Soirée information « Couloir Humanitaire »

Madame Monsieur,

Merci à tous d’avoir répondu nombreux à l’appel lancé par nos évêques, au courant du mois de décembre, en faveur des réfugiés.

Que ce soit pour le logement, une proposition d’aide ou de meubles, votre générosité est significative d’une volonté de mobilisation face à cette situation compliquée qu’est la demande d’asile de personnes déracinées, qui ont tout perdu.

Les réfugiés arrivent au compte-goutte, cela permet aux équipes de se mettre en place pour accueillir les réfugiés dans de bonnes conditions.

Pour vous soutenir dans votre démarche d’accueil, nous organisons, avec Caritas International, une soirée d’information où vous pouvez poser vos questions et partager votre expérience.

Vous trouverez l’invitation en annexe, pensez à la diffuser largement autour de vous !

En espérant vous y voir nombreux,

Anne Dupont – Catherine Moens

« Couloir humanitaire »
Le Service des Solidarités du vicariat du Brabant wallon et Caritas International vous proposent

Une soirée d’information le

Mercredi 14 mars 2018 19h30

En paroisse, en unité pastorale, à titre individuel, ce projet, pour lequel nous avions lancé en décembre un appel à accueillir, vous a interpellé et motivé.

-> Vous voulez connaître les tenants et aboutissants ?
-> Une équipe locale est déjà en place ? Vous souhaitez en constituer une ? Vous ne savez pas comment et avec qui vous impliquer ?

Nous vous invitons à cette soirée d’information pour bénéficier de l’expertise de terrain de Caritas International en matière d’asile et d’intégration.

Ils vous donneront des conseils et des informations techniques sur comment mener un projet d’accueil en paroisse et répondront à vos questions. Nous terminerons la soirée par un verre de l’amitié et un moment d’échange !

Anne Dupont
Catherine Moens

Au plaisir de vous voir nombreux au Centre pastoral de Wavre : 67 chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre
Merci de bien vouloir nous signaler votre présence : solidarites@bwcatho.be
+32 10 235 262 Anne Dupont (0496 17 73 67)

Offrez une Bible à une personne détenue

Des Bibles derrière les barreaux: action de partage du Vicariat de Bruxelles

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23,42) dit un criminel sur la croix aux côtés de Jésus. Ces mots de celui qui fut appelé ‘bon larron’ nous encouragent à ne pas oublier les personnes détenues. A l’occasion du Carême de partage, le Vicariat de Bruxelles lance une action « Des Bibles derrière les barreaux ».

Dans un communiqué, Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles, rappelle qu’il existe en prison « des personnes qui, de manière peut-être étonnante, souhaitent connaître davantage Jésus et demandent une Bible. » L’évêque souligne le fait qu’au sein du cheminement proposé par l’aumônier catholique, le rôle de la prière grâce à la Bible est central. « Les aumôniers des prisons de Bruxelles continuent de rechercher des moyens créatifs pour rejoindre les personnes derrière les barreaux dans leur langue maternelle, à travers la Bible. Cela reste un défi éminemment pastoral, car il est compliqué de trouver ou d’acheter suffisamment de Bibles, en différentes langues. »

Mgr Kockerols précise que le Vicariat de Bruxelles veut soutenir le service des aumôneries avec une action de récolte de Bibles et invite donc les croyants à offrir une ou plusieurs Bibles (Nouveau Testament ou/et Ancien Testament, Psaumes), en autant de langues différentes que possible.

Vous pouvez déposer votre Bible dans la « Boîte à Bible » prévue à cet effet dans les églises et autres lieux participants. Vous pouvez aussi les déposer ou les envoyer à l’attention d’Hellen Mardaga, au Centre pastoral, 14 rue de la Linière à 1060 Bruxelles. Le point culminant de cette action se situe pendant la Semaine Sainte, mais la récolte s’étend du Mercredi des Cendres (14 février) à la Pentecôte (20 mai).

Pour plus d’informations : commu@catho-bruxelles.be – 02/533.29.06.

Source : Jean-Jacques Durré

Concert annuel “Three Voices, Four Hands”

Nous avons le plaisir de vous inviter au concert caritatif annuel du groupe “Three Voices, Four Hands” à St Paul. Muriel, ses amies chanteuses et pianistes, nous offriront un best-of du répertoire classique le dimanche 4 mars prochain à 16h. Le concert durera exactement une heure dix et sera suivi du désormais traditionnel goûter au cours duquel une personne responsable de l’association choisie sera ravie de répondre à vos questions.

