Messe Chrismale à Nivelles

En ces jours de la Semaine Sainte, et comme chaque année, dans tous les diocèses du monde, l’ensemble des prêtres de chaque diocèse se retrouvent autour de leur évêque, avec les consacrés et le Peuple de Dieu.

Collégiale Nivelles

Ce mercredi 23 mars 2016 à la Collégiale de Nivelles à 18h30.

A l’occasion de cette messe chrismale qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Le Peuple de Dieu va s’engager lui aussi à prier pour ses prêtres, pour son évêque, afin que chacun soit un bon pasteur qui conduit au Christ, l’unique Source du Salut, et à la vie éternelle ».

La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont bénites : l’Huile des Catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands; et l’Huile des Malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades.

En ces jours si importants pour notre Eglise, prions pour les diacres, les prêtres et les évêques. Prions pour les consacrés. Prions pour les vocations sacerdotales et religieuses. Prions les uns pour les autres.

Dans notre Vicariat, cette célébration est ouverte à tous et aura lieu ce mercredi 23 mars 2016 à la Collégiale de Nivelles à 18h30 et sera présidée par notre nouvel archevêque Mgr Jozef De Kesel, les prêtres et diacres du Brabant Wallon.

La symbolique de l’Onction :

Le mot grec chrisma signifie onction. Chrisma a donné : Christ, et aussi : Chrétien. L’onction s’appuie sur le symbolisme de l’huile. Celui qui est oint comme le roi puis le prêtre en Israël, est pénétré par la puissance divine.

Cette huile est aussi parfumée. Le parfum indique la présence de quelqu’un qu’on ne voit ni n’entend :  » Nous sommes la bonne odeur du Christ  » écrit St Paul (2 Cor 2,15). L’huile est par elle-même chargée de divers symboles
: nourriture, éclairage, remède, fortifiant, parfum… Le geste de l’onction est très ancien. Dans l’Ancien Testament on le voit pratiqué aussi bien de manière profane (joie, honneur, hospitalité) que comme rite de consécration à Dieu.
C’était le cas pour l’autel, pour les rois, pour les prêtres et spécialement le Grand prêtre.

La liturgie chrétienne est restée fidèle au rite consécratoire de l’onction tout en accueillant et déployant la signification que cette onction contenait déjà dans l’Ancien Testament et que le Christ Jésus révèle en plénitude dans le Nouveau Testament : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction ».

cette parole de l’Écriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. (Lc. IV, 16-20. Evangile de la Messe Chrismale).
Ainsi sur les « frères que cette onction va imprégner », vont être répandus largement les dons du Saint-Esprit. (Cf. prière de consécration du Saint Chrême). L’onction avec le Saint Chrême est le signe principal du sacrement de la confirmation. Elle est aussi un signe secondaire dans d’autres sacrements : baptême, ordinations. Il faut se souvenir aussi que l’onction est aussi un geste de consécration à Dieu ou de bénédiction : églises, autels…

Source : Diocèse du Puy-en-Velay

Molenbeek et la radicalisation musulmane

MOLENBEEK ET LA RADICALISATION MUSULMANE

Molenbeek1

Le 9 février dernier, j’ai été invitée à un colloque sur la radicalisation musulmane au coeur de Molenbeek. Je vous propose ci-dessous les notes que j’ai prises et qui, je pense, pourraient intéresser tous ceux qui, comme moi, cherchent à rencontrer les acteurs de terrain afin de tenter de comprendre le problème et de réfléchir à des solutions sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante.

Notes prises lors de la présentation du Professeur Johan Lehman (KUL) le 9 février 2016 à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale à Molenbeek.

