte présence. Je t’adore dans le sacrement de ton amour, je désire te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur te propose. Dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, que je vienne à Toi. Que ton amour enflamme tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en Toi, j’espère en Toi, je T’aime. Amen

Eric Mattheeuws

Vendredi Saint : coloriage pour les enfants

Le bon larron, tu seras avec moi

Bonjour les amis,

Aujourd’hui nous sommes Vendredi Saint, le jour ou l’on crucifie Jésus.

Je vous envoie le dessin  s’y rapportant, et vous trouverez également un dessin animé  se rapportant à l’histoire du jour que vous pourrez ensuite colorier.

Alors que Jésus est crucifié, l’un des voleurs suspendus aussi à une croix l’insulte :
« N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre voleur crucifié lui fait des reproches :
« Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il dit :
« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui répond :
«Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Il était déjà presque midi. Le soleil se cache et l’obscurité tombe dans tout le pays jusqu’à trois heures. Le rideau du temple se déchire par le milieu. Alors, Jésus pousse un grand cri :
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
Et après avoir dit cela, il expire. A la vue de ce qui se passe, un centurion romain rend gloire à Dieu :
« Sûrement, cet homme était juste. »
Et tous les gens rassemblés pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s’en retournent en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée.

Évangile selon saint Luc, chapitre 23, versets 39-49

Le bon larron,

tu seras avec moi – Lc 23, 39-49

tu peux visionner  le film en

 

Si cela vous dit et que vos parents sont d’accord, vous pouvez me renvoyer le dessin colorié à l’adresse de la paroisse ( scannant le) et je ferai en sorte que votre dessin paraisse sur le site de notre paroisse Saint Paul.

De cette manière toi et les copains de l’Église pourront admirer ce que vous avez fait à la maison tout en restant bien à la maison à l’abri de ce vilain virus…

C’est ainsi une manière de nous retrouver et de partager vos jolis dessins.

A Dimanche pour la messe de Pâques

Roseline pour la Liturgie des Enfants

Rassemble tes crayons de couleurs, pastels et marqueurs et réalise le plus beau  coloriage ou dessin que tu auras réalisé. Tu trouveras également plein d’autres coloriages sur le thème de Pâques en cliquant  

Attention, il sera bientôt mis en avant sur le site…

Vivre la semaine Sainte et Pâques en direct

Vivre Pâques autrement

Vu les temps particuliers que nous vivons, nous allons vous aider à vivre Pâques autrement.

En Belgique, toutes les célébrations liturgiques de la Semaine sainte ont
été annulées. Comment vivre les fêtes pascales dans cette situation de confinement, notamment en famille? Qu’est-ce qui est possible, qu’est-ce qui ne l’est pas? Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque référendaire pour la liturgie, répond à vos questions.

Lire l’article
Propos recueillis par Christophe HERINCKX

Vous y retrouverez également une série de démarches et de propositions inspirantes pour que Pâques soit pour vous un vrai temps de fête.

Télécharger le programme complet ici

Vous pouvez retrouver toutes les lectures, l’ homélie de Vénuste de ce dimanche de Pâques en cliquant sur le lien ici.

Forcément, les médias concentrent la plus grande partie de l’attention. Voici deux visuels qui résument  la semaine sainte sur les grands médias: RCF, KTO, RTBF / CathoBel. Ces célébrations se dérouleront avec nos évêques belges et/ou  avec le Pape François depuis Rome.

Le programme encore plus détaillé et complet se trouve sur le site de egliseinfo.be

En cliquant su la photo ci-dessous, vous retrouverez différentes prières à lire en  ce temps de pandémie

Prenez le temps de célébrer chez vous, seul ou en famille, avec ou sans les grands médias la semaine sainte

Vendredi Saint : célébration de la Passion

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean

(méditation proposée par le Père Jean De Wulf)

Remarque préalable. Tout l’évangile de Jean, et donc aussi la Passion, est écrit dans la foi que Jésus est le Verbe, le Fils de Dieu. Jésus est celui qui sait ce qu’il lui arriver. Je reprendrai dans mon commentaire quelques épisodes de la Passion.