Cette année, la recette du concert ira au projet du Père Anil en Inde. Ce Père indien catholique, issu d’une famille pauvre, a décidé d’apporter un soutien très concret aux Dalits (intouchables) au sein de villages du Sud de l’Inde. Après avoir acheté un terrain, le Père Anil espère construire un lieu d’accueil pour les jeunes enfants avant leur entrée au niveau primaire. Cette structure comprendrait une crèche et deux classes maternelles afin de permettre aux enfants de bénéficier d’un encadrement éducatif et nutritionnel. Les mamans, sachant leurs enfants en sécurité, auront alors la possibilité de trouver un travail et d’améliorer ainsi leurs conditions de vie. Françoise Michel, brainoise qui part aider le Père Anil durant trois mois chaque année, sera tout juste de retour de son séjour et viendra présenter le projet. Elle sera également heureuse de rencontrer, durant le goûter, les personnes qui le désirent.

A vos agendas ! Bloquez déjà la date du 4 mars.
Prix des places : adulte pré-vente jusqu’au 23 février inclus 16€
A partir du 24 février et à l’entrée 18€
Enfant -12 ans : 12€
Ticket goûter (optionnel sur place) 5€ pour une boisson et deux parts de gâteau
Réservations mail : concertsaintpaul@gmail.com ou par téléphone au : 02 351 15 32
Paiement des places sur le compte : IBAN BE22 9731 8767 6947 BIC ARSPBE22XXX
Attention : Pour des raisons d’organisation, tout paiement non reçu avant le 23 février devra se faire en liquide à l’entrée au prix de 18€.

Nous comptons sur vous et vous attendons nombreux pour une délicieuse après-midi musicale afin de soutenir ce beau projet.

L’Equipe “Concert”

Carême de partage 2018

Entraide et Fraternité : Le Sud-Kivu et le Burundi

La pratique de l’agro-écologie pour lutter contre la faim et un regroupement entre producteurs afin de travailler ensemble : c’est l’ambitieux projet des partenaires locaux d’Entraide et Fraternité au Burundi et au Sud-Kivu, rassemblant respectivement 190 et 52 organisations de petit(e)s paysan(ne)s organisé(e)s en coopératives. Leur but : redynamiser l’agriculture familiale et améliorer les conditions de vie en milieu rural à l’aide d’une formation de trois ans, à l’issue de laquelle le/la bénéficiaire s’engage à encadrer à son tour 5 voisins. Ainsi se propage la chaîne de solidarité et la mobilisation collective.

Peu à peu, le riz remplace le manioc (à pauvre valeur nutritionnelle), l’élevage de petit bétail est communautaire, le fumier des bêtes fertilise les champs, des moulins à céréales sont introduits afin de diminuer la pénibilité du travail, et les revenus générés par la commercialisation des produits permettent aux familles de mieux s’alimenter et aux enfants d’aller à l’école.

Les programmes soutenus travaillent en parallèle l’approche “ménage”, stratégie qui tend à assurer la complémentarité entre l’homme et la femme. Les changements de mentalités peu à peu se font sentir, surtout chez les jeunes, et les hommes commencent à accompagner les femmes aux champs, acceptent de partager les prises de décisions et prennent conscience qu’une valorisation de la femme dans la société est indispensable pour l’amélioration du bien-être de tous.

Comme chaque année deux collectes de Carême auront lieu afin de soutenir ces projets : les week-ends des 17-18 mars où la célébration sera suivie d’un “potage-solidaire” (voir article plus loin) et des 24-25 mars (week-end des Rameaux)

Pour des versements plus importants : compte BE68 0000 0000 3434

Tout don de 40€ et plus sur l’année bénéficie d’une attestation fiscale.

D’avance merci pour votre générosité.

Pierrette

Le sacrement de l’onction des malades

aura lieu au sein de la paroisse Saint-Paul le dimanche 11 février à 11h00.

Les personnes qui le désirent peuvent demander un lift en contactant Philippe au numéro : 0477 99 22 28.

