Synode des jeunes

Dans le cadre de la préparation du prochain IMG-20170423-WA0005_jpgsynode des jeunes sur le thème «Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel», qui aura lieu en octobre 2018 à Rome, les évêques de Belgique ont adressé une lettre aux jeunes de notre pays. Objectif: aider les évêques à préparer le synode afin de remonter les attentes de la jeunesse au Vatican.

 
 

Message du pape François

« J’ai la joie de vous annoncer qu’en octobre 2018 se célébrera le Synode des Évêques sur le thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Je vous ai voulu au centre de l’attention parce que je vous porte dans mon cœur. (…) L’Église désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi ; voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs. Saint Benoît recommandait aux abbés de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante, parce que « souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur » (Règle de Saint Benoît III, 3). »

Outre, la lettre des évêques et un questionnaire qui peuvent être consultés et complétés via le site Cathobel, un nouveau site est désormais disponible afin de répondre en ligne au questionnaire de la Conférence épiscopale. Son adresse: Synodedesjeunes.be.

« Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs! », avait déclaré le pape François aux jeunes du monde entier lorsqu’il a annoncé ce synode des évêques.

Cette consultation de l’Eglise mondiale commence par une consultation dans chaque pays qui devrait être clôturée d’ici fin octobre 2017. « La démarche de préparation synodale est une très bonne nouvelle pour toutes les personnes en lien avec la jeunesse! Elle nous dynamise et nous stimule dans notre mission au service des jeunes et surtout peut nous aider à renouveler et ajuster nos pratiques », évoquent notamment Mgr Jean Kockerols, évêque référendaire pour les jeunes, Catherine Jongen, coordinatrice de la Liaison de la Pastorale des Jeunes (LPJ) et Sœur Marie-Jean, coordinatrice du Centre National des Vocations (CNV). Ils ajoutent: « Nous désirons vivement encourager, soutenir et accompagner ce qui va pouvoir se déployer autour de cette préparation synodale dans les diocèses, paroisses, mouvements de jeunes (scouts, guides, patro), communautés, prisons, mouvements variés, écoles, universités, kots à projets… Tous ceux qui se sentent concernés par la question des jeunes et de leur cheminement spirituel (parents, grands-parents, éducateurs…) sont largement invités à vivre ce chemin vers le synode. C’est la raison pour laquelle, nous vous proposons dans ce document des pistes concrètes: d’une part, le ‘document préparatoire’ à travailler entre ‘animateurs de jeunes’, de l’autre, un voire deux questionnaires à diffuser le plus largement et à faire remplir par les jeunes. »

Lire la lettre et les questionnaire des évêques

Lire la lettre du pape François aux jeunes

 

Tous disciples en mission !

Le Vicariat du Brabant wallon s’apprête à vivre, d’octobre 2018 à octobre 2019, une démarche intitulée Tous disciples en mission – L’audace d’une conversion.

Pour lancer cette année, Mgr Jean-Luc Hudsyn a rédigé une lettre pastorale qui servira de toile de fond pour cette démarche.

Pour en savoir plus sur cette année de conversion missionnaire et télécharger la lettre pastorale de Mgr Husdsyn.

 
Mgr Hudsyn nous explique l’objectif, les enjeux, le sens de l’année pastorale 2018-2019 pour le Vicariat du Brabant wallon

Belle année pastorale !

 

Lettre du Synode aux jeunes : « Vous êtes le présent, illuminez maintenant notre avenir »

« L’Église et le monde ont un besoin urgent de votre enthousiasme »

« Vous êtes le présent, illuminez maintenant notre avenir » : c’est l’encouragement des Pères synodaux aux jeunes, à la conclusion du Synode qui leur a été dédié au Vatican. « L’Église et le monde ont un besoin urgent de votre enthousiasme », affirment-ils.

Messe de clôture du Synode des évêques sur les jeunes © Vatican Media

Au terme de la messe de clôture de l’événement, ce 28 octobre 2018, les évêques ont adressé une lettre aux jeunes, lue par le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode, qui était entouré de jeunes de tous les continents : un texte bref, qui demande aux jeunes d’aider le monde « à se réveiller et à tourner son regard vers l’amour, la beauté, la vérité, la justice ».

