Isaïe 40, 1… 11 : le prophète veut rendre force et espoir aux exilés qui sont tentés de croire que leur Dieu les a abandonnés. « Voici votre Dieu… il vient… » Celui que Jean Baptiste présente comme l’Agneau de Dieu est également le berger qui rassemble les agneaux et les porte sur son cœur. Sa vie publique et son œuvre vont le révéler.

Tite 2, 11 – 3, 7 : le baptême est moins le choix de l’homme que l’action de Dieu. Il est un bain de régénération (re-création), une nouvelle naissance, le don d’une nouvelle vie. Dieu nous insuffle sa propre vie, en répandant son Esprit Saint sur nous en abondance. Il nous fait membre d’un peuple purifié, ardent à faire le bien.

Luc 3, 15… 22 : le baptême de Jésus est une autre épiphanie : la manifestation du Fils bien-aimé de Dieu, « pendant que Jésus priait » ; elle est liée à cette prière et non au baptême de Jean, car Jésus a été baptisé comme tous ceux qui venaient vers le Baptiste, mais sa prière est unique comme son identité de Fils et sa relation dans la Trinité. Les 3 Personnes de la Trinité sont ici présentes. La voix du Père atteste qu’il est le Fils bien-aimé et l’Esprit Saint descend sur lui de façon visible.

Homélie de Vénuste.

Le baptême de Jésus par Jean Baptiste dans le Jourdain, est un moment charnière dans la vie de Jésus parce qu’il marque l’inauguration de « la vie publique » du Christ (par opposition à sa vie « cachée » à Nazareth). C’est à la fois une « épiphanie » (une manifestation divine) et une investiture officielle. Depuis la réforme liturgique de Vatican II, la fête du baptême du Seigneur marque la clôture du temps de Noël, comme la Pentecôte signe la clôture du temps pascal : dans les deux célébrations, l’Esprit Saint descend du ciel pour conférer une mission. Le baptême de Jésus annonce le baptême qui sera conféré à tous les disciples après la Pentecôte (l’Esprit Saint répandu en abondance).

Nous connaissons la scène. Jésus se mêle à la foule, il fait la file comme tout le monde, comme tous les « anonymes » (pas d’anonymes pour Dieu cependant : chacun est unique). St Luc souligne que le peuple est « en attente », quelque chose est dans l’air, les temps sont accomplis, on flaire que le Messie est tout proche. Jean Baptiste proteste que ce n’est pas lui le messie, mais il parle de celui qui vient baptiser dans l’Esprit Saint. Jésus vient d’être baptisé, il se met en prière et c’est alors que le ciel s’ouvre. L’Esprit Saint fond sur Jésus et demeure sur lui, tandis que le Père témoigne que le Christ est son Fils bien-aimé en qui il a mis tout son amour. Chez St Luc, la manifestation du Fils bien-aimé de Dieu se fait « pendant que Jésus priait » ; elle est liée à cette prière et non au baptême de Jean, car Jésus a été baptisé comme tous ceux qui venaient vers le Baptiste (nul autre n’a reçu l’Esprit Saint), mais sa prière est unique comme son identité de Fils et sa relation dans la Trinité. Toute la Trinité, les trois Personnes sont là. Théophanie et révélation du Dieu Trinité qui donne à Jésus ses lettres de créance : il est accrédité pour la mission, il peut désormais parcourir la Palestine pour révéler le vrai visage de Dieu.

