1 Rois 19, 4-8 : le prophète Elie, fuyant la reine Jézabel qui veut le tuer, parvient au désert ; il est au bord du désespoir, il demande la mort. Dieu, par 2 fois, lui fournit à manger, ce qui lui donne des forces pour le long voyage qu’il doit faire, 40 jours et 40 nuits, jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. La vie est une marche, Dieu fournit le viatique, le pain pour la route, nécessaire à notre mission : le Christ est pain de route par sa Parole, c’est de lui nous pouvons attendre les forces qui nous font défaut. Le chiffre 40 est le chiffre de la maturation, de l’accomplissement. C’est également une allusion évidente à la marche du peuple hébreu au désert vers la terre promise.

Ephésiens 4, 30 – 5, 2 : avec la grâce de l’Esprit Saint (qui s’imprime dans le cœur comme une marque indélébile), le chrétien doit arriver à imiter le modèle le plus parfait qui soit, Dieu lui-même. La morale (l’éthique) chrétienne consiste à agir comme Dieu qui ne s’est pas contenté de donner des commandements, mais a donné lui-même l’exemple en Jésus. Eviter le mal pour pratiquer la vertu, la générosité, la tendresse, surtout le pardon. Tomber dans le péché, c’est contrister l’Esprit.

Jean 6, 41-51 : le Christ affirme d’abord que la foi, c’est Dieu qui la donne, lui qui attire vers le Christ. Ensuite il s’affirme le pain de la vie (éternelle). Le discours opère un tournant : Jésus parle de sa chair. Dieu est source de vie ; depuis qu’il s’est fait chair, sa chair est nourriture pour la vie éternelle. Il se donne pour que nous vivions de lui, et c’est la seule vraie vie.

Homélie de Vénuste.

Nous retrouvons « le discours sur le pain de vie », qui parle de l’Eucharistie. Le miracle de la multiplication des pains évoque dans la tête des gens la marche au désert et le miracle de la manne qui tombait du ciel chaque jour et qui a nourri les Hébreux durant toutes les 40 années de pérégrination au désert. Les foules reconnaissent en Jésus un grand prophète, et même le prophète–messie promis, le nouveau Moïse. Mais Jésus veut leur montrer qu’il est plus que le grand prophète. Malheureusement, à mesure qu’il révèle de plus en plus son identité, le malentendu va grandissant aussi.

Gardons à l’esprit que toute l’argumentation se réfère en arrière-fond aux événements de l’Exode : le peuple qui a faim, qui a la nostalgie des marmites de viandes qu’il recevait en Egypte (et qu’il commence à regretter, malgré la vie d’esclavage qui allait avec), bref qui « murmure » et « récrimine », on dirait aujourd’hui qui « râle », contre Moïse et contre Dieu. Dieu leur envoie la manne : ils sont rassasiés. Mais au-delà de la manne, Dieu voudrait leur faire comprendre que ce n’est pas seulement de nourriture matérielle que l’homme vit ; l’homme a besoin de nourriture spirituelle puisqu’il n’est pas que estomac, il vaut plus que le tube digestif, il est esprit, il est relation, communion (« vivre » se dit « vivre-avec », dans beaucoup de langues africaines). A ce stade, Dieu leur propose sa Parole et son Alliance. Ils n’ont pas toujours compris ni accepté, ce n’était pas évident pour tous. Toujours est-il qu’ils se répétaient l’adage que Jésus lui-même va invoquer contre les tentations de Satan, et que nous lisons dans le livre du Deutéronome : « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Et Dieu nous offre la vie, la vraie, la vie éternelle.

C’est exactement ce qui se répète ici. Jésus a nourri les foules par la multiplication des pains. Lui aussi voudrait qu’elles passent au stade supérieur en disant que le vrai pain qui comble la faim de bonheur et de vie véritable, c’est le pain qui tombe du ciel. Jusque là les foules sont d’accord. Mais ils vont râler quand il affirme : « Je suis le pain qui est descendu du ciel ». Pourquoi ils râlent ? D’abord, il dit « Je suis » : pour une oreille juive, « je suis » c’est le nom par lequel Yahvé s’est identifié lors du buisson ardent face à Moïse ; c’est pourquoi certaines éditions mettent « Je Suis » en majuscules (voir d’autres passages en St Jean : je suis le bon pasteur, je suis la porte de la bergerie, avant qu’Abraham soit je suis…). Cette interprétation est corroborée par l’expression que Jésus ajoute : « descendu du ciel ». La foule a bien compris qu’il se disait Dieu très clairement. D’où les récriminations. Mais enfin, ce fils de Joseph, pour qui se prend-il ? Pour eux, c’est insoutenable, c’est une énormité, un blasphème. Ils se bloquent sur l’identité d’état civil de Jésus. Ils refusent le mystère important de notre foi : à savoir qu’il est notre Dieu et notre nourriture pour la vie éternelle.

