Pèlerinage matinal à Argenteuil (Annulé)

Vendredi 01 mai 2020

Depuis une vingtaine d’années, en paroisse à Saint-Paul, nous faisons un pèlerinage matinal, par le quartier de l’avenue des Chasseurs et ensuite par la forêt, pour atteindre après une bonne heure et quart de marche le Carmel d’Argenteuil.  La route se fait en silence, mais il s’agit d’un silence habité.  Cette année, nous l’organisons le vendredi 01 mai :

Un départ à 5 h 50 précises pour ceux qui marchent à leur aise, l’autre à 6 h 10 pour les marcheurs rapides.

 

 

Rendez-vous donc à l’église à 05 h 45 ou 06 h 05.

Parcourant des avenues encore endormies de notre paroisse, notre prière prend en charge toutes les intentions enfouies dans le cœur de ceux dont nous traversons le quartier.


Arrivés au Carmel, nous rejoignons la prière des Laudes des moniales et célébrons avec elles l’Eucharistie.
Au retour, bavardant les uns avec les autres, nous rejoignons la paroisse Saint-Paul où un petit déjeuner nous attend au foyer.


Pour la bonne organisation du déjeuner, nous vous demandons de vous inscrire début avril  par mail.

Merci.

Claire et Carlos

pele.waterloo@gmail.com

Tél : 02/345.24.25 (en soirée) ou 0494/91.00.26

Étant donné cet état plus que critique aujourd’hui, nous vous proposons de vous rendre régulièrement sur le site de la paroisse
afin de vérifier si l’activité est bien maintenue ?!?!?!?!?

MERCI A VOUS

Report des confirmations et des premières communions

Le virus corona nous oblige à une extrême prudence. Les Evêques de Belgique ont donc décidé ce 30 mars 2020, que les célébrations de confirmation et des premières communions prévues entre Pâques et la Pentecôte n’auront pas lieu à la date prévue. Les confirmations sont reportées aux mois de septembre ou d’octobre. Les premières communions sont reportées à la prochaine année scolaire.

Chaque diocèse proposera des dispositions en fonction de sa situation spécifique et en assurera la communication.

Les raisons de ce report sont évidentes. Même en cas d’assouplissement des mesures actuelles, le Gouvernement ne permettra pas les célébrations religieuses avec une assistance nombreuse composée de familles et de générations différentes (dont des grands-parents), ne tenant pas compte non plus du vécu récent de ces familles avec le virus corona.

Les enfants devront tout mettre en œuvre pour la réussite de leur année scolaire le dernier mois de celle-ci, en particulier les futurs confirmands de 6e année primaire en vue de leur qualification pour les humanités. En ce sens, l’organisation des confirmations en juin n’est pas opportune.

Même si les paroisses ou les catéchistes ne peuvent actuellement plus organiser de réunions, nous leur demandons de garder contact avec les enfants et les jeunes qui préparent leur première communion ou leur confirmation par courrier, par email, par streaming ou par téléphone par exemple. Dès la fixation d’une nouvelle date, ils adapteront leurs réunions en fonction de celle-ci.

Les Evêques remercient tous ceux qui travaillent à une communication optimale avec les enfants et les jeunes qui se préparent à la première communion ou à la confirmation, qui les aident à comprendre cette décision difficile et à effectuer sereinement le passage vers une nouvelle date.

Les présentes directives sont établies en conformité avec celles des évêques du lundi 23 mars dernier.

Les Evêques de Belgique

Lundi 30 mars 2020

Carême de partage 2020 :

Solidarité plus que nécessaire

Afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie du coronavirus, nous avons été contraints, chez Entraide et Fraternité, de suspendre la totalité des activités de notre campagne jusqu’au 19 avril inclus. Nous suivons la situation de très près et vous communiquerons toute nouvelle information sur notre site.

Nous vous invitons également à visiter notre site de campagne : careme2020.entraide.be

 

Cette crise atteint le cœur même de notre organisation en pleine campagne. Nous n’annulons pas pour autant notre solidarité avec le peuple haïtien ! Comme nous y appellent les évêques, il est important de vivre ce Carême comme un temps de prière, de conversion, de partage fraternel et de plus grande attention à autrui.

Les célébrations et les collectes ne pouvant s’organiser, aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de vous. Votre générosité peut s’exprimer librement et en toute sécurité en nous consacrant un don en ligne : je donne

Vous pouvez également nous adresser un don par virement bancaire sur le compte BE68 0000 0000 3434. Tout don annuel de plus de 40€ bénéficie dune déduction fiscale.