Comme c’est un moment important pour Jésus, pour sa mission, pour l’Eglise aussi, il a fait l’objet de plusieurs controverses, il a fait couler beaucoup d’encre. Une hérésie du 4°s. disait que c’est à l’instant du baptême que le Christ devient Fils de Dieu. Dieu l’a « adopté » à ce moment-là (l’hérésie s’appelle l’adoptianisme). C’est le jour où l’Esprit de Dieu l’a investi, l’a « possédé » comme il le faisait pour les prophètes de l’A.T., comme il le faisait pour les rois le jour de leur investiture et de leur onction (les rois aussi étaient appelés fils de Dieu : la parole « Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré » se trouve dans le psaume qu’on chantait lors de l’onction des rois). Une adoption donc, juste un peu plus spéciale pour Jésus. D’autres ont cherché à savoir quand le Christ a pris conscience qu’il a été choisi pour être le Messie ; ils trouvent que c’est ce jour-là après avoir été baptisé par Jean et pendant qu’il priait ; c’est alors qu’il aurait pris conscience de sa filiation et qu’il aurait reçu l’Esprit. Remarquons cependant que déjà, à 12 ans, quand il reste au temple trois jours, il affirme être aux affaires de son Père ! Nous croyons qu’il avait déjà l’Esprit, longtemps avant l’Annonciation. Nous croyons qu’il était déjà Fils unique du Père longtemps avant le baptême dans le Jourdain. Ce n’était donc pas un anonyme qui s’avançait dans les rangs pour être baptisé par Jean. Il a pris place parmi les pécheurs, lui qui était sans péché et n’avait donc nul besoin d’être purifié, il assume et s’inscrit dans l’attente du peuple : c’était pour montrer la miséricorde divine en prenant sur lui le fardeau des péchés de tous (dans un autre texte, le Baptiste l’appelle l’Agneau qui porte le péché du monde). Il se fit si humble qu’il voulut partager notre faiblesse et notre humanité, il se rendit solidaire de notre condition de pécheur (repentant), lui qui n’a jamais péché, lui qui est venu vaincre le péché. Il n’est autre cependant que le Fils de Dieu, Dieu lui-même. Nous avons tendance à le nier ou du moins à en douter : mais Dieu le Père lui-même le reconnaît tel, il l’accrédite tel.

Le baptême de Jésus signifie que c’est Dieu lui-même qui vient chez les pécheurs, qui plonge dans notre humanité très concrète avec son poids de péché, de souffrance et de mort, dans les eaux troubles de nos vies, pour y déposer l’infini de l’amour du Père. Jésus nous rejoint dans notre démarche de conversion, il peut ainsi mieux nous entraîner à sa suite, faire de nous le peuple des enfants de Dieu. Il nous entraîne dans le dialogue filial avec le Père. Il se fait solidaire d’une humanité qui a besoin d’être sauvée, d’émerger sur un autre rivage, la terre ferme du Royaume. Avec Jésus, c’est toute l’humanité qui est baptisée, qui reçoit la filiation et qui est consacrée par l’onction du Saint Esprit. Ce sont tous les humains qui doivent désormais se comporter en enfants de Dieu par l’affection et par l’obéissance, par la « pietas », dans la prière et le témoignage quotidien. Et ce n’est pas de la symbolique, ce doit être vrai dans la vie de chacun. Pour cela le chrétien reçoit le bain du baptême et l’onction du Saint Esprit. Dans ce bain, le péché est englouti dans les eaux (comme au déluge) mais le pécheur est récupéré et sauvé. C’est cela la victoire de notre Dieu. A travers les eaux du baptême, les hommes qui méritaient la condamnation, peuvent en sortir purifiés, sanctifiés ; on y descend pécheur, on en sort saint, et même enfant de Dieu. A condition d’y plonger avec Jésus. Ce qui devait être un tombeau pour nous (comme pour les Egyptiens lors du passage de la Mer rouge), est le sein, le berceau, dans lequel l’Eglise nous enfante. La voix du Père retentit pour appeler chaque baptisé : Mon fils, ma fille bien-aimé(e). L’Esprit opère la sanctification.