Facteurs reconnus contribuant à la délinquance juvénile :

  • Composition multi-éthnique
  • Densité de la population
  • Nombre de familles monoparentales
  • Statut économique faible

Situation à Molenbeek :

  • Explosion démographique
  • Composition multi-éthnique
  • 1/3 de familles monoparentales
  • Densité de population : 20 000 au Km2
  • 50% des familles vivent dans 55m2
  • 50% de moins de 29 ans
  • Seuls 25% de jeunes travaillent
  • 40% de familles sans travail
  • Prix des loyers en hausse : 500€ en moyenne pour logement insalubre alors que population à faibles revenus

Il va de soi que tout ceci entraine une grande frustration chez des jeunes adolescents/jeunes adultes. Or l’adolescence est déjà en général une période rebelle de la vie. Le terrain est donc mûr pour la radicalisation de ces jeunes. Ajouter à cela que ces jeunes musulmans ont l’impression de ne pas compter pour la société vu la discrimination à l’emploi. Leur présence au sein de notre société ne parait à leurs yeux n’avoir aucun sens. Ils se sentent rejetés. Entourés par une société matérialiste qui n’offre plus d’espace spirituel. Leurs oreilles sont prêtes pour le discours salafiste, et leur radicalisation.

En effet les recruteurs djihadistes leur promettent :

  • l’héroïsme qui remplace leur impression de mort sociale
  • une réussite pour le petit délinquant qui ne s’en sort pas
  • une issue pour les filles de familles qui galèrent et qui recherchent une situation stable. Quoi de plus stable en effet que de vivre sous la double protection d’un mari “caïd” et d’une loi divine.
  • une issue pour ceux en rupture avec leur mère : ils ont ainsi la possibilité de mourir en héros pour sauver leur mère et lui assurer une place au paradis. (discours extrêmiste)

La recette qui marche : on allie le message messianique à la contestation.

Facteur additionnel : la “Y generation” (jeunes branchés à leurs écouteurs, internet, jeux ordi etc…). Pour des jeunes dont le monde réel ne leur offre rien, le monde virtuel peut prendre le statut de monde réel. La socialisation se fait souvent en premier lieu par des moyens virtuels. On y trouve malheureusement une culture de violence ainsi que des théories de complots dans les jeux et films qui se substituent à la réalité pour devenir leur réalité.

Contexte problématique : relations loin d’être idéales, voire carrément défaillantes entre :

  • La sûreté et la police
  • Les services de sécurité européens
  • Le Parquet et les extrémismes
  • Les acteurs politiques et Molenbeek : on se débarrasse souvent des problèmes bruxellois en rejetant la faute sur Molenbeek = stigmatisation.

Il est malgré tout indéniable que :

  • des liens internationaux de criminalité passent par Molenbeek dans l’axe Molenbeek – Roubaix – Paris
  • qu’il existe une ligne de la drogue passant par Molenbeek dans l’axe NL – Belgique (Molenbeek) – France (Marseille)

A savoir :

Pour leur recrutement les Djihadistes ont divisé l’Europe en zones linguistiques. Molenbeek fait partie de la France avec des facilités de terrain et de caches plus aisées qu’en France. Les français viennent recruter à Molenbeek. Pendant des décennies, la Belgique a choisi d’ignorer le problème de Molenbeek qui date cependant du début des années 2000 avec l’assassinat du Commandant Massoud par entre autres Abd Al Satter Dahmane qui était passé par la France, l’Angleterre, les Pays-Bas ET Molenbeek.

Des solutions ?

  • Exploiter les ressources et le potentiel du quartier, ce que la commune ne parvient pas encore à faire. Que ce soit les policiers ou les enseignants, tous arrivent de l’extérieur, sans connaissance du terrain de l’intérieur.
  • Essayer de convaincre les molenbeekois qui réussissent de rester dans le quartier et de participer à changer son image, à redonner confiance aux jeunes qui en sont issus.
  • Réussir à convaincre les ministres qu’il faut faire confiance aux acteurs locaux et trouver des solutions locales.
  • Adapter l’enseignement à Molenbeek. La majorité des parents d’élèvent ne savent pas suivre leurs enfants. On doit donc mettre en place un enseignement adapté aux réalités du quartier. Cela impliquerait de donner une “wild card” aux écoles et associations locales, qui, elles, connaissent le terrain, leur faire confiance et non imposer un modèle standard. Ce qui fonctionne à Uccle n’est pas forcément adapté à Molenbeek !

