Isaïe 62, 1-5 : la relation entre Dieu et son peuple, est souvent décrite dans les termes d’une alliance nuptiale que rien ne peut détruire. Dieu est pour son peuple comme le jeune époux pour sa jeune épouse : amour, intimité, joie, tendresse, fidélité… Déclaration d’amour : Dieu déclare sa flamme pour son peuple.

1 Corinthiens 12, 4-11 : la communauté de Corinthe connaissait des conflits. Paul l’appelle à l’unité dans l’unique et même Esprit qui est la source de tous les dons, charismes et talents et qui agit en tous. S’il y a diversité de dons, c’est « en vue du bien de tous ». Les charismes, on ne les reçoit pas pour susciter et nourrir des conflits, pour multiplier les divisions ; au contraire, les énergies des uns et des autres doivent converger vers la concorde et l’unité, puisque c’est le même et unique Esprit qui les dispense à profusion.

Jean 2, 1-11 : l’épiphanie aux disciples. La coutume voulait que ce soit le marié qui offre le vin à la fête de ses noces. Or à Cana, c’est Jésus qui offre un vin excellent et abondant, à partir d’une pénurie, à partir de l’eau pour les ablutions. Ce sont dès lors, « les noces de l’Agneau » : Dieu épouse son peuple. Le 1er repas de Jésus en St Jean préfigure le dernier à la Cène. Le vin (« le sang de la grappe ») symbolise la joie, la fête, l’abondance de vie… et l’Esprit Saint.

Homélie de Vénuste.

« Tel fut le commencement des signes… il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui ». Le récit de Cana est la 3ème « épiphanie » pour l’Eglise d’Orient (lumière des nations pour les mages, Fils bien-aimé au baptême, Epoux à Cana). Jésus inaugure sa mission par la surabondance dans la Galilée des païens ! Non par des discours (Matthieu commence la prédication de Jésus par le sermon sur la montagne), mais en participant à la fête (où il a certainement chanté et dansé en joyeux convive). Les temps messianiques avaient été annoncés comme un festin où devait couler le vin en abondance. Jésus vient sauver les noces compromises de Dieu avec l’humanité. Il vient pour que notre joie soit parfaite dans l’amour.

Jésus est invité à un mariage avec sa mère et ses disciples ; sous l’instigation de Marie, il évite la honte et l’embarras au marié quand le vin vint à manquer. Nous sommes assez habitués à la façon d’écrire de Jean pour ne pas nous satisfaire de l’anecdote : entre les lignes, sous la symbolique, il y a une bonne nouvelle. Le miracle est signe messianique. Ce récit est une catéchèse : il nous parle de la foi pascale. La similitude des noces de Cana avec la passion de notre Seigneur est évidente. Il s’agit du premier repas de Jésus et de sa dernière « Cène ». Et dans les deux cas, c’est Jésus qui offre le banquet avec toute la symbolique que cela comporte. Voyons quelques autres indices.

La façon dont on a coupé l’extrait a laissé tomber malheureusement le premier indice. St Jean a pris la peine de préciser que c’était « le troisième jour » de ce qu’on a appelé « la semaine inaugurale » de la prédication de Jésus dans le 4ème évangile. Or nous savons que, pour l’Eglise (primitive), l’expression « le troisième jour » fait tilt en l’esprit pour signifier le jour de la résurrection, le jour de la gloire « … il manifesta sa gloire… » Pour St Jean, Jésus en croix est le Jésus exalté, élevé dans la gloire.

Les noces sont une donnée biblique : la fête par excellence, l’occasion de grandes réjouissances et de communion où on noue alliance entre deux volontés qui se jurent fidélité. C’est sous la note d’épousailles que la Bible décrit la relation entre Dieu et son peuple, surtout au stade des temps messianiques. La première lecture nous l’a rappelé, elle qui est pratiquement une déclaration d’amour : Dieu déclare sa flamme à sa « préférée ». Il passe alliance à son épouse. Chez St Jean aussi, Dieu se présente comme un époux passionné ; il le prouvera encore « quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier [=« il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui »], comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». Voilà pourquoi les noces. C’est le meilleur portrait de Dieu. L’entrée de Jésus dans sa vie publique est déjà une annonce de l’ « Heure » où les noces seront célébrées (consommées) entre Dieu et l’humanité. Les noces de Cana annoncent donc un grand mariage, le mariage d’amour du Christ et de son Eglise. L’heure des noces sur la croix n’est pas encore venue ; mais, en cette heure à Cana, elle est annoncée.

