Dimanche de Pâques : coloriage pour les enfants

Bonne nouvelle / La résurrection de Jésus

Bonjour les amis,

Nous voilà arrivés à Dimanche de Pâques, Jésus est ressuscité…

Voici le texte pour ce Dimanche de Pâques

Je vous envoie le dessin  s’y rapportant, et vous trouverez également un dessin animé  se rapportant à l’histoire du jour que vous pourrez ensuite colorier.

Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « on a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre part donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils courent tous les deux, mais l’autre disciple court plus vite que Pierre et arrive le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat, cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suit, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau, il aperçoit les linges posés à plat.
Il voit aussi, roulé à part, le suaire qui avait entouré la tête de Jésus.
C’est alors qu’entre l’autre disciple, lui qui est arrivé le premier au tombeau.
Il voit et il croit.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Évangile selon saint Jean chapitre 20, versets 1 à 9

La résurrection de Jésus – Jn 20, 1- 9

 

tu peux visionner  le film en

 

Si cela vous dit et que vos parents sont d’accord, vous pouvez me renvoyer le dessin colorié à l’adresse de la paroisse ( scannant le) et je ferai en sorte que votre dessin paraisse sur le site de notre paroisse Saint Paul.

Pense à renvoyer ton dessin colorié sur le site.. cela nous fera très plaisir de les voir une fois finis.

Joyeuses fêtes de Pâques à toi et ta famille,

 

Roseline pour la Liturgie des Enfants

Rassemble tes crayons de couleurs, pastels et marqueurs et réalise le plus beau  coloriage ou dessin que tu seras fière de nous montrer.

Attention, il sera bientôt mis en avant sur le site…

Méditation sur Pâques : la Résurrection de Jésus

Commentaire méditatif du père Jean pour le Dimanche de Pâques

Pâques : la Résurrection de Jésus Saint Jean 20, 1 – 18

Christ est vraiment ressuscité. C’est le cri de joie et de foi en ce jour de Pâques.

Résurrection en grec Anastasia : la ‘ remise debout une nouvelle fois, avec la force d’en haut’. Aujourd’hui le Christ le gisant est remis debout. Les évangiles ne disent pas comment il est remis debout, mais bien pourquoi il est remis debout. Il s’agit de la signification de sa résurrection Les évangélistes ne donnent pas de définition, mais bien racontent des histoires. Pour Luc ce sera l’histoire des pèlerins d’Emmaüs, pour Matthieu l’envoi des apôtres : ‘je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps’, Marc (même si il y a un ajout qui n’est pas de sa main), n’en dit rien parce que pour lui la résurrection est de faire l’expérience de Jésus vivant dans la  communauté : tout le monde peut l’expérimenter.  . Pour Jean il y a outre la scène au tombeau avec Marie Madeleine que je commenterai, la rencontre de Jésus avec ses apôtres le soir de Pâques et encore huit jours plus tard avec Thomas, aussi la rencontre avec Jésus au bord du lac avec la pêche miraculeuse. Même foi, divers récits.

Prenons l’histoire de Marie-Madeleine avec Jésus et faisons en notre histoire avec Jésus.

Qui est-elle ? Marc dit que Jésus a expulsé sept démons d’elle. Une pécheresse publique !  Serait-ce elle qui un jour a rencontré le regard ou écouté une parole de Jésus : cela lui donne l’audace de témoigner de son affection en lavant  avec ses larmes les pieds de Jésus, les séchant avec ses cheveux et les couvrant de baisers. C’est de cette femme que Jésus témoignera : « Il lui sera beaucoup pardonné, parce qu’elle a beaucoup aimé ». De toute façon on la retrouve au pied de la croix et lors de l’ensevelissement elle observe l’endroit où le corps de Jésus et déposé dans le tombeau. Sommes-nous ces pécheurs et pécheresses qui avons beaucoup aimé Jésus et ainsi recevons le pardon de nos échecs ?

Dans le récit de Jean « de grand matin alors qu’il est encore les ténèbres, elle se rend au tombeau de Jésus ». L’aurore annonce déjà le jour mais les ténèbres persistent. Elle par piété filiale veut aller vers le tombeau, lieu de mort,  pour se souvenir du passé avec Jésus aujourd’hui mort, et non le lieu où on fait mémoire, la mémoire étant cette capacité de se tourner vers le passé pour en faire le présent. Le mort qui a annoncé être le vivant .Et  nous en nos ténèbres,  avons-nous la foi éclairée : nous rencontrons Jésus le Vivant au jour le jour et non pas pour vivre dans les ténèbres de nos habitudes ‘traditionnelles’ ?