Ajoutons également quelques informations glanées durant la journée : le fait que la Bourgmestre, par exemple, n’habite pas le quartier. Risque donc que la population ne se sente absolument pas représentée ni comprise et ait l’impression qu’on lui parachute des édiles sans qu’elle ait son mot à dire. La Bourgmestre a bien évidemment été élue, mais par qui ? une minorité, vu que seuls les immigrés européens ont le droit de vote.

Autre remarque : en me rendant de la gare centrale au coeur de Molenbeek à pied, j’ai ressenti une grande chaleur humaine entre les habitants, au milieu de tous les petits commerces. On se salue, on discute. Bcp de jeunes mamans. D’ailleurs, le centre où se déroulait notre journée servait également de garderie pour les vacances de carnaval, et lorsque je suis entrée, l’endroit bruissait d’activités et d’enfants. En déambulant dans les couloirs, tous les enfants que je croisais me saluaient d’un « bonjour Madame » et tous arboraient un grand sourire, chose qui arrive rarement à l’école de Waterloo où je suis bénévole, sauf si les enfants me connaissent…

Une des intervenantes, institutrice dans le quartier, nous a également expliqué que les enfants arrivent déjà en primaire avec le sentiment d’un avenir très incertain, l’impression que tout est joué d’avance. Dès lors pourquoi se fatiguer ? Leur entourage est souvent au chômage, et ils sont quasi certains que lorsqu’ils se présenteront sur le marché du travail, il y aura discrimination sur leur tête/couleur de peau et/ou leur nom (sur ce volet là, la balle est dans notre camp). Il y a par conséquent tout un travail à faire sur la confiance en soi et c’est pour cette raison que les enseignants aimeraient pouvoir mettre en place des méthodes spécifiques au quartier.

P.V.

Carême 2016

Carême 2016 à St Paul :

Opération « Bol de Soupe ».

Le dimanche 6 mars au foyer après la célébration de 11h.

Le pique-nique paroissial mensuel sera ce jour-là remplacé par « un bol de soupe » accompagné de pain afin de marquer ce premier pique-nique de Carême.

Venez nombreux vivre ce moment de partage de Carême en paroisse. Nous demandons à tous de réserver le prix de leur repas de midi et de l’offrir à la collecte du jour (6 mars) en faveur des projets d’Entraide et Fraternité à Madagascar (voir par ailleurs l’article en cliquant ici).

En dessert, des petits riz au lait à la vanille de Madagascar seront vendus au prix d’1€ en faveur de ces mêmes projets.

Un court DVD sur les problèmes de Madagascar et les projets soutenus sera par ailleurs projeté à cette occasion.

NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX DANS LA JOIE DU CAREME!

Un grand merci d’avance.

bol de soupe

Dimanche Autrement

Quelle joie le 13 décembre dernier

Une grande effervescence régnait dès 9h dans l’église. Le thème de notre matinée festive était « la MISERICORDE ».

Durant une courte pause-café, les paroissiens (adultes et enfants) s’inscrivaient dans un atelier. Nous avions convié tous les enfants de la catéchèse qui ont répondu présent ainsi que de nombreux parents.

Deux paroissiens nous ont présenté ce thème sous forme de dialogue. Ils ont expliqué tout le déroulement de la matinée. Pas moins de 9 ateliers s’offraient à tous : accueil des personnes isolées durant lequel nous avons créé des décorations de Noël pour ces personnes; atelier « cartes de vœux » pour les prisonniers de la prison de Nivelles; atelier fleurs; atelier chants; atelier pour les plus petits sur le thème de l’Annonciation; atelier photo langages sur le thème des ingrédients de la miséricorde; atelier conte pour les enfants de 7/8 ans; atelier sur l’accueil des réfugiés et un dernier atelier sur la campagne « Vivre ensemble », « les chemins de traverse ».