« Que nos faiblesses ne vous découragent pas, que les fragilités et les péchés ne fassent pas obstacle à votre foi », écrivent les Pères synodaux : « nous voulons contribuer au développement de votre joie, pour que vos attentes se transforment en idéaux. »

Lettre des Pères Synodaux aux jeunes

C’est vers vous, jeunes du monde, que nous, Pères synodaux, voulons nous tourner, pour vous adresser des paroles d’espérance, de confiance et de consolation. Ces jours-ci, nous nous sommes réunis pour écouter Jésus, «le Christ éternellement jeune», dont la voix révèle vos propres voix, vos cris d’exultation, vos plaintes… vos silences aussi!

Nous connaissons vos quêtes spirituelles, vos joies, vos espérances, vos douleurs, vos angoisses, vos inquiétudes. Nous désirons aussi vous adresser une parole: nous voulons contribuer au développement de votre joie, pour que vos attentes se transforment en idéaux. Nous sommes sûrs que vous êtes prêts à vous impliquer, avec votre joie de vivre, pour que vos rêves se réalisent concrètement dans votre vie quotidienne, et dans notre histoire humaine.

Que nos faiblesses ne vous découragent pas, que les fragilités et les péchés ne fassent pas obstacle à votre foi. L’Église est votre mère, elle ne vous abandonne pas, elle est prête à vous accompagner sur de nouveaux chemins, dans les hauteurs, là où le vent de l’Esprit souffle plus fort, chassant les noirs nuages de l’indifférence, de la superficialité et du découragement.

Lorsque le monde, que Dieu aime au point de lui avoir donné son Fils Jésus, est replié sur les biens matériels, sur le succès immédiat, sur le plaisir, lorsqu’il broie les plus faibles, aidez-le à se réveiller et à tourner son regard vers l’amour, la beauté, la vérité, la justice.

Pendant un mois nous avons cheminé ensemble, avec quelques-uns d’entre vous et beaucoup d’autres qui se sont unis à nous par la prière et l’affection. Nous désirons maintenant poursuivre ce chemin dans toutes les parties du monde, là où le Seigneur nous invite à être disciples missionnaires.

L’Église et le monde ont un besoin urgent de votre enthousiasme. Faites-vous compagnons de route des plus fragiles et des plus pauvres, de tous les blessés de la vie.

Vous êtes le présent, illuminez maintenant notre avenir.

SOURCE : © Librairie éditrice du Vatican
Anne Kurian : ZENIT.ORGoctobre 28, 2018 11:32 Synodes des évêques

Messe de clôture du Synode des évêques sur les jeunes © Vatican Media

Pièce de théâtre : Pierre et Mohamed

Nous vous invitons à aller voir la pièce de théâtre « Pierre et Mohamed »

Ce mercredi 10 octobre 2018 à 20h00

à Braine-l’Alleud, en l’église Saint-Étienne.

Un hymne à la tolérance, au dialogue inter-religieux, à l’humanité plurielle…

Il y a vingt-deux ans, le 1er avril 1996, Mgr Pierre Claverie, dominicain et évêque d’Oran, était assassiné avec Mohamed Bouchikhi, un jeune Algérien qui le conduisait à l’évêché.

Cette pièce de théâtre rend hommage au message d’amitié, de respect et de  la volonté de dialogue interreligieux.

Écrite par un jeune dominicain nourri par la prédication de Mgr Pierre Claverie, l’ancien évêque d’Oran, elle raconte la vie et les combats de ce dernier et son amitié avec Mohamed, un jeune musulman algérien, jusqu’à leur assassinat le 1er août 1996.

Pour en savoir plus sur la pièce :

D’autres infos de l’événement

Soirée indienne

Pixabay

Namaskaram ! Bonjour !

Bloquez la date du vendredi 12 octobre prochain dans vos agendas.

Nous organisons en effet un souper indien au profit du projet du Père Anil.

