Exode 16, 2… 15 : en plein désert, le peuple a faim et en arrive à oublier les dures conditions d’Egypte : ils étaient esclaves mais mangeaient à satiété. La faim a fait fausser leur jugement : ils ne voient pas d’avenir, ils voient mal le présent car ils ne le perçoivent plus comme une libération, ils regrettent les marmites de viande d’Egypte (qui sont désormais signe d’abondance). Suite à leurs récriminations, Yahvé fait pleuvoir des écailles (en guise de viande) et de la manne (en guise de pain). Dieu comble et rassasie son peuple. Il est source de vie. Il donne la ration quotidienne, le pain de chaque jour (selon l’expression du Notre Père).

Ephésiens 4, 17… 24 : être chrétien, c’est se défaire (se dévêtir) de l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau. Ce n’est pourtant pas un revêtement extérieur, ce n’est pas du vernis cosmétique. C’est une transformation complète, radicale, c’est une nouvelle création. Il s’agit d’être un « homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l’image de Dieu.

Jean 6, 24-35 : la multiplication des pains fut un prélude au discours sur le vrai pain de vie. Le Christ a prouvé qu’il donne la nourriture (et donc la vie) ; il s’efforce de convaincre son auditoire qu’il est lui-même la nourriture, lui-même la vie. Il veut l’amener à avoir une autre faim : avoir faim de la vie éternelle, avoir faim de lui qui est la « vraie » vie.

Homélie de Vénuste.

Nous avons commencé la lecture du « discours sur le Pain vivant ». Pour qui est familier de St Jean, il faut dépasser ce qui, au premier abord, semble des redites et des répétitions, pour voir la progression, l’évolution, le cheminement que demande la foi : partir des « signes » pour arriver à saisir l’identité du Fils de Dieu ainsi que le salut qu’il donne. L’évangéliste Jean aime manier le quiproquo : Jésus parle de réalités spirituelles quand les autres restent rivés sur les choses terre à terre.

Dimanche dernier, l’évangéliste nous racontait la multiplication des pains qui fut l’occasion de l’enseignement et de la discussion de Jésus avec la foule. A la vue du signe que Jésus avait fait, les foules veulent, de force, le faire roi : une aubaine pour elles, quelqu’un qui donne gratis à manger en surabondance, bien plus en plein désert. N’est-ce pas dans les attributions du chef du peuple de donner l’abondance des récoltes, la fécondité du bétail (et des femmes), d’accorder la prospérité et le bien-être à toute la population ? « Panem et circensens », disait avec mépris le poète Juvénal de l’attitude des Romains qui ne réclamaient de leurs autorités que la distribution gratuite de pain et les jeux du cirque. Nous méditions sur le bon pasteur, il y a deux semaines : le peuple jure avoir trouvé le pasteur qui ne le laissera pas mourir de faim, et donc le roi qu’il lui faut. Car il a suffi qu’il dise aux gens de s’asseoir pour que chacun mange à sa faim et il en reste. Jésus se dérobe à eux, il va dans un endroit désert, mais les foules n’ont aucune intention de laisser échapper cette chance d’avoir du pain gratis.

Le grand quiproquo se trouve là justement : Jésus n’est pas là pour nourrir les estomacs, il en a le pouvoir, mais sa mission est d’une tout autre nature. Dans un autre désert, Jésus avait résisté à la tentation de changer la pierre en pain, pour assouvir sa propre faim, lui qui venait de passer 40 jours et 40 nuits sans manger ; c’est à cette occasion qu’il a affirmé que l’homme ne vit pas seulement de pain, car il vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Et puis Dieu n’aime pas qu’on le prenne pour un Dieu « utile », comme un distributeur automatique. Prenons-y garde dans notre façon de prier !

La première mise en garde est donc : « vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé… » Il y a donc une façon de bénéficier du miracle sans voir le « signe ». Chez St Jean, le terme « signe » est utilisé très souvent pour montrer qu’au-delà du geste que Jésus pose (le miracle), il faut chercher une signification spirituelle. Le signe est l’œuvre que Jésus accomplit avec les pouvoirs qu’il détient du Père, dans le but de l’accréditer, auprès du peuple, comme Envoyé, comme Messie, comme Dieu. Ainsi le fait de multiplier les pains, les foules n’y ont vu qu’un boulanger étonnant, alors qu’il fallait y voir le « signe » que celui qui a fait un tel prodige voulait prouver qu’il peut nourrir toutes les faims de l’homme, surtout la faim de la vie, de la vie éternelle. Il voulait prouver qu’il est bien plus qu’un boulanger magicien, qu’il est l’auteur de la vie, qu’il est la source de la vie.