L’ atelier « carte de vœux » a eu beaucoup de succès parce qu’un de nos prêtres est aumônier de la prison de Nivelles et a suscité l’intérêt des personnes à apporter un peu de joie aux détenus en confectionnant une carte.
L’atelier « chant » a résonné; il a permis d’avoir une chorale enthousiaste durant la messe et de permettre à toute l’assemblée de chanter.
L’atelier « fleurs » a réalisé des beaux montages qui ont égayé l’église, en préparation pour la Noël.Tout le monde s’est rendu ensuite à l’église où nous avons vécu un moment extraordinaire de communion durant l’eucharistie.

L’église était comble comme durant la veillée de Noël. Tous les enfants étaient assis autour du chœur.
Chaque atelier participait de l’une ou l’autre façon à la messe. L’homélie fut un grand moment de dialogue partagé sur le thème des ingrédients de la miséricorde. Les enfants de 8 à 9 ans ont proposé une préface dialoguée sur le thème de l’avent.

La matinée s’est terminée par un apéritif vécu dans la convivialité durant lequel les paroissiens (adultes et enfants) ont exprimé leur joie d’être ensemble.

Ce fut un grand succès même s’il y a des petites choses à améliorer; ce à quoi nous pensons déjà pour notre prochain dimanche autrement que nous préparons pour le 13 Mars.

13.12.15

A.F et C.

Religion et Astronomie :

2016 année bissextile

Pour mesurer le temps, les hommes ont depuis toujours, voulu compter les jours. Pour cela, ils disposaient de deux astres au parcours régulier, le soleil et la lune. Mais le mois est lunaire (temps de révolution synodique* 29 jours, 12h, 44 minutes, 28 secondes) alors que l’année est solaire. Les Romains avaient pensé que la concordance entre les deux pouvait être obtenue avec sept mois de 31 jours, quatre de 30 jours et un mois de 28 jours. Ce mois ainsi sacrifié, était le mois de février (dernier de l’année romaine qui commençait le 1er mars). Comme c’était un mois néfaste consacré à Februo, le dieu des morts, autant valait le faire le plus court possible. Mais le temps de révolution tropique* de la terre est de 365 jours, 5 heures 48 min, 46 sec ou en décimale, 365,2422 jours. Il manquait donc chaque année +/- ¼ jour, ce qui à la longue, aurait fini par faire tomber les fêtes de printemps en hiver !

Sur proposition de l’astronome Sosigène d’Alexandrie, en 46 avant J.-C., Jules César décida que, tous les quatre ans, l’année aurait un jour supplémentaire, qui serait ajouté au mois de février. Ce jour supplémentaire fut intercalé entre le 23 et le 24 février. Ce jour, au départ sans nom, était une simple répétition du 23 lequel était lui le sixième avant le mois de mars. Ce jour additionnel était donc deux fois « bis » et sixième « sextus » et on lui donna le nom de bis-sextus. D’où fut tiré le nom de bissextile. C’était donc, au départ, le jour qui était bissextile et non l’année.
Le problème n’était pas résolu pour autant, car entre l’année du calendrier julien (de Jules César) de 365,25 et l’année réelle de 365,2422 jours l’erreur était encore de 11 min et 14 sec par an (en trop cette fois-ci !) Bien sûr ce n’est pas grand’chose, mais en 1582 le calendrier julien accusait un retard de +/- 13 jours par rapport à l’année solaire.

Cela posait problème au pape Grégoire XIII car les fêtes de Pâques devenaient estivales alors qu’elles devaient être printanières.
En 1579 on demanda donc à Clavius Christophorus, jésuite, astronome et mathématicien allemand, du collège romain de Rome, de préparer les bases d’un nouveau calendrier.
Le calendrier qu’il proposa fut promulgué par le pape Grégoire XIII en 1582 et progressivement adopté dans le monde.

Il décida que l’année 1582 serait raccourcie de 10 jours et qu’à chaque changement de siècle l’année ne serait plus bissextile à moins que son nombre ne soit divisible par 400, ce qui explique que l’année 2000 a été bissextile. Ces nouvelles règles du calendrier grégorien (le nôtre donc) sont exactes au 3/10.000 près ou 1 jour sur 3.333 ans !
Il faudra donc supprimer une année bissextile aux environs de l’an 4915.

