L’origine de la crèche

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Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Le mot crèche désigne aujourd’hui toute représentation de la Nativité.

Selon la légende, François d’Assise « inventa » au 13e siècle la crèche vivante dans une grotte de Greccio en Italie, où les frères mineurs avaient établi un ermitage. Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers, et les paysans étaient joués par les gens du village. Les animaux aussi étaient réels. Thomas de Celano, le premier biographe de François, rapporte qu’il prêcha, durant la messe de Noël, et qu’on le vit se pencher vers la crèche, qui servait d’autel, où était apparu un enfant endormi. Il prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !

Petit à petit, la coutume s’est répandue, sous l’influence des prédicateurs franciscains, surtout en Provence et en Italie.

Mais c’est plus tôt, au VIe siècle que l’on situe la première célébration de la nuit de Noël dans l’église de Sainte Marie à Rome, avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.

Les premières crèches « en modèles réduits » firent leur apparition dans les églises au XVI siècle à Prague avec les Jésuites. A la fin du XIXe siècle apparaissent les santons (de santouns : petits saints) façonnés dans l’argile, originaires de Provence. Ces figurines représentent tous les petits métiers traditionnels. Les habitants du villages ainsi représentés apportent le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus. Ces figurines sont venus enrichir le décorum de la crèche traditionnelle. En Provence, la crèche Durant les fêtes de Noël, la pastorale provençale est une pièce jouée et parlée. Elle raconte l’histoire de la nuit de noël. La plus célèbre signée par Antoine Maurel en 1844 fut écrite en provençal.

Il existe de multiples pastorales composées de saynètes parlées et chantées mais celle signée par Maurel est interprétée chaque année à l’époque de Noël en Provence. Elle attire de nombreux provençaux, nostalgiques de la langue de Frédéric Mistral.

Source : Egliseinfo.be

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Accueillir des réfugiés à la maison

UN PEU DE PLACE A L’ETRANGER : témoignage et appel

Depuis des mois, des années maintenant, pour la plupart d’entre nous, les migrants sont des nombres : noyés en Méditerranée, arrivés dans notre pays, expulsés ou régularisés. Parfois un visage à la télé, un cadavre sur une plage, vite oubliés.

Pour des centaines de Belges, désormais, ce ne sont plus des migrants mais des invités, des amis, des enfants, des pupilles, des protégés, des chouettes gars (1). Parce que des jeunes citoyens se sont indignés de voir des femmes et des enfants, des malades dormir dehors, ils ont commencé, en août 2017, à vouloir les héberger dans des familles. Puis, les « rafles » policières à l’aube, avec les sacs-à-dos confisqués, les arrestations, ont précipité les choses : il faut héberger tout le monde, on ne peut pas laisser ces gens se faire arrêter, maltraiter, alors qu’ils ont marché des milliers de kilomètres pour échapper à la peur et à la mort.

Depuis lors, Adriana, Clara, Mehdi, Yoon, Ophélie et les autres sont tous les soirs au Parc dès 20h. Entourés de cent à deux cents migrants, accueillant les chauffeurs et les hébergeurs. À minuit, parfois plus tôt, parfois plus tard, le message attendu par beaucoup apparaît sur facebook : « Tout le monde est logé », ou « Le parc est vide », accompagné d’un merci et d’un cœur. Parfois, le message est moins rassurant : « il reste 30 chouettes gars, plus personne n’appelle ni ne vient, on va dormir, on leur laisse des sacs de couchage ».

Ce sont nos grands adolescents qui nous ont poussés à franchir le pas « Pourquoi on n’hébergerait pas des réfugiés ? », « Vous prônez la solidarité et tout, et vous ne feriez rien quand l’occasion se présente ? ». C’est Monsieur Papa qui a été le plus difficile à convaincre : quand même, on ne sait pas à qui on a affaire, on n’a qu’une salle de bains, on travaille, on est fatigués… Comme dit un hébergeur : « la femme est plus maternante, elle ouvre plus facilement sa porte et son cœur, tandis que l’homme garde l’entrée de la caverne » :-). Désolée pour le cliché.