Rappelez-vous : ce jeune prêtre indien était venu rencontrer notre paroisse lors du pique-nique et de la célébration du 6 mai dernier afin de nous remercier du soutien que St Paul lui apporte dans son projet d’éducation et de soutien à la population dalit (intouchables) de sa région (sud de l’Inde).

Nous vous invitons donc chaleureusement à venir partager le repas indien que nous organisons à la salle Notre Dame au Chenois,

Avenue des paveurs 50 à Waterloo (à côté de l’église St François)

le vendredi 12 octobre prochain dès 19h.

Grand parking à l’arrière de la salle.

Au programme :

apéro offert, suivi d’un menu 3 plats à 28€ : samosas et leur garniture, curry de légumes et de poulet (pas de souci pour les estomacs fragiles : notre curry sera parfumé mais non piquant), dessert accompagné de thé indien (optionnel). Les boissons consommées à table seront à la charge de chacun(e).

Pour toute réservation, et nous les espérons très nombreuses, veuillez contacter Pierrette VIS au 02 351 15 32 ou Roseline Lepelaars au 02 353 07 12 ou par mail vis.family@gmail

Paiements sur le compte : Françoise Michel-Fr Anil BE81 0837
2323 4124 Communication : “souper indien”.

Réservation faite suivant paiement reçu.
Par souci d’organisation, seules les réservations dont le paiement aura été reçu seront prises en compte. Nous vous remercions de votre compréhension.
Nous vous attendons nombreuses/eux pour une magnifique soirée chaleureuse et solidaire.

Pixabay

Françoise, Roseline et Pierrette.

« Pôle Jeunes Waterloo – Braine-l’Alleud »

Les années de catéchèses ont été fondamentalement modifiées. Mais après, que proposer aux jeunes ?

Les pôles jeunes sont en partie une réponse à cette question. Les jeunes d’aujourd’hui demandent une ouverture sur les autres c’est pourquoi, Saint-Paul, Saint-François d’Assise et Sainte-Anne se sont regroupées avec l’UP de Braine-l’Alleud, afin de proposer des activités. Celle-ci sont proposées en fonction de l‘âge et de l’intérêt des participants, localement ou avec les autres paroisses pour des activités de plus grande ampleur comme du théâtre biblique, une soirée lumière, un concert de louange, etc.

Concrètement voici les groupes :

2 groupes transversaux s’adressant à tous les jeunes des paroisses de Waterloo ayant fait leur confirmation.
JEM (=Jeunes En Marche) : 11-16 ans, rencontres 1x par mois
Les jeunes qui ont fini leur catéchisme se retrouvent par tranches d’âges pour des soirées spéciales. L’occasion de découvrir peu à peu ce que la foi peut apporter : ouverture d’esprit, responsabilité, confiance, intelligence de la foi ; de moments de détente et de réflexion, où chacun peut exprimer ses questions et ses convictions.
Nous vous proposons de vous retrouver autour d’un repas et de faire une activité ensemble sur des thèmes variés. Contact : jem@acapbw.be (www.acapbw.be)

JV (=J’y Vais, Jésus Vivant, Jeunes Vieux, tout est bon 🙂 : 16 ans et +
Les jeunes de manière autonome se retrouvent lors d’activités ludiques pour renforcer la fraternité et à d’autres moments plus de réflexion en groupe ou de la solidarité pour découvrir ensemble la joie d’être chrétien. Même si cela n’occupe pas tout le temps de la rencontre, il est important de garder une place pour le spirituel dans les activités. Ils participent aux réflexions et à l’évolution de la messe des Jeunes et des familles.
Contact: jv@acapbw.be (www.acapbw.be)

A Saint Paul

Messes des jeunes et des familles (MDF) le 3ème samedi du mois à Saint Paul

Ces messes sont préparées par des jeunes de la paroisse encadrés par un prêtre ou un diacre ainsi qu’un couple d’adultes. Ils réfléchissent sur le thème de l’évangile et échangent sur leur vision du texte biblique. Ils participent également à la sélection des chants ou à la chorale. C’est peut-être le moment pour les paroissiens de marque par leur présence un soutient à la nouvelle génération qui sera l’église de demain.
Contact: mdf@saintpaulwaterloo.be (www.saintpaulwaterloo.be)

A Sainte-Anne

Team-a-Phil :
Jeunes de 13 à 30 ans qui souhaitent participer de leur voix ou instrument de musique aux messes de Sainte-Anne. Ce groupe organise également des ciné débat aux cinémas Wellington, des Concerts à l’église Sainte-Anne.
– Contact: waterlooeke@skynet.be (www.acapbw.be)

Si vous connaissez des jeunes qui souhaiteraient nous rejoindre, n’hésitez pas à nous les envoyer.