*Synodique : intervalle de temps compris entre deux retours d’une planète à la même position par rapport au soleil

*Tropique : intervalle de temps qui s’écoule entre deux passages du soleil au point vernal (vernal = équinoxe de printemps)

Sources :

  • Merveilles et secrets de la langue française, Grand Larousse en 5 volumes
  • La Lune de F.Link, Wikipédia

M.M.

Ciné-Club

des Paroisses de Saint Paul et de Saint François à Waterloo du mois de Février 2016:

« Lincoln. »

C’est vraiment un très bon film. (144 minutes) de Steven Spielberg sur l’abolition de l’esclavage aux États Unis.

La Guerre de Sécession (1861-1865) fait rage en Amérique et la question de l’esclavage divise le pays entre les défenseurs et les abolitionnistes. Le Président Lincoln aspire à une unification du Nord et du Sud et à une abolition de cette condition. Inflexible et déterminé, il sait mieux que quiconque que ces décisions bouleverseront le destin des générations futures.

La séance est à 17h00, dimanche 28 février 2016 au foyer de St. Paul (14, Drève des Chasseurs, Waterloo).

C’est gratuit, c’est sympathique


Peter VIS

PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE JUBILÉ

PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE*

Seigneur Jésus-Christ, toi qui nous a appris à être miséricordieux comme le Père céleste, et nous as dit que te voir, c’est Le voir, montre-nous ton visage, et nous serons sauvés. Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent, la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ; tu as fais pleurer Pierre après son reniement, et promis le paradis au larron repenti. Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous : Si tu savais le don de Dieu !

Pape-François-en-prièreTu es le visage visible du Père invisible, du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde : fais que l’Eglise soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire. Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur : fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu.

Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur, et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Eglise annonce aux pauvres la bonne nouvelle aux prisonniers et aux opprimés la liberté, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.

Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde, à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

* WWW.iubilaeummisericordiae.va

A lire

« La maladie peut faire grandir » (2015), par Christian Vinel

CH. VINEL

Un « petit livre » mais très grand par sa profondeur.
D’abord vicaire à la paroisse Saint-Joseph de Waterloo, il y devint vicaire dominical en 1989 et en même temps animateur d’équipe du premier cycle du séminaire diocésain à Bruxelles – jusqu’en 1998. De 1993 à 2002, il fut responsable de la pastorale des vocations pour le Brabant wallon. En 1997, il déménagea à la paroisse Notre-Dame de Basse-Wavre, dont il fut d’abord nommé administrateur et ensuite curé, en 2004, et recteur de la basilique. Depuis 2012, il était membre de l’équipe du service du catéchuménat du Brabant wallon.Christian Vinel, La maladie peut faire grandir. Témoignage et réflexions, Namur, Fidélité, 2015, 141 p.

Résumé

Ce livre relate l’itinéraire d’un prêtre de la cinquantaine marqué par le cancer : le temps du diagnostic, des interventions chirurgicales, de la chimiothérapie et de la fin de vie. Écrit de manière posthume par des amies et amis, cet ouvrage de méditation sur le sens de la maladie et de la mort qui vient montre combien une personne fragilisée peut devenir signe pour d’autres, humainement et dans la foi. Grâce à de très belles photographies ouvrant à la méditation, ces témoignages et réflexions nous font entrer dans le monde d’un malade croyant mais nous invite surtout à l’importance d’être à ses côtés.

Dominique Jacquemin

Ce recueil s’adresse non seulement à des gens qui l’ont
connu, mais aussi à des personnes qui doivent faire face
à la maladie. Qu’à travers ce livre, elles puissent découvrir un chemin d’espérance et de confiance, ainsi que les fruits
qu’une maladie peut contribuer à apporter.