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Bref, un dimanche d’octobre, j’étais à Bruxelles avec ma fille de 17 ans en fin de journée et, vers 20h, nous allons au Parc Maximilien pour chercher notre premier invité. En approchant,
nous apercevons des combis de police et nous assistons à une course poursuite entre policiers et réfugiés qui s’enfuient en tout sens. Nous passons à côté d’un homme maintenu face contre terre par le genou d’un policier ; l’homme gémit. Ma fille pleure. Moi j’ai la gorge serrée. Une femme est emmenée, malgré les protestations des témoins. On est là, impuissants, honteux. Lorsque les policiers ont rempli leurs combis, ils se préparent à repartir. Nous rejoignons les bénévoles, au coin du parc ; quelques réfugiés sont là, des hébergeurs aussi, révoltés, scandalisés. Les bénévoles les consolent, les rassurent, leur disent qu’on va continuer. Les policiers ont choisi l’heure où les réfugiés se rassemblent pour être répartis chez les hébergeurs.

Nous emmenons un peu précipitamment S., notre premier invité. Il est très stressé, nous faisons un détour pour contourner de loin la police, rejoindre la gare du Nord et prendre le train. S. n’a pas le profil type des occupants du Parc, qui sont pour la plupart de passage et cherchent à rejoindre leur Eldorado : l’Angleterre. Lui, il est en Belgique depuis des années, vient du Surinam et attend le résultat de son énième recours pour raison humanitaire (il est cardiaque). Sans logement et sans papiers, il va au Samu social quand il ne peut pas se faire héberger dans une famille. Tant d’années à se cacher, à craindre la police, à ne pouvoir faire aucun projet ! Le lendemain, je prendrai le train avec lui vers Bruxelles avant de me rendre au bureau.

Les fois suivantes, nous avons chaque fois accueilli deux personnes à la fois : ainsi, sont entrés dans notre maison des vents d’Ethiopie, d’Erythrée, d’Egypte, du Soudan, du Maroc. Des jeunes hommes, parfois mineurs. Ainsi, S., quinze ans. Il est triste et silencieux , visiblement déprimé. Le lendemain matin, il veut absolument retourner au Parc, alors que c’est dimanche, qu’il pleut et qu’il fait froid. Son comparse, plus âgé que lui, photographe avant que la menace de la mort ne l’arrache à son pays et à son métier, finit par le convaincre de passer la journée au chaud. En fin de journée, S. semble aller mieux ; il vient lui-même demander à manger (ils avaient refusé le dîner et passé la journée dans la chambre, entre sommeil et smartphone), il écoute quand je lui dis qu’en tant que mineur il a des droits particuliers… Je finirai par arriver à le convaincre de s’adresser au service social et d’expliquer sa situation. Quelques jours plus tard, il m’annonce par message qu’il est logé et pourra rejoindre son frère en Angleterre dans deux mois, grâce au regroupement familial.

Il est tout à fait naturel d’avoir des réticences,

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des appréhensions par rapport à cette démarche d’accueil : sécurité, différence culturelle, barrière de la langue… Pour ce qui est de la sécurité, rien à craindre : ces personnes n’ont aucun intérêt à faire du grabuge : elles sont surtout reconnaissantes et cherchent à se faire les moins encombrantes possibles. La différence culturelle peut faire peur, mais c’est aussi une formidable occasion de s’enrichir, d’échanger, de découvrir aussi nos points communs : le foot peut réunir tout le monde autour de l’écran, les enfants font fondre la glace en 15 secondes, la musique est mondialisée et fait danser tout le monde.

