Atterrissage ou nouvel envol ?

Une nouvelle année pastorale commence. Nous atterrissons, de retour des lieux de nos vacances ; nous décollons pour un vol de toute l’année pastorale : à vrai dire, je ne sais pas dans quel sens on atterrit, dans quel sens on décolle, je tenais à cette image et j’espère que le lecteur me comprend.

 

 

Une nouvelle année. Forts de l’expérience des années précédentes, nous la voulons bien sûr plus riche et plus dynamique. Saisissons cette occasion pour réfléchir, ensemble avec toute la communauté paroissiale, comment redynamiser les différents secteurs de notre vie paroissiale, y accueillir de nouvelles bonnes volontés, s’ouvrir à des idées nouvelles. Nous avons des atouts : il faut les reconnaître, les recenser… tout en sachant que ces atouts, ce n’est jamais assez. Il ne faut jamais dormir sur ses lauriers.

Un premier atout, ce sont bien sûr les bénévoles. Merci aux bénévoles ! Car une des spécificités de l’Eglise, c’est que, contrairement aux multi-nationales qui ne fonctionnent qu’avec l’argent (le Pape François y insiste souvent), l’Eglise compte sur les bénévoles. Le bénévole, par définition, est celui qui investit –gratuitement – (investir gratuitement !?!?) ses compétences, son temps, ses énergies, sa personne dans une activité qui reflète bien ses convictions, qu’on veut voir se développer et rayonner dans la société et pas seulement pour le bien des membres uniquement, mais même aux dimensions du monde, jusqu’aux « périphéries »,
pour reprendre l’expression du Pape François. Pour un chrétien, le bénévolat c’est l’engagement, c’est le témoignage, le service à l’image du Christ qui met son tablier, qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir.

En fait chaque fidèle, chaque paroissien devrait être engagé dans un secteur de la vie paroissiale, puisque chacun a reçu, dans l’Esprit Saint au baptême et à la confirmation, un « charisme » particulier à mettre au service de la famille ecclésiale, au service de la communauté paroissiale, pour « l’édification commune » (dixit Saint Paul). Personne ne peut prétendre avoir été oublié par l’Esprit Saint et n’avoir pas reçu de charisme, personne ne peut se dire de trop. Dire qu’on laisse la place à celui qui est davantage capable (ou  aux jeunes), ce n’est pas seulement de la fausse modestie, c’est enfouir son talent (cfr la parabole des talents), c’est cacher sa lampe sous le boisseau, c’est éteindre l’Esprit Saint.

Pour rappel, les secteurs de la vie paroissiale sont : la liturgie et la prière communautaire, la formation et l’approfondissement de la foi, les structures et services permettant une véritable vie com-munautaire. Faites un bon discernement pour vous engager dans le secteur où l’Esprit vous envoie, selon le charisme reçu.

La liturgie comprend : l’équipe liturgique, l’équipe des lecteurs, l’équipe qui rédige les demandes de pardon et les intentions, l’équipe de la messe des familles, la chorale et les musiciens, la garderie ou la liturgie des enfants, l’équipe pour l’accompa-gnement au deuil et la décoration florale.

La formation comprend essentiellement la catéchèse aux sacrements : au baptême, à l’éveil à la foi, à la première communion, à la profession de foi et à la confirmation, ainsi qu’au mariage. Bien entendu, il y a aussi les groupes de réflexion, les groupes bibliques, les différents groupes de prière comme la prière des mères.