Mais voilà la pierre tombale a été enlevée hors du mémorial.  Cette pierre selon le regard du croyant juif est la réplique de la pierre qui sépare le séjour des morts du séjour des vivants le Messie à la fin des temps l’enlèvera. Dans le signe de cette pierre enlevée Marie-Madeleine n’y voit pas un signe qui dise que la mort est vaincue et la vie en émerge. Elle y voit que le corps de Jésus a été volé par des inconnus et qu’elle ne peut le prendre pour se souvenir. Sans regarder elle court trouver Pierre et Jean pour leur dire :  « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » Elle qui a vu le soir de la mort où on a déposé le corps inanimé de Jésus , se sent privé de la présence du mort, qu’elle cherchait pour se souvenir du passé. Où avons-nous déposé Jésus ? Dans le passé ? Avons-nous conscience que toute rencontre avec Jésus se fait maintenant, lui qui nous adresse la parole en lisant l’évangile du jour, en le reconnaissant dans l’étranger, l’affamé ?i

  Les deux apôtres partent pour se rendre au tombeau. Jean tout en étant le premier n’entre pas mais voit les linges à plat :ils ne couvrent plus le corps subtilisé. Pierre entre et voit le suaire à une autre place que le linceul, tous deux bien rangés, mais ne sait quoi en penser. Jean entre à son tour et voit les linges de la mort, linceul et suaire bien à leur place, le suaire là où la tête reposa et le linceul séparé. Il voit et il croit. Il voit que la mort symbolisée par ces linges de mort est vaincue, donc il est vivant, Jean le premier à croire. Voir et croire : où est-ce que je vois Jésus vivant ? Dans les sacrements ? Dans la solidarité ?

Marie-Madeleine reste seule près du tombeau,  elle pleure navrée que le corps dont elle était venue chercher la présence pour se souvenir du passé, ne soit plus là. En pleurant elle se penche vers le tombeau et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à l’endroit même où le corps de Jésus avait été déposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds. « Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l’ont mis. » Sa préoccupation est de savoir où ils l’ont mis, alors qu’elle sans bien s’en rendre compte  le met dans la mort, dans le souvenir. Et nous, obstinons-nous à ne pas le rencontrer dans vie de tous les jours, alors que être chrétien c’est être en relation avec Dieu, avec le prochain, avec la terre qui nous et donnée pour que nous la cultivions et la gardions

Tout en parlant elle se retourne et voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était lui. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Mais elle croyant qu’elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’a enlevé, dis-moi où tu l’as mis, j’irai le prendre ». Jésus lui dit : « Marie ». Elle se retourna et dit en hébreu : « Rabbouni » ce qui signifie Maître. Ici Marie-Madeleine se trahit : le prendre, être possessive. On ne prend pas Jésus en lui disant où il faut aller. Et nous ?

Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. » Tentation que de retenir Jésus, d’oublier qu’il est chez son Père, c’est aussi découvrir que le Père de Jésus est notre Père, le Dieu de Jésus notre Dieu et découvrir que nous sommes tous frères : c’est la toute première fois que Jésus nous considère  frères et sœurs

Marie de Magdala vint donc annoncer aux disciples « J’ai vu le Seigneur et voici ce qu’il m’a dit.»  C’est cela croire en Jésus Vivant. Voir le Seigneur dans notre maintenant et l’annoncer

Commentaire méditatif du père Jean à propos de la résurrection de Lazare

Jésus rend la vie à un mort, Lazare en ce 5ième dimanche du Carême

L’évangéliste Jean nous donne le récit de la réanimation de Lazare. Ou mieux du signe, comme l’appelle Jean. Pour lui les récits sont des signes qui ont un but : « afin que nous croyions que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et afin qu’en croyant nous ayons la vie en son nom ». Dans son évangile Jean relate sept signes. Le septième, celui de Lazare aussitôt suivi de l’entrée en passion et mort de Jésus, passage obligé qui mène à sa résurrection… Lazare dont le nom dit : ‘Dieu aide’, est malade. Comme notre monde est malade non seulement du coronavirus, mais de tout ce qui nous empêche d’être libres, de notre égo axé sur l’avoir, le pouvoir, le savoir. Lazare tout comme ses deux sœurs Marthe et Marie sont les amis de Jésus. Il les aime, comme nous tous, qui que nous soyons. Les deux sœurs envoient un message à Jésus qui lui s’est retiré au loin. Son dernier séjour à Jérusalem s’est mal passé, les ‘bons juifs’ après une confrontation avec lui ont pris des pierres pour le lapider. Lui s’est échappé . Voici leur message : « Seigneur, celui que tu aimes est malade ». Message concis, mais qui cache le désir que Jésus vienne aussitôt le guérir. La réaction de Jésus est de dire à ses disciples : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié » La gloire à laquelle Dieu tient, est que l’homme vive ! Or Jésus reste encore deux jours sur place ! Pourquoi ? Pour mettre les sœurs à l’épreuve (comme nous parfois qui ayant prié avec ferveur nous ne voyons pas Dieu intervenir) ? Ou pour que Lazare meure, comme Jésus allait mourir très peu de temps après, afin que Jésus puisse le ressusciter comme le Père le troisième jour le ressuscitera ? Courageusement Jésus dit : «Revenons en Judée ». Réplique des disciples : « Pas question, tu te souviens des pierres prêtes pour ta lapidation ». Là-dessus Jésus leur dit : « Lazare, notre ami, dort et je m’en vais le tirer de son sommeil ». Nouvelle intervention des disciples : « Si Lazare dort, c’est qu’il est sauvé ». Alors Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Allons auprès de lui ». Thomas notre jumeau a cette phrase téméraire : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ».