Nous sommes parfois un peu frileux, dans notre société où tout est bien organisé, où on a chacun son chez-soi. Mais une fois qu’on a ouvert sa porte une fois, quoi de plus naturel ? Quoi de plus normal, a fortiori pour nous, chrétiens, d’accueillir l’étranger, de lui faire un peu de place à notre table, comme nous le chantons parfois… D’ailleurs, attention : ça devient vite une addiction ! 🙂

 

Une nuit, deux nuits, plus, une journée, un week-end… chacun(e) choisit ce qu’il veut/peut offrir. Sans obligation, sans culpabilité. Ces hommes (jeunes, pour la plupart), ces femmes (moins nombreuses), ces enfants (il y en a aussi) ont traversé le désert, la mer et l’Europe. Ils ne demandent qu’une douche, un endroit où dormir (un lit, un matelas, un divan) et… le code du wifi pour contacter leurs proches. Tous les hébergeurs vous le diront : cette aventure solidaire nous fait grandir en humanité, et ça fait un bien fou. Pour finir, un commentaire humoristique sur facebook : « Tout cet amour, ici, ça devient lassant ! » 🙂 Trouvé sur le site « Perles d’accueil » – « Une fois que tu y es, ça te semble juste normal et c’est ça qui fait le plus de bien : agir normalement face à une situation tragique. »

(1) Je cite tous les termes utilisés par les hébergeurs sur la page facebook.

En pratique :
 
Disons-le d’emblée : tout se passe sur Facebook. Si vous n’y êtes pas et que vous ne souhaitez pas y être, peut-être pouvez-vous faire appel à un(e) proche qui a un compte ? Rendez-vous sur le groupe HÉBERGEMENT PLATEFORME CITOYENNE et demandez à y adhérer. Une fois que vous êtes accepté(e), lisez, en haut de la page, la foire aux questions qui apportera des réponses à la plupart de vos questions. Chaque jour, en fin de matinée, un sondage est publié sur la page. Le mieux est de le remplir une fois que vous savez comment vos invités vont être véhiculés : par vous-même, si vous allez les chercher au parc à partir de 20h30, ou par quelqu’un à qui vous faites appel ou qui se propose sur la page.  Pour les transports, il y a des pages locales qui permettent de s’organiser entre chauffeurs et hébergeurs d’une même région (voir le menu en haut à gauche de la page, dans « fichiers »).Une fois le sondage rempli, vous remplissez aussi le formulaire en ligne accessible par un lien. Si vous n’avez pas rempli le sondage, vous pouvez quand même vous proposer le soir en écrivant un commentaire sur le « post » du sondage.  Mais le plus tôt est le mieux, pas besoin d’attendre qu’il soit 23h et qu’Adriana appelle au secours parce qu’il y a encore 30 « chouettes gars » qui attendent :-). Les invités arrivent en fin de soirée en général (sauf si vous allez les chercher vous-mêmes), ils ont reçu à souper, ils ont juste besoin d’un verre d’eau, d’une douche, d’un lit et… du code du WIFI pour contacter leurs proches.Si, en plus, vous pouvez leur proposer l’un ou l’autre vêtement chaud, chaussettes et sous-vêtements, des mouchoirs en papier, une brosse à dents et un dentifrice, un petit sac à dos pour ceux qui n’en ont pas, un en-cas à emporter… c’est le top mais ce n’est pas obligatoire. Des groupes s’organisent aussi pour fournir localement des « kits » aux hébergeurs qui en font la demande.Vous pouvez aussi simplement proposer d’être chauffeur pour déposer des invités chez leurs hébergeurs.
 
Avant de vous lancer, lisez quelques témoignages d’hébergeurs :
 
Perles d’accueil. 
 
Pour toute autre information, n’hésitez pas à m’appeler au 0485.148.630 ou à m’écrire à isabelle.franck@ntymail.com.
 
Essayez, vous ne le regretterez pas !:-)

 

Isabelle Frank

Trouvé sur le site « Perles d’accueil »

« Une fois que tu y es, ça te semble juste normal et c’est ça qui fait le plus de bien : agir normalement face à une situation tragique. »

BXL REFUGEES

 

Célébrations d’Avent et de Noël

Di 24 4° dimanche de l’Avent.
11h, messe.
19h, Vigile de Noël, précédée à 18h45h d’une veilléeLu 25 solennité de Noël.
11h, messe.