Une série d’oppositions, au cours de la discussion, va mettre en relief cette supériorité. On parle de la nourriture qui se perd, qu’on assimile mais pour la rejeter (le transit) ; Jésus l’oppose à la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle. Il nous faut donc faire des prévisions, pas seulement pour l’avenir terrestre, mais aussi pour la vie éternelle. Nos pique-niques n’y peuvent rien, il nous faut la nourriture que « donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte ».

L’autre opposition, c’est la manne, par opposition au « vrai pain venu du ciel ». Au passage, Moïse est mis en infériorité par rapport à Jésus : « ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel », par opposition à « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif ». Nous comprenons que Jésus parle d’une autre faim qui ne peut être assouvie par le pain produit à base de farine. Nous comprenons que Jésus veut que l’homme prenne conscience qu’il n’est pas un ventre à nourrir uniquement, il est un être de désir, à la recherche de l’absolu, à la recherche de Dieu, assoiffé de connaissance, de sagesse, d’amour, de vertu, d’espérance, de vie éternelle (le grand rêve de l’humanité). La faim de l’estomac est un besoin vite rassasié par le pain de blé. La faim d’absolu est un désir, une recherche qui n’est comblée que par « le vrai pain venu du ciel », Jésus, l’Envoyé du Père.

Il faut souligner aussi l’évolution de l’auditoire, le cheminement de leur foi. Quand ils retrouvent Jésus, ils s’adressent à lui comme à un rabbi : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? ». A la fin de l’extrait d’aujourd’hui, ils l’appellent « Seigneur », un titre réservé à la divinité : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours » (une parole tout identique à celle de la Samaritaine avec les mêmes malentendus : « donne-moi de cette eau-là que je ne doive plus venir puiser »). Mais le quiproquo n’est toujours pas levé : d’abord ils continuent à demander des signes, ensuite ils demandent des choses à faire.  Or la foi ne demande pas des preuves ; et croire, ce ne sont pas des trucs à faire.

« Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir et te croire ? » La foule parle ainsi à Jésus, alors qu’il a déjà fait pour elle le signe de la multiplication des pains ! C’est donc qu’on peut reconnaître le miracle, mais sans du tout reconnaître le signe : le miracle ne conduit pas nécessairement à la foi. Jésus a accompli des miracles que même ses adversaires ne contestaient pas ; ils continuaient pourtant à le dénigrer (ils disaient même que c’est par Belzébul qu’il les faisait) et à chercher à le tuer : le signe leur échappait et donc la vraie identité de Jésus. En fait la foule veut des preuves : puisque Jésus a fait une multiplication des pains, la preuve qu’il vient de Dieu, ce serait de donner le pain toujours, chaque jour. La foule défie Jésus de faire comme Moïse par qui la manne fut disponible chaque jour pendant 40 ans ! Mais la foule oublie que la manne fut aussi une épreuve, une épreuve de la confiance en Dieu, une épreuve de la foi : les Hébreux qui voyaient la manne descendre du ciel, n’en pouvaient recueillir que la ration quotidienne (ils ont bien sûr tenté d’amasser pour les jours suivants, mais ce qui dépassait la ration d’un jour pourrissait et puait, sauf pour le sabbat) ; il fallait donc faire confiance que Dieu allait en donner chaque jour qu’il fait, comme nous demandons notre pain quotidien dans la prière du « Notre Père ».

« Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Que faut-il faire ? L’homme riche faisait la même demande et Jésus répondit qu’il faut le suivre après avoir tout vendu. Pour l’homme, il n’y a pas de gratuité : jamais rien sans rien !… il faut travailler pour mériter, il faut des oeuvres. Jésus parle de l’œuvre de Dieu au singulier. Non pas « faire » des choses, mais « croire », question de confiance. Nous, chrétiens, nous parlons nous aussi de mériter, expier, réparer, se mortifier (= se donner la mort)… sinon Dieu ne donne rien ou alors il punit. Quelle relation de confiance et d’amour gratuit ? Jésus dit que l’œuvre est du côté du Père. « L’œuvre de Dieu c’est de croire en celui qu’il a envoyé. » Travailler aux œuvres de Dieu, c’est croire en Jésus qu’il a envoyé, tout mettre en œuvre pour accueillir le Christ pain de vie venu du ciel. A la question « Que faire ? » Jésus répond : « Croire en moi ! » Croire, c’est le laisser agir en nous. Qu’il est difficile de s’abandonner à quelqu’un, même au Fils de Dieu ! Croire en lui, c’est s’appuyer sur lui, fonder sur lui notre vie, trouver en lui force et espérance.