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Dans le trouble où peut le mettre une maladie

mohamed_hassan / Pixabay

sérieuse, le chrétien a particulièrement besoin de garder courage, de lutter contre le mal, de continuer à vivre sa foi en l’amour de Dieu.

A la suite de Jésus, l’Église a institué le Sacrement de l’Onction des malades. Par l’Onction des malades et la prière des chrétiens, c’est l’Église tout entière qui recommande les malades au Seigneur , pour qu’Il les soulage et les sauve.

L’attitude de Jésus :
« Une femme, souffrant d’hémorragie depuis douze ans, s’approcha par derrière et touche la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »Jésus se retourna, la vit et lui dit :« Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l’heure même. » Matthieu 9,20-22

Jésus a toujours été proche des malades et de leurs souffrances. Les Évangiles nous montrent que les guérisons qu’il a accomplies sont des signes de la venue du Royaume de Dieu.

Non seulement le Christ se laisse toucher par les malades mais il fait siennes leurs misères :« Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies ». Par sa mort sur la croix et sa résurrection, le Christ a vaincu le mal, le péché et la mort. Il nous invite à suivre son chemin, à aimer jusqu’au bout et à croire que l’amour de Dieu est plus fort que tout.

Le sacrement de l’Onction des malades est un signe discret de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre, signe que Dieu s’occupe de la personne malade, qu’Il l’aime. Ce sacrement est donné pour vivre dans la foi ce temps d’épreuve qu’est la maladie. Il peut aider toute personne (quel que soit son âge), à comprendre que toute vie a un sens et à grandir au coeur même de sa faiblesse et de sa fragilité. Ce sacrement suppose un acte de foi et d’amour en l’amour de Dieu. Par l’Onction, les malades reçoivent de l’Esprit-Saint un renouveau de confiance en Dieu et des forces nouvelles contre la maladie.

 

Déroulement de la célébration :
« Si l’un de vous est dans la souffrance, qu’il prie ; si quelqu’un est dans la joie, qu’il chante le Seigneur. Si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Église la fonction d’anciens : Ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance ». Jacques 5,13-16

Comme tous les sacrements, l’onction des malades est une célébration liturgique et communautaire ; ce sacrement se donne dans la mesure du possible au sein de la communauté chrétienne, que la célébration aie lieu en paroisse ou dans un home.
Il est le signe que les chrétiens n’abandonnent pas les frères ou soeurs malades et qu’ils les portent dans la prière.

1. La préparation pénitentielle.
2. Lecture de la Parole de Dieu : Liturgie du Sacrement
– L’imposition des mains est un geste d’appel à la présence et à l’action de Dieu
– L’onction sur le malade de l’Huile bénite symbolise la force que Dieu donne par le sacrement.
4. Prière et bénédiction.

Le signe de l’AMOUR DE DIEU ne s’arrête pas à la célébration.
Si la maladie s’aggrave… nous pouvons demander la communion et la prière de l’Église pour soutenir, accompagner et aider la personne qui souffre à porter ses souffrances en communion avec le Christ.

Source : Vicariat BW

Flashmob de Noël à l’Esplanade de Louvain-la-Neuve

Annoncez la Bonne Nouvelle autour de vous,

Ce samedi 23 décembre dernier, à l’Esplanade de Louvain-la-Neuve (heure de grosse affluence en ces périodes de fêtes), les jeunes de Rixensart et de tout le Brabant wallon se sont retrouvés pour réaliser un « flashmob » sur le thème de Noël.

À 14h, de partout au coeur de la galerie de l’Esplanade, ils se sont mis à entonner « Douce Nuit », pour que cette nuit de Noël reste une bonne nouvelle pour la terre aujourd’hui.

Ce flashmob a été organisé par l’Unité Pastorale de Rixensart (UP Ste-Croix – St-Etienne).

La terrible photo envoyée par le pape François

voeux du pape : photo nagasaki garcon portant son frère mort

Un enfant après l’explosion de Nagasaki portant sur son dos son petit frère mort: le pape François a choisi la manière forte pour appeler à la paix dans le monde.

En ce 1er janvier, le pape François a voulu marquer nos esprits. Il a choisi cette terrible photo pour appeler à la paix dans le monde.

Pour ces vœux, le souverain pontife a choisi de faire diffuser une photographie de Joseph Roger O’Donnell datée de 1945. Le cliché montre un enfant après l’explosion nucléaire qui a frappé Nagasaki. Il porte son petit frère mort accroché dans le dos et attend, avec un tragique pincement de lèvres, son tour au crématorium.

