Nous amorçons une nouvelle étape avec ce déconfinement qu’on nous promet cependant progressif, et cela se comprend très bien. Néanmoins, le confinement… demeure, et c’est cela qui pèse à beaucoup. On l’entend autour de soi – en soi aussi, sans doute : le temps se fait long ! Des prêtres me disent combien l’éloignement avec leurs paroissiens va tellement à l’encontre de ce qui est au cœur de leur vocation de prêtres diocésains… D’autres, quand je les écoute, me semblent être tentés par ce que la tradition spirituelle appelle l’acédie : cette sorte de « brouillard qui enveloppe l’âme et l’empêche de vivre » (1) : une sorte de spleen intérieur qu’on peut comprendre, mais qui finit par paralyser l’action, nous installe dans une certaine morosité, des sautes d’humeur, une perte sinon de sens (et encore), en tout cas d’enthousiasme.

Je vois cependant que beaucoup font preuve de persévérance ingénieuse dans l’annonce de la Parole, dans l’encouragement mutuel, dans le désir de rejoindre tous ceux qui ont soif de célébrer le Seigneur en communion avec leur communauté, avec l’Église universelle grâce aux divers supports accessibles aujourd’hui. Avec parfois de très belles réalisations où se mêlent beauté symbolique, appel aux charismes d’une diversité d’intervenants, partage sur l’Évangile y compris adapté aux enfants… Mais peut-être pourrions-nous faire un pas de plus dans notre préparation à la Pentecôte : une façon d’ouvrir déjà portes et fenêtres au Souffle de l’Esprit ?

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