Homélies du dimanche

Dimanche 15 Octobre : 28e dimanche ordinaire

floral-vector-element_300

L’enfant qui retranscrit le Notre Père écrit : « Que ta volonté soit fête » ! Venez à la fête !

Vénuste


Invitation à la joie. Tant que l’époux est là, dit Jésus en Matthieu 9,15, ses amis se réjouissent. Dans notre évangile, il reprend les termes d’Isaïe (1re lecture) pour décrire la somptuosité d’un repas que l’on peut dire eschatologique. Isaïe en effet situe ce repas en «ce jour-là», expression qui évoque la fin des temps, l’ultime intervention de Dieu. Jésus, lui, parle au présent : «Tout est prêt.» Les noces sont pour maintenant. «C’est aujourd’hui le jour de la grâce, c’est aujourd’hui le jour du salut.» Autre différence avec Isaïe : dans notre Parabole il est question, justement, de noces et des noces du Fils. Le thème des noces du Christ avec l’humanité, dont la figure est l’union nuptiale du Christ et de l’Église, est très présent dans le Nouveau Testament, jusqu’à la fin puisque Apocalypse 19,6-9 présente les noces de l’Agneau comme la conclusion de toute l’histoire. Isaïe et l’Évangile y voient l’aboutissement heureux d’un parcours difficile : voile de deuil qui enveloppe tous les peuples, larmes, mort, humiliation chez le Prophète, refus d’entendre l’appel chez Matthieu. Question : sommes-nous les invités ou les épousés ? Je pense qu’il faut répondre : les deux. Les Paraboles, on le sait, présentent toujours un certain flou, ce qui leur donne valeur à plusieurs niveaux. Nous voici invités à nos propres noces. Comment allons-nous répondre ?

lire la suite


Vous trouverez dans cette rubrique plusieurs liens qui vous dirigeront vers l’ homélie de ce dimanche.

Elles vous permettront de prolonger l’évangile dans sa compréhension. Pour ceux et celles qui ne peuvent se déplacer à la messe, elles restent un lien fort entre la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans notre vie de tous les jours.

Homélies Année « A » (2016-2017) : de VénusteJean Compazieu – Charles-André Sohierdes messes radio et TV Evangeli.net

Matthieu 22, 1-14   :

Jésus compare Dieu le Père à un roi qui célèbre les noces de son fils. Les invités déclinent l’invitation, trouvant des prétextes, des dérobades, certains allant même jusqu’à
maltraiter ses serviteurs qui apportent l’invitation. Mais il faut que la salle de noces soit remplie; alors il envoie ses serviteurs inviter tous ceux qu’ils peuvent rencontrer. Telle est la prodigalité de Dieu : « bons et mauvais » trouvent place à sa table, à condition quand même d’avoir « l’habit » qui
convient, les dispositions qu’il faut, faute de quoi, on s’exclut soi-même. Le rejet de Jésus et de ses apôtres par Israël a permis que l’Évangile parvienne à d’autres peuples et que la salle de noce soit remplie de convives ! L’Église doit porter l’invitation du Père à la croisée des chemins, « à la
périphérie » comme aime le dire le Pape François, sans cacher la bonté de Dieu ni les exigences de l’Evangile.


L’homélie consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omettra que pour un motif grave.

L’homélie est donnée juste après la lecture des textes bibliques du jour (en clôture de la liturgie de la Parole). Elle est suivie d’un bref temps de recueillement, avant le Credo (s’il y a lieu), et la poursuite de la célébration (par la liturgie eucharistique).

Le pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique postsynodale Sacramentum Caritatis, dit à propos de l’homélie (n° 46) :

« En relation avec l’importance de la Parole de Dieu, il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’homélie. En effet, elle « fait partie de l’action liturgique » (139) ; elle a pour fonction de favoriser une compréhension plus large et plus efficace de la Parole de Dieu dans la vie des fidèles. C’est pourquoi les ministres ordonnés doivent « préparer l’homélie avec soin, en se basant sur une connaissance appropriée de la Sainte Écriture » (140). On évitera les homélies générales et abstraites. Je demande en particulier aux ministres de faire en sorte que l’homélie mette la Parole de Dieu proclamée en étroite relation avec la célébration sacramentelle (141) et avec la vie de la communauté, en sorte que la Parole de Dieu soit réellement soutien et vie de l’Église (142). Que l’on garde donc présent à l’esprit le but catéchétique et exhortatif de l’homélie. Il paraît opportun, à partir du lectionnaire triennal, de proposer aux fidèles, avec discernement, des homélies thématiques qui, tout au long de l’année liturgique, traiteront les grands thèmes de la foi chrétienne, puisant à ce qui est proposé avec autorité par le Magistère dans les quatre « piliers » du Catéchisme de l’Église catholique et dans le récent Abrégé : la profession de foi, la célébration du mystère chrétien, la vie dans le Christ, la prière chrétienne (143). »

 

Save