Voici ce que reprend la 4ème page de couverture de ce livre :
« Que me reste-t-il à vivre ? Quelques mois sans doute, sauf
miracle, ce que je n’écarte pas car Dieu reste le Maître de la vie
et de la mort.
Je souhaite ne pas subir d’acharnement thérapeutique ni souffrir.
Je voudrais prendre le temps de revoir ceux que j’aime. Comme
je suis vite fatigué, je me limite à une rencontre par jour, afin de
profiter de leur présence aimante, comme de celle omniprésente
de Dieu.
Je tiens donc à rester ouvert à son Amour dans toutes les petites
choses de la vie. Autrement dit, il est bon de vivre de la joie que
Dieu suscite par sa présence tout au fond de notre cœur. C’est
une « joie imprenable » ! »

Un témoignage bouleversant

Michel-Delpech_0_730_600Voici un témoignage bouleversant

De Michel Delpech (chanteur) quelques temps avant sa mort :

Le chanteur, Michel Delpech, qui se battait contre un cancer de la gorge qui le privait de sa voix; est décédé samedi 2 janvier 2016, à l’âge de 69 ans.

Dans l’épreuve, il confiait* ce qui le consolait : l’amitié, les « petites choses de la vie », la foi chrétienne dont il témoignait à coeur ouvert.

 

«J’ai cru guérir de ce cancer de la langue qui m’a touché en février 2013. Je me suis trompé. Il est revenu. Il y a une guerre au fond de ma gorge. Je me bats, je travaille à guérir. Pour un chanteur, perdre sa voix, c’est la pire épreuve. Depuis l’âge de 18 ans, la chanson est toute ma vie. Deux cents chansons en cinquante ans de carrière, dont trente “tubes”.

Curieusement, alors que je vis pour ma voix et par ma voix, je n’ai pas interpellé Dieu, je ne me suis jamais dit que ce qui m’arrivait était injuste. Peut-être parce que je commence à vivre non plus par ma voix, mais par la foi ? Pour parodier le titre d’une mes chansons – “Le Loir et Cher” –, je dis aujourd’hui : “La foi m’est chère”.

Mon premier cancer avait mis ma vie spirituelle en veilleuse. Je ne pouvais plus lire, ni me nourrir intellectuellement, moi qui suis féru de théologie. Cette rechute me révèle que la vie spirituelle ne se loge pas dans l’intellect, mais qu’elle est la VIE même – la vie de Dieu qui irradie tout l’être, et pas seulement la tête.

Je suis profondément croyant. J’ai vécu un jour un “choc religieux” à Jérusalem, où j’ai rencontré le Christ. Je visitai le Saint-Sépulcre avec ma femme, et là, pressé pourtant par de nombreux pèlerins, soudain, devant le Tombeau, je m’agenouille et me voilà chrétien. Un peu comme Frossard, Claudel, Clavel – d’un coup. En l’espace d’un instant, Jésus est entré dans ma vie, dans mon cœur. C’était très doux. J’ai immédiatement eu la sensation que j’étais sauvé. Tout ce qui m’était arrivé auparavant devenait caduc. La seule chose que je ne remette jamais en doute, c’est l’existence de Dieu.

Je suis d’un naturel plutôt ténébreux, un hypersensible qui s’en fait pour un rien. Je crois savoir où est la sagesse à force de lectures et de rencontres, mais je ne l’ai pas encore trouvée. Or, dans cette chambre d’hôpital, depuis des mois, curieusement, je n’ai jamais été aussi apaisé. Ce “re-cancer” ne m’a pas brisé : je crois qu’il me grandit.

Dans l’épreuve, quelles sont mes consolations ? D’une part, l’amitié. Je n’avais pas réalisé que j’avais autant d’amis. Dans le tourbillon de la vie “du dehors”, la vie quotidienne, nous ne trouvons jamais le temps de nous arrêter pour voir ceux qui nous sont chers, et les années passent, les liens se distendent… Trop bête ! C’est quand ça ne va pas que l’essentiel ressurgit. Et l’amitié fait partie de l’essentiel.

J’ai été soutenu physiquement et psychologiquement par la bienveillance qui m’entoure. L’amour de ma femme, de mes enfants, la tendresse et la compétence du personnel médical et infirmier. On guérit plus vite quand on aime et qu’on est aimé, j’essaierai de ne pas l’oublier.