Je crois qu’il faut les comprendre, surtout que cette attitude n’est pas d’hier uniquement : tant de nos contemporains se bloquent de la même manière. Tant qu’on reste dans la raison raisonnante, on crie au scandale (le « scandale » dans le sens biblique et étymologique de pierre contre laquelle on trébuche et tombe, d’obstacle sur le chemin de la foi). Pour sortir de cette logique stérile, Jésus invite à se laisser instruire par le Père ; il n’y a que cela qui peut nous débloquer. N’ira à Jésus que celui qui écoute les enseignements du Père (il n’y a que Dieu qui peut parler de Dieu). Ecouter, c’est dépasser le stade de l’information. Car tout le monde sait que Jésus se dit Dieu ; beaucoup restent au stade de cette information sans chercher à vérifier, à pousser plus loin, à le rencontrer comme Dieu. Tout comme il y en a qui restent au stade de la manne, c.à.d de la nourriture matérielle : ceux-là sont morts. Celui qui aura la vie éternelle, c’est celui qui, en plus de croire les enseignements du Père, aura mangé du pain vivant descendu du ciel. Dans la suite, Jésus ne parle pas seulement de pain (langage compréhensible suite à la multiplication des pains), mais il parlera carrément de « ma chair » en rapport avec son corps qui sera livré sur la croix (le terme chair va choquer encore plus ses auditeurs, comme nous le lirons dans la suite).

J’aimerais vous inviter à approfondir encore davantage cette relation Parole et Pain dans votre méditation pour mieux vivre l’Eucharistie. A l’Eucharistie, Dieu nous invite à deux tables : la table de la Parole et la table du Pain. On ne peut pas rater l’une et se présenter valablement à l’autre. Dans le temps on sautait allégrement les lectures et on faisait comme si la messe commençait à l’offertoire ; d’ailleurs avec le latin que pratiquement personne ne comprenait, l’Eglise elle non plus n’aidait pas les chrétiens à saisir l’importance de la liturgie de la Parole ; aujourd’hui, il y a risque de tomber dans l’autre travers en faisant des liturgies de la parole très développées après lesquelles on décroche (surtout les jeunes) comme si le reste ne concernait que le prêtre ! Vatican II a fait les corrections qui s’imposaient.

Parole et Pain. Dieu se propose pour être lui-même notre vie. Jésus est cette présence visible de ce Dieu-nourriture qui se donne pour nous faire exister. L’image du pain est très éloquente, car il y a quelque chose de divin dans le pain : cette graine qui est venue d’une autre graine, elle-même d’une autre graine, mais qui, au bout de la chaîne, est un don de Dieu ; cette graine qui s’est nourrie de la terre fertile, qui a été fécondée par la pluie du ciel et le soleil du bon Dieu ; et cela pour nourrir l’humanité après avoir été broyée et pétrie. Cette graine est l’allégorie de la vie qui surgit de la mort : elle doit pourrir pour surgir de la terre. C’est l’image que Jésus prendra pour signifier qu’il doit mourir pour donner la vie : « si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ». C’est beau aussi que l’Eucharistie soit sous l’ « espèce » du pain : le pain offert à Dieu pour nous le rendre sanctifié ; pain, « fruit de la terre et du travail de l’homme » ; pain, symbole de nos « sueurs », de nos peines et de nos espoirs, de nos solidarités et donc de nos vies que nous offrons pour que Dieu les bénisse et nous les rende transfigurées. De même le pain qui nourrit les cellules corporelles est une allégorie de la vie spirituelle, qui, elle, est nourrie par la parole. Car la parole est une vraie nourriture ; j’ai un jour reçu un message d’une femme en prison qui disait : « la Bible et les messages qui m’ont été envoyés ont été pour moi un inépuisable complément alimentaire ».