Olivier et Julie

EVEIL à la foi

éveil à la foi

L’année d’éveil à la foi s’inscrit dans la catéchèse comme une année de première démarche vers Jésus pour les enfants de deuxième primaire.

L’année sera ponctuée de rencontres à l’église St Paul avant et pendant les offices du samedi ou du dimanche et pendant des « dimanche autrement ».

Fiche d’inscription éveil à la foi

MESSE DES FAMILLES : le 3ème samedi de chaque mois à 18H :

Si vous désirez imprimer le calendrier des réunions 2018 – 2019 : Cliquez ici

 

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DIMANCHE AUTREMENT : 7 OCTOBRE

THEME : “LA PAROLE”

Nous vous attendons nombreux/ses dimanche 7 octobre pour le premier Dimanche Autrement de notre année pastorale autour du thème de “la parole”.

Rendez-vous comme d’habitude dès 9h00 pour une tasse de café/thé. Après l’introduction du thème, divers ateliers seront proposés : l’atelier adultes réfléchira sur le Prologue de l’Evangile de St Jean tandis que les divers groupes d’enfants seront invités à revisiter au moyen de mimes et de bricolages certains grands textes bibliques dans lesquels Dieu s’adresse à nous. Vers 10h45 tout le monde se rassemblera pour la célébration de 11h, qui sera suivie d’un joyeux apéritif de rentrée.

Bienvenue à toutes et tous !

Dimanche autrement

A St Paul s’ouvre notre troisième saison des Dimanches Autrement. Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore familiers de ce terme, voici un petit rappel : contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dimanches autrement ne sont pas réservés à la catéchèse. Ce sont au contraire des temps forts intergénérationnels pour toute la communauté, leur objectif étant de permettre à tous, petits et grands, de : Sortir de nos habitudes, oser l’ouverture, vivre une matinée tous ensemble, car être pleinement chrétien comporte bien autre chose qu’une simple messe. A nous de relever le défi !

La matinée se déroule chaque fois de la manière suivante :

  • accueil à l’église dès 9h00 avec une boisson, accompagnée de biscuits.
  • A 9h45, après une courte présentation du thème du jour, début des divers carrefours sous la forme d’échanges en petits groupes autour du thème du jour : ateliers conte ou bricolage pour les plus jeunes, réflexion sur le thème du jour
    pour les adultes, témoignages, ateliers créatifs, chacun est libre de choisir son activité.
  • Une garderie est assurée pour les plus petits. A l’issue de ces activités, nous nous retrouvons pour célébrer notre joie de faire communauté lors de la célébration de 11h durant laquelle la participation de tous (petits et grands) est de nouveau précieuse.
  • Enfin, nous clôturons la matinée par un joyeux apéritif.

Par conséquent, à vos agendas, car les dates de nos prochains Dimanches Autrement sont déjà fixées : les dimanches 7 octobre 2018 et 31 mars 2019.

Rejoignez-nous car il ne dépend que de vous de faire du cru 2018-2019 un millésime !

Pierrette

K’anchay Bolivie- Lettre nº 13 – juillet 2018

Voici quelques nouvelles de Robert Crespin qui gère l’internat de Qachari en Bolivie et que la paroisse Saint-Paul soutient depuis 3 ans.

Chers amis,

Quelques jours de vacances m’ont permis de prendre un peu de temps, celui du repos et de la réflexion. Le repos, bien salutaire pour le corps, et la réflexion, nécessaire elle aussi, mais pour l’esprit cette fois.