 
Attention : Les célébrations de chaque week-end d’Avent (samedi et dimanche) seront cette année précédées d’un 1/4 d’heure de lecture de textes méditatifs sur fond musical, de manière à favoriser une entrée en célébration plus recueillie.

Textes, Méditatifs
ToNic-Pics / Pixabay

Nous vous invitons donc à arriver un quart d’heure plus tôt afin de vous joindre à notre démarche d’Avent ou bien, si vous
arrivez à l’heure habituelle, à veiller à entrer en silence afin de ne pas déranger la méditation.

La messe du 24 décembre au soir débutera elle aussi un
quart d’heure plus tôt, à savoir 18h45 afin de nous permettre
de nous rassembler autour de textes et de chants de Noël en
préparation de la célébration.

célébrations noël saint Paul
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Nous serons ravis de vous y accueillir.

SOLIDARITE : L’AVENT en prison

L’AVENT en prison

Le verset d’évangile où Jésus confie à ses amis que sa vie, nul ne la prend, mais c’est lui qui la donne, n’en finit pas de nous poser question à nous, aumônier-e-s de la prison de Nivelles.

donner
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Donner. Donner de soi. Donner son temps, son cœur, sa vie. Mettre son talent au service de ceux qui ne savent quoi faire. Donner de l’argent, sans en attendre de l’intérêt, mais simplement pour qu’il serve, qu’il donne des possibilités. Donner ainsi, sans rien attendre en retour – et si quelque chose vient, pouvoir s’en réjouir comme d’une chance inouïe!…

Le temps de l’Avent, pour un croyant chrétien, compte parmi les

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Le temps de l’Avent, pour un croyant chrétien, compte parmi les temps forts de l’année liturgique parce qu’il nous remet, entre autres, devant nos responsabilités. Les textes d’évangile qu’on(re-)lit avant Noël nous rappellent à qui mieux mieux qu’être humain, ce n’est pas se laver les mains du sort des autres, mais s’en montrer comptable au contraire. Je suis responsable de mes frères et de mes sœurs, j’ai à répondre d’eux – en matière de justice, d’accueil, de confiance, d’espérance… j’ai à les inclure, pas à les exclure. Je ne peux pas faire comme s’ils n’existaient pas, comme s’il était indifférent qu’ils vivent plus ou moins près de moi ou pas. Les modèles à suivre, à Noël, ce sont les bergers, les mages : des gens qui s’approchent, pas des gens qui s’éloignent.

Cette année encore, à quelques encablures de la fête de Noël, nous venons, nous, aumônier-e-s de la prison de Nivelles, frapper à votre porte pour vous demander un peu de temps, d’attention, de générosité afin de nous aider à rendre la fête de Noël des détenus un peu moins lugubre qu’elle ne leur paraît souvent (par contraste avec ce qui se vit « dehors », bien sûr, pas en soi !). Il n’est pas rare, loin de là, que des détenus, jeunes ou moins jeunes, nous disent : « Ce que j’ai fait est moche. Je mérite d’être puni. Mais pourquoi faut-il que la privation de liberté soit encore alourdie par la privation de liens, de communication, de dignité, de solidarité, d’espérance ? » Ensemble, avec vous, peut-être parviendrons-nous à faire mentir, ne fût-ce qu’un petit peu, cette funeste impression. Merci pour votre aide, pour votre confiance aussi, pour tout ce que vous pourrez dire et faire pour maintenir vive la dignité des humains, de tous les humains, sans exception. Et bonne fête de Noël !

bonne fete de noel
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Comment témoigner sa solidarité ?

  • Envoyer un message personnel aux détenus :

dessins, cartes de vœux, lettres…

  • Offrir : des timbres, des enveloppes, des crayons, des bics, des feuilles A4, des agendas 2018, des jeux de cartes, de dames, d’échecs, des biscuits, du thé, du café.