En un : L’arrestation de Jésus. Alors Jésus sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » « Jésus le Nazaréen ». Il leur dit : « c’est moi, je le suis. » A cette réponse, ils reculèrent et ils tombèrent à terre ». Jésus demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » « Jésus le Nazaréen ». Jésus répondit : «Je vous l’ai déjà dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien que  moi que vous cherchez, ceux-là, laissez les partir »

Jésus s’avance vers ceux qui viennent l’arrêter et c’est lui qui pose la question : qui cherchez-vous ? Même question que Jésus avait adressée aux deux premiers disciples lors de leur appel. Voilà une question que Jésus nous pose au cours de notre vie chrétienne : répondons-nous comme les Juifs ‘Jésus de Nazareth’ ou comme un croyant ‘ le Vivant’ ? La réponse de Jésus : c’est moi (en grec « je suis », le nom de Dieu). Sommes-nous comme Jésus le meneur de jeu en ce récit de la Passion, ou nous nous taisons ? Observons aussi la délicatesse de Jésus : « ceux-ci laissez les partir ». Les apôtres n’ont pas fui en saint Jean. Encore qu’à Pierre Jésus dira : « La coupe que m’a donné à boire mon Père, vais-je refuser de la boire ? » Quelle est cette coupe : mourir sur la croix ? Ou révéler la miséricorde jusqu’à en mourir ? J’opine pour la dernière supposition.

 En 2.Le reniement de Pierre. Dans le palais du grand prêtre, une jeune servante qui gardait la porte, dit à Pierre : «N’es-tu pas toi aussi, l’un des disciples de cet homme? » Il répondit « Non, je ne le suis pas »…On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi l’un de ses disciples ? » Pierre le nia  et dit : « Non, je ne le suis pas »…«Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ?» Encore une fois Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.  

En saint Jean la réponse de Pierre à l’affirmation : ‘toi aussi un des disciples’, est de nier: Je ne le suis pas ce qui équivaut à dire qu’il n’appartient pas au groupe des disciples, alors que dans Saint Matthieu Pierre répondait :’ je ne connais pas cet homme’. Il y a donc deux façons  de renier : la personne de Jésus et l’appartenance aux disciples. Aujourd’hui beaucoup disent trouver en Jésus un personnage digne d’intérêt et l’Eglise non. A noter que Jean écrit au moment des premières persécutions massives et que donc le danger était l’apostasie. On ne voulait plus paraître comme membre de la communauté. Et aujourd’hui quelle est ma réponse ? D’Église ou non ?

En 3. Long développement chez Pilate, qui d’emblée se rend compte que c’est par jalousie que les juifs  ont l’intention de le faire condamner à mort. Pilate : «Quelle accusation portez- vous contre cet homme ? » Eux : « Il est un malfaiteur ». Pilate : «Jugez-le vous-mêmes » Eux : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »Pilate à Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? »…Jésus à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait ma royauté n’est pas d’ici » Pilate à Jésus : « Alors tu es roi ? » Jésus à Pilate : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité, écoute ma voix » Pilate : « Qu’est-ce que la vérité ? » …Pilate aux Juifs : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Coutume chez vous de relâcher quelqu’un. Vais-je relâcher le roi des Juifs ? » Les Juifs: «Pas lui : mais Barabbas (traduit : le fils du père, un bandit). Pilate fait flageller Jésus. Moqueries des soldats qui tressent une couronne d’épines : »Salut, roi des Juifs ». Pilate aux Juifs : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Voici l’homme ! » Eux : « Crucifie-le ». Pilate aux Juifs : «Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; moi je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Les Juifs : « Nous avons une Loi et suivant la Loi, il doit mourir parce qu’il s’est fait Fils de Dieu ! » …Pilate cherchait à le relâcher, mais les Juifs crièrent : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi, s’oppose à l’empereur ! » Pilate aux Juifs : « Voici votre roi. » « A mort ! À mort ».Alors ils leur livrèrent Jésus pour qu’il soit crucifié.