L’extrait d’aujourd’hui devrait nous permettre de nous questionner : dans notre religion, au stade où nous en sommes, est-ce que nous avons dépassé une religion des besoins de maintenant ? Car, telles les foules qui cherchaient Jésus pour avoir mangé, peut-être que nous aussi, nous avons mangé sans avoir vu « le signe ». Peut-être que nous suivons un Dieu qui peut nous dépanner, un Dieu providence, un Dieu nourricier pour subvenir à nos besoins quotidiens, un Dieu pharmacien qui soigne notre santé, un Dieu assurance tous risques qui veille sur notre avenir, un Dieu pompier, un « Deus ex machina » (un Dieu utile)… maintenant, tout de suite. Venons-nous au Seigneur parce que nous sommes dans le besoin, parce qu’il y a intérêt, parce que nous avons une prière (demande) à lui faire ? Le Seigneur nous demande de dépasser ce stade. « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd… » Sinon nous risquons de passer à côté de la table du « vrai » pain de vie pour retourner aux marmites de viande d’Egypte et de l’esclavage (cf la 1ère lecture) ! Arrêtons de chercher des choses pour chercher l’amour qui demeure en vie éternelle, pour ne nous attacher qu’à l’Auteur de la vie.

Commentaire de Père Jean.

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était plus là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? ». Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Ecriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel’. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous  donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Entre le récit où Jésus a nourri la foule et celui de l’évangile de ce dimanche, il s’est passé un événement que Jean nous raconte brièvement, mais non sans importance. Jésus s’est éloigné seul dans la montagne car il craignait que la foule s’accaparerait de lui pour en faire leur roi. Curieusement les disciples embarquent seuls, sans Jésus, vers l’autre rive, celle de Capharnaüm cité du mal, mais ils ont beau ramer ils n’avancent guère tant la mer est houleuse et le vent violent. Au milieu de la nuit ils voient Jésus venir

marchant sur les flots pour les rejoindre : déjà anticipativement signe de la résurrection ! Eux ont peur, mais Jésus dit simplement : « C’est moi (en grec, je suis, ce qui est le nom de Dieu Yahvé), n’ayez pas peur ». Les disciples veulent le prendre dans la barque, mais dès qu’il les a rejoints, voilà que la barque accoste à Capharnaüm. Vous voyez le symbolisme de la scène : sans Jésus les apôtres ne parviennent pas à avancer vers le lieu de la mission qu’est la ville de Capharnaüm. Jésus en pleine nuit, présage de la nuit pascale, vient les rejoindre, lui le vivant, le ressuscité. En sa présence ils sont à pied d’œuvre pour rencontrer les ‘Juifs’. La foule, qui semble-t-il a passé la nuit au lieu où ils ont été nourris, remarque le départ de la barque avec les disciples tandis que le rabbi a disparu dans la montagne. Eux qui étaient venus à pied retournent en barques vers Capharnaüm. Là loin de continuer d’être avides de devenir des disciples de leur roi, assumeront le rôle des Juifs adversaires de Jésus, parce qu’ils n’ont vu qu’un signe et non la signification..

A présent ils recherchent Jésus, et le retrouvent sur l’autre rive, celle de la mort pour eux suite à leur manque de foi. Ici commence l’approche du discours sur le Pain de Vie, que je suivrai pas à pas °°°, et à chaque pas je ferai un commentaire pour notre vie de foi ***

°°°. L’ayant retrouvé, la seule question en est une qui démontre, non pas leur confiance en Jésus qui les a nourris , mais témoigne de leur curiosité : «  Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Quand ou comment et non l’émerveillement et la reconnaissance.