Curieusement, moi qui suis un gourmand invétéré, je n’ai plus de consolation culinaire. Je n’ai même plus le désir d’une bonne entrecôte avec un verre de Saint-Émilion ! On me nourrit avec des sondes et des pipettes. Pourtant, l’autre jour, le goût m’est un peu revenu en absorbant une cuillerée de glace au café. Elle m’a irrésistiblement évoqué La Première
Gorgée de bière de Philippe Delerm ! Depuis, je suis plus ouvert aux toutes petites choses de la vie, ces surprises discrètes qui émaillent l’existence et peuvent nous passer sous le nez sans même qu’on les remarque.

«Je goûte aussi des consolations plus spirituelles. Ainsi, celle de la patience. Le cancer est l’une de ces épreuves qui vous enseignent cette vertu. Vous pouvez fulminer, vous morfondre, crier, pleurer, cela ne changera rien. N’allez pas croire que je suis un saint homme ! Au quotidien, face aux mini-tracas, je peux être sanguin, colérique, râleur. J’ai tous les défauts de la terre pour les petits soucis. Mais là, c’est autre chose : il y a un “vrai” combat à mener. Aije reçu une grâce de Dieu pour cela ? Je le crois. Je sais qu’Il est à mes côtés. Patience quand j’articule mal, que je suis inaudible. Patience quand la douleur se réveille et me contraint au silence.

Patience face aux régressions inévitables, aux déceptions inhérentes, parce que les traitements semblent inefficaces. Patience quand je me fatigue très vite. Patience devant la mélancolie qui m’est familière…

J’étais jeune, j’avais du succès, la vie me souriait, lorsqu’une profonde dépression m’a mis à terre. J’ai plongé très bas. La maladie m’a tenu éloigné de la scène pendant dix ans. J’ai fait une rechute dépressive après mon premier cancer. J’ai survécu au jour le jour, les petites victoires se sont accumulées ; finalement, je me suis retrouvé à quai, quand patatras, le cancer est revenu.

Durant cette plongée dans les ténèbres de la dépression, j’ai connu le chaos. J’ai cherché à en sortir par le “haut”, en tâtant du bouddhisme, de l’hindouisme, en essayant la méditation transcendantale… Mais je me suis rendu compte, progressivement, que tout cela n’était pas un chemin fécond pour moi. J’étais en train de me perdre. J’ai commencé simultanément à m’intéresser à cette part de mon identité que je refusais jusqu’alors de regarder : la religion chrétienne. Et j’ai osé… le christianisme ! Je ne sais si j’aurais eu cette hardiesse sans la dépression, je ne sais pas si je serais allé aussi loin dans cette voie. Une chose est sûre : depuis, Dieu reste l’objet incessant de ma quête.

Je me suis formé tout seul. J’ai beaucoup lu. Des livres qui ne sont pas tous “modernes” : Isaac le Syrien et Thomas Merton, saint Jean de la Croix et les Pères du désert, saint Augustin et l’Introduction à la vie dévote de François de Sales ; Urs von Balthasar et Thérèse d’Avila dont je retiens cette phrase : “Seigneur, si Tu n’existes pas, ça n’a pas d’importance. Tout ce
que j’ai fait, je l’ai fait pour Toi”.

Je suis un homme de peu de foi. Telle est ma tragédie. Ma foi n’est pas un long fleuve tranquille : elle est dans la torture, dans la complexité. J’en suis parfois épuisé. Pourtant, je plains ceux qui n’ont pas la chance de connaître ce tumulte-là. Il fait vivre jusque dans l’Audelà ! Je ne pense pas que le Ciel se soit mêlé de mon cancer, mais je lui demande de m’aider à avoir la force de le surmonter, de me plier à la discipline indispensable, de faire ce qu’il m’est exigé de faire. Je n’ai jamais prié pour guérir, j’ai plus souvent pensé : “Que ta volonté soit faite”.

Autre consolation que permet le repos qu’impose la maladie, c’est une relecture apaisée de l’existence, même si je n’aime pas trop regarder en arrière. J’en ai fait des bêtises ! La fiesta, les filles, quelques drogues, étaient intimement liées à l’univers de la chanson, surtout dans les années 1960 et 1970. J’ai été un oiseau de nuit. Mais je crois en la miséricorde et au pardon – qui sont les plus grandes consolations qui soient.