En 4. Les trois paroles de Jésus en croix. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère et Marie-Madeleine. Jésus voyant la mère et près d’elle les disciples que Jésus aimait, dit à la mère : 1. « Femme, voici ton Fils. » Puis il dit au disciple : «Voici ta mère » et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui…. 2. « J’ai soif ».  Soif de quoi ? Donne-moi à boire, avait-il dit à la Samaritaine ! Et en fait c’est lui qui sera source d’eau vive. Jésus ici a soif de répandre cette eau vive sur l’humanité tout entière pour qu’elle vive de la soif d’aimer qui est le bonheur de vivre de Dieu : que tout homme puisse être imprégné de l’Esprit d’amour   3. « Tout est accompli » (parole traduite du grec : ‘le but est atteint’) et il remit l’esprit. Jésus a réussi sa vie en réalisant la mission reçue du Père : révéler au monde combien  grand est l’amour miséricordieux du Père, jusqu’à donner sa vie pour nous

En 5. Le témoignage du disciple que Jésus aimait. Quand les soldats arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, l’un d’eux avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. L’eau et le sang, tous deux signes de vie, signes que la mort est vaincue et que la vie est victorieuse. La façon solennelle dont Jean s’exprime est comme un avant-coureur de ce qui sera manifesté au matin de Pâques. D’autant plus que les deux signes évoquent le baptême et l’eucharistie, signes de la mort et de la résurrection de Jésus : reçus dans la foi le disciple peut expérimenter la mort et la résurrection de Jésus.. Qu’il est grand le mystère de la foi. 

Jeudi Saint

En mémoire de la Cène de Notre Seigneur

(méditation proposée par le Père Jean De Wulf)
Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu :

cette invitation vaut certes pour tout le carême, aujourd’hui, jeudi saint, fixons notre regard sur Jésus en lisant les lectures prévues pour la messe. Il y a d’abord le texte de l’Exode qui relate l’événement qui est à l’origine la pâque juive : la libération de l’esclavage en Egypte pour aller vers la Terre Promise. En Jésus : libérateur du péché pour vivre de sa vie de Ressuscité.

Les deux lectures, l’une de Paul aux Corinthiens qui est le tout premier écrit racontant l’événement de la Cène, l’autre de Saint Jean situe aussi lors de la Cène le lavement des pieds. L’un axe sa présentation sur le rite eucharistique et en donne la significationl’autre celui de Jean met en lumière un autre geste de Jésus, lavant les pieds des apôtres et en donne la signification comme modèle de la charité fraternelle.

Tous deux récits nous parlent du corps. Aux Corinthiens  la parole de Jésus est : « Ceci est mon corps, mangez-le » et Jean montre le corps de Jésus qui à genoux fait un travail d’esclave. Tous deux gestes aboutissent à « faites de même ». Dans la bible le corps est créé par Dieu avec la terre glaise marquant les yeux, les oreilles, la bouche, les mains et les pieds, tous organes de relation ouverte à la rencontre, et Dieu souffle son Esprit dans les narines et voilà que l’homme en son corps devient un être vivantJésus reprend l’image en se tournant vers le Père disant : « Père, tu m’as formé un corps et me voici, je viens pour faire ta volonté ». Le lavement des pieds nous racontera les gestes de son corps en lavant les pieds de ses disciples. Il n’y a pas de communion eucharistique sans charité fraternelle et il n’y a pas de charité fraternelle sans communion au corps du Christ.