En commentaire, le pape a simplement inscrit: « Le fruit de la guerre ». C’est bien entendu une manière pour lui de signifier son horreur des conflits armés et son aversion profonde pour les armes nucléaires. A ce titre, il avait récemment salué l’attribution du Nobel de la paix à l’Ican, cette campagne destinée à lutter contre la prolifération des armes atomiques.

« S’engager pour la protection de la dignité de toutes les personnes, en particulier, des plus faibles et défavorisées, signifie travailler avec détermination pour construire un monde sans armes nucléaires »

, avait-il alors déclaré.

Le pape François a invité lundi les fidèles catholiques à prier pour un avenir de paix en 2018, y compris pour les migrants et réfugiés, à l’occasion de sa première bénédiction de l’Angelus cette année.

http://www.bfmtv.com/societe/la-terrible-carte-de-voeux-du-pape-francois-pour-denoncer-la-guerre-1339180.html

Source : BFM TV.

L’origine de la crèche

Alexas_Fotos / Pixabay

Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Le mot crèche désigne aujourd’hui toute représentation de la Nativité.

Selon la légende, François d’Assise « inventa » au 13e siècle la crèche vivante dans une grotte de Greccio en Italie, où les frères mineurs avaient établi un ermitage. Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers, et les paysans étaient joués par les gens du village. Les animaux aussi étaient réels. Thomas de Celano, le premier biographe de François, rapporte qu’il prêcha, durant la messe de Noël, et qu’on le vit se pencher vers la crèche, qui servait d’autel, où était apparu un enfant endormi. Il prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !

Petit à petit, la coutume s’est répandue, sous l’influence des prédicateurs franciscains, surtout en Provence et en Italie.

Mais c’est plus tôt, au VIe siècle que l’on situe la première célébration de la nuit de Noël dans l’église de Sainte Marie à Rome, avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.

Les premières crèches « en modèles réduits » firent leur apparition dans les églises au XVI siècle à Prague avec les Jésuites. A la fin du XIXe siècle apparaissent les santons (de santouns : petits saints) façonnés dans l’argile, originaires de Provence. Ces figurines représentent tous les petits métiers traditionnels. Les habitants du villages ainsi représentés apportent le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus. Ces figurines sont venus enrichir le décorum de la crèche traditionnelle. En Provence, la crèche Durant les fêtes de Noël, la pastorale provençale est une pièce jouée et parlée. Elle raconte l’histoire de la nuit de noël. La plus célèbre signée par Antoine Maurel en 1844 fut écrite en provençal.

Il existe de multiples pastorales composées de saynètes parlées et chantées mais celle signée par Maurel est interprétée chaque année à l’époque de Noël en Provence. Elle attire de nombreux provençaux, nostalgiques de la langue de Frédéric Mistral.

Source : Egliseinfo.be

falco / Pixabay

Accueillir des réfugiés à la maison

UN PEU DE PLACE A L’ETRANGER : témoignage et appel

Depuis des mois, des années maintenant, pour la plupart d’entre nous, les migrants sont des nombres : noyés en Méditerranée, arrivés dans notre pays, expulsés ou régularisés. Parfois un visage à la télé, un cadavre sur une plage, vite oubliés.

Pour des centaines de Belges, désormais, ce ne sont plus des migrants mais des invités, des amis, des enfants, des pupilles, des protégés, des chouettes gars (1). Parce que des jeunes citoyens se sont indignés de voir des femmes et des enfants, des malades dormir dehors, ils ont commencé, en août 2017, à vouloir les héberger dans des familles. Puis, les « rafles » policières à l’aube, avec les sacs-à-dos confisqués, les arrestations, ont précipité les choses : il faut héberger tout le monde, on ne peut pas laisser ces gens se faire arrêter, maltraiter, alors qu’ils ont marché des milliers de kilomètres pour échapper à la peur et à la mort.

Depuis lors, Adriana, Clara, Mehdi, Yoon, Ophélie et les autres sont tous les soirs au Parc dès 20h. Entourés de cent à deux cents migrants, accueillant les chauffeurs et les hébergeurs. À minuit, parfois plus tôt, parfois plus tard, le message attendu par beaucoup apparaît sur facebook : « Tout le monde est logé », ou « Le parc est vide », accompagné d’un merci et d’un cœur. Parfois, le message est moins rassurant : « il reste 30 chouettes gars, plus personne n’appelle ni ne vient, on va dormir, on leur laisse des sacs de couchage ».