 *** Au fond, quand nous cherchons et trouvons Jésus, quelle question lui posons-nous, alors que nous aussi sommes témoins de ce que Jésus nous a nourri ? Curiosité du comment et quand ? ou avec reconnaissance pour le don qu’l nous fait de sa présence en nos vies ? Allons nous à l’eucharistie ainsi ?

°°° Jésus leur donne lui-même la réponse à une autre question : ‘Pourquoi me cherchez vous ?’ « Vous me cherchez parce que vous avez mangé du pain à satiété ! Et pas parce que vous avez vu des signes, qui en révèlent toute la signification: la ’parole’ de Jésus nous rassasie dans notre recherche de bonheur .

***En lisant  tous les signes réalisés par Jésus dans les évangiles, et tout particulièrement le geste de nourrir la foule, nous posons-nous la signification de ce qui nous  est relaté, par-delà l’émerveillement face au miracle (chose merveilleuse : comment l’a-t-il fait, ce prestidigitateur merveilleux ? ) Retrouvons- nous toujours la signification que Jésus nous nourrit afin que nous vivions, en profondeur, l’intimité avec le Père et réalisions ainsi la mission qui est la nôtre  de  révéler le Père  dans notre monde ?.

°°° « Il faut se mettre à l’œuvre pour obtenir non pas une nourriture périssable, mais la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera, car c’est lui que le Père , qui est Dieu même, a marqué de son sceau »

***Percevons-nous ici le résumé de ce que c’est croire en Dieu révélé en Jésus : non seulement par le signe de l’eucharistie, mais de toute parole que Jésus adresse aussi dans les rapports humains de chaque jour : Dieu marque de son sceau qui est l’Esprit qu’il a confié à Jésus et à nous tous lors de notre baptême, le sceau qui scelle la nouvelle alliance . Les marques du baptême c’est ce qui nous est donné pas seulement lors du baptême (j’ai été baptisé !), non à tout instant de ma vie de baptisé(je suis baptisé) je suis marqué

°°°Et la question revient, si typique de la ‘religion’, et non de la ‘foi’ : « Que devons nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? », alors que la bonne question est que devons-nous être pour travailler aux œuvres de Dieu ? La religion veut toujours savoir ce qu’il faut faire pour obtenir la vie éternelle ; ainsi nous ‘méritons’ le salut. La réponse de Jésus est nette : « L’œuvre de Dieu est de croire en Celui qu’il a envoyé ». Eux objectent de mauvaise foi : « Mais, toi-même, quel signe fais-tu, en sorte que nous voyions  et que nous puissions te croire : quelle est ton œuvre ? Nous nous en tenons à l’Ecriture :’Au désert , nos pères ont mangé la manne, ainsi qu’il est écrit : ‘Il leu a donné à manger un pain qui vient du ciel.

***Vous avez remarqué que la question posée par les ‘mal-croyants’ porte sur les œuvres (à faire) et que Jésus a répondu au singulier : l’œuvre de Dieu (Dieu est à l’œuvre), c’est quand nous nous croyons en l’Envoyé de Dieu, Jésus. Les adversaires, témoins du signe sans en avoir vu la signification, mettent Jésus en demeure de faire un ‘signe de sorte que nous puissions ‘voir’ et ensuite te croire’. Eux se tiennent à l’Ecriture : au désert nos pères (la tradition !) ont mangé la manne venue du ciel.

 °°°Jésus de répondre : Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel Car le Pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde

***La réponse de Jésus est nette : vous dites que vos pères ont mangé la manne (la matière)venue du ciel, en se référant à l’Ecriture alors que celle-ci parle du pain venu du ciel , Vous pensez à la manne donneé du temps de Moïse, mais le pain venu du ciel, c’est mon Père qui vous donne (au présent !) le vrai pain venu du ciel. Et Jésus d’expliciter : car le pain de Dieu, c’est ce celui qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde, c’est le sens de la venue de Jésus au monde. Celui-là est le vrai pain comme la vraie nourriture, dont le signe a été donné lorsque Jésus a nourri la foule.

°°°Là-dessus il y a la réaction des Juifs :elle témoigne qu’ils confondent signe et signification : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là (ce signe)» . Alors Jésus se met à révéler qui il est, son identité : Moi, je suis le pain de la vie (pas la vie biologique , mais la vie animée de Dieu. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, ceui qui croit en moi n’aura jamais soif : voilà l’identité du disciple de Jésus, sa vie devient aussi partage de la vie aimante de Dieu.

18°t.o.-b

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