Dans ma lettre, ci-joint, je vous en partage quelques fragments, en espérant qu’ils vous permettront de mieux cibler notre action et la nécessité d’adapter celle-ci aux nombreux changements que connaît le monde d’aujourd’hui.

Je vous invite, d’autre part, à ne pas rester insensibles à l’appel des enfants de Colloma, lesquels ont un grand besoin de votre solidarité.

Une fois de plus, merci de votre « écoute »!

Robert

robertcrespin@gmail.com

Lettre nº13 – juillet / 2018

Ouvrir de nouvelles voies

Chers amis,

Les transformations des conditions de vie, économiques, politiques et écologiques, qui marquent la vie des groupes les plus pauvres, exigent que K’anchay révise et adapte régulièrement les priorités de son intervention dans une région comme celle du Nord Potosí.

Comment les communautés de Qachari, de Vila Vila , de San Marcos… peuvent-elles arriver à mener une vie digne et que peut entreprendre K’anchay pour y contribuer ? Quelles sont ses possibilités concrètes d’action? Par le biais de quelles méthodes d’intervention et de travail notre association peut-elle aider les familles bénéficiaires de son appui à « mieux vivre »? Ce sont autant de questions qu’il nous faut, progressivement, tenter de résoudre. Rien de moins simple, au demeurant!

Brève analyse du contexte actuel.

La Bolivie est un pays rempli de contrastes. Le croisement économique impressionnant de certaines régions contraste avec la pauvreté déprimante de nombreux groupes de population. Dans plusieurs cas, les deux réalités sont en directe interrelation, ce qui peut constituer une origine de conflits, puisque cela exige des sacrifices précisément de la part des plus pauvres.

La compétence pour les ressources naturelles – terre, eau et végétation – apparaît chaque fois plus aiguë. Car une partie de la Bolivie (40% environ) continue de souffrir de la faim ou de la malnutrition. Et le secteur minier laisse derrière lui des paysages désolés.

La migration est toujours une réalité et la violence, la délinquance et les homicides constituent, dangereusement, une des caractéristiques les plus impressionnantes d’une société qui n’offre aux jeunes que très peu de perspectives. Et c’est dans ce contexte, chaque fois plus difficile, qu’il appartient à K’anchay d’intervenir dans les années à venir, en devenant protagoniste des processus de changement.

Comment ?

Il nous faut, impérativement, définir un nouveau lien entre notre travail et la construction sociale et la situation d’émergence provoquée par la migration, les changements climatiques, les transformations dans notre société et dans notre monde chaque fois plus compétitif et mondialisé.

En cherchant une solution – à notre mesure – à la crise complexe « socio-environnementale » : prendre soin de la nature et combattre la pauvreté.

En affirmant notre option préférentielle pour les pauvres : prendre part aux décisions qui favorisent une justice sociale et renforcer la formation des enfants et des jeunes afin qu’ils puissent exercer une influence politique de manière autonome et améliorer les conditions de vie de leurs familles, de leurs communautés.

En consolidant K’anchay dans une coopération authentique, dans un engagement à moyen et long termes, basé sur des valeurs partagées, comme la solidarité entre nous et avec les communautés avec lesquelles nous collaborons, ou encore avec d’autres organisations qui partagent notre vision du développement.

Tout un programme !

Programme que nous avons mis en place, au fil des années, et qu’il nous faut ou renforcer, revitaliser, ou rectifier, corrigé, en fonction des nouvelles conjonctures.

–  Nos Communautés Educatives Agroécologiques –

A coup sûr, les internats de K’anchay et leur projet éducatif, ont apporté un changement qualitatif  au panorama, déprimant, des années 90. Des centaines de jeunes sont encadrés, au fil des années, et une grande majorité terminent aujourd’hui leurs humanités.

Il existe une soif d’apprendre qui aboutit, dans un bon pourcentage (entre 30 et 40%), à initier des études supérieures. Plusieurs d’entre eux, optent pour des professions qui ont trait à l’agronomie, la foresterie, la préservation de l’environnement ou des ressources naturelles, le développement rural et territorial, les sciences vétérinaires ou encore l’ingénierie civile ou l’ingénierie industrielle. Et, il faut le rappeler, leurs parents n’ont, dans aucun cas, terminé leur école primaire!

