Ce dimanche, c’est la question de la  fin dernière de nos réalisations les plus réussies qui se pose. La réponse du Seigneur est claire : « tout sera détruit. Il n’en restera pas pierre sur pierre ». Rien ne sert de s’embrouiller en suivant des messies hypothétiques, ou de s’adonner à des spéculations apocalyptiques. Entre temps, St Paul conseille de vivre non dans l’oisiveté mais en travaillant avec responsabilité pour un monde meilleur pour soi et pour les autres.

Journée mondiale pour les pauvres

Ce dimanche est aussi la 6ème journée mondiale des  pauvres. Le Pape François l’a instaurée en 2017, afin qu’elle devienne « un appel un fort à notre conscience  de croyants pour que nous soyons plus convaincus que partager avec les pauvres  nous permet  de comprendre l’Evangile  dans sa  vérité la plus profonde ». Pour le Pape en effet, « les pauvres ne sont  pas un problème, ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’évangile ». A travers cette journée, le pauvre ne doit plus seulement être perçu comme un vil destinataire d’une bonne action de volontariat, le Pape entend promouvoir « une rencontre authentique avec les pauvres », où le partage avec lui  deviendra un véritable style de vie destiné à perdurer au-delà de cette journée dédiée.  

Dans son message de circonstance de cette année intitulé « Jésus Christ s’est fait pauvre à cause de vous » (2 Co 8, 9), le Pape nous provoque à réfléchir sur notre style de vie et sur les nombreuses pauvretés actuelles. Le contexte de ce message est celui marqué par l’absurde  guerre d’Ukraine et ses conséquences, qui viennent aggraver le contexte économique mondial déjà précaire au sortir de la crise de covid et qui s’associe à la crise climatique ; un contexte qui produit d’avantage de pauvreté et la diversifie. Aujourd’hui plus qu’avant, « le monde a besoin d’une nouvelle solidarité et d’un nouvel ordre mondial » affirme Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. « L’urgence d’un monde plus juste, pour tous, pour toutes se fait ressentir. La solidarité est plus que nécessaire, vitale » nous rappelle Axelle Fischer, secrétaire générale d’entraide et fraternité.

Et le temps fort de l’Avent est là, temps de tempérance et de frugalité nécessaire pour faire de l’espace  celui qui vient. Que dois-je faire moi, ou ma famille pour rencontrer l’enfant de Nazareth déjà présent dans le pauvre de mon environnement pauvre ou lointain ?

 Abbé Wilfried IPAKA     

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