Dans la Bible, la vigne symbolise Israël. Le vin, appelé « le sang de la vigne », est parmi les produits les plus prisés, « fruit de la terre et du travail de l’homme » (formule de l’offertoire) ; il signifie la joie, la fête, la bénédiction divine, le don du bonheur, le don de l’Esprit Saint… Israël est la vigne du Seigneur dont Dieu attend le produit en abondance et en qualité. Que le vin vienne à manquer, cela signifie toutes nos carences profondes ; c’est la détresse des hommes loin de Dieu, infidèles et coupés de l’alliance divine. Marie ne dit pas qu’ils n’ont plus de vin, elle dit qu’ils n’ont pas de vin, comme s’ils n’en avaient jamais eu ! A l’occasion des noces, c’est le marié qui devait offrir le vin ; on avait l’habitude de tricher en donnant le bon vin au début de la fête afin que les convives ne se rendent pas compte que petit à petit on leur sert du vin de moindre qualité. A Cana, c’est Jésus qui offre le vin et pas n’importe quel vin : le meilleur millésime de tous les temps et il a coulé en abondance ! Pensez donc : six cuves d’une capacité de cent litres chacune, remplies jusqu’au bord ! C’est donc lui l’Epoux, comme le dit Jean Baptiste en se définissant lui-même l’ami de l’époux : « Celui qui a l’épouse est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il l’écoute et la voix de l’époux le comble de joie. Telle est ma joie, elle est parfaite ». Et la fête qui finissait mal, peut continuer !

L’eau est le symbole de la purification ; l’eau des cuves symbolise la Loi. St Jean insiste sur le fait que l’eau dont les serviteurs remplissent les cuves, servait aux ablutions rituelles des Juifs. L’eau signifie également la vie. Elle est cependant plate, tiède, inodore, incolore, parfois insipide, comme nos vies de détresses et de douleurs. Il ne suffit pas de vivre, il faut encore qu’on ait la joie de vivre. Il y a quelque chose d’incomplet dans l’élément eau, une pénurie soulignée dans le fait que les cuves sont vides (on se demande d’ailleurs ce qu’elles faisaient dans une maison particulière ; leur place étant près des synagogues), mais également dans la symbolique du chiffre six auquel manque une unité (une seule) pour faire le chiffre sept de la plénitude. Ces cuves sont donc le signe d’usages religieux périmés et dépassés. Il était temps que Jésus vienne changer la religion des Juifs : les commandements de la Loi ne seront pas abolis, mais ils ont besoin du souffle de l’Esprit : « … pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ». D’aucuns parlent aussi des 6 jours de la création : l’œuvre de la création est belle, mais la rédemption infiniment plus.

Le texte ne fait aucune allusion à la mariée. Est significative par contre la présence de Marie que Jean ne signale qu’à Cana et au pied de la croix. Dans les deux cas, il y a le thème de « l’Heure » qui signifie que les temps sont accomplis. Dans les deux cas, Marie est appelée « Femme » (« Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » ; « Femme, voici ton fils »), ce qui peut choquer si on ne comprend pas qu’à Cana Marie symbolise Israël, comme à la croix elle symbolise l’Eglise ; elle est donc interpellée dans sa fonction. A Cana elle a le coup d’œil pour remarquer le manque et la gêne de l’humanité qui ne sait plus faire la fête, qui ne sait même plus tricher. Elle est celle qui prie le Seigneur pour nous, qui sait transmettre nos intentions, même les plus cachées comme celles du marié qui ne savait plus comment continuer la fête sans vin. De la même façon qu’elle sait parler à Dieu pour nous, elle sait aussi nous exhorter à faire la volonté de notre Dieu : « faites tout ce qu’il vous dira ». Elle est signe de l’Eglise, qui est épouse, qui ne sait pas encore tout ce qui va arriver, mais qui fait confiance. St Jean raconte les noces de Cana comme St Luc raconte l’Annonciation. C’est Françoise Dolto qui dit, à propos des noces de Cana, que ce jour-là, Marie accouche Jésus à sa vie publique comme elle l’a mis au monde à Bethléem. C’est vrai : c’est elle qui l’a engagé à accomplir le premier signe par lequel il manifesta sa gloire, pour que nous croyions. Une mère prévenante donc qui remarque ce qu’il nous faut, qui sait la parole à dire et à qui la dire : elle fait l’intermédiaire pour parler à son Fils et l’engager à agir en notre faveur, elle nous parle ensuite pour nous engager à agir en confiance. Car l’eau ne se change en vin que lorsqu’on sert, pas avant, ce qui suppose une très grande confiance, beaucoup de foi dans le chef de ceux qui ont puisé et porté l’eau… grâce à Marie.