Votre don de Carême est le plus beau des gestes fraternels en ces temps de crise.

De tout cœur, merci.

L’équipe d’Entraide et Fraternité.

Homélie du pape François prononcée ce vendredi 27/03

Homélie du pape François prononcée ce vendredi soir

Face à la pandémie du coronavirus Covid-19, le pape François a donné une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle ce vendredi 27 mars

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre.

En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères. « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ».

Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands -mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais. Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés.

Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

Pape François

Prière pour une « communion spirituelle ».

Ce lundi 23 mars, le Pape François a prononcé une prière pour la « communion spirituelle » des baptisés qui ne peuvent actuellement communier de façon sacramentelle, du fait de la pandémie.

“Communion spirituelle” ou ce qu’on appelle aussi “eucharistie de désir” (comme on parle de “baptême de désir”).

Cette prière que le Pape a récitée, a été composée par le cardinal espagnol Rafael Merry del Val (1865-1930), le Waterlootois qui a failli devenir pape et qui, sans avoir été pape, est enterré avec les papes dans la Basilique St-Pierre (sa famille a habité à Waterloo ce qui était le château Damiens, là où se trouvent le parc communal actuel Jules Descampe et les écuries) :

” À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne
et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant
en ta sainte présence.
Je t’adore dans le sacrement de ton amour, l’Eucharistie.
Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur ;
dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour que je vienne à toi.
Puisse ton amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort.”

Cardinal espagnol Rafael Merry del Val

Défis de la catéchèse lancés aux enfants !

Rester connecté à Dieu, même sans aller à la messe ou participer à une rencontre catéchèse?

Défi impossible pour vous, les enfants?

Le service de la Catéchèse du Vicariat du Brabant wallon propose un défi quotidien à réaliser seul ou en famille. Cela pourra prendre la forme d’un quizz, d’un petit jeu ou encore d’une prière à faire ensemble.

Pour en savoir plus

NOUVEAU COMMUNIQUE CONCERNANT LES FUNÉRAILLES RELIGIEUSES

Nouvelles mesures concernant les funérailles dans notre province.

Les funérailles religieuses ne peuvent plus se célébrer dans un lieu confiné quel qu’il soit (et donc plus dans une chapelle ou une église). Un bref temps de prière est toujours autorisé mais doit se faire « en plein air » et avec maximum 15 personnes (personnel des pompes funèbres compris). Ne peuvent être là que quelques membres de la famille proche.

En ce qui concerne le Brabant wallon, je demande donc aux prêtres et diacres d’être présents au cimetière et d’y organiser un bref temps de prière avec les règles de distance demandées. Je crois que plus que jamais, manifester ainsi notre proximité est d’une grande importance pastorale et spirituelle en ces temps douloureux pour ceux et celles qui perdent un être cher.

En ne parlant que de présence au cimetière pour un temps de prière (ce qui est maintenu comme possibilité), ne sont pas prises en compte en tout cas les personnes qui ont demandé l’incinération. Et de fait, nous ne pouvons priver ces familles-là aussi de notre soutien et de notre prière, d’autant que l’accès dans les crématoriums sont encore plus stricts.

Il ne faut pas exclure pour célébrer ce temps de prière que nous devons faire en plein air, de le faire éventuellement devant l’église, sur le parvis, là où la situation du lieu le permet au plan de l’espace et de la circulation locale.

Dans ce cas, il faudra donc veiller à ceci :
– que ce temps de prière soit relativement bref (avec bénédiction du célébrant sans eau bénite)
– veiller à la sécurité des personnes et sans gêner la circulation
– ceci ne modifie pas les règles en vigueur sur le nombre de personnes avec qui on peut le faire (15 personnes, personnel des pompes funèbres compris)
– veiller à établir cette façon de faire en dialogue avec les pompes funèbres en voyant avec elles ce qu’elles sont prêtes à faire dans ces circonstances difficiles aussi pour les membres de leur personnel.

Pour mémoire, cette attention aux personnes se fera sans participation aux frais.

Comme il a été dit, une messe du souvenir peut être envisagée plus tard, quand les circonstances sanitaires le permettront.

Bien en communion avec vous tous.

+ Jean-Luc Hudsyn

Message du 25 mars, complété le 26 mars 2020

Pas de vraies funérailles?