Ce sont nos grands adolescents qui nous ont poussés à franchir le pas « Pourquoi on n’hébergerait pas des réfugiés ? », « Vous prônez la solidarité et tout, et vous ne feriez rien quand l’occasion se présente ? ». C’est Monsieur Papa qui a été le plus difficile à convaincre : quand même, on ne sait pas à qui on a affaire, on n’a qu’une salle de bains, on travaille, on est fatigués… Comme dit un hébergeur : « la femme est plus maternante, elle ouvre plus facilement sa porte et son cœur, tandis que l’homme garde l’entrée de la caverne » :-). Désolée pour le cliché.

3dman_eu / Pixabay

Bref, un dimanche d’octobre, j’étais à Bruxelles avec ma fille de 17 ans en fin de journée et, vers 20h, nous allons au Parc Maximilien pour chercher notre premier invité. En approchant,
nous apercevons des combis de police et nous assistons à une course poursuite entre policiers et réfugiés qui s’enfuient en tout sens. Nous passons à côté d’un homme maintenu face contre terre par le genou d’un policier ; l’homme gémit. Ma fille pleure. Moi j’ai la gorge serrée. Une femme est emmenée, malgré les protestations des témoins. On est là, impuissants, honteux. Lorsque les policiers ont rempli leurs combis, ils se préparent à repartir. Nous rejoignons les bénévoles, au coin du parc ; quelques réfugiés sont là, des hébergeurs aussi, révoltés, scandalisés. Les bénévoles les consolent, les rassurent, leur disent qu’on va continuer. Les policiers ont choisi l’heure où les réfugiés se rassemblent pour être répartis chez les hébergeurs.

Nous emmenons un peu précipitamment S., notre premier invité. Il est très stressé, nous faisons un détour pour contourner de loin la police, rejoindre la gare du Nord et prendre le train. S. n’a pas le profil type des occupants du Parc, qui sont pour la plupart de passage et cherchent à rejoindre leur Eldorado : l’Angleterre. Lui, il est en Belgique depuis des années, vient du Surinam et attend le résultat de son énième recours pour raison humanitaire (il est cardiaque). Sans logement et sans papiers, il va au Samu social quand il ne peut pas se faire héberger dans une famille. Tant d’années à se cacher, à craindre la police, à ne pouvoir faire aucun projet ! Le lendemain, je prendrai le train avec lui vers Bruxelles avant de me rendre au bureau.

Les fois suivantes, nous avons chaque fois accueilli deux personnes à la fois : ainsi, sont entrés dans notre maison des vents d’Ethiopie, d’Erythrée, d’Egypte, du Soudan, du Maroc. Des jeunes hommes, parfois mineurs. Ainsi, S., quinze ans. Il est triste et silencieux , visiblement déprimé. Le lendemain matin, il veut absolument retourner au Parc, alors que c’est dimanche, qu’il pleut et qu’il fait froid. Son comparse, plus âgé que lui, photographe avant que la menace de la mort ne l’arrache à son pays et à son métier, finit par le convaincre de passer la journée au chaud. En fin de journée, S. semble aller mieux ; il vient lui-même demander à manger (ils avaient refusé le dîner et passé la journée dans la chambre, entre sommeil et smartphone), il écoute quand je lui dis qu’en tant que mineur il a des droits particuliers… Je finirai par arriver à le convaincre de s’adresser au service social et d’expliquer sa situation. Quelques jours plus tard, il m’annonce par message qu’il est logé et pourra rejoindre son frère en Angleterre dans deux mois, grâce au regroupement familial.

Il est tout à fait naturel d’avoir des réticences,

geralt / Pixabay

des appréhensions par rapport à cette démarche d’accueil : sécurité, différence culturelle, barrière de la langue… Pour ce qui est de la sécurité, rien à craindre : ces personnes n’ont aucun intérêt à faire du grabuge : elles sont surtout reconnaissantes et cherchent à se faire les moins encombrantes possibles. La différence culturelle peut faire peur, mais c’est aussi une formidable occasion de s’enrichir, d’échanger, de découvrir aussi nos points communs : le foot peut réunir tout le monde autour de l’écran, les enfants font fondre la glace en 15 secondes, la musique est mondialisée et fait danser tout le monde.