Lorsque Jésus arrive, Lazare est déjà mort depuis quatre jours : de nombreux juifs entourent les deux sœurs en pleurant avec elles. Mais Marthe averti de la venue toute proche de Jésus va à sa rencontre. Sa première parole : « Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort » Un reproche parce que Jésus n’est pas venu aussitôt après le message ? Mais elle ajoute, révélant ainsi sa foi en Jésus : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Jésus dit tout simplement : « Ton frère ressuscitera ». De façon vive elle rétorque : « Je sais qu’il ressuscitera, à la résurrection au dernier jour » Elle croit que le Messie, à la fin des temps, soulèvera la pierre qui sépare le séjour des morts, les enfers, du séjour des vivants. La réaction de Jésus est une parole forte : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jésus ne dit pas qu’il a la résurrection en main pour récompenser les justes, mais qu’il est la résurrection. Son essence est la résurrection. En grec ‘anastasia’ par son étymologie dit : mise debout (stasia), mais précédé par ‘ana’ qui veut dire tant une ‘nouvelle fois’ que ‘en provenance d’en haut’, de Dieu. Je pourrais interpréter : Jésus le ressuscité (par le Père) ressuscitant (les hommes). Quand on croit en Jésus, la mort est vaincue même si nous devons passer par la mort, celle-ci n’est qu’un passage (une pâque) vers notre destinée, être en Dieu. Là-dessus Marthe affirme sa foi : « Oui, Seigneur, je crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde » C’est notre foi : Jésus est le Christ, le Messie, non pas qui viendra à la fin des temps, mais qui vient au présent, comme un cadeau de Dieu pour que nous vivions de l’Esprit de Dieu, en enfants de Dieu.

Sur ce Marthe à la gentillesse de partager sa foi à Marie : le Maître est là et il t’appelle…Foi missionnaire donc ! Marie se lève et de nombreux juifs la suivent en pleurs croyant qu’elle va pleurer au tombeau, mais c’est à Jésus qu’elle adresse le même message que Marthe : «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Lorsque Jésus vit qu’elle pleurait et les juifs pleuraient avec elle, il est pris d’une émotion : le Fils de Dieu  vient proche des hommes et pleure avec eux. Pleurer pour quoi ? Par sympathie avec ceux qui pleurent ? Face à l’incroyance des gens ignorant la bonté infinie de Dieu? « Où l’avez –vous déposé ? » (Je repense au matin de Pâques où Marie-Madeleine par trois fois dit : je ne sais pas où on l’a déposé…elle veut le prendre pour elle). Les gens s’empressent de lui dire : « Seigneur, viens et vois » (je repense ici au dialogue avec les premiers disciples : « rabbi, où demeures-tu ? » « Venez et voyez » et ils virent où il demeurait)  Où déposé? Derrière la pierre tombale, bien sûr. Jésus dit « Otez la pierre ». Intervention de Marthe  oublieuse de sa belle profession de foi : « mais il sent, quatre jours déjà» Il est bien mort…alors que Jésus avait dit :’même s’il meurt, il vivra’. Jésus aurait-il pensé à sa profession de foi à lui trois fois exprimée : il mourra et le troisième jour il ressuscitera ? De toute façon Jésus dit à Marthe : « Ne t’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » La gloire de Dieu, ce qui lui tient à cœur: la gloire de Dieu ? Que l’homme vive … et la gloire de l’homme ? Que l’homme voie Dieu… On a ôté la pierre, celle qui sépare le séjour des morts du séjour des vivants. Jésus s’adresse maintenant au Père : « Père je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauce toujours, mais je te le dis à cause de la foule qui m’entoure afin qu’ils croient que tu m’as envoyé ». Sur ce Jésus cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors »  Hors du tombeau, hors du séjour des morts,  la mort est vaincue grâce à la voix du Père au matin de Pâques: ‘Mon fils, sors de la mort’.  Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes et le visage enveloppé du suaire (comme les bandelettes et le suaire que Jean découvrira au matin de Pâques en entrant dans le tombeau de Jésus, il vit et il crut) Libérez-le de ce qui entrave son être Lazare remis debout, comme le monde est remis debout par la résurrection. Notre foi, notre espérance

Père Jean