Sainte Marie, Mère de Dieu

Sainte Marie, Mère de Dieu

Luc 2, 16-21 : la Nativité ne révèle pas tout sur l’Enfant-Dieu et sur l’amour infini de Dieu, il faudra attendre notamment la Croix et Pâques pour éclairer l’événement de Noël dont les bergers sont les témoins. Ce sont des bergers, des personnes « impures », des « petits », des « pauvres » qui reçoivent la Bonne Nouvelle et se transforment en missionnaires. Et Marie médite tous ces événements dans son cœur, comme devrait le faire tout disciple.

En Israël, huit jours après la naissance, quand il s’agit d’un petit garçon, c’est le jour de la circoncision qui le fait entrer dans la communauté des fils d’Israël, signe de l’alliance avec Yahvé : « Mon Alliance deviendra dans votre chair une alliance perpétuelle », avait dit Dieu à Abraham (Gn 17). C’est au huitième jour aussi qu’on impose un nom au nouveau-né. Pour l’homme de la Bible, le nom exprime le rôle et la fonction de la personne, c’est déjà ce que sera la vie de la personne qui naît à la vie. Le nom « Jésus », Yeshoua, signifie Dieu sauve : Jésus sauvera l’humanité entière.

 

Comment transmettre aujourd’hui cette mémoire vivante qui remonte à la Mère de Dieu ? Nous avons l’excuse facile d’affirmer que nos contemporains n’ont « rien à cirer » avec la religion, que même nos enfants et notre entourage familial sont complètement désintéressés de ce sujet. Ne serait-ce pas parce que nous ne leur servons que du déjà entendu, du « réchauffé », du « par cœur », au lieu de leur transmettre l’expérience spirituelle personnelle qui nous a retournés, qui nous apporte épanouissement et espérance ? Bref un témoignage fort, personnel, convaincant. Seul ce témoignage passe et séduit.

En cette fête de Marie, mère de Dieu, en cette fête de Nouvel An, nous échangeons les vœux et demandons, pour ceux qui nous sont chers, la paix, le bonheur, la bonne santé. Marie est bénie de Dieu et comblée de grâces. Plus que sur quelqu’un d’autre, « Dieu s’est penché sur son humble servante ». Mais Marie n’est pas jalouse de cette bénédiction, au contraire elle implore la bénédiction divine pour tous ses enfants dont elle est la mère puisqu’elle est la Mère du Grand Frère Jésus. Dieu lui non plus n’est pas avare de ses inépuisables bénédictions qu’il déverse en abondance sur tous les hommes qu’il aime. Prononçons donc sa formule de bénédiction dictée à Moïse, sur nous-mêmes, sur nos familles, sur notre monde, sur toute l’humanité… Que Dieu se penche sur tous et sur chacun comme il a comblé Marie.

Vénuste

Vénuste