Dieu est proche et vit parmi nous

icone en bois, dieu est proche d'en homme et l'entoure de ses bras

Dieu est proche et vit parmi nous

Un Dieu proche qui vit avec nous, qui habite avec nous. Il ne s’impose pas, mais il a le cœur et les bras ouverts, il est accessible, il ne repousse personne, au contraire il attire, il accueille… par son grand amour. Mendiant d’amour, plutôt que le grand « juge » qui sévit et sanctionne sans états d’âme afin d’appliquer la justice dans toute sa rigueur. Notre Dieu est « le tout-puissant prisonnier », selon l’expression de l’Abbé Pierre que j’ai eu la chance rare d’écouter parler de ce sujet… Parce que Amour, Dieu s’est fait faible et vulnérable (comme en tout amour) pour avoir voulu un amour réciproque entre l’homme et lui, un amour libre (encore une fois attirer l’homme par amour plutôt que le ramener à lui par la peur, la force, la contrainte et donc la violence). Puissions-nous, à notre tour, être proches les uns des autres… pour le salut du monde, c’est-à-dire dans l’amour, la solidarité, le bien commun, la vraie joie, le bonheur de tous… bref dans la charité chrétienne (qui est autre chose et bien plus que l’humanisme). Je le dis pour moi-même aussi pour qu’on ne raconte pas de moi cette blague : « Le curé est comme le bon Dieu, dit un paroissien, le dimanche il est inaccessible, et pendant la semaine il est invisible !» Remarquez que justement le Dieu de la blague n’est pas le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est fait proche… jusqu’à être l’un de nous, surtout « l’un des petits qui sont les miens», comme il dit : les pauvres, les oubliés de notre monde, les étrangers, les rejetés de nos sociétés, les victimes de la jungle que sont devenus nos quartiers. « J’étais nu, tu m’as habillé, j’avais faim, tu m’as donné à manger, j’étais prisonnier tu m’as visité… ». Que Noël soit l’occasion de fraterniser, d’être proche de tout un chacun sans discrimination, sans attendre celui qui viendrait vers nous, mais plutôt se bouger pour aller à la rencontre de tout le monde, comme le Fils de Dieu qui est descendu des cieux pour habiter parmi nous… l’occasion de la mondialisation de l’Amour. Vénuste
La solennité de Noël – comme toutes les célébrations de l’année liturgique – nous permet de célébrer ce que nous professons du Fils unique de Dieu dans le Credo : « pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme ». La prière de l’Angélus quant à elle, le dit d’une autre façon : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ».

Des livres ont été publiés sur la question : pourquoi Dieu s’est-il fait homme (« Cur Deus homo ») ? Anselme de Canterbury s’est illustré sur ce terrain.

Pour certaines religions, l’affirmation chrétienne que Dieu puisse se faire homme, c’est tout simplement inadmissible, intolérable : que Dieu se fasse homme, c’est la déchéance ! Passe encore s’il fait semblant d’être homme, comme dans la mythologie grecque où ce n’était pas rare que les divinités prennent l’apparence humaine pour des raisons d’ailleurs pas recommandables.  

Mais dans le cas de l’Enfant de Bethléem, il ne s’agit pas de faire semblant ni de métamorphose, ni de déguisement, ni de camouflage. Il s’est fait vraiment chair réellement, en vérité.

La preuve, ou plutôt les preuves ? Il est né d’une femme et il est mort. Vraiment : pas de mise en scène, pas de comédie.
L’épître aux Philippiens, que nous lirons et méditerons pendant le Temps de Noël, mais aussi le Vendredi Saint, ne parle pas de déchéance, mais reconnaît l’anéantissement : « … ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »

Et pourquoi s’est-il fait chair ? « Pour nous les hommes et pour notre salut ».

Dans la réponse, on fait intervenir le péché dont l’homme s’est
rendu coupable dès le début de l’humanité et dont Dieu seul pouvait le sauver. Qu’en serait-il advenu si l’homme, le premier homme, n’avait pas péché ? La question est posée par des théologiens qui envisagent l’histoire de l’humanité de façon positive. Pas seulement l’histoire de l’Homme, mais aussi la relation Homme-Dieu. Déjà à la création, bien avant même le péché de l’homme, Dieu envisageait et avait fait le plan de se faire homme. Il paraît que c’est ce qui a déclenché la révolte de Satan, le « non serviam » : moi, Satan, je ne servirai pas un Dieu qui se fait homme, pas question !

Le point de vue d’envisager le plan de Dieu de se faire homme, bien avant le péché de l’homme, met plus en évidence l’amour de Dieu, un amour éternel et sans condition, un amour fidèle malgré tout. Ce point de vue veut nous présenter et nous prouver que notre Dieu Amour tient à être un Dieu proche de l’homme, même quand ce dernier se met dans de sales draps (si je peux me permettre l’expression), et justement quand l’homme a besoin d’un sauveur.
Et pourquoi alors Dieu ne déploie-t-il pas sa toute-puissance, plutôt
que d’adopter une position d’humilité et de faiblesse ? Pourquoi l’Enfant de la crèche plutôt que le Seigneur des armées, le Dieu du tonnerre et des catastrophes ? Parce que notre Dieu veut que l’homme revienne à lui, non par la peur mais par l’amour. C’est pourquoi notre Dieu, le Dieu de Jésus-Christ se fait proche, proche de tous, pas seulement solidaire des petits et des innocents, mais l’une des victimes qui portent leur croix. Un Dieu proche qui vit avec nous, qui habite avec nous. Il ne s’impose pas, mais il a le cœur et les bras ouverts, il est accessible, il ne repousse personne, au contraire il attire, il accueille… par son grand amour.

Mendiant d’amour, plutôt que le grand « juge » qui sévit et sanctionne sans états d’âme afin d’appliquer la justice dans toute sa rigueur. Notre Dieu est « le tout-puissant prisonnier », selon l’expression de l’Abbé Pierre que j’ai eu la chance rare d’écouter parler de ce sujet… Parce que Amour, Dieu s’est fait faible et vulnérable (comme en tout amour) pour avoir voulu un amour réciproque entre l’homme et lui, un amour libre (encore une fois attirer l’homme par amour plutôt que le ramener à lui par la peur, la force, la contrainte et donc la violence).

Puissions-nous, à notre tour, être proches les uns des autres… pour le salut du monde, c’est-à-dire dans l’amour, la solidarité, le bien commun, la vraie joie, le bonheur de tous… bref dans la charité chrétienne (qui est autre chose et bien plus que l’humanisme). Je le dis pour moi-même aussi pour qu’on ne raconte pas de moi cette blague : « Le curé est comme le bon Dieu, dit un paroissien, le dimanche il est inaccessible, et pendant la semaine il est invisible ! » Remarquez que justement le Dieu de la blague n’est pas le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est fait proche… jusqu’à être l’un de nous, surtout « l’un des petits qui sont les miens », comme il dit : les pauvres, les oubliés de notre monde, les étrangers, les rejetés de nos sociétés, les victimes de la jungle que sont devenus nos quartiers. « J’étais nu, tu m’as habillé, j’avais faim, tu m’as donné à manger, j’étais prisonnier tu m’as visité… » Que Noël soit l’occasion de fraterniser, d’être proche de tout un chacun sans discrimination, sans attendre celui qui viendrait vers nous, mais plutôt se bouger pour aller à la rencontre de tout le monde, comme le Fils de Dieu qui est descendu des cieux pour habiter parmi nous… l’occasion de la mondialisation de l’Amour.

Vénuste