 

 

Ces messages et ces produits peuvent être déposés à la cure…
Il est toujours possible d’aider financièrement l’aumônerie en
versant vos dons à l’Aumônerie Catholique des Prisons BE38 5230
8086 4834 à 1400 Nivelles. Cet argent nous permet d’accorder une aide spécifique à certains détenus particulièrement isolés.

Vos dons sont attendus durant l’Avent jusqu’au WE des 16 et 17 décembre 2017, si possible.

Ce délai peut être prolongé jusqu’au début janvier.

MERCI.

L’équipe d’aumônerie de la prison de Nivelles :
Patricia, Annie-Eve, Marie-Paule, Jean-François Grégoire.

Contact : avenue de Burlet, 4 – 1400 Nivelles – 0470 49 37 34 ou 067/89 51 00

Bonne fête de Noël ! Heureuse et sainte année 2018

5718714 / Pixabay

Jésus,
Toi qui es né dans une étable,
Protège tous ceux qui vivent dans la pauvreté
Et au milieu des dangers.

Jésus,
Toi qui es né en voyage,
Protège tous ceux qui sont menacés
Et ceux qui n’ont pas de maison.

On t’a offert de l’or et les plus beaux cadeaux,
Protège aussi ceux qui ont tout
Et qui oublient de penser aux autres.

Tu as ramené sur la terre la lumière du ciel.
Laisse la lumière descendre sur nous en ce Noël

Prière composée par une classe de cours préparatoire
de l’école Saint Philippe de Néri à Juan-les-Pins -Alpes-Maritimes
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Une belle histoire à raconter à noël

Voici une belle histoire captivante que vous pourrez raconter autour du sapin.

Profitez des fêtes, et de l’esprit de noël, pour délivrer des messages à vos proches car Noël est un moment important qui nous rassemble et nous donne le temps et la joie de nous retrouver et de parler entre nous.

Eloignez-vous, le temps d’une belle histoire, de votre festin, des cadeaux, du bruit et du stress et écoutez cette belle histoire.

Que ce temps de Noël soit pour vous, l’occasion de vous retrouver et de vous écouter.

Source : Histoire pour Chabbath

Noël autrement

En cette belle période de l’Avent qui nous prépare à accueillir Jésus Sauveur, nombreuses sont les tentations pour rendre cette veillée et cette journée de Noël magiques et inoubliables. Ne serait-ce pas aussi l’occasion de réfléchir à chacun de nos actes et de privilégier des solutions durables et solidaires ?

Tout d’abord, élément indispensable: le sapin de Noël. Avec d’un côté, les défenseurs du sapin naturel, et de l’autre les amateurs d’articiel. Si l’achat d’un sapin en plastique peut paraitre responsable et durable en évitant la coupe d’un vrai sapin, ceci n’est qu’illusion. En effet, la production de ce type de sapin est très polluante et, quand il sera abimé et jeté, il deviendra un déchet difficile à revaloriser et/ou recycler.

En achetant un sapin issu de pépinières belges, vous posez un acte d’achat local et contribuez à la dynamique d’un circuit court. Vous soutenez ainsi des producteurs wallons qui en ont bien besoin. Il est d’ailleurs possible de choisir et de couper soi-même son sapin. Il sera moins cher et ce moment fera partie des souvenirs inoubliables partagés en famille. Certaines communes ont également fait le choix de vendre des sapins et de reverser tout ou partie des bénéfices de vente à des associations caritatives. N’est-il pas merveilleux de pouvoir sentir l’odeur authentique d’un sapin vert de nos forêts, qui, une fois Noël passé, pourra être revalorisé dans les parcs de compostage?

Pour les adversaires du sapin naturel, restent alors les solutions design. Dans le rayon fantaisie et créativité, tout est permis. Pourquoi ne pas créer son sapin avec une double échelle décorée de lumières et de boules? Ou encore, cet empilement de livres pour sapin minimaliste. Dans la gamme « bricolage récup’, on appréciera (ou pas) l’option boites d’oeufs peintes en vert et structurées en pyramide. Toutes ces idées originales, du sapin minimaliste au plus sophistiqué, sont à découvrir en cliquant sur ce lien ou en cherchant un peu sur le net (tapez « sapins alternatifs »). Il y a l’embarras du choix!