Voilà le « signe » de Cana. Jésus révèle l’amour du Père pour l’humanité en général et pour chacun de nous en particulier. Il vient pour les « épousailles ». Le temps de la promesse est fini, voici l’heure de la grâce. Le temps des ablutions rituelles est révolu, voici l’heure de la religion d’amour. Jésus ne vient pas abolir, mais parfaire : il ne jette pas les cuves, il demande de les remplir jusqu’au bord. Ainsi de cette religion imparfaite, il fait une religion du cœur, une vraie relation profonde entre Dieu et l’homme. L’eau de la purification ne suffit plus, mais elle sera transformée en un vin de grande qualité et en grande quantité : une telle quantité que tout le vin ne sera pas bu, car nous en buvons encore ; 600 litres de vin pour de telles noces, ce n’est pas excessif, puisque c’est toute l’humanité qui est invitée à en boire.

Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau : chaque eucharistie est une liturgie nuptiale, un repas où le vin servi n’est autre que le sang versé sur la croix. Remplissons nos cuves de l’eau de nos jours sans goût, l’ordinaire de nos vies fades et tristes, afin que Jésus y fasse jaillir la saveur de son amour et y apporte la plénitude de la joie. Venons avec les jarres vides de notre cœur, de notre vie stressée, de nos manques d’amour, de notre soif de bonheur. Que la joie du Seigneur se déverse en nous comme un vin précieux. Cependant ce vin n’est pas à mettre dans de vieilles outres, d’où l’urgence d’une réelle conversion : quelque chose doit changer, nous devons passer de l’eau d’une religion fade au vin de la grâce. Invitons le Seigneur chez nous avec sa mère et ses disciples. Laissons Marie nous exhorter à faire tout ce que Jésus dit dans son enseignement. Le miracle ne tardera pas : le Seigneur transformera nos amours humains, l’eau trouble de nos relations, toutes nos réalités quotidiennes, en un vin excellent et abondant, en joie parfaite.

Faites ce qu’il vous dira…Qu’il me soit fait selon ta parole ! Que ta volonté soit « fête » (un enfant écrivait ainsi la demande du Notre Père) ! Fête pour tous !

Commentaire de Père Jean.

Il y avait un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas des noces avec ses disciples.

Or , on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin ». Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue.» Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous diraOr, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves ». Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais, toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec  sa mère, ses frères et ses disciples, et ils y restèrent quelques jours.

La tradition de la liturgie entend commencer la vie de Jésus en présentant trois ‘épiphanies’ de qui est Jésus : la rencontre avec les mages, des païens (Mt) ;  le baptême de Jésus, rencontre avec son Père dans l’Esprit’(Lc) ; aujourd’hui la rencontre de Jésus à ses disciples à l’occasion de noces(Jo) dans un bourg de Galilée, pas très éloigné de Nazareth. 

 A Cana il y a des noces : une fête bien populaire pour un petit bourg, toutefois la tradition biblique voit les noces comme une alliance humaine en lien avec l’image de l’alliance que Dieu conclut avec son peuple : ‘ Moi Dieu je serai votre Dieu et vos serez mon peuple’  Avec dans cet arrière-fond qu’il faut lire ce récit. La premier récit de la rencontre Jésus-hommes se situe en Galilée, non à Jérusalem en Judée, à l’occasion de noces villageoises. Très significatif : Jésus intervient à des noces villageoises afin que la fête humaine soit une réussite. Jean lui-même décrit son évangile comme un livre de récits-signes, dont la  signification est la façon de Dieu d’être présent dans la vie des hommes : c’est le cœur même de notre foi. Nous devons voir de près les détails de son récit : Galilée, Cana, des noces… sont déjà autant de signes pour aborder la vraie signification de la venue de Jésus parmi nous : faire voir Dieu qui est proche de tous les hommes, à commencer par les plus humbles, pour partager son amour qui est don gratuit avec l’attente d’un juste retour de la part des hommes . La mère de Jésus est là : sans la nommer, Jean  en parlera deux fois dans son évangile : ici et lors de Jésus en croix. Son identité est d’être la mère de Jésus !. Elle est là, pas invitée ? Il s’agit d’une fête de village où les femmes aiment donner un coup de main pour la réussite de la fête. Ainsi Marie y est ! Jésus y est invité avec ses disciples. Ils seront les témoins du premier signe ! J’aime le mot ‘inviter’, ce qui est ‘faire entrer dans la vie, afin d’être convive : partager la même table avec…En flamand on traduit ‘inviter’ par ‘uitnodigen’ ce qui veut dire :’ sors de chez toi parce que j’ai besoin de toi‘  Tout cela est significatif de la raison de la venue du Verbe parmi les hommes : le Verbe s’est fait chair .