Le danger de ce programme, cependant, est que l’école, le collège, les études supérieures, la professionnalisation de ces jeunes sont autant de forces qui impulsent la migration vers les aires urbaines de Bolivie… Le mécanisme de retour vers les campagnes, de réciprocité envers la famille ou l’institution qui leur ont créé cette opportunité d’étudier, est – et restera – notre défi le plus important. L’idée de transformer, à court terme, nos Communautés Éducatives Agroécologiques (internats ruraux) en Centres Éducatifs et Productifs (instituts techniques) fait actuellement l’objet de réflexions approfondies et notre internat de Mizque deviendra sans doute, dès 2019, notre premier projet pilote dans cette perspective.

Volontariat / Leadership.-

Depuis plus de dix ans, K’anchay  se consacre à former des jeunes qui, leurs études secondaires une fois terminées, s’engagent professionnellement dans l’institution ou socialement dans leur région d’origine. Nos internats sont devenus, année après année, de véritables « viviers » ou « pépinières » de ressources locales, motivées et conscientes du rôle essentiel qu’elles ont à jouer dans le développement harmonieux de leurs communautés. Plus de dix anciens élèves, hommes et femmes, travaillent actuellement comme coordinateurs, éducateurs ou responsables des aires productives dans les internats de K’anchay.  Depuis 2005, année de la première promotion de l’internat de Vila Vila, ils sont plus de cent à s’être engagés dans cette voie : plusieurs,  aujourd’hui, occupent des postes importants dans les mairies locales (conseillers communaux, départements techniques, contrôle social,…), professeurs dans les écoles ou les collèges de leur propre région. Aujourd’hui, avec votre soutien, essentiellement, nous aidons 35 de ces jeunes (trente-cinq !) qui, après avoir  réalisé leur service de Volontariat, étudient à l’Université, à l’École Normale ou dans un Institut Technique Supérieur.

L’investissement réalisé est, sans nul doute, un moyen efficace d’intervenir – à moyen ou long terme – dans une logique de développement au bénéfice des communautés de la région.  L’éducation restera l’axe central de notre intervention comme institution de service social et notre stratégie prioritaire en vue de garantir la pérennité de notre projet. Comme on l’a déjà dit, il s’agit de former des jeunes, hommes et femmes, et de leur inculquer la notion du retour, de la réciprocité, de la responsabilité et de la fidélité à un engagement initial. Une manière, en soi, de les aider à esquisser leur horizon,  de les encourager dans leurs perspectives de vie et les guider dans une dynamique d’  « aller et retour » de la solidarité.  « Tu reçois aujourd’hui pour mieux aider demain » !

Gestion des ressources naturelles / Production organique / Sécurité alimentaire.-

L’expérience et les années de travail deK’anchay dans le Nord de Potosí ont démontré qu’il est nécessaire d’approfondir les connaissances des étudiants sur les potentialités des ressources naturelles de leur région afin d’en faire un usage rationnel et durable et de les incorporer dans la production agroécologique (organique).

Devant la réalité critique de notre environnement, où de nombreuses espèces du règne végétal disparaissent, où l’érosion galopante restreint les espaces cultivables, il est important de réaliser un travail de profonde conscientisation pour générer ensuite des actions concrètes qui répondent efficacement à cette problématique. 

L’inquiétude des étudiants, de leurs parents, des familles et des communautés – qui se constituent en principaux agents de changement et de développement intégral de la région – est clairement prise en compte afin d’assumer et de renforcer la proposition agroécologique de K’anchay.  Face  à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, qui caractérise notre zone d’intervention, il nous faut donc redoubler d’efforts afin d’obtenir une production plus importante d’aliments, de même  recourir à un usage rationnel des ressources naturelles et éliminer progressivement des modèles de consommation et de production non pérennes.

Ici encore, l’expérience nous a enseigné qu’étendre les effets engrangés dans nos internats vers les communautés multipliaient les résultats de la meilleure manière. Cette forme d’extension communautaire a permis, tout au long du processus initié dès le départ, que les enfants et les jeunes se responsabilisent d’une transformation visant à une autonomie alimentaire au niveau de la famille.