Qui dit sapin, dit décorations de Noël. Là encore, faites preuve d’imagination. En plus des décorations achetées au fil des ans et précieusement conservées, garnissez votre sapin d’éléments nouveaux comme des guirlandes d’écorces d’oranges, des pommes de pin, ou des décorations fabriquées avec les enfants en pâte à sel. Pourquoi pas aussi vous essayer à l’origami, cet art du pliage du papier qui peut donner de magnifiques réalisations. Pour les tricoteuses et autres couturières, c’est le moment de montrer l’étendue de vos talents. Le fait maison est toujours une bonne solution pour la planète et permet de passer de bons moments en famille. Résistez à l’envie de renouveler complètement votre décoration chaque année, mettez-vous au défi de recréer une décoration unique avec les mêmes éléments (placer les étoiles en bas, les boules en haut, installer les décorations de même taille ou forme en diagonale, décorer une moitié de sapin). Faites appel à la créativité de chacun. Le résultat sera peut-être un peu décalé mais l’important est de prendre du plaisir à décorer son arbre de Noël. Prenez une photo et comparez vos oeuvres d’années en années.

Autre attraction en cette saison: le marché de Noël. C’est un des plaisirs que beaucoup d’entre nous ne peuvent se refuser. Cette année (et les suivantes!), essayons de privilégier les marchés solidaires réunissant des associations ou des marchés de créateurs et artisans (des vrais!) de chez nous ou un peu plus loin pour faire nos achats. De nouveau, en quelques clics, sur le net et les réseaux sociaux, vous trouverez de nombreuses alternatives aux marchés de Noël classiques où ne sont finalement proposés que des produits « Made in Asia » comme partout ailleurs.

cadeaux noel

Dans la suite logique, il est temps de parler des cadeaux de Noël. Comme nous en avons parlé dans notre dossier spécial Saint Nicolas du numéro 43 du journal Dimanche, de nombreuses alternatives responsables s’offrent à nous: location de jouets, fabriquer soi-même un puzzle 3D dans un atelier d’impression, soutenir les artisans qui fabriquent avec amour jouets et doudous souvent personnalisables. Tournons-nous de préférence vers ces jouets à « haute valeur humaine ajoutée ». Il vaut parfois mieux investir dans un seul cadeau plus cher mais fabriqué en Europe et en Belgique dans des matériaux naturels et écologiques et qui, cerise sur le gâteau, évoluera avec l’enfant. Les cadeaux immatériels représentent toujours une bonne alternative: places de concert, billets pour visiter une expo, tickets d’entrée pour un spectacle ou un parc d’attraction, pour une séance cinéma. Les possibilités sont, là aussi, nombreuse et variées pour satisfaire tous les goûts. Autre solution: offrir des bons cadeaux. Moins personnel, certes, mai vous pouvez opter pour la version immatérielle également: bon pour un câlin, bon pour une après-midi en famille, bon pour une soirée jeux de société, etc.

Rappelons ici l’existence depuis plusieurs années maintenant de la formule « Oxfam s’emballe » qui permet d’offrir des cadeaux qui ont du sens en finançant l’achat de matériel, d’animaux, de formations ou la construction de puits, de bâtiments pour les habitants des pays en voie de développement. Chaque bourse peut s’y retrouver puisque les prix s’étalent de 6 euros pour un potager à 1500 euros pour l’irrigation d’un champ.

Dans cette rubrique, il faut aussi parler de ce qui entoure les cadeaux de Noël, c’est-à-dire les emballages. Enorme source de gaspillage et de déchets, il est pourtant possible de réduire très fortement notre consommation de papier cadeaux. Encore une fois, le mode récupération nous sera d’une grande aide. Emballer vos cadeaux dans du papier journal, décorer une belle boite à chaussures qui servira de contenant, utiliser un vieux t-shirt ou encore initiez-vous au furoshiki, cet art ancestral japonais qui consiste à emballer un présent dans du tissu. Certains vont même jusqu’à organiser une chasse aux cadeaux (cachés dans la maison) pour conserver l’effet surprise sans devoir passer par la case emballage. Pourquoi pas après tout.