Or (en grec il y eut un événement) on manqua de vin. Le vin à nouveau a une résonnance biblique : c’est le vin qui vient de la vigne que Dieu a plantée : ‘le vin réjouit le cœur de l’homme’, dit un psaume, signe donc d’amour et de joie. Manque le vin ! Bizarre pour des noces vécues au sein d’un village. La signification ?  Les noces humaines peuvent ne pas être une vraie alliance, faute de vrai amour. D’où le manque de vin équivaut à dire que les jeunes époux manquent d’amour pour pouvoir s’allier vraiment  à l’image de l’Alliance de Dieu avec son peuple. ‘La mère de Jésus’ a vu la gêne provoquée par le manque de vin ; elle  s’adresse à Jésus en une simple remarque ! « Ils n’ont pas de vin » (et non : ‘plus de vin’ : leur vin ne mérite pas ce nom de vin, tout juste du pinard) . La réponse de Jésus nous paraît distante : «  Femme (qui dans le langage biblique équivaut révérencieusement à notre ‘madame’), que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ». Son heure ?Jésus est venu pour accomplir la volonté de son Père,  volonté  que Jésus a manifestée au cours de sa vie,  mais qui  trouvera son apogée, lorsque l’heure sera venue de passer de ce monde à son Père, dans l’événement de la Passion et la Résurrection, signes par excellence de la nouvelle et éternelle Alliance , signe du pardon accordé à tous les hommes. La ‘mère’ de Jésus, par son initiative, donnera l’occasion à Jésus d’anticiper son heure : le signe en sera qu’il donnera à boire à tous les convives. Elle dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira » Signe qu’elle nous donne, nous les serviteurs de l’Alliance. Parole audacieuse d’une mère visant l’anticipation de ce pourquoi Jésus est venu. Or (en grec un événement, quelque chose qui doit en sortir !), il y avait là six cuves de pierre, prévues pour la purification  rituelle des juifs de l’ancienne alliance (signe !): dorénavant elles serviront pour la vraie purification où à l’image des convives, nous tous serons abreuvés du sang de Jésus lors de la Passion. Cana comme anticipation et révélation de nos eucharisties.  Jésus ordonne aux serviteurs de remplir d’eau les cuves ‘jusqu’au bord’ ( signe !), chacune contenant ainsi 100 litres, pour mettre en évidence l’amour  abondant. « Maintenant puisez, dit Jésus aux serviteurs, et portez en au maître du repas. La tâche des serviteurs : puiser, ensuite porter (signe !)  Celui-ci goûte l’eau ‘devenue’ vin. (ainsi le texte de Jean et non ‘changé’) Il n’en connaît pas l’origine, les serviteurs eux oui, comme nous qui avons puisé l’eau devenue vin. Il interpelle le marié avec cette remarque bien réaliste : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et lorsque les gens ont bien bu, on sert le moins bon : toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ! Le bon vin, celui de l’eau devenue vin. Le véritable breuvage est celui que Jésus nous donne : l’eau-vin

Jean pose sur cet événement, un regard de foi. Répétant que l’événement se situe à Cana en Galilée, loin du monde religieux du Temple, il exprime sa foi « Jésus y a manifesté sa gloire  La valeur que le Père accorde à l’événement devient sa gloire , la gloire de Jésus : signe de l’harmonie parfaite entre le Père et son Fils, en Jésus. Ce ‘commencement des signes’ que Jésus accomplit a comme conséquence que les disciples crurent en lui. ils mettent toute leur confiance en lui. Ensuite il descend, avec sa mère, ses frères et ses disciples à Capharnaüm, ‘la ville de désordre’. Là il entamera l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Jean dans son évangile met en premier la rencontre de Jésus à  Cana. La ‘ville de Galilée-la païenne’ faite de gens quelconques, devient la  communauté de convivialité, eux les  bénéficiaires  de sa présence : et les disciples crurent en cette nouvelle alliance en Jésus. En Jean Immédiatement après, Jésus sera au Temple de Jérusalem et y pose un  tout autre signe : il  y chasse  les vendeurs du Temple, et affirme que ce Temple sera détruit et qu’en trois jours Jésus le reconstruirait. Les Judéens, eux les religieux,  n’y croient pas. Dès le départ de la vie publique de Jésus, il y a à Cana la foi en la bonne nouvelle, en contraste à Jérusalem la ‘religieuse’ qui oppose un rejet de Jésus. L’opposition entre les deux est le fil conducteur de l’évangile .

   **Cana comme signe de l’accueil par la foi en Jésus ; un récit  truffé de signes. Au chapitre 20  Jean dira : ‘ Jésus a fait encore beaucoup de signes qui ne sont pas mis par écrit en ce livre, mais ceux-ci l’ont été afin que par la foi en lui, vous ayez le vivre de Dieu en vous… .

**Le signe de l’eau devenue vin,’ comme le signe où Jésus  ‘nourrira la foule’ avec 5 pains !. Deux ‘miracles’ ? Jean dira tous deux signes.  La finalité en est de donner le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

. **Merveilleux récit pour dire la beauté du sacrement du mariage : l’amour humain devenant Amour divin grâce à l’alliance  Dieu  conclut avec le couple et l’accueil de cette alliance à reproduire en couple

2°t.o. – C. 2ième dimanche ordinaire  Jean 2, 1 – 12         

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