Nous célébrons donc le baptême de Jésus pour célébrer notre propre baptême, le jour où chacun a été accueilli à bras ouverts dans la famille de Dieu que nous appelons désormais notre Père, par le Fils que nous appelons désormais notre Frère et par l’Esprit Saint qui change notre cœur et transfigure notre vie. Le baptême n’est donc pas une petite formalité ni une petite bénédiction de l’enfant pour le prémunir des puissances hostiles. Ni une cérémonie à caractère sociologique pour faire comme les autres, faire plaisir à une grand’mère, faire la fête et avoir l’occasion d’inviter ses amis. Si on ne vit pas le sacrement du baptême pour ce qu’il est, difficilement on vivra la vie chrétienne de façon vraie, de façon pleine. Or, nous avons peur de vivre en baptisés, cette eau que nous avons reçue a glissé sur nous comme sur les plumes d’un canard, sans pénétrer, sans nous transformer. En nous voyant vivre, les autres ne perçoivent pas ce qui a changé (en bien) chez nous. Nous ne faisons pas honneur au Père qui nous a donné son nom. Le baptême devait faire de chacun de nous un « christ », un « oint » (le mot christ a la même racine que les mots « chrétien » et « chrême » ; le saint chrême = l’huile utilisé lors de la liturgie). Si nous sommes d’autres christs, configurés au Christ, nous avons à agir comme lui sous la mouvance de l’Esprit Saint. Notamment par la prière et par la mission. La prière – dans l’Esprit – va avec la mission.

Les premiers chrétiens vivaient de l’Esprit, priaient dans l’Esprit. Et nous aujourd’hui ? Notre prière n’est-elle pas du réchauffé, des formules usées par la routine, même si c’est dans l’obéissance scrupuleuse de l’autorité de l’Eglise et des rubriques liturgiques ? Vous aurez remarqué que le concile Vatican II a réintroduit l’Esprit Saint dans la prière liturgique : là où on disait que c’est le prêtre qui sanctifie, qui consacre p.ex. à la consécration, nous demandons plutôt que l’Esprit vienne lui-même sanctifier les dons et l’assemblée. La nuance est importante. Dans notre prière personnelle aussi, il faut revenir à la prière dans l’Esprit, car on a donné peut-être trop d’importances aux prières imprimées, prières qui sont valables, mais ce ne doit pas être au détriment de la prière inspirée par l’Esprit qui nous habite. S’il nous habite, laissons-le nous inspirer, ne nous appuyons pas uniquement sur autre chose. Jésus en prière est un exemple pour nous. La prière est une dimension essentielle de notre vie baptismale.

A chacun une mission, une vocation : nous n’avons pas été baptisés pour notre salut seulement, mais aussi pour être un instrument du salut que Dieu offre. Nous n’avons pas le droit de nous dérober, ni de mener une vie chrétienne insignifiante. C’est l’Esprit qui nous envoie comme il a envoyé Jésus. L’Esprit est une force, celui qui le reçoit ne peut recevoir la sanctification sans qu’il participe à l’édification de ce « peuple ardent à faire le bien ». Chacun reçoit un charisme à valoriser, à fructifier, dans le service des autres. L’oint du Seigneur (= le chrétien) sort de sa « vie cachée » pour la vie publique, pour la mission. Que l’Esprit aide chacun à discerner, dans la prière, la voix du Père qui lui déclare son amour mais qui en même temps l’envoie manifester à ses proches « sa bonté et sa tendresse » pour tous les hommes. Que l’Esprit nous aide à vivre en « hommes raisonnables, justes et religieux » à l’imitation de J.C. Quelle joie de voir les promesses réalisées et notre espérance accomplie ! Mais qu’ai-je fait de mon baptême ?

Commentaire de Père Jean.

Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ».

Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils : Moi, aujourd’hui, je t‘ai engendré. »

1.La première épiphanie célébrée la semaine dernière était la manifestation à des païens avides de chercher l’étoile d’un roi qui les amène à découvrir la royauté de ce roi dans l’humilité d’une masure en un nouveau-né avec sa mère .

2.Voici aujourd’hui la  seconde épiphanie, c’est-à-dire une manifestationen Jésus apparaît la voix de Dieu, qui se situe comme Père puisqu’il s’adresse à son Fils, et de façon concomitante ‘sous l’apparence corporelle d’une colombe’  l’Esprit Saint’ descendant sur Jésus.