Nous y voilà: il est temps d’aborder la question du repas de Noël. Grand moment de communion familiale autour d’une table que l’on souhaite gourmande et chaleureuse. Inutile pour autant de se laisser convaincre d’acheter toutes sortes d’aliments ou préparations en réalité très chères et qui n’ont pas spécialement leur place sur une table de Noël. Le maître mot devrait être simplicité car n’est-ce pas avant tout la qualité (entendez la chaleur) de l’accueil réservé à ses hôtes qui l’emportera sur la variété ou la rareté des mets? Noël, c’est peut-être aussi l’occasion de pousser la porte de petits artisans qui proposent des produits frais, préparés dans le respect d’un certain savoir-faire avec des ingrédients de qualité: boudins, gibier, fromages, buche de Noël. Retrouver le gout simple mais incomparable des produits artisanaux, c’est aussi un cadeau que vous offrez à vos invités. Si vous ne l’aviez pas encore compris, il est encore temps de vous convertir au fait maison. Même si vous n’êtes pas un grand cuisinier, essayez de réaliser vous-même les choses les plus simples et avec les enfants. La cuisine est un lieu de vie et de partage que nous n’investissons plus aussi souvent en temps normal, faute de temps et d’envie. Alors, profitons des fêtes pour redonner de la vie à cette pièce centrale de notre foyer. Pour couronner le tout, je vous invite à inviter ! Tellement de personnes se retrouvent seules en cette période festive. Ouvrez votre porte à une personne isolée et permettez-lui de vivre Noël entourée de chaleur et de bienveillance. Il est aussi envisageable de donner un coup de main aux nombreuses associations qui organisent des repas de Noël pour les démunis et les sans-abris. Vous apporterez ainsi votre contribution et redonnerez du sens à la fête, pour vous et pour ceux qui ont encore plus besoin de ressentir cette espérance de Noël.

Enfin, nous ne pouvons terminer ce article sans évoquer les traditionnelles cartes de voeux. On ne le dira jamais assez, Noël est un temps pour renouer avec sa famille et ses proches. L’envoi de cartes y contribue et les fabriquer soi-même renforce encore plus l’attention témoignée par ce courrier un peu spécial. Une carte fait maison personnalisée réjouira le coeur de votre destinataire. Une façon supplémentaire de faire participer les enfants et de les associer de manière ludique et créative à l’ambiance des fêtes de fin d’année. Car s’il y a bien une activité qui ravit les petites frimousses, c’est le coloriage et le dessin. A vos crayons et pinceaux! La seule limite sera celle de votre imagination et de l’amour que vous mettrez à écrire et réaliser ces cartes de voeux uniques. Vous pouvez aussi acheter des cartes vendues au profit d’oeuvres caritatives notamment pour l’UNICEF.

Laissez-vous inspirer pour faire de Noël une vraie fête du partage et de l’espérance !

Source : Sophie Delhalle : Cathobel.be

Tweet du Pape François

L’Eglise souhaite être proche de chacun à travers l’amour, la compassion et le réconfort qui nous viennent du Christ.

La science exprime sa pleine dignité lorsqu’elle sert au développement intégral de la personne et de la famille humaine.

Pape François – 10/11/2017

Ces illustrations sont un moyen simple et accessible pour discuter, réfléchir, partager et prier autour des phrases du pape François qui, dans son style direct et compréhensible, sait réveiller en nous le baptisé endormi.

Olivier MORDEFROID : site « PONTIFEX en images »

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La Toussaint

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Église sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Évangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

Qu’est-ce qu’un saint ou une sainte ?