Se laisser instruire par le Père. Il s’agit là d’un présent continu : il ne s’agit pas d’avoir entendu une fois dans le passé. Il ne s’agit pas là d’une vague information. Quand on dit que quelqu’un a de l’instruction, on veut dire qu’il a suivi une formation très poussée. Et on n’a jamais fini de s’instruire, surtout quand il s’agit de chercher à (mieux) connaître Dieu. Les enseignements du Père (au pluriel) font donc partie intégrante du pain de vie : on s’en nourrit. Une bonne nourriture est assimilée pour être bien digérée afin que sa substance soit dans le sang qui circule dans l’organisme ; c’est ainsi que l’on vit de la nourriture qu’on prend. De même pour la Parole de vérité. D’elle également on doit vivre, elle est indispensable : qui en mange, qui en vit, ne mourra pas et n’aura plus jamais faim. Bien des prophètes ont reçu l’ordre de manger le livre saint, au propre et au figuré : ils l’ont trouvé doux sur la langue, comme le miel, mais aigre dans l’estomac. Ceci pour dire que la parole de Dieu est toujours belle à entendre, mais elle est moins mielleuse à appliquer car elle impose conversion, ascèse et renoncements. Elle est comparée aussi à une médecine qui soigne l’âme : pour soigner, parfois il s’avère indispensable et urgent d’en arriver à la chirurgie, à crever les abcès, à enlever tout ce qui peut gangréner l’organisme. Telle est la Parole de Dieu que la Bible compare à une épée à deux tranchants parce qu’elle « opère » les âmes au propre et au figuré. Qui en mange, qui en vit, ne mourra pas et n’aura plus jamais faim.

Qu’est l’Eucharistie pour nous qui la célébrons aujourd’hui ? Un rite ? une simple habitude ? du folklore ? Est-ce vraiment une nourriture pour le quotidien de la semaine, un aliment dont on ne peut pas se passer comme on ne peut pas se passer d’un minimum de calories ? Est-ce qu’elle nous fait vivre aujourd’hui en attendant la vie éternelle (qui commence ici-bas) ? Avons-nous conscience de rentrer chez nous avec Jésus (Parole et Pain qui comblent nos faims) dans le corps, dans le cœur, dans la vie ?

Commentaire de Père Jean.

Mon intention, à l’occasion de ce dimanche, est de donner une lecture de la teneur du chapitre 6 de Jean  à partir du récit de ‘Jésus qui nourrit la foule’. Il y  révèle l’intention du Père en envoyant son Fils dans le monde : y partager la Vie avec les hommes.   

Au préalable j’attire l’attention sur quelques approches en relation avec le récit : 1. La distinction entre ‘signe’ (observable à l’œil nu) et la signification (réfléchie quant à l’intention): l’un est matériel, l’autre réel (pain matériel et pain réel !), l’un pour la nourriture qui se perd et l’autre pour la nourriture de vie éternelle, l’un pour la ‘bios’ la vie du corps, le pain bio ! et l’autre pour le pain ‘zoè’ qui est la vie de Dieu

 2. Jésus y met en exergue la relation Père-Fils . ( PERE en majuscule pour relever cette insistance)

 3. L’omniprésence du pain symbole de la nourriture tant matérielle pour faire face à la faim corporelle qui est un besoin assouvi et pourtant récurrent, que le besoin spirituel assouvie de façon durable par une présence toujours là. De quel pain s’agira-t-il ? Tout au long du discours il y a une progression. Ainsi au départ Jésus observe la faim spirituelle de la foule  qui est une faim de chercher et trouver le sens profond de leur vie : grâce au signe du pain matériel donné en abondance Jésus entend faire découvrir la véritable faim de Dieu  faim toujours assouvie par le pain qu’il donnera. Au départ il y a  les 5 pains du garçon, ainsi Jésus pourra  nourrir toute la foule. Avec un surplus de douze paniers pour tous ceux qui n’étaient pas là: personne n’est exclu ! La recherche du pain matériel que Jésus oppose à la recherche du pain pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme donnera, lui que le Père, qui est Dieu même, a marqué de son sceau. L’œuvre de Dieu c’est de croire en celui qu’il a envoyé …  Mon Père donne le véritable pain du ciel. « C’est Moi qui suis le pain de vie Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mange de ce pain vivra pour l’éternité. Le pain que je donnerai est ma chair pour que le monde ait la vie. Celui qui mange ma chair (une vraie nourriture)et boit mon sang (une vraie boisson) a la vie.  il demeure en moi et moi en lui. Bien différent du pain de nos pères, eux sont morts ; Celui qui mangera de ce pain que voici, vivra..