Nous sommes d’autre part convaincus qu’encourager la participation de la femme se révèle aujourd’hui fondamental, si l’on prétend atteindre un niveau de sécurité alimentaire raisonnable, surtout dans ces communautés confrontées à d’autres difficultés de tout ordre (analphabétisme, mortalité infantile, stabilité sociale, exode rural,…).  Il reste beaucoup à faire, aussi, dans le domaine de la conservation et de la récupération des sols, dans l’assistance technique qui améliore et encourage la production forestière et fruitière, dans la diversification des cultures, autant de facteurs qui justifient pleinement que K’anchay poursuive son action en « ouvrant de nouveaux chemins ».

On le voit, quand aucune autre instance n’intervient de manière durable dans ces communautés pratiquement livrées à elles-mêmes, où l’on assiste à une inéluctable tendance à poursuivre le flux migratoire du campo vers la ville, où l’urgente nécessité de chaque famille est d’assurer sa survie au quotidien, d’engendrer de meilleurs revenus qui puissent garantir une meilleure éducation de tous, K’anchay se trouve à l’aube d’une nouvelle étape, remplie de  nouveaux défis.

Avec votre aide, chers amis, nous nous proposons de les relever !

Robert Crespin,  juillet 2018

Carnets de route.

Le monde a besoin de gens passionnés, pas seulement de professionnels avertis ; le monde a besoin de gens heureux, qui prennent la décision de l’être et non qui se limitent à vivre une émotion, à percevoir un sentiment, à prolonger une relation passagère. Le bonheur se construit, se travaille; il est lent à conquérir. Ainsi en va-t-il de l’aide au développement.

Marcos, mai 2018

L’éducateur représente aujourd’hui la dernière – voire l’unique – opportunité de succès de l’élève dans son cursus scolaire. Les ébauches de réussites, pour chacun d’eux, relèvent de son entière responsabilité. Notre rôle, dans un internat, est celui d’un spécialiste ! Spécialiste du « réveil » et de la victoire sur l’engourdissement et la résignation.

Vila Vila, janvier 2018

L’internat de Colloma a besoin de vous !

La vie de l’internat de Colloma est en péril ;  il est le deuxième de nos six internats ! Il a vu le jour au début de l’année 2001. Il accueille aujourd’hui une cinquantaine d’enfants. Nous ne voudrions pas, comme nous avons dû nous résoudre à le faire à Acasio, en 2017, et à Quintapampa, au début de cette année, fermer les portes de Colloma. Car, plusieurs d’entre vous le savent, nos efforts pour remplacer Caritas Suisse, qui s’est retirée de notre zone d’intervention en 2016, se heurtent à de nombreux obstacles.

En 2018, nous pourrons encore compter, localement, sur le soutien de la municipalité de Sacaca et, de Belgique, sur l’aide d’un groupe de soutien qui assure le salaire de deux éducateurs et de la cuisinière. Mais les vivres qu’il nous faut acheter à Cochabamba, les outils et les semences pour le potager, les soins de santé, les frais de maintenance et d’administration de l’internat, ou d’accès pour assurer le suivi de l’équipe éducative et des enfants, sont autant de dépenses qu’il nous appartient de gérer…

Nous vous lançons un appel. Dans l’espoir que vous pourrez nous aider à maintenir Colloma, à financer pour le moins quelques bourses scolaires, ou le salaire du technicien agronome, ou d’intervenir dans tant de petites activités quotidiennes qui maintiennent larges les « sourires » de Colloma.

 

MERCI de nous aider à cultiver l’espérance !

Robert Crespin,  juillet 2018

robertcrespin@gmail.com

Ils ont encore plus de 400, enfants et jeunes, garçons et filles, répartis dans les six internats dont K’anchay a la charge, situés entre 3300 et 4000 mètres d’altitude. Là où l’air se raréfie et où la générosité de l’homme se mesure à la stricte nécessité du quotidien. Car chaque jour est une lutte pour survivre. C’est dans cet univers que j’évolue, depuis 1995… au rythme de votre SOLIDARITÉ !