Nous sommes parfois un peu frileux, dans notre société où tout est bien organisé, où on a chacun son chez-soi. Mais une fois qu’on a ouvert sa porte une fois, quoi de plus naturel ? Quoi de plus normal, a fortiori pour nous, chrétiens, d’accueillir l’étranger, de lui faire un peu de place à notre table, comme nous le chantons parfois… D’ailleurs, attention : ça devient vite une addiction ! 🙂

 

Une nuit, deux nuits, plus, une journée, un week-end… chacun(e) choisit ce qu’il veut/peut offrir. Sans obligation, sans culpabilité. Ces hommes (jeunes, pour la plupart), ces femmes (moins nombreuses), ces enfants (il y en a aussi) ont traversé le désert, la mer et l’Europe. Ils ne demandent qu’une douche, un endroit où dormir (un lit, un matelas, un divan) et… le code du wifi pour contacter leurs proches. Tous les hébergeurs vous le diront : cette aventure solidaire nous fait grandir en humanité, et ça fait un bien fou. Pour finir, un commentaire humoristique sur facebook : « Tout cet amour, ici, ça devient lassant ! » 🙂 Trouvé sur le site « Perles d’accueil » – « Une fois que tu y es, ça te semble juste normal et c’est ça qui fait le plus de bien : agir normalement face à une situation tragique. »

(1) Je cite tous les termes utilisés par les hébergeurs sur la page facebook.

En pratique :
 
Disons-le d’emblée : tout se passe sur Facebook. Si vous n’y êtes pas et que vous ne souhaitez pas y être, peut-être pouvez-vous faire appel à un(e) proche qui a un compte ? Rendez-vous sur le groupe HÉBERGEMENT PLATEFORME CITOYENNE et demandez à y adhérer. Une fois que vous êtes accepté(e), lisez, en haut de la page, la foire aux questions qui apportera des réponses à la plupart de vos questions. Chaque jour, en fin de matinée, un sondage est publié sur la page. Le mieux est de le remplir une fois que vous savez comment vos invités vont être véhiculés : par vous-même, si vous allez les chercher au parc à partir de 20h30, ou par quelqu’un à qui vous faites appel ou qui se propose sur la page.  Pour les transports, il y a des pages locales qui permettent de s’organiser entre chauffeurs et hébergeurs d’une même région (voir le menu en haut à gauche de la page, dans « fichiers »).Une fois le sondage rempli, vous remplissez aussi le formulaire en ligne accessible par un lien. Si vous n’avez pas rempli le sondage, vous pouvez quand même vous proposer le soir en écrivant un commentaire sur le « post » du sondage.  Mais le plus tôt est le mieux, pas besoin d’attendre qu’il soit 23h et qu’Adriana appelle au secours parce qu’il y a encore 30 « chouettes gars » qui attendent :-). Les invités arrivent en fin de soirée en général (sauf si vous allez les chercher vous-mêmes), ils ont reçu à souper, ils ont juste besoin d’un verre d’eau, d’une douche, d’un lit et… du code du WIFI pour contacter leurs proches.Si, en plus, vous pouvez leur proposer l’un ou l’autre vêtement chaud, chaussettes et sous-vêtements, des mouchoirs en papier, une brosse à dents et un dentifrice, un petit sac à dos pour ceux qui n’en ont pas, un en-cas à emporter… c’est le top mais ce n’est pas obligatoire. Des groupes s’organisent aussi pour fournir localement des « kits » aux hébergeurs qui en font la demande.Vous pouvez aussi simplement proposer d’être chauffeur pour déposer des invités chez leurs hébergeurs.
 
Avant de vous lancer, lisez quelques témoignages d’hébergeurs :
 
Perles d’accueil. 
 
Pour toute autre information, n’hésitez pas à m’appeler au 0485.148.630 ou à m’écrire à isabelle.franck@ntymail.com.
 
Essayez, vous ne le regretterez pas !:-)

 

Isabelle Frank

Trouvé sur le site « Perles d’accueil »

« Une fois que tu y es, ça te semble juste normal et c’est ça qui fait le plus de bien : agir normalement face à une situation tragique. »

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