4. La chair est le corps avec insistance sur sa faiblesse. Jean emploie le mot chair alors que Mt Mc et Lc parle de corps. Pour les Juifs, l’homme est corps totalement (pas corps et âme comme pour les grecs)  

*** Jésus leur dit : « Je vous l’ai déjà dit, mais vous ne me croyez pas. Tous ceux que le PERE me donne viendront à moi, et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai pas. Je suis venu pour faire  la volonté de CELUI qui m’a envoyé. C’est que je ne perde aucun de ceux qu’ IL m’a donnés, et que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon  PERE : que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour »     (ensuite le texte ‘liturgique’ prévu pour ce dimanche-ci)

***En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils discutent : « Celui-là, n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le PERE qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les Prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.  Quiconque qui a entendu le PERE et reçu son enseignementvient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le PERE, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le PERE. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de le vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra  pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour la vie du monde. » (J’ajoute le texte de la fin du discours)

***(la fin du discours 20ième dimanche)Les  Juifs se mettent à discuter violemment entre eux. « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie. Celui qui mange ma chair et boit ma sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraie nourriture et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui. Comme le PERE qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le PERE, ainsi celui qui me mangera vivra par moi : il est bien différent de celui que vos pères ont mangé ; eux ils sont morts, mais celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité. » Tels furent les enseignements de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm.

Catéchèse de Jésus : récit sur la signification de sa venue dans le monde avec arrière-fond  tant le récit de la Dernière Cène que la catéchèse de la communauté de Saint Jean, Jésus étant le Vivant parmi eux.

 Jésus revient en Galilée, choisit la rive du lac où la vie toute simple de gens ordinaires règne, il gravit la montagne à l’écart pour rencontrer son Père. La foule arrive en masse ayant vu les signes nombreux sur les malades, mais sans en avoir perçu la véritable signification. Jésus voit qu’ils sont affamés du vrai bonheur de vivre, sans qu’ils ne le sachent vraiment. Comme signe il leur donnera du pain en abondance à partir des 5 pains d’un garçon, Jésus veut en avoir besoin ! Ce garçon (que nous sommes) passe ce petit peu entre les mains de Jésus et Lui  en nourrira toute la foule à satiété : telle abondance qu’il y a un surplus, qui ne peut se perdre, car il y a encore d’autres qui sont affamés…La foule considère qu’il est le Prophète et veulent l’enlever pour faire de lui leur roi ! Jésus fuit dans la montagne à la rencontre du Père. Eux cherchent Jésus

Le lendemain, Jésus d’emblée dévoile le véritable motif de leur recherche : ils attendent de lui qu’il refasse le signe du pain pour ne plus devoir travailler. Or la signification du signe est  qu’il faut travailler pour la nourriture qui ne se perd pas, celle qui vous fait partager la vie éternelle, celle de Dieu : celle que le Fils de l’homme vous donnera, car c’est lui que le Père, qui est Dieu même, a marqué de son sceau » « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » « L’œuvre de Dieu (au singulier) est de croire en celui qu’il a envoyé, d’être croyant. » « Et quel est ton signe pour que nous le voyions et que nous puissions te croire  ? Nos pères ont aussi mangé la manne au désert comme l’Ecriture nous le dit ». Jésus de rétorquer : « Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le véritable pain venu du ciel, descendu du ciel et donnant la vie au monde… Et c’est moi, qui suis le Pain de vie : celui qui vient à moi, n’aura pas faim , celui qui croit en moi, n’aura jamais soif » Et d’ajouter  « Je suis descendu du ciel pour faire la volonté de Celui qui m’a envoyé : la volonté du Père est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour » Les Juifs se mirent à murmurer à son sujet : ‘N’est-il pas le fils de Joseph ? Ne connaissons-nous pas son père et sa mère ? Et celui-là prétend qu’il est venu du ciel !’ Jésus d’affirmer : « C’est que nul n’a vu le Père si ce n’est celui qui vient de Dieu. Lui, il a vu le Père. Celui qui croit en moi, a la vie éternelle. Je suis le pain vivant descendu du ciel. Celui qui mange de ce pain vivra pour l’éternité. Le pain que je vous donnerai, c’est ma chair  donnée pour que le monde ait la vie » Remarque désobligeante de la foule : ‘Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?’ Jésus atteste formellement : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Ma chair est vraie nourriture et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera, vivra par moi. Tel est le pain descendu du ciel : bien différent de celui que vos pères ont mangé : eux sont morts, mais celui mangera du pain que voici vivra toujours. »  

Jean 6, 41 – 51

19°t.o.-b

Catégories : Homélie