3.Dans la tradition liturgique il y en a une troisième épiphanie qui nous sera proposée dimanche prochain avec le récit des noces de Cana : Dieu qui vient se manifester au petit peuple de Cana lors de noces humaines, reproduction de l’alliance entre Dieu et les hommes, en faisant eau devenir vin afin que la fête puisse se poursuivre dans la joie nuptiale

L’évangile d’aujourd’hui comprend deux alinéas. L’un afin que Jean décrive  la différence  entre son baptême et celui du Messie, tout en marquant la supériorité de Celui-ci par rapport à lui-même : il s’agit d’un témoignage très fort, où apparait la distinction qu’il faut opérer entre les rites et la signification des deux baptêmes. L’autre alinéa relate le baptême de Jésus, baptisé d’abord selon le baptême de Jean, pour passer au baptême en l’Esprit et le feu.

1.Le peuple est venu auprès de Jean parce qu’ils étaient dans l’attente. Pourquoi ? Sans doute tant la renommée  de son message que son geste rituel attire les gens ? Peut-être aussi la curiosité pour voir un homme étrange, déjà par sa naissance d’une mère réputée stérile et par la voix d’un père qui avait prophétisé de son enfant lors de la circoncision, un homme étrange aussi, dans son désert,  nourri et vêtu de façon peu conformiste ?  Certainement parce que son appel à reconnaître que l’être humain, par le péché, échoue dans sa destinée d’être image de Dieu. Ainsi il est bon d’exprimer qu’on est en manque de salut et ainsi témoigner du désir de conversion par le rite de l’immersion dans les eaux du Jourdain ! De toute façon, ils sont là, ces pauvres pécheurs, dans l’attente d’un événement, serait-ce que ce Jean soit le Messie ?

La réponse de Jean est nette : il n’est pas le Messie. Ce disant, il ne répond pas à l’attente des gens ! ! Quelle image avaient-ils du Messie ? Celui de la fin des temps qui viendrait en ce monde pour le conduire à la vie éternelle de Dieu afin que le peuple puisse jouir de la gloire de Dieu ? Un regard sur un personnage victorieux avant tout, un Messie qui mettrait un terme à l’occupation romaine ? Quelle image Jean en avait-il ? Si on se réfère à ce qui se passera plus tard lorsque Jean, en prison, fait poser à ses disciples la question à Jésus : ‘Es-tu le messie ou devons nous attendre un autre ? Parce que Jean ne voit pas d’un bon œil que Jésus se cantonne quelque part en Galilée, loin du lieu sacré de Jérusalem où est la demeure de Dieu ? La réponse de Jésus aux disciples de Jean est simple :’Dites à Jean ce que vous voyez : des aveugles voient, des sourds entendent…et la bonne nouvelle est enseignée aux pauvres. Et Jésus ajoute : ‘Heureux celui qui ne sera pas scandalisé à cause de moi’ Toujours est-il que Jean niera fortement : Lui, Jean n’est pas le messie. A lors à tous Jean dira : « Moi, je vous baptise avec de l’eau » (fut-elle celle du Jourdain comme lieu d’entrée dans la Terre Sainte !). Mais ‘ il vient’ (terminologie  habituelle pour dire qu’il s’agit du Messie qui vient) 1. celui qui est plus puissant que moi, 2.je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales, 3. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. 1. Jean reconnait son rôle de précurseur devant Jésus, celui qui est plus fort que lui 2. Il n’est pas digne de lui faire que seuls les esclaves devaient faire à leurs maîtres, lui donc moindre qu’un esclave ! 3. Alors que Jean avait déjà bien dit que ‘son’ baptême était dans l’eau, maintenant il leur confie que celui qui vient, vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il s’agit donc d’une ‘immersion’ (dont on émergera le ‘corps’ ruisselant d’Esprit : l’Esprit de Dieu vient rejoindre notre esprit pour ensemble en alliance nous soyons feu pour le monde : le feu qui certes brûle ce qui doit être brûlé, le mal, mais qui est surtout le feu qui donne la flamme ardente de Dieu lui-même, comme le feu de camp qui rassemble les participants et illumine le regard de ceux-ci.