* Paul souligne l’origine de son récit : il vient du Seigneur, mais il le transmet aux Corinthiens que nous sommes. Cela se passe la nuit où il a été livré, son corps donné par Judas aux autorités juives. Jésus prend  du pain (le pain symbole de ce qui nous nourrit), puis rendant grâces (en grec eucharistein) pour tout ce que Jésus a pu transmettre par son corps en paroles, en gestes et en son être, tel que racontés dans les évangiles. Ce pain, préparé par ses disciples,  il le rompt en signe de fracture qu’un corps peut subir sur la croix signe aussi de partage de sa vie avec les siens. Jésus ajoute une parole constitutive : «Ceci est mon corps, qui est pour vous (en grec : ‘le pour vous’) ». Jésus nous le montre par ceci, un démonstratif et donc il faut le regarder ; ce qu’il montre est son corps, ce corps par lequel nous le connaissons et par lequel il a révélé qui est son Père par ses paroles, par ses gestes et son être. Je repense à la parole de Jésus : « Qui m’a vu, a vu le Père ». Voir le pain eucharistique c’est voir tout ce que Jésus a vécu et révélé par son corps. Ainsi on entre dans le regard du Père sur JésusFaites ceci en mémoire de moi. La mémoire est cette faculté de l’homme de pouvoir saisir l’image du passé et l’intégrer dans le présent ! A faire mémoire ! Ensuite Jésus fit de même avec la coupe (coupe remplie de vin, fruit de la vigne qui est son peuple que nous sommes aujourd’hui). La coupe devient la nouvelle Alliance – déjà l’ancienne Alliance s’énonçait : Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple, alliance concrétisée dans le sang de l’agneau – à présent le sang de Jésus mort et vivant pour nous. Faites cela : c’est la mise en pratique de faire le rite, mais surtout de faire voir au monde la nouvelle alliance en Jésus. Dieu est pour nous et nous sommes pour Dieu  C’est en alliés de Dieu que nous proclamons la mort de Jésus jusqu’à ce qu’il vienne, lui le Vivant ressuscité.

*Jean en son récit montre le lavement des pieds et sa signification.  Jean en situe l’origine dans le Verbe qui est tourné vers Dieu, qui est Dieu. Son parcours ? Il est sorti de Dieu et il va vers Dieu, sachant que le Père lui a tout remis entre les mains. Maintenant l’heure est venue de passer de ce monde à son Père, lui qui ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Viennent à présent les gestes du corps de Jésus que nous regardons. Jésus se lève de table où sont réunis les Douze convives. Aujourd’hui encore quand quelqu’un se lève de table on s’attend à une parole, un toast. Mais Jésus pose un geste en déposant son vêtement, (le vêtement étant le signe de sa dignité déposé pour apparaître comme le serviteur), il prend un linge qu’il noue à la ceinture, le linge qu’il utilisera pour essuyer les pieds de ses apôtres. Il verse de l’eau dans un bassin.

Tout est prêt pour le signe essentiel, ainsi bien préparé. Il se met à laver les pieds de ses disciples. Je regarde le geste : laver les pieds, travail d’esclave comme signe d’accueil par le Maître: les pieds après le chemin parcouru sont toujours poussiéreux et les laver donne une nouvelle énergie pour continuer le chemin après le repas offert. Pour laver les pieds consciencieusement il ne peut que s’agenouiller devant ses disciples. Ainsi est Dieu ! Jésus ensuite essuie les pieds qu’il vient de laver pour être  prêts à reprendre la route. Il  y a bien sûr le refus de Pierre de se laisser laver les pieds. Jésus répond que ce geste témoigne de ce qu’ils  prennent part avec Jésus. Si le lavement des pieds évoque la purification des hommes par le Maître, la purification réelle se fera le lendemain quand Jésus mourra pour la rémission de tous les échecs (les péchés) du monde. Nouveau geste de Jésus signifiant sa résurrection. :. Reprenant  son vêtement il se remet à table avec ses convives. Il leur dira trois choses pour qu’ils comprennent bien la signification de ce qu’il vient de faire. En un : Vous m’appelez Maître et Seigneur. Très bien je le suis. Le vrai maître est celui qui veille à la bonne forme de ses disciples –Je vous l’ai déjà dit : Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir. En deux : Si moi le Maître je vous ai lavé les pieds c’est que vous aussi vous laviez les pieds les uns aux autres : ce sera le témoignage de votre amour fraternel, Comme je l’ai fait pour vous, prenez mon geste comme un exemple,. En trois (malheureusement pas repris ici) Sachant cela vous serez heureux, du moins si vous le mettez en pratique. C’est donc cela être pratiquant : par-delà le rite il faut signifier par notre foi en quel Dieu l’humanité est appelée à croire. Il est grand le mystère de la foi.