Voici le mois de novembre. La nature est en pleine mutation : les feuilles des arbres changent de couleur, tombent et meurent, le monde végétal est plongé dans un état de léthargie qui frise la mort
apparence de la mort.

C’est dans cet environnement de mort apparente que l’Eglise nous convie à méditer sur notre destinée dernière et sur la vraie nature de la mort au-delà de la souffrance de séparation. Deux commémorations importantes jalonnent ce mois : la fête de toussaint liée à la commémoration de tous les fidèles défunts, et la fin d’une année liturgique liée elle aussi au début d’une autre par le temps de la grande attente de l’avent. La Toussaint répond au questionnement apeuré de l’humain sur sa destination dernière. Tous les hommes sont appelés à la sainteté.
Œuvre de l’amour suprême qui se communique par l’amour fini humain, la vie humaine a pour terminus assuré l’océan de l’Amour infini qui l’appelée à l’existence. La célébration de tous les défunts invite le chrétien confronté à l’inéluctabilité de la mort, de fixer son regard au-delà de la mort, sur la vie qui en est l’issue. Passage nécessaire pour accéder à la forme plénière et définitive de la vie, elle donne tout son poids au temps de l’existence à travers lequel se joue l’éternité. Entre un temps et un autre, le fidèle du Christ vit dans l’attente de l’accomplissement de ses espérances, et de la rencontre ultime avec le Bien-aimant possiblement le bien-aimé.
L’attente enfin. Le temps de l’Avent qui s’ouvre s’offre à nos cœurs pour faire nôtre l’espérance qui fut celle du reste d’Israël dans l’accomplissement des promesses de Dieu. Afin qu’au-delà de la commémoration liturgique de la naissance de Jésus, nous accueillons le monde à venir et la vie éternelle.
Fructueux temps de l’espérance à tous…

Wilfried Ipaka


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