2.Le second alinéa relate la particularité du baptême du Christ, du Messie, et donc de tout baptisé chrétien. Le récit  rappelle d’abord que le peuple se fait baptiser par Jean en signe de conversion (détestation du mal certes, mais aussi désir du bien). Jésus aussi est baptisé par Jean pour manifester qu’il rejoint l’humanité pécheresse et s’en fait solidaire, tout comme au cours de l’évangile il sera souvent souligné la ‘proximité’ de Jésus avec les pécheurs. Là-dessus l’homme Jésus prie, comme  souvent seul Luc met en valeur : la prière a toujours la valeur 1. de recherche du Père, d’être à l’écoute de sa volonté, 2.du Fils du Père qui devenu homme se sait appelé à pratiquer, en qualité de son humanité, cette volonté en manifestant l’amour universel de Dieu et 3. est toujours en lien avec celui qui fait l’unité du Père et du Fils et pour nous l’unité de Dieu avec les hommes, l’Esprit Saint.  C’est dans cette rencontre de prière que Jésus, Dieu fait homme, fait l’expérience que le ciel, lieu symbolique de la demeure de Dieu, s’ouvre : le lien est fait. L’Esprit Saint se manifeste sous une apparence corporelle telle une colombe (telle la colombe de Noé annonçant la fin des suites du déluge ;  la venue de l’Esprit se fait en douceur ! Une voix, celle du Père puisqu’il s’adresse à son Fils, qui retentit du ciel, pour se faire entendre. Faire entendre 1.d’une part l’identité de Jésus et 2. d’autre part sa mission sur terre.1. C’est toi mon Fils (tel père tel fils) Jésus donc le Fils du Père : la relation père-fils est une relation bien connue des hommes. La Voix du Père entend donc révéler avec les mots humains la forte relation entre lui et son Fils en l’homme Jésus 2. Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. Un petit mot d’explication : vous savez que les évangiles ont tous dû être copiés par de nombreux copistes, qui parfois, sans le vouloir,  interprètent le texte initial en le modifiant. La restitution en français telle que nous l’avons dans la liturgie d’aujourd’hui se retrouve en grec dans un certain  nombre de manuscrits : la Vois fait alors référence au psaume 2, verset 7 : ‘ Tu es mon Fils, moi aujourd’hui  je t’ai engendré. Qui continue : ‘Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage’ . Sans doute dans le psaume, il est question du ‘fils de David’ titre messianique. La plupart des copistes mettent sur les lèvres du Père la phrase que l’on connait déjà par Marc : tu es mon bien-aimé,  en qui je me suis bien manifesté.   Bien à souligner que notre baptême chrétien est la participation au baptême de Jésus. A noter aussi que quand Jésus fait allusion à son baptême, il entend parler de son immersion dans la mort sur la Croix comme passage, pâque vers l’émersion de la vie du Ressuscité

Voici le texte de Luc qui suit le récit du Baptême de Jésus : ‘Jésus, à ses débuts, avait environ trente ans. Il était fils, croyait-on, de Joseph, fils de Héli, fils de….fils d’Abraham….fils de Adam, fils de Dieu. Une généalogie, contrairement à celle de Matthieu descendante d’Abraham, en Luc elle est une généalogie qui remonte jusqu’à Adam fils de Dieu !. Luc écrit pour la communauté constituée essentiellement de chrétiens issus du paganisme, tandis que Matthieu écrit pour sa communauté constituée de juifs devenus chrétiens. Tous deux écrivent cette généalogie pour dire l’ancrage de Jésus dans l’histoire des hommes.

C. Baptême du Seigneur Luc 3, 15 …22     

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