«Mais il n’y a pas que le pardon de Dieu qui console, il y a aussi… le foot. Je passe du coq à l’âne. J’ai une passion pour le foot. Quand j’ai fini de regarder KTO, que j’apprécie beaucoup, voir un bon match à la télé me fait oublier mes tracas. Après le foot – revenons au spirituel, quand même ! – il y a l’oraison. C’est une forme de prière méditative, une prière du cœur, plus proche de la contemplation que de l’imploration. Sainte Thérèse d’Avila, pour qui j’ai une tendresse particulière, en donne une jolie définition : “L’oraison est un échange d’amitié
où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé”. Si je ne prie pas, si je ne me livre pas à l’oraison, en quoi consistent ces plages de silence qui me font tellement de bien, au corps et au cœur ?

Un philosophe me console aussi, c’est Gustave Thibon. Je suis fasciné par la vérité et la force spirituelle du verbe de ce génie autodidacte qui a révélé Simone Weil. Je l’ai convié à une émission de télévision à laquelle j’étais invité. Il est venu et a subjugué l’auditoire. Nous sommes devenus amis. Je suis allé le voir plusieurs fois chez lui, en Ardèche. Je fais mienne cette phrase de lui : “Je croyais en Dieu, et maintenant je ne crois plus qu’en Dieu”. Et cette autre : “Dieu ne te délivrera pas de toi-même ; Il te délivrera de la lassitude et du dégoût de toi-même”.

La maladie vous dépossède. Elle vous dénude. Elle vous contraint à vous interroger sur les vraies valeurs. Nous voulons une plus grande maison, une plus puissante voiture, plus d’argent, mais en serons-nous plus heureux? Je constate souvent chez ceux qui possèdent moins un sourire plus radieux que chez ceux qui ont tout.

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » dit Jésus (Mt16,24). Alors je porte ma croix et je découvre que c’est le secret de la joie. Je réalise aussi que Dieu est là afin de m’aider à la porter. Pour la première fois de ma vie, je n’envisage pas une solution à une épreuve que j’affronte. Je sais aujourd’hui que je risque fort de ne plus pouvoir chanter. Ma confiance la plus totale, c’est en Dieu que je la place : « Que ta volonté soit faite Seigneur! Sans Toi, je suis perdu! ».

Luc Adrian

Voici un lien pour compléter ce beau témoignage.

 

* Pour les raisons de santé évoquées ci-dessus, ces propos ont été « cueillis » et articulés par Luc Adrian à partir, notamment, des deux derniers livres de Michel Delpech – Vivre ! (Plon 2015) et J’ai osé Dieu (Presses de la Renaissance 2014) – avec la validation et la « bénédiction » de leur auteur.

Concert

« Histoires et légendes »

Le groupe 3 voices 4 hands qui nous avait chanté « CARMEN » l’année dernière revient à Saint-Paul avec un nouveau concert intitulé :

le 21 février prochain à 16h.

 

Three Voices, Four Hands

Le choix des œuvres que vous y entendrez vous enchantera, et vous emportera dans un monde de magie et de rêverie!

Cette année, les bénéfices du concert seront versés à l’association «
LES CHEMINS DE TRAVERSE
 » qui soutient la réinsertion des prisonniers.

La recette de ce concert sera versée à l’association des « Chemins de Traver-Se » Cette association, crée à l’initiative de l’aumônerie catholique de la prison de Nivelles a pour objectif la réinsertion d’anciens détenus. Des excursions, promenades et randonnées en montagne sont organisées, durant lesquelles, d’anciens détenus en réinsertion sont responsables de personnes handicapées avec lesquelles ils cheminent à l’aide de Joëllettes (chaises à bras tout-terrain) qui permettent aux personnes handicapées de randonner sur des sentiers de forêts et de montagne.
L’association possède également des hébergements transitoires pour les personnes libérées.

Venez nombreux pour faire de cet événement une grande action de solidarité de toute la communauté vivante et dynamique de Saint-Paul !