Le Pr Manu Keirse : propose d’adresser une lettre à la famille!

Lire la suite sur Cathobel

Méditation 5e dimanche de Carême

Une tête de Ressuscité

Monsieur le Curé a dit que pour Pâques, il fallait nous faire une tête de Ressuscité! J’ai tout essayé, je n’y suis pas arrivé.

Tout le Carême, j’ai supprimé le chocolat et modéré les petits plaisirs, mais j’ai beau me regarder dans la glace : Je n’ai pas une tête de Ressuscité

La publicité m’a dit que pour changer de tête, l’eau minérale réussissait à tous les coups ! J’ai essayé, trois litres par jour, j’ai perdu du poids, mais mon miroir a continué à me refuser une tête de Ressuscité

Des amis m’ont parlé d’une crème miracle, elle coûte cher, c’est biologique et moderne, ça efface les rides. J’ai essayé mais hier matin encore, ma glace me l’a répété : je n’ai pas une tête de Ressuscité.

On m’a conseillé la jouvence d’un Abbé, l’élixir d’un Révérend Père… J’ai essayé. J’ai tout essayé et je n’ai toujours pas une tête de Ressuscité

Alors, Mon Dieu, tu m’as envoyé au Prophète, celui de la Bible, qui nous a accompagnés tout le Carême. J’y suis allé et il m’a dit que, pour changer de tête, il suffit de changer de cœur !

J’ai essayé, ça marche ! Je suis venu te le dire parce que cela pourrait peut-être en aider d’autres.

Amen ! Alleluia !

Jean DEBRUYNE

Pour vous aider à la médiation de ce texte voici un support musicale chanté à écouter en complément; qu’il puisse vous permettre d’avancer sereinement dans le Carême et dans la réflexion du texte de Jean DE BRUYNE.

Support musicale : GPS trio

Commentaire méditatif du père Jean à propos de la résurrection de Lazare

Jésus rend la vie à un mort, Lazare en ce 5ième dimanche du Carême

L’évangéliste Jean nous donne le récit de la réanimation de Lazare. Ou mieux du signe, comme l’appelle Jean. Pour lui les récits sont des signes qui ont un but : « afin que nous croyions que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et afin qu’en croyant nous ayons la vie en son nom ». Dans son évangile Jean relate sept signes. Le septième, celui de Lazare aussitôt suivi de l’entrée en passion et mort de Jésus, passage obligé qui mène à sa résurrection… Lazare dont le nom dit : ‘Dieu aide’, est malade. Comme notre monde est malade non seulement du coronavirus, mais de tout ce qui nous empêche d’être libres, de notre égo axé sur l’avoir, le pouvoir, le savoir. Lazare tout comme ses deux sœurs Marthe et Marie sont les amis de Jésus. Il les aime, comme nous tous, qui que nous soyons. Les deux sœurs envoient un message à Jésus qui lui s’est retiré au loin. Son dernier séjour à Jérusalem s’est mal passé, les ‘bons juifs’ après une confrontation avec lui ont pris des pierres pour le lapider. Lui s’est échappé . Voici leur message : « Seigneur, celui que tu aimes est malade ». Message concis, mais qui cache le désir que Jésus vienne aussitôt le guérir. La réaction de Jésus est de dire à ses disciples : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié » La gloire à laquelle Dieu tient, est que l’homme vive ! Or Jésus reste encore deux jours sur place ! Pourquoi ? Pour mettre les sœurs à l’épreuve (comme nous parfois qui ayant prié avec ferveur nous ne voyons pas Dieu intervenir) ? Ou pour que Lazare meure, comme Jésus allait mourir très peu de temps après, afin que Jésus puisse le ressusciter comme le Père le troisième jour le ressuscitera ? Courageusement Jésus dit : «Revenons en Judée ». Réplique des disciples : « Pas question, tu te souviens des pierres prêtes pour ta lapidation ». Là-dessus Jésus leur dit : « Lazare, notre ami, dort et je m’en vais le tirer de son sommeil ». Nouvelle intervention des disciples : « Si Lazare dort, c’est qu’il est sauvé ». Alors Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Allons auprès de lui ». Thomas notre jumeau a cette phrase téméraire : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ».