Les structures et services sont variés : à commencer par l’E.A.P. (Equipe d’Animation Paroissiale) et le secrétariat paroissial, l’équipe des visiteurs de malades, les équipes qui font la promotion de la solidarité envers les pauvres d’ici en Belgique (Entraide et Fraternité, St-Vincent de Paul…) ou dans le Tiers-Monde (Carême de Partage, Missio…), l’équipe qui rédige le bulletin paroissial, l’équipe pour la gestion des biens de la paroisse (le « temporel » avec des compétences techniques), le service pour les linges et habits liturgiques, l’équipe de sacristains…

A chacun de voir où il peut se rendre utile dans le service au Seigneur et au prochain. Ecoutons la voix du Seigneur qui dit, comme à l’époque des prophètes de l’Ancien Testament : « Qui enverrai-je ? ». Sachons répondre comme les prophètes : « Me
voici, Seigneur, envoie-moi ». Ne soyons pas de ceux qui « ne se mouillent pas », ne font que se tenir à l’écart et… critiquer. Tous les secteurs de la vie paroissiale ont besoin de « sang neuf ».

Investissons-nous… nombreux et pourquoi pas tous.

Quelques particularités de cette année pastorale, c’est à propos de la mission d’abord. N’oublions pas que, pour notre vicariat, Mgr Jean-Luc Hudsyn a lancé l’année missionnaire 2018 – 2019 « Tous disciples en mission – L’audace d’une conversion » et pour l’Eglise universelle, le Pape François a décrété qu’octobre 2019 sera le mois missionnaire extraordinaire : « À l’occasion de la journée mondiale des missions et à l’approche du centenaire de la lettre Maximum illud de Benoît XV, le pape exhorte tous les croyants à « adopter une constante attitude de sortie ». Cette dernière expression fait écho à ce que le Pape François appelle « les périphéries » : l’Eglise doit sortir pour aller partout et atteindre les périphéries. Placé sous le thème : « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde », les paroisses, les communautés et les mouvements sont invités à se mobiliser pour suivre l’appel de Jésus : « Allez dans le monde entier et proclamez l’Evangile à toute la création ». Une « façon de participer à l’éveil de la conscience missionnaire du chrétien. Il faut rappeler aux uns et aux autres, que nous sommes
baptisés non pas pour avoir un baptême en soi, mais pour être envoyé, pour participer à la mission du Christ qui est lui-même le premier envoyé par le Père pour nous donner le salut ». Depuis 1926, l’Église célèbre chaque année, en octobre, une « Semaine Missionnaire Mondiale », souvent réduite pratiquement à un « Dimanche des Missions » : une invitation à mieux connaître l’action missionnaire multiforme de l’Église notamment auprès des peuples non encore évangélisés ; c’est aussi une occasion de renouveler notre prière à toutes les intentions de l’Église-missionnaire, notamment pour susciter des vocations nouvelles d’acteurs de la
mission; enfin, dans tous les pays où elle est présente, l’Église organise à cette occasion une collecte pour apporter un soutien aux Eglises diocésaines en pays de mission et notamment pour
contribuer à la formation du clergé et de l’ensemble des acteurs pastoraux dans les jeunes Églises.

Une autre particularité ensuite, cette année, ce sera le lancement de l’UP, l’Unité Pastorale de Waterloo. C’est la première fois que les paroisses de Waterloo vont fonctionner comme Unité Pastorale : un système qui produit de bons fruits ailleurs et pas seulement dans notre vicariat, pas seulement en Belgique. Soulignons encore que, en UP, chaque paroisse reste autonome : les paroisses travaillent « en réseau » (pour utiliser une expression à la mode, depuis que nous sommes « branchés » grâce à « la toile »). De multiples collaborations existaient déjà sur Waterloo : nous allons les intensifier, les multiplier, les dynamiser au bénéfice de tous les
fidèles du Christ habitant Waterloo. Notre doyen, l’Abbé Alain de MAERE, viendra nous donner un éclairage à ce sujet – un témoignage chaleureux et enthousiaste sur l’UP de Braine-l’Alleud et les UP d’ailleurs – le dimanche 22 septembre à St-Paul et le dimanche 29 septembre à St-François.

Bon vol 2019-2020 ! Que Dieu bénisse nos efforts en cette année pastorale 2019-2020.

 

Vénuste