Au fil de la Révélation biblique, Dieu se fait connaître non seulement comme le Dieu créateur, vivant et vrai, auquel il convient de rendre un culte par des sacrifices saints, mais plus encore comme Celui qui aime les hommes, qui les délivre du mal et leur offre de vivre en alliance avec Lui. Au chemin de cette Alliance, apparaissent l’inconstance des hommes et leurs refus d’aimer, leur péché. C’est à ces hommes faibles et parfois rebelles que Dieu offre sa propre sainteté comme chemin de bonheur : « Vous serez saints, parce que moi, je suis saint. » (Lévitique 19,2).

Devenir saint, ce n’est pas tant faire des choses pour Dieu ou en son Nom, qu’être rendus semblables à Lui, et même être faits participants de la vie de Dieu (cf. 2e Lettre de saint Pierre 1,4) qui est Amour et Lumière. Être saint (qadosh en hébreu, haghios en grec, sanctus en latin) est donc une nouvelle manière d’être, enracinée dans l’amour, illuminée par la Parole de Dieu, et qui se traduit par le don de soi-même pour le service de Dieu et du prochain : « Cherchez à imiter Dieu, comme des enfants bien-aimés, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour nous… » (Lettre de saint Paul aux Ephésiens 5,1). Jésus Christ est « le Saint de Dieu » (Évangile selon saint Luc 4,34), parfaite image de Dieu en notre humanité. Il est à la fois le modèle qui nous est proposé et le chemin-même de la sainteté. C’est par lui, unique médiateur entre Dieu et les hommes, que nous communions avec Dieu, le Père, dans l’Esprit d’amour.

Devenir saint, c’est donc faire un chemin de transformation profonde en vivant « la vie nouvelle des enfants de Dieu », par la pratique des vertus chrétiennes et humaines. C’est-à-dire des manières de se comporter habituellement, à partir du cœur, dans la foi en Jésus Sauveur, dans l’espérance en la fidélité de Dieu à ses promesses de vie, dans l’amour de Dieu, de soi-même et du prochain, dans la justice, la franchise, la sobriété, la lutte contre le mal etc.

Le Concile Vatican II a relancé cet appel de Dieu à participer à sa sainteté : c’est l’appel commun à tous les fidèles du Christ et qui les place tous sur un pied d’égalité, hommes et femmes, depuis le Pape jusqu’au plus petit des baptisés. Un unique appel au bonheur d’être saints qui n’est pas réservé aux Chrétiens, mais que ceux-ci ont la mission de faire entendre à tous leurs frères et sœurs humains, car le bonheur se partage, ou il n’est pas complet.

Parmi les Chrétiens, certains – même des enfants – jouissent d’une grande considération pour le témoignage de sainteté qu’ils ont rendu jusqu’au terme de leur vie ici-bas, parfois par leur martyre (la mort subie pour n’avoir rien préféré à l’amour de Dieu et des hommes), le plus souvent par leur fidélité totale au quotidien (héroïcité des vertus). Leur réputation de sainteté se manifeste dans le peuple chrétien par l’estime portée à leur exemple, mais aussi par la prière qui leur est demandée auprès de Dieu et les réponses ou grâces qu’on leur attribue. Leur vie chrétienne est prise en exemple. Ils sont considérés comme des frères et sœurs aînés dans la foi, parvenus à bon port après les difficultés de cette vie, mais qui demeurent proches de nous et nous assistent de leur aide.

Parmi ceux-ci, il en est que le Pape inscrit dans le calendrier des Saints pour que leur soit rendu un culte public de vénération. L’Eglise les donne en exemple et permet – ou demande – qu’ils soient invoqués dans sa prière officielle. Ils sont d’abord déclarés bienheureux au terme d’une béatification. Leur culte est alors limité à une partie du peuple chrétien. S’ils sont ensuite déclarés saints, au terme d’une canonisation, leur culte est étendu à toute l’Église.

Père Luc-Marie Lalanne

Pour aller plus loin :

La vraie vie est sainteté et bonheur
Le sens de la fête de tous les saints

Source : Egliseinfo.be

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