Lorsque Jésus arrive, Lazare est déjà mort depuis quatre jours : de nombreux juifs entourent les deux sœurs en pleurant avec elles. Mais Marthe averti de la venue toute proche de Jésus va à sa rencontre. Sa première parole : « Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort » Un reproche parce que Jésus n’est pas venu aussitôt après le message ? Mais elle ajoute, révélant ainsi sa foi en Jésus : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Jésus dit tout simplement : « Ton frère ressuscitera ». De façon vive elle rétorque : « Je sais qu’il ressuscitera, à la résurrection au dernier jour » Elle croit que le Messie, à la fin des temps, soulèvera la pierre qui sépare le séjour des morts, les enfers, du séjour des vivants. La réaction de Jésus est une parole forte : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jésus ne dit pas qu’il a la résurrection en main pour récompenser les justes, mais qu’il est la résurrection. Son essence est la résurrection. En grec ‘anastasia’ par son étymologie dit : mise debout (stasia), mais précédé par ‘ana’ qui veut dire tant une ‘nouvelle fois’ que ‘en provenance d’en haut’, de Dieu. Je pourrais interpréter : Jésus le ressuscité (par le Père) ressuscitant (les hommes). Quand on croit en Jésus, la mort est vaincue même si nous devons passer par la mort, celle-ci n’est qu’un passage (une pâque) vers notre destinée, être en Dieu. Là-dessus Marthe affirme sa foi : « Oui, Seigneur, je crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde » C’est notre foi : Jésus est le Christ, le Messie, non pas qui viendra à la fin des temps, mais qui vient au présent, comme un cadeau de Dieu pour que nous vivions de l’Esprit de Dieu, en enfants de Dieu.

Sur ce Marthe à la gentillesse de partager sa foi à Marie : le Maître est là et il t’appelle…Foi missionnaire donc ! Marie se lève et de nombreux juifs la suivent en pleurs croyant qu’elle va pleurer au tombeau, mais c’est à Jésus qu’elle adresse le même message que Marthe : «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Lorsque Jésus vit qu’elle pleurait et les juifs pleuraient avec elle, il est pris d’une émotion : le Fils de Dieu  vient proche des hommes et pleure avec eux. Pleurer pour quoi ? Par sympathie avec ceux qui pleurent ? Face à l’incroyance des gens ignorant la bonté infinie de Dieu? « Où l’avez –vous déposé ? » (Je repense au matin de Pâques où Marie-Madeleine par trois fois dit : je ne sais pas où on l’a déposé…elle veut le prendre pour elle). Les gens s’empressent de lui dire : « Seigneur, viens et vois » (je repense ici au dialogue avec les premiers disciples : « rabbi, où demeures-tu ? » « Venez et voyez » et ils virent où il demeurait)  Où déposé? Derrière la pierre tombale, bien sûr. Jésus dit « Otez la pierre ». Intervention de Marthe  oublieuse de sa belle profession de foi : « mais il sent, quatre jours déjà» Il est bien mort…alors que Jésus avait dit :’même s’il meurt, il vivra’. Jésus aurait-il pensé à sa profession de foi à lui trois fois exprimée : il mourra et le troisième jour il ressuscitera ? De toute façon Jésus dit à Marthe : « Ne t’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » La gloire de Dieu, ce qui lui tient à cœur: la gloire de Dieu ? Que l’homme vive … et la gloire de l’homme ? Que l’homme voie Dieu… On a ôté la pierre, celle qui sépare le séjour des morts du séjour des vivants. Jésus s’adresse maintenant au Père : « Père je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauce toujours, mais je te le dis à cause de la foule qui m’entoure afin qu’ils croient que tu m’as envoyé ». Sur ce Jésus cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors »  Hors du tombeau, hors du séjour des morts,  la mort est vaincue grâce à la voix du Père au matin de Pâques: ‘Mon fils, sors de la mort’.  Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes et le visage enveloppé du suaire (comme les bandelettes et le suaire que Jean découvrira au matin de Pâques en entrant dans le tombeau de Jésus, il vit et il crut) Libérez-le de ce qui entrave son être Lazare remis debout, comme le monde est remis debout par la résurrection. Notre foi, notre espérance

Père Jean

Partage du défi des jeunes JV de notre paroisse

Nos jeunes au-delà du coronavirus

Malgré le confinement et l’annulation de la messe des jeunes pour les familles de ce 21 mars, les jeunes ont réussi à se connecter ensemble pour un moment de prière avec la participation de Wilfried.

Moment de prière et de partage mis en ligne par nos jeunes paroissiens qui